‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 305 sur 319 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

Vifi

Vètfttt. — Un moine du neuvième siècle , noibmé Vétin, étant tombé malade, vit èritrer dans sa œllule une multitude de démons hornblesj portaot des însCruments propres à bà* tir un tombeau. 11 aperçut ensuite des personnages sérieux et graves, vêtus d'habits religieux j qui firent sortir ces démons. Puis il vit un ange environné de lumière qui vint se présenter au pied de son lit , le prit par la jnain et le condoi^t par un chemin agréable, sur le bord d'un large fleuve où gémissaient un grand nombre d'âmés en peine; livrées à des tourments divers, suivant la quantité et rénormité de leurs crimes. Il y trouva plusieurs pers6nnes de sa connaissance, entre autres un moine qui avait possédé de l'argent fen propre et qui devait expier sa fatJle dons un cercueil de plomb jusqu*au jour du jugement. Il remarqua des chefs , des princes , et môme l'empereur Charlemagnoy qui se purgeaient par le feu, mais qui devaient être délivrés dans un certain temps. Il visita ensuite le séjour des bienheureux qui sont dans le ciel , chacun a sa place selon ses mérites. — Quand Vétin fut éveillé , il raconta au long tout€f eelte vision, qu'on écrivit aossïfôt. H prédit en même temps qu'il n'avait plus que deux jours à vivre; il se recommanda aux prières des religieux , et mourut en paix le matin du troisième jour. Cette mort arriva le 31 octobre 8Î4 , à Aigue-la-Riche * , et la Ttsiom de ce bon moine a fourni des matériaux à ceux qui ont décrit les enfers.

Vèiï-:^aoha, — enfer des Péruviens.

Viaram , — espèce d'augure qui était en vogue dans le moyen âge. Lorsqu'on rencontrait en chemin uu homme ou un oiseau qui venait par la droite et passait à gauche, on en concluait mauvais ^présage ; et au sens contraire heureux augure '.

Vidal de la Porte, — sorcier du seizième siècle, que les juges de RIom condamnèrent à être pendu, étranglé et brûlé, pour ses maléfices, tant sur les hommes que sur les chiens, chats et autres animaux.

Vieille. — Bien des gens superstitieux croient encore que dans certaines familles une vieille apparaît et annonce la mort de quelqu'un de la maison. Cardan conte que dans un palais de Parme, appartenant à une famille noble et distinguée, on voyait toujours, quand quelqu'un devait mourir , le fantôme d'une vieille femme assis sous la cheminée. Voy. Femmes blanches, Mélusine, etc.

* Lengiet-D^lfresnoy.

« Midieî Scott, ï)e pbystogû., c. 66>

l^illaié (L'ABSé), — auteuf ^e Y Histoire tritique âe Nicolas Flàtrtel et de Perhelle sd ferttrne, in-42, Paris, 4761, livre assez recherché.

i^iliari (l'abbé de), — littérateur de Limoux, assassiné en 4è73 sur la route de Lyon, Il était , dit-on , de l'ordre secret des Rose- Croix, il a beaucoup écrit sur la cabale, et de manière qu'on ne sait pas très-bien découvrir s'il y croyait ou s'il s'en moquait. On a de lui : le Comte de GabaliSy ou Entretiens sur les sciences secrètes, in-42, Londres, 1742; les Génies assistants j in- 42, même année, suite du Comte de Gahalis; le Gnome irréconciliable^ autre suite du même ouvrage; les Nouveaux Entretiens sur les sciences secrètes, troisième suite dii Comte de Gahalis, Nous avons cité souvent ces opuscules , aujourd'hui méprisés. Voy. Cabale, etc.

Villierg (Florbnt de), — grand astrologue qui dit à son père qu'il ne fallait pas qu'il lui bâtit une maison, parce qu'il saurait habiter en divers lieux et toujours chez auU'ui. En effet, il alla à Beaugency^ de là à Orléans, puis à Paris , en Angleterre , en Ecosse , en Irlande ; il étudia la médecine à Montpellier ; de là à Rome , è Venise , au Caire , à Alexandrie , et revint auprès du duc Jean de Bourbon. Le roi Louis XI le prit à son service ; il suivit ce prince en Savoie, pour étudier les herbes des montagnes et les pierres médicinales. 11 apprit à les tailler et à les graver en talismans ; il sd retira à Genève^ puis à Samt-Maurice en Cbablais, à Berne en puisse, et vint résider à Lyon; il y fit bâtir une étude où il y avait deux cents volumes de livrtô singuliers, qu'il consacra au public ; il se maria, eut des enfants, tint ouverte une école d'astrologie où le roi Charles VII se rendit pour écouter ses jugements. On l'accusa d'avoir un esprit fami~ lier, parce qu'il répondait promptement à toutes questions.

Vtne, — grand roi et comte de la coirr infernale. Use montre furieufx comme un lion j un cheval noir lui sert de nionture. Il tient une vipère à la main, bâtit des Aiafisons, enfle les rivières, et connaît te passé. Dix-neuf légions loi obéissent * .

Vipères. — On trouve sans doute encore en Espagne et en Italie de prétendus parents de saint Paul qui se vantent de charmer les serpents et de guérir les morsures de vipères. Voy, Salive.

VîrgHe. — Les hommes qui réfléchissent s'étonnent encore de la légende des faits mer-

' » •Wtei'tts, hi ^eudom. dœm.

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