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les enfers ; le Iro» par lequel il passa subiisto encore ; jamais , disent les bonnes gens , on R essaya d'y pénétrer sans devenir la proie d'un énorme dragon.
Troap« CuMOM. — En Allemagne la superstition a fait donner ce nom à de certains chasicurs mystérieux qui sont censés peupler les forêts. Voy. Monsieur de la Forêt, Veneur , etc.
IX. — Garde des (rotipeatix. Les bergers auperatitieux donnent le nom de geur^ des à de certaines oraisons incomprébensiblea accompagnées de formules. Ce qui va suivre nous fera comprendre. Le tout est textuellement transcrit des grimoires et autres mau-vais livres de noirs mystères. Noos pensons que la stupidité de ces procédés les combat suffisamment. Les recueils ténébreux donnent ces gardes comme capables de tenir toute espèce de troupeau an vigueur et bon rapport. — Le château de Belle-Garde pour les chevaux. Prenez du sel sur une assiette ; puis, ayant le dos tourné an lever du soleil et les animaux devant vous, prononcez, la tête nue, ce qui suit : — t Sel qui est fait et formé au château de Belle , je le conjure au nom' de Gloria , Dorianté et de Galliane , sa sœur ; sel , je te conjure que tu aies à me tenir mes vif^ chevaux de bétes cavaltoes que voici présents» sains et nets, bien buvants, bien mangeants, gros et gras ; qu'ils soient à ma volonté ; sel dont sel, je te renjtire par >a puissance de gloire , et par la vertu de gloire, et en toute mon intention toujours de gloire. » — Ceci prononcé au coin du soleil levant, vous gagnez l'autre coin, suivant le cours de cet astre, vous y prononcez ce que dessus. Vous en faites de même aux autres coins; et étant de retour où vous avez commencé , vous y prononces de nouveau les mômes paroles. (>l>3ervez pendant toute la cérémonie que les animaux soient toujours devant vous , parce que cens qui traverseront sont autant de bè>es folles. Faites ensuite trois tours autour de vos chevaux, £atsa«it des jets de votre sel sur les ani*maux^ disant : « Sel, Je te jette de la main que Dieu m'a donnée; Grapin, je le prends, à toi je m'attends , ete. » — Bans le restant de votre se>, vous saignerez Taninuil sur qui on monte, disant : a Béte cavaline, je (e saigne de la main que Dieu m'a donnée; Grapin , je te prends, à toi je m'attends. » On doit saigner avec an morceau de bois dur, comme du. bois ou poirier; on tire le sang de quélia partie (hi veut, c|ttei qn'e» disent quelques capricieux qui aéectenfe des vortus partie»* tiares # e^fftalnes parties de THnimai. Nous
recommandons seulement, quand on tire le sang, que Fanimal ait le cul derrière vous. Si c'est, par exemple, un mouton, vous lui tiendrez la tète dans vos jambes. Enfin , après avoir saigné l'animal, vous faites une levée de corne du pied droit, c'est-à-dire que vous lui coupez un petit moroeati de corne du pied droit avec un couteau; vous le partagez en deux et en faites une croix, vous mettes^ cette c'roisette dans un morceaa de toile neuve, puis vous la couvrez de votre sel ; vous prenez ensuite de la laine si vous agissez sur les moutons; autrement vous prenez du crin, vous en faites aussi une croisette que vous mettez dans votre toile sur le sel ; vous mettez sur celte laine ou crin une seconde couche de sel ; vous faites encore une autre croisette de cire vierge pascale ou chandelle bénite , puis vous mettez le restant de votre sel dessus, et nouez le tout en pelote avec une ficelle; frottez avec cette pelote les animaux au sortir de l'écurie, si c'est des chevaux; si c'est des moutons , on les frottera au sortir de la bergerie ou du parc , prononçant les paroles qu'on aura employées pour le jet; on continue à frotter pendant un, deux, trois, sept, neuf ou onze jours de suite. Ceci dépend de la force et de la vigueur des animaux. — Notez que vous ne devez faire vos jets qu'au dernier mot : quand vous opérez sur les chevaux, prononcez vivement; quand il s*agira de moutons, plus vous serez long à prononcer, mieux vous ferez. — Toutes les gardes se commencent le matin du vendredi au croissant de la lune; et en cas pressant, on passe par-dessus ces observations. 11 faut avoir soin que vos pelotes ne prennent de l'humidité, parce que les animaux périraient. On les porte ordinairement dans un gousset ; mais , sans vous charger de ce soin inutile, faites ce que font les praticiens experts : placez-les chez vous en quelque lieu sec et ne craignez rien. Nous avons dit ci-dessus de ne prendre de la corne que du pied droit pour faire la pelote; la plupart en prennent des quatre pieds, et en font conséqnemment deux croiseltes, puisqu'ils en ont quatre morceaux. Cela est soperflfi et ne prodoit rien de pies. Si vous faites toutes les cérémonies des quatre coins au seul coin du soleil levant, le troupeau sera moins dispersé. — Remarquez qu'un berger mauvais, qui enveutà celuiqui le remplace, peut lui causer bien des peines et même faire périr le troupeau ; prenitéremeilt par le moyen de la pelote qu'il coupe en morceaux et qa1l disperse , soit sur une table ou ailleurs , soit par le moyea d'une taupe ou d'une belette, soit enfin par le moyen d'une grenouille oi|