‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 43 sur 319 · ART · texte numérisé non relu

ART

eût déjà été dicté par quelque enfant d'Israël ; car ce serait un prodige trop grand que Salomon eût lu le manuscrit de saint Jérôme. Mais les faiseurs d'écrits de ce genre ne reculent pas pour si peu, — Gilles Bourdin a publié au seizième siècle un grimoire obscur sous le titre de VArt notoire; il n'est pas probable que ce soit la bonne copie, qui sans doute est perdue. Delrio dit que de son temps les maîtres de cet art ordonnaient à leurs élèves une certaine sorte de confession générëte, ^es jeùfles, des prières , des retraites, puis leur faisaient entendre à genoux la lecluTe du livre de l*Art notoire, et leur persuadaient qu'ils étaient devenus aussi savants que S^^Qipon, Jqs {N^ppbètes et les apôtres. Il s'en trouvait qui le croyaient. — Ce livre a été condamné par le pape Pie V. Mêlant les choses religieuses à ses illusions, l'auteur recommanda entre au^ très choses de réciter tous les jours > pendant sept semaines , les sept psaumes ée la pénitence et de chanter tous les matins, au lever du soleil, le Veni Creator, en commençant un jour de nouvelle lune, pour se prèpaipr ainsi à la connaissance de VArt notoire ^. Brnstnp, qui parle de ce livre dans un de ses colloques, dit qu'il n'y a rien compris ; qu'il n'y a Iroiuvé que des figures de dragons, dp liops, de léopards , des cercles, des triangles, des caractères hébreux , grecs , latins , et qq'on n'a jamais connu personne qui eût rien appris dans tout cela. — Des doctes prétendent que le véritable Ars notoria n'a janriaîs été écrit , et qpe l'Esprit le révèle à phaque aspirant préparé ; il leur en fait la lecture pendant le sommeil s'ils ont sous l'oreijle le nom cabalistique de Salomon , écrit suf une lame d'or ou sur un parchemin vierge. Mais d'autres érudils soutiennent que V^rs notoria existe écrit , et qu'on le doit à Sajopqn. Lô croira qui pourra.

Art s«oerdotal. — C'est, Selon quelques adeptes, le nom que les Égyptiens donnaient à l'alchimie. Cet art , dont le secret, recommandé sous peine de mort, était écrit en langue biér(^lyphique , n'était communiqué qu'aux prêtres, à la suite de longues épreuves»

Artémîdore, — Éphésien qui vécut du temps d'Ântonin-le-Pieux. On lui attribue le traité des songes intitulé OnetrocHticmy publié pour la première fois en grec, à Venise, '4 54 8, in-8®. On recherche la traduction latine de Rigaut i et quelques traductions françaises '.

I Franc. Torreblanca, cap. 14, epist. de mag.

* Artemidori Ephesii Onelrocritica, sen de somniorum îtiterprctatione, grsec.-lat. cuiti liotteNic. Rtgartii, ln-4''. Paris, 1603.

5 Artémidorc, De TExpIication des songes, avec le li-

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