VIA
Vik
comme il s*eêt découvert depuis quelques années, en une ville d'Egypte ou Ion ne voyaft p0int de crocodile, qu'il y avait un crocodile de plomb enterré sous le seuil de la mosquée; oti l'éta, et les babitants furent dés lors travaillés des croctldlles, comme ceui des autres cités qui bordent le Nil. On sait aujourd'hui que les crocodiles n'enifenl pas dahs les cités. Mais revenons au magicien. — Virgile était occupé à construire , pour l'empereur , des bain<« si merveilleux , que chaque baignoire guérissait la maladie dont elle portail le noifif, lorsqu'un fléau plus hideux que les mouches viht désoler la ville de Rome. C'était une nuée ihnmense de sangsues, qui, se répandant la nuit dans les malsons, tuaient en les suçant beauconp de citoyens On eut recours au magicien. 11 fît une sangsue d'or et la mit dans un puits profond hors de la ville, où elle attira tous les reptiles suceurs. — Voulant ensuite se faire admirer du peuple, Virgile alluma sur un pilier de marbre , au milieu du FOrum, une lampe qui brûlait toujours, sans <|ue la flamme eût besoin d'aucun aliment. Elle jétdit une si belle clarté que Rome on était partout éclairée. A qUeltJues pas il plaça uh archer d'airain, qui tenait une flèche et un arc bandé, avec cette inscription : Si quelqu'un im touche , je tir^ai ma fléché. Trois cents ans après, on fou ayant frappé (îèt archet, il tira sa flèche sur la lampe et l'éteigtiit. — Pendant qu'il exécutait ces grandeâ choèes, Virgile ayant eu occasion dé toir la flfte de l'empereur, qui était jeUnO, belle élt malicieuse, en devint très-épris, quoiqu'il fût îuîméme laid, bossu et philosophe. La princesse, toulant se dîveNir , fit semblant d'être sensible et lui donna rendez- votis le soir au pîed dé la tout" qu'elle habitait. Il y vint. Au moyen d'une corbeille fixée au bout d'une corde, la priftoesse était convenue de le monter jusqu'à sa chambre avec l'èide de sa servante. !f se pla<^À dans la corbeille, et la jeune fille tira la Corde ; mais, lorsqu'elle vit le philosophe à moitié chemin, elle fil un nfoeud à sa fenêtre, et le fâissa suspendu dans les airs. -^ Gratian du Pont attribue cèlfe méchanceté , dans ses Cofifroverses du kexe féminin et du masculin, non pas à la fille de l'empéfetfr, mais à une cotff el^ne de Home ; il Papostfo^e daite ees
vers :
Que dirons- nous du bonhomme Virgile, Que tu pendis, si vrai que Tévangile, Au côrbillon ? A cet homme d'honneif ^ Né fls-tu pas un Uès-fffa.nd ééshonitteurf Hélaal si fis ; et c'étoit dedans Rome Que 1& pendu demeura le pauvre homme, Par ta cautèle et ta déception, Un jouf qu'en M grosse prdcessioft.
— * Le matin , en eflèt, tout le peuple qui se rendait, non pas à la ptt)cesdion, mais au marché, se moqua du poêle, qui ne trouva qu'à la fin du jour une âme compatissante. Descendu à terre, il se hâta de rentier chez lui ; et là, pour se venger avant tout du peuple qui l'éivalt raillé, il éteignit à la fois tous les feux qui brûlaient dans Rome. — Le peuple effrayé courut à l'empereur. Virgile futmaiidé. i Les feux éteints ne se rallumeront pas que Je ne sols vengé, dit-îl. — Vengé de qui? -^ De votre fille. Il contst sa ttiésaventure ; et il voulut que la pHnCésse ou la courtisane allât en chemise sur un échafâud dressé au milieu de la grahde place, et que là, avec tin flambeau , elle distribuât du feu à tout le peuple. Ce châtiment, qu'il fallut subir, du^a (rois jours. Virgile, pour se coflsoler ufi peu, s'en rut à Napïes, où il se livra à l'éttide. Ce fiit alors qu'il mît sur une des portes de Naples deux statues de pie^re, l'une joyeiise et belle, l'autre triste et hideuse , et qui aif'aiéftt cette puissance que quiconque entrait du côté de la première fédssissait dans touteè ses affaires ; mais ceux qui entraient du céité de l'autf-e étsiient malheureux durant tout le séjour qu'ils faisaient à Naples. -^ I! ^ fit un ja^dfri où fleiirissaierit les planter éi lès arbres dé toutes les contrées de l'univers. On y trouvait tous les animaux qui peuvent être utiles et tous les oiseauit chanteurs. On y voyait lej^ plus beaux poissons du monde dans de magnifiques bassins. A l'entrée d'une grotte où Virgile renfermait ses tfé^ors immenses, on admirait deux statues d'un métal inconnu , qiiî f^appaient sur une enclume a<rec tant dé fnélodie, que les Oiseani s'arfétaftefnt dans les" â'irs pour fes eritehdre. — Il fabh^qua uh miroir dans lequel il lisait fâvettir , et une tête d'airain qcfi parlait et le lui annonçait. — ïîe voulant pas de bornes à ses pofnts de vue, il avait entouré ses jardins d'uft air tnrmiobilé , qui faisait l'office d'une muraille. Poiir ses voyages, fl construisit eu airain une sorte de pont volant, sur lequel il se trans))Ortait aussi vite que la pettèée partout où If voulait. On ajoute que c*est encore paf sotï art qu'il creusa le chemin souterfalh du Pausiltppe , et qu'H mourut là. — ^Nous n'avons pa§ parlé des sentimefnts de Virgile pour la fille du sultan d'Egypte, parce qu'ils Ète sont rapportés que par ràfrteur du lîvi'e mtllulé : ks Faits mrvéilkikts de Virgile, fils d'un dh^nliêt de» Ardennes, et que ce chrohiqueur rt'éèrivafil qu'a» seizième siècle. Mrfis citons l'awècddte cfOàmone snr la mort du phîlo^ihe-maglcîèrf^ poète. Dan^ sorl Ifndge du mwidèy Osttiohe ephte (pte Tfr^H#; ètff'Kf ffifm die ioyagér a^
VIS