‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 300 sur 319 · TRO · texte numérisé non relu

TRO

TUU

raine verte, ou queue de morue, qu'H met dnm une à)urmiiière , di^nt : Mauditton , perdition. l\ Yy laisse durant neuf jours, après lesquels H la relève avee les mêmes paroles , la mettant en poudre et en ^semant où dort paftre le troupeau, li se sert encore de trois cailloux pris en différents cimetières, et par le moyen^ de certaines paroles que nous ne voulons pas révéler, il donne dej courantes, catrse la gale et fait nrmurir autant d*animaux qu'il souhaite. — Autre garde. « Aslarin, Astarot qui es Bahol, je te donne mon troupeau à ta charge et à ta garde ; et pour ton salaire je te donnerai béte blanche ou noire, telle qu*il me plaira. Je te conjure, Âstarin, que tu me les gardes partout dans ces jardins, en disant hurlupapin. » — Vous agirez suivant ce que nous avons dit au château de Belle, et ferez le jet prononçant ce qui suit : « Gupin férant a failli Je grand, c'est Caïn qui le fait chat.» (Vous les frotterez avec les mêmes parolesi.) — Autre garde. «Bête à laine, je prte- Dieu que la saignerie que je vais faire prenne et profite è ma volonté. Je te conjure que tu casses et brises tous sorts et encbaiH tcments qui pourraient être passés dessus le corps âe mon vif troupeau de bêtes à laine que voici présent detant Dieu et devant moi, qui ?ùni à ma charge et à ma garde, etc.» Voyez ci-dessus ce que nous avons dit pour opérer Mi château de Belle , et vous servez pour le jet et frottement des paroles qui suivent : tf Passe fturi, tirtipipi. — Garde contre ta gale, rogne et elavelée. « Ce fut par un lundi au matin que le Sauveur du monde passa, la stfirtte Vierge après lui , nwnsieur saint Jean son pastoureau, son ami, qui cherche Son divin troupeau. — Mon troupeau sera sain et jeffi , qui est sujet à moi. Je prie madame sainte Geneviève qu'elle m'y puisse servir d'aitiie dans ce malin davrau ici. Cluviao banni de Dieu , je te commande que tu aies à sortir d'ici, et que to aies à fondre el oonfoncfttJ devafifi Dieu et devant moi , comme fond Ici rosée devant le soleil, eie. — « 0 sel! je teconfure-de la part du grand Dieu vivant, (|oe tu me puisses servir à Ce que je prétends, que tu me ptirsses préserver et garder nwn troupeau de rogne, gale, pousse, de poulet, do gobes et de mauvaises eaux. » Avant (eûtes ctK>seSy à cette garde (rédigée, ainsi que les autres, par quelque paysan), ayez recours au château de Belle et faites le jet et les frottement», prononçant quelques formules. — Garde contre la gale, « Quand notre Seigneur nfvotita âifi eie^y 9B setnte vertu en terre laissa. Pasfe> Collet el Hervé; tout ce que Dieu a dit a étébisendil. Bête rousse, blanche ou noire, de

quelque couleur que tu sois, s'il y a qielqse gale ou rogne sur toi , fôt-êlle mise et laite à neuf pieds dans terre , il est vrai qu'elle s'en ira et mortifia. » Vous vous servirez pour le jet et pour les frottements des mois suivants , et aurez recours à ce que nous avons dit au cbâteaw de Belle : a Sel, je te jette de la main que Dieu m'a donnée. Volo et vono Baptista Sancta Aca UUameêt.» — Garde pour empêcher les loup9 d'entrer sur le terrain où sont les moutons, Plac€*z-vous au coin du soleil levant et prononcez cinq fois ce qui va suivre. Si vous ne le souhaitez prononcer qu'une fois^ vous en ferez autant cinq jours de suite. '— «Viens, béte à laine , je te garde. Va droit, bête grise, à gris agripeuse; va chercher ta proie ^ loups et louves et louveteaux; tu n'as point à venir à cette viande qui est ici. « Ceci prononcé au coin que nous avons dit , on continue de faire de même aux autres coins ; et de retour où Ton a commencé , on le répète de nouveau. Voyez pour le reste le cltâleau de Belle, puis faites lejet avec les paroles qui suivent : Vanus vanes, attaquez sel soli. — Garde pour les chevaux, « Sel , qui est fôît et fbrmé de l'écume de la mer, je te conjure que tu fasses mon bonheur et le profit de mon maître; je te conjure au nom de Crooay, Hou et Rouvayet, viens ici, je te prends pour mon valet {en jelanl le sel). (Gardez-vous de dire Rouvaye.) Ce que tu feras je le trouverai bien fail. » — Cette garde est forte et quelquefois pénible, dit l'auleur. Quelle» stupidité» ! Vmf, OftAisoN ms Loup.

Trowf, — esprits qui , dans l'opinion des habitants des îles Shetland, résident dans les cavernes intérieures des collines. Ils sont habiles ouvriers en fer et en toutes sortes de métaux précieux. Voy. Mii«eubs , Montagnards, etc.

Traîe. — Les juges laïcs de la pévdté de Paris f qui étaient très-ardents ^ firent brâler en 4466 Gtlle^-Soulart et sa traie , pauvre oharfstan qui avait siinflemeiit appris à sa pauvre truie l'art de se redresser et de tettir une^oenooifle. On l'appelait la truie qui file, et une enseigne a cmrservé son soevenir. On voyait là une oBOvre du diable. Mais il fetlait qu'il y eût encore là-dessous quelque horreur. — ' « Rie» de plus simple, dit alors M. Victor Hugo (Notre-Dame de Paris) , qu'on procés^ de sorcellerie intenté à un amimal. On trouvedans les comptes de la prévété pour 1466 un curieux détail des frais du procès de Gillet^ Soularl et de sa truie, exécutés pour leurs démérites à Corbetl. Tout y est, le ooèt des fos^ ses pour mettre ia truie , les cinq cotrets pris

Page 1