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gncur de Biscaye, était à Taffùt du sanglier, lorsquMl entendit les accords d'une délicieuse voix de femme. Il regarde, et aperçoit la chanteuse debout sur un rocher. Il en devint épris et lui proposa de Fépouser. a J'accepte votre main, répondit-elle, beau chevalier, car ma naissance est noble ; n^ais à une con^ dition : jurez-moi que vous ne prononcerez jamais devant moi un nom sacré. » Le chevalier le jura » et , quand le mariage fut consommé , il s'aperçut que sa fiancée avait un pied de chèvre. Heureusement c'était son seul défaut. Personne n'est parfait; et, par une convention tacite , le pied de chèvre ne fut bientôt qu'un pied de biche , ce qui était plus poétique. Don Diego n'en eût pas moins d'attachement pour sa femme , qui devint mère de deux enfants, une fille et un fils nommé Iniguez Guerra. Or, un jour qu'ils étaient à table, le seigneur de Biscaye jeta un os à ses chiens : un mâtin et un épagneul se prirent de querelle; l'épagneul saisit le mai in à la gorge et l'étrangla : or Sainte vierge Marie! s'écria » don Diego; qui a jamais vu chose pareille? s La dame au pied de biche saisit aussitôt les mains de ses enfants. Diego retint le garçon, mais la mère s'échappa à travers les airs avec la fille... Par la suite, don Diego Lopez envahit les terres des Maures : il fut malheureux dans un combat et fait prisonnier ; les vainqueurs lui lièrent les mains et l'emmenèrent à Tolède. Iniguez Guerra était triste de la captivité de son père. Quelqu'un lui dit alors : Pourquoi n'iriez-vous pas invoquer la fée qui vous a donné le jour : elle seule peut vous indiquer un moyen de délivrer don Diego. Iniguez monta à cheval ; se rendit à la montagne : la fée était sur le rocher ; elle reconnut son fils : Viens à moi , lui dit-elle; je sais ce qui t'amène et je te promets aide et protection : laisse là ton cheval, il ne te serait d'aucun service. Je veux le remplacer par un autre qui en quelques heures te portera à Tolède; mais tu ne lui mettras pas de bride; tu ne le feras pas ferrer; tu ne lui donneras ni nourriture ni eau. La fée Pied-de-Biche appela Pardalo ; c'était le nom de ce coursier extraordinaire : Iniguez s'élança sur sa croupe, et ramena bientôt son père. La fée Pied-de-Biche était si bien démon ^ que la conclusion de la légende, en mentionnant ses autres apparitions en Biscaye, nous dit qu'elle se montre sous les traits qui caractérisent le '* diable. — D'après la mythologie Scandinave, source principale de toutes les croyances populaires de TAllemagne et de l'Angleterre, Odin prend le nom de Nickar ou Huickar, lorsqu'il agit comme principe destructeur ou
mauvais génie. Sous ce nom et sous la forme de kelpic, cheval-diable d'Ecosse, il habile les laci et les rivières de la Scandinavie , ou il soulève des tempêtes et des ouragans. Il y a, dans l'Ile de Rugen, un lac sombre dont les eaux sont troubles et les rives couvertes de bois épais. C'est là qu'il aime à tourmenter les pécheurs en faisant chavirer leurs bateaux et en les lançant quelquefois jusqu'au sommet des plus hauts sapins. — Du Nickar Scandinave sont provenus les hommes d'eau et les femmes d'eau , les nixes des Teutons. Il n'en est pas de plus célèbres que les nymphes de l'Elbe et de la Gaal. Avant l'établissement du christianisme , les Saxons qui habitaient le voisinage de ces deux fleuves adoraient une divinité du sexe féminin , dont le temple était dans la ville de Magdebourg ou Megdcburch (ville de la jeune (i!le) , et qui inspira toujours depuis une certaine crainte comme la naïade de l'Elbe. Elle apparaissait à Mag* debourg, où elle avait coutume d'aller au marché avec un panier sous le bras ; elle était pleine de grâce , propre , et au premier abord on l'aucail prise pour la fille d'un bon bourgeois ; mais les malins la reconnaissaient à un petit coin de son tablier toujours humide en souvenir de son origine aquatique. Prétorius, auteur estimable du XYI® siècle, raconte que la nymphe de l'Elbe s'asseoit quelquefois sur les bords du fleuve , peignant ses cheveux à la manière des sirènes. Une tradition semblable à celle que Walter Scott a mise en scène dans la Fiancée de Lammermoor avait cours au sujet de la sirène de l'Elbe; elle est rapportée tout au long par les frères Grimm , dans leur Recueil de légendes -germaniques. Quelque belles que paraissent les ondines ou nixes, le principe diabolique fait toujours partie de leur essence; l'esprit du mal n'est couvert que d'un voile plus ou moins transparent , et tôt ou tard la parenté de ces beautés mystérieuses avec Satan devient manifeste. Une mort inévitable est le partage de quiconque se laisse séduire par elles. — Des auteurs prétendent que les dernières inondations du Valais furent causées par des démons , qui , s'ils ne sont pas des nickars ou des nixes, sont du moins de nature amphibie. Il y a , près de la vallée de Bagnes , une montagne fatale où les démons font le sabbat. En l'année 4818, deux frères mendiants de Sion , prévenus de cetle assemblée illégale, gravirent la montagne pour vérifier le nombre et les intentions des délinquants. Un diable, l'orateur de la troupe, s'avança. « Révérends frères, dit-il, nous » sommes ici une armée telle que, si on divi-
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» «ail enlre nous à parts égales tous les glà- » ciecs et tous les rochers des Alpes , nous » n'en aurions pas chacun une livre pesant. » De temps immémorial , quand les glaciers se fondent , on voit le diable descendre le Rhône à la nage, une épée nue d'une maîn , un globe d or de l'aulre. Il s'arrôla un jour devant la ville de Martigny, et cria en palois : Atgou, haoussouJ (Fleuve, soulève-loi). Aussitôt le Rhône obéit en franchissant ses rives, et détruisit une partie de la ville qui est encore en ruines. — Ce fut en philosophant sur la mythologie populaire , que Paracelse créa ses fameuses nymphes ou ondines. Ce grand architecte, cet érudit des érudits , qui joignait à sa folie une imagination poétique et romanesque, a jugé convenable et utile de donner ses avis à ceux qui deviennent les époux des ondines. La morale de son apologue peut profiler à plus d'un mari de femme mortelle. Discrétion et constance sont surtout recommandées par la nymphe , et ses ordres doivent être exécutés à la lettre , sous peine de se perdre à jamais. A la moindre infraction , l'épouse mystérieuse se replonge dans l'abîme des eaux et ne reparaît plus. — La tradition des bons et des mauvais anges est encore sensible dans les fictions de TEdda. Snorro Sterlason nous apprend que les elfs do la lumière, dont Ben Johnson a fait les esprits blancs de ses Masques , séjournent dans Alf- Heim , le palais du ciel , tandis que les swart elfs, elfs de la nuit , habitent les entrailles de la terre. Les premiers ne seront pas sujets à la mort; car les flammes de Surtur ne les consumeront pas, et leur dernière demeure sera Vid-Blaîn , le plus haut ciel des bienheureux ; mais les stcart elfs sont mortels et sujets à toutes les maladies, quels que soient d'ailleurs leurs attributs. Les Islandais modernes considèrent le peuple elf comme formant une monarchie, ou du moins ils le font gouverner par un vice-roi absolu qui , tous les ans, se rend en Norwègc avec une députalion de-pucks, pour y renouveler son serment d'hommage-lige au souverain seigneur, qui réside dans la mère-pairie. Il est évident que les Islandais croient que les elfs sont, comme eux , une colonie transplantée dans l'île. — Les diabks nains ou duergars de la Scandinavie sont de la même famille que les elfs de la nuit. Les Norwégiens attribuent la forme régulière et le poli des pierres cristallisées aux travaux des petits habitants de la montagne , dont l'écho n'est autre chose que leur voix. Celle personnification poétique a donné naissance à un mètre particulier en Islande , appelé le galdralag, ou le lai diabolique dans
lequel le dernier vers de la première stancè termine toutes les autres, et lorsque, dans une saga d'Islande , le poêle introduit un esprit ou un fantôme qui chante, c'est toiijours avec le galdralag. Dans une autre variélé du galdralag , c'est le premier vers qui e?l répété de stance en slance. On retrouve ce système mMrique dans quelques-unes des incantations superstitieuses des Anglo-Saxons. Ce rhythme a un son monotone*, mais solennel , qui , sans le secours de la tradition mythologique, l'a fait employer par les poêles, depuis Virgile jusqu'à Pope. Le Dante se sert du galdralag pour l'inscription placée sur les portes de l'enfer. — On a dit que les véritables prototypes des duergars sont les habitants de la vieille Finlande. Nous commençons à douter de celle origine. R est certain que les Finlandais se vantèrent long-temps de leur commerce inlime avec le diable jusqu'à ce que ce commerce fût traité de contrebande. On n'a pas cessé de les redouter comme sorciers; mais, malgré leur talent en magie et en métallurgie, on doit les distinguer des habiles ouvriers qui fabriquèrent le marteau de Thor, les tresses d'or de Si va et la bague d'Odin, toutes choses fameuses dans ta bizarre cosmogonie des Asi. Si nous voulions interpréter ces mystères selon la sa.;esse hiéroglyphique des rose-croix , nous dirions que les duergards étalent des personnifîcations de l'élément métallique ou des gaz qui en sont les véhicules dans les entrailles de la terre , ' fécondant les veines de la mine et se mêlant à la circulation de la vie électrique et magnétique du macrocosme. Du reste, ce sont des êtres trop allégoriques pour qu'on les confonde avec les magiciens finlandais dispersés sur la surface des régions septentrionales. Leur cachet d'antiquité primitive paraît d'autant plus marqué, selon nous, qu'on les retrouve dans les vieilles traditions des Teutons, consacrées par les Nibelungs et le Livre des Hé-' ros. Or, les Nibelungs et le Livre des Héros nous viennent de pays où jamais le Finlandais errant ne dressa sa tente. — Les pays de mines ont défendu très-îong-temps leur mythologie populaire contre les lumières de la saine philosophie et de la reli.^ion. On peut citer, par exemple, le comté de Cornouailles ; et le îlarzwald de Hanovre, reste de l'ancienne forêt d'Hercynie, est encore une terre enchantée. Les gobelins des mines ont toujours eu une très-mauvaise réputation. Le démonologue cité par Reginald Scott nous apprend a qu'ils sont très-jaloux de leurs trésors cachés ; qu'ils en veulent beaucoup à ceux qui les découvrent, et cherchent à tuer ou à bles^
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ser ceux qui viennent [e» leur enlever, hantant d'ailleurs avec persévérance les caves où Targent est déposé. Un nommé Peters, du comté de Devonshiro , ayant trouvé le irecret de deviner les lieux où les gobelins pouvaient dos trésors , fut brûlé et réduit en cendres par les démons irrités... Quant aux mineurs, ils ne peuvent trop se défier de ces esprits malveillants qui leur tendent toutes sortes de pièges pour les détruire : lanlôt ils inondeut leurs travaux , tantôt ils les étouffent par des vapeurs pestilentielles, parfois ils leur apparaissent sous des formes effrayanijes Tel était ïannaberge, animal terrible qui fut si funeste aux ouvriers employés dans la plus riche mine d'argent de T Allemagne , appelée Curona Ho* sacea. L'annaberge se montrait sous la forme d'un bouc avec des cornes d'or, et se précipitait sur les mineurs avec impétuosité^ ou seus la forme d'un cheval , qui jetait la flamme et la peste par ses naseaux. » Ce terrible annaberge pouvait bien n'ètfe qu'un esprit trés-connu aujourd'hui des chimistes sous le nom de gaz hydrogène ou feu grisou, La lampe de sûreté d'Humphrey-Davy aurait été un talisman précieux aux mineurs de la Couronne de Roses; et James Walt, en leur prêtant une de ses machines à Napeur^ les aurait certainement bien défendus contre les inondations suscitée^ par leskobolds. — Comme tous les anciens |>euples , les Scandinaves croyaient volontiers à l'existence de démons tutélaires, et les Islandais leur avaient voué une reconnaisï^ance particulière pour avoir fait avorter les noirs desseins du roi Harold- Germson. Ce roi de Norwège, dit la Saga, désirant connaître la situation intérieure de Pile, qu'il avait l'intention de punir, chargea un habile troldman ou magicien de s'y rendre sous la forme qu'il voudrait prendre. Pour mieux se déguiser, le troldman se changea en baleine et nagea jusqu'à l'tle; mais les rochers et les montagnes étaient couverts de ladtvaiturs ou génies propices qui faisaient bon; e garde. Sans en avoir i)eur, l'espion d'Harold nagea vers le golfe de Vapna, et essaya de débarquer; mais un énorme dragon déroula les longs anneaux de sa queue sur les rochers , et , suivi d'une armée innombrable de serpents, descendit dans le détroit, arrosant la baleine d'une trombe de .venin. La baleine ne put leur résister, et nagea 0 l'ouest vers la baie d'Ovc ; mais là elle trouva un immense oiseau qui étendit ses ailes comme un rideau sur le rivage , et l'armée des esprits s'abattit à ses côtés sous la même forme. Le troldman voulut alors pénétrer p^ Bridaford, au sud. Un taureau
vint à sa rencontre et se précipita dans les flots , escorté d'uo troupeau qui mugit autour de son chef d'une manière épouvantable, tlelte nouvelle rencontre ne découragea pas l'enne^ mi , qui se dirigea vers Urckarskinda ; mais là , un géant se présenta , un géant dont la tète dépassait le sommet de la plus haute montagne , un géant armé d'une massue de fer, et accompagné d'une troupe de géants de la même taille. -^ C^tte tradition e^ remarquable parce qu'elle nous fait voir que les Scandmaves classaient leurs esprits élémentaires d'après la doctrine cabalistique ée Paracelse. La terre envoie se;» génies sous ia forme de géants : les sylphes apparaissent en oiseaux; le taureau est le type de l'eau; le dragon procède de la sphère du feu. — Le mont Uécla fait partie, en quelque ^sorte, de la mythologie des Skaldes. Les bomnaes du nord furent convertis peu .de temps après qu'ils eurent fait connaissance avec ses terreurs, et, lorsqu'ils devinrent cjirélieos. il3 en firent la bouche de l'enfer. L'Hécla aie poa^ vait manquer surtout d'être le refuge des esprits de feu que la tradition avait probablement connus en Scandinavie et à Asgard.
Leur grand ennemi était Luridan. On lit dans le livre de Vanagaslus, le Norwégien, que Luridan , l'esprit de l'air « voyage par ordre du magicien en l.aponie, en Finlande, en Skrikfinlande et jusqu'à la mer Glaciale. — C'est sa nature d'être toujours en opposition avec le feu et de faire une guerre continuelle aux esprits du mont Uécla. Dans cette guerre à mort, les deux partisse déchirent l'un Tauire, heurtant leurs bataillons à travers les airs. Luridan cherche à livrer le combat audessus de rOcéan où les blessés de l'armée contraire tombent sans ressource.; mais si l'action a lieu sur la montagne , l'avantage est souvent aux esprits du feu , et l'on entend de grandes lamentations en Islande, en Russie, en Norwège, » etc. — Parmi les démons inférieurs de la sphère du feu , nous ne saurions oublier le follet appelé vulgairenoent en Angleterre Jack wiih ihe lantern, Jack à la lanterne, et que Milton nomme ausi^i le moine des marais. Selon la chronique de Tahbaye de Corweg, ce moine en séduisit un autre, frère Sébastien, qui, revenant de prêcher la fête de saint Jean, se laissa conduire à tra- \Qrs champs |)ar la iatale lanterne jusqu'au bord d'un précipice où il périt. C'était en l'année 403i, et nous ne aauciQQS vérifier le fait. — Les paysans allemands regardent ce diable de feu comme très irritable, et pourtant ils ont quelquefois la malice de Uii.cbanter un couplet qui le met en (ajceiu*. — U ii*ya |>as
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Ireate ans qvi'^ne fiH» du vi^kge de Loim-h eut riraprixleiice de chanter ce refraôi au moment où ^ follet daasak sur une prairie marécageuse : «ussttôt ti poursuivit la cbanteuse; ceUa-ci se mit à eoitrir de loule la vitesse de aes jaa»bes , et se croyait déjà sauvée en apercevant aa maisoe , mais à peine francbi8aait«-elle le seuil , «^ue lack à la lanterne le fraK^it aussi , et frappa si violevuneat de sas ailes toiia ceux qui étaient présents, «fu'Hs ea forant éblouis. Quant à la pauvre fiile, elle en perdit la v«e; et elle ne cfhanta plus fHe sur le banc^ea porto, lorsqu'on lui assurait q/m la cid éiait pur. — Il ne faut pas être un ir軫fort ebimiste pour deviner la na» Imw de ce démon électrique ; mais os peut le dasBsr avec les 4éme0S du fea qui dénonaant les irôsors cachés par les flammes livides ^'ils Sont e&baler de la terre et ayac oeut qui parcoareftt les etmeliépes par ua temf» d'orage. Haïmes fois , autour des sour^ ees aulfureuees oà les petita^-matbvsses vont cbaqjse année réconforter leurs poitrines délicates, le montagnard des Pyrénées voit vol*tiger des ^obeHns de la métae famille : ils Hgileat leurs aigrettes bleuâtres pendant la miit 9 et foni même «nteadre de légères dé** tonations. Snâa, le plus terrible de ces démons est celui qui fond son essence vivante dans les tiquears leraoeatées, qui s'introduit 80U6 eette lorme liquide dans les veines d'tto buveur, <et y allume, à la longue , an incendie qui Je dévore ea fournissant aux médecias un exemple de plus de ce qu'ils appellent scimi'tiiqiiement une ^ombuHion 9pimianée. ^—Vo^ ingioe du nom de fFùdm ou Odin se révèle par la racine étymolc^ique de ranglo-saxon Woedin , «q^i aignifle le férooe ou le furieugs. Aussi i*<sippelle-^H>Q dans le nord le chasseur féroce et en Allemagne Gifoden^s hear ou Wo^ élen's béer. Wodea , dans le iducbé de Brunswickise r^troa^e encore sous le nom du Âihae^ aewr îlakelberg^ chevalier pcBwers qui >reooni^ à sa pari des joies du ipairadis , pourvu qu 'il lui fût permis de^cbasser totite sa vie en œ monde : le diable lui promit qu'il chasserait jusqu'eau .i^ur du jugement ^dternier. On montre sea 46ÎBabeaa dans la lorêt d'UasIar : c'est une éiMH*me «pierre bnute, un de ces vieux menunmats a^i^és vulgairement pierres druidi'^ ques; nouvelle civooostanee qui servirait enr* core à confirmer Talliance des traditions poputaires -avec Tanciemie religion du pays. S^OQ les paysans , eelte pierre <est gardée par lea chiens de renfi^, qui y/resteiU sans cesse accroupis. £o Tan 15^ , Baos Kirchdf eut 4e malheur de la jreneontKer .par hasard; c^r il fav^ fdire ^#ie penomie ne «ta tnoiunGe en se
rendant exprès dans ia Idcét avec i'iotenlion: de la chereher. Haas raconte qu*à son extré<t me surprise, il ne vit pas les olueBS, quoin qu'il avoue que sei cheveux se dressèrent sur sa tête lorsqu'il aperçut le mystérieux mau- . solée de ce chasseur félon. — Le silenee règne autour de la pierre de la ibrèt d'Usslar; mais l'esprit argile du chevalier Hakelberg , ou da démon tfui a fN*is ce tuim , est anfourd'hiii tout puissant dans le voisinage d Odea-Wald, ou fof>êtd'Odin, au miKeu des ruines du maasir de Eodanatein. Son apparition est un pronostic de «ipMrAS. C'est à minuit qu'il sort de la tour |$«rdée par son armée : les trampetâent sonnent, les tambours battent; on
aées par le«bef à ses «oldata faota^iques; et, si le vent souffle, oa «ntead te fnôlemeBt^es b»nières ; mais , dès <que la paix doit se eonobure , Rodfwateifi retourne aux ruines de son château, sans l»n»t, ou à pas mesuiés, ei aux sons d'une musique barnuBieiise. ilodenstein peut être (évoqué si on veut lui parler. U y a quelques années, «n ^nde forestier passait près de la tow à minmt; il venait d'une orgie et avait une dose plus qu'ordi* naire d'intrépidité : Rodensiein ziche hertmel s'écria-f t»il ; Rodeastein parut avec son erméev hélas 1 telle ùtl la violence en choc daaar l'aùr, que le garde tomba par terre comooe si un cottp de vent l'avait frappé : il se releva pleia «d'effroi et n'osa plus répéter : Redengkeim zieke Wous. — La mythologie Scandinave donne le pouvoir de la mort à Heiê , qui goiH verne les neuf mondes de Kifleheim. Ce nom signifie mystère, aecret, abîme. Seten ia oroyance populaire des paysans de l'antiqfle Gimbrie , Ûela répand au loin la peste <et'iafsse tomber tous lies fléaux àe ses terriblea mains en voyageant, la nuit , sur le dieval à trois {âeda de l'eitler (fielhest). Aaia et las ioups de la guerre ont long-4eoips e&en^é «leur empire >en Normandie. Cependant, lorsque les hommes du Nord, de Hastings, devinrent las Nùrmands de RoUoa» il semblent avoir .perdu le souvenir de leurs vieilles superstitions Jiassi rapidement que celoi de leur langue maternelle. D'Hela naquit Hellequin , nomidans le* quel il est facile de reconnaître Hela-fiïon , la «race d'Hela déguisée sous l'orthographe romaine. Ce fut le fils d'Uela que Richard sans Peur, fils de Robert le Diable , duc de' Normandie , rencontra chassant dans la lorét. Le roman raconte qu'Mellequin était un caviiher qui avait dépensé toute sa Iwtone dans les siuernes de Charles Martel contre les Sarrasins païens. La guerre finie, Hellequia etses fils ^ n'ayant 0lus de quoi.aaalem'r ]Mfj
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rang, se jetèrent dans de mauvaises voies. Devenus devrais bandits, ils n'épargnaient rien; leurs victimes demandèrent vengeance au ciel, et leurs cris furent entendus. Helie* quin tomba malade et mourut; ses péchés l'avaient mis en dang.r de damnation éternelle : heureusement ^es mérites , comme champion do la foi contri; les païens, lui servirent. Son bon ange plaida pour lui ; et obtint qu'en punition de ses derniers crimes, la famille d'Hellequin errerait après sa mort, gémissante et malheureuse, tantôt dans une forêt, tantôt dans une autre, n'ayant d'autres distractions que la chasse au sanglier, mais souvent poursuivie elle-même par une meute d'enfer.* — Ce n'était pas seulement en Normandie qu'apparaissait autrefois le mystérieux chasseur. En l'année 4598, Henri IV chassait dans la forêt de Fontainebleau : tout à coup il entendit les jappements d'une meute et le son du corà une distance de demi-lieue : presque au même instant le même bruit retentit à quelques pas de lui. Henri ordonna au comte de Soissons d'aller à la découverte ; le comte de Soissons obéit en tremblant , ne pouvant s'empêcher de reconnaître qu'il se passait dans l'air quelque diose de surnaturel : quand il revint auprès de son maître : a Sire , lui dit-il , je n'ai rien pu voir, mais j'entends, comme vous, la voix des chiens et le son du cor. » — a Ce n'est donc qu'une illusion I » dit le roi. Mais alors une sombre figure se montra à travers les arbres et cria au Béarnais : a Vous voulez me voir, me voici ! » Cette histoire est remarquable pour plusieurs raisons : Mathieu la rapporte dans son Histoire de France et des dusses mémorables advenues pendant sept années de paix du régne de Henri IV, ouvrage publié du temps de ce monarque à qui il est dédié. Le Père Mathieu était connu personnellement de Henri IV, qui lui donna lui-même plusieurs renseignements sur sa vie. On a supposé que ce spectre était un assassin déguisé , et que le poignard de Ravaillac aurait été devancé par l'inconnu de Fontainebleau , si le roi avait fait un pas de plus du côté de l'apparition. Quel que soit le secret de cette histoire, il estclair que Henri IV ne la flt nullement démentir. « Il ne manque pas de gens, dit Mathieu, qui auraient volontiers relégué cette aventure avec les fables de Merlin et d'Urgande, si la vérité n'avait été certifiée par tant de témoins oculaires et auriculaires. Les bergers du voisinage pré-* tendent que c'est un démon qu'ils appellent le grand veneur, et qui chasse dans cette forêt; mais on croit aussi lachaasai
tout ce qu'on voudra , il fut réellement aperçu par Henri IV, non loin de la ville et dans un carrefour qui a conservé la désignation de c la croix du Grrand Veneur 1 » A côté de cette anecdote , nous rappellerons seulement l'apparition semblable qui avait frappé de terreur le roi Charles VI, et qui le priva même de sa raison. — > Dans les siècles de la chevalerie, une immortalité romanesque fut souvent décernée aux hommes supérieurs, par la reconnaissance ou l'admiration populaire. Ceux qui avaient vu leur chef ou leur roi dans sa gloire, après une batailleoù sa bravoure le distinguait encore plus que sa couronne , ne pouvaient se faire à l'idée de le voir mourir comme le dernier de ses soldats. Le rêve d'un serviteur fidèle et la fiction d'un poëte, d'accord avec la pompe des funérailles, avec l'intérêt d'une famille, avec la crédulité du peuple, tout concourait à prolonger au delà de la tombe l'influence du héros. — Peu à peu les honneurs rendus à sa cendre devenaient le culte d'un demi-dieu qui ne pouvait être sujet à la mort. Achille reçut des Grecs cette apothéose : de même les Bretons attendirent long-temps le réveil d'Arthur assoupi à Avalon; et, presque de nos jours, les Portugais se Aatlalent de l'espoir que le roi Sébastien reviendrait réclamer son royaume usurpé. C'est ainsi que les trois fondateurs de la confédération helvétique dorment dans une caverne près du lac de Lucerne. Les bergers les appellent les trots TeH, et disent qu'ils reposent là , revêtus de leur costume antique ; si l'heure du danger de la Suisse sonnait , on les verrait debout, toujours prêts à combattre encore pour reconquérir sa liberté. Frédéric Barberousse a obtenu la même illustration; lorsqu'il mourut dans la Pouille, dernier souverain de la dynastie de Souabe, l'Allemagne se montra si incrédule à sa mort, que cinq imposteurs, qui prirent successivement son nom , virent accourir au* tour de leur bannière tous ceux qui avaient applaudi au règne de Rodolphe de Hapsbourg. Les faux Frédéric furent successivement démasqués et punis ; cependant le peuple s'obstinait à croire que Frédéric vivait, et répétait qu'il avait prudemment abdiqué la couronne impériale. C'est un sage , disaitH)n ; il sait Ure dans les astres : il voyage dans les pays lointains avec ses astrologues et ses Gdèles compagnons , pour éviter les malheurs qui l'auraient accablé s'il fût resté sur le trône; quand les temps seront favorables , nous le verrons reparaître plus fort et plus redoutable que jamais. On citait à Tappui de cette suppositloii des prophéties obscures, qui annonçaient que Frédéric était destiné à réunir l'Oriont à VOù^
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