ART
Art^îtff , — philosophie hermétique du
douzième siècle, qua les alchimisteâ disent ^yoir vécu pto de mille ans par les secrels de la pierre philosophale. François Pic rapporte le sentiment de quelques savai^ts qui affirment .qu'Ârtéphius est I^ même qu'ApoJlo* Dîus de Tyaaes, né ^u premier, siècie flous ce (lom, et mort au douzième sous celui d'Arlé-^ phius. On \\xi attribue plusieurs livres OKlrar yaganls ou curieux : 4° f Art d'allonger sa vie (De vitâ pfropagandd), qu'il dit dans su pré* face avoir composé à Tâge de milla vingt-cinq ans ; â*} /a Ptef de la mge$se suprême ^ ; S^» .ua livre sf)r l^s carailéres des planèies, sur la sh gniiication du cliant des oiseaux, sur les choses passées et fqtaros , et sur la pierre philoso* ph^le*. — Cardan, qui parle de ces ouvrages, au seizième livre dis la Variété des choses , croit qu'ils ont été composés par quelque ptai* sant qui voulait se jouer de la crédulité des partisans de Talchimie.
Arthémîa, — fille de rempereurDîoclétîen. Elle fut possédée d'un démon qui résista aux exorcistes païens et ne céda qu'à saint Cyriaque, diacre de l'église romaine. ~ L'idée de rire et de plaisanter des possessions et des exorci;=mes de l'Église est venue quelquefois à des esprits égarés, quHI eèt été hon peutêtre d'exorciser eux-mêmes.
Arthus, r- roi des Bretons, célèbre dans les romans de la Table Ronde, et dont la vie est entourée de fables. On prétend qu'il revient la nuit, dans les forêts de l'Angleterre et de la Bretagne, chasser à grand bruit avec des chiens, des chevaux et des piqueurs , qui ne sont que dps démons ou des spectres, au sentiment de Pierre Delancre s. Quand le grandveneur apparut à Henri IV dans la forêt de Fontainebleau, quelques-uns dirent que c'était la chasse dq roi Arthus. — La tradition conserve, aux environs de Huelgoat, dans le Finistère , j^ souvenir curieux de l'énorme châleg^u (j' Arthus. On montre des rochers do
ïre d>agustin Nyphus, Des Divinations, in-16. Bouoa, 16C0; édition augmentée, 1604. — Epitomc des cinq livres d'Artémidore, traitant des songes, traduit du grec, par Charles Fontaines; avec un recueil deYalère-Mai^iine «nr le mêfne sujet, traduit du latin, in-8". Lyon , 1555.
' Clavis majoris sapientiœ, imprimé dans le Théâtre chimique. Francfort, 1614(, inr9°, ou Strasbourg, lt)99, in-12.
^ De CTiaracterlbus planetarum , cantu et motibu.*i &vium, rerum prœteritarum et futurarum, lapide qne phijosophico. Le Traité d'Artépliius sur la pierre philoti>pnale a été traduit en fhinçàU par P. Arnauld, et nn- PjiKé avec ceux de Sinésius et de Flamel. Paris , 1612, 1659, 1682. in-4'». On attribue encore à Artéphius le Miroir des miroirs, Spéculum speculorum, et le Livre se-^ cret, Liber secretus.
^ Tableau de^l'inco&stsnce des mauvnis anges, liv. iv, dise. 3.
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granit entassés , comme étant les débris de ses vastes murailles. Il s^y trouve, dit-on, des trésors gardés par des démons qui souvefit traversent les airs sous la forme de feux follets, en poussant des hurlements répétés far Jes échos du voisinage ». L'orfraie, la Wse al le corbeau sont les hôtes sinistres qui fré^queur lent ces ruines merveilleuses , où appanaîl rame d' Arthus ôe temps en temps avqc sa coiu* enchantée. Voy. Merlin.
Arundel (Thomas) .— Comme il s'était opposé (quatorzième siècle) aux séditions des wickleffites, Chassaignon, dans ses Grands et redoutables jugements de Dieu , imprimés à Morges en 1 581 , chez Jean Lépreux, imprimeur des très-puissants seigneurs de Berne, ChassaignoD, réformé et défenseur de tous les liéreliques, d«t qu'il mourut crâeilement, la langue tellement eofiée qu'il ne pouvait plus parier, « lui qui avait voulu empêcher dans la bouche des disciples de Wickleff, le cours do la sainte parole » Mais il n'ose pas rechercher si Thomas Arundd fut, comme Wickleff, étranglé par le diable.
Arutpieet, — devins du paganisme, dont l'art se nommait aruspicine. Ils examinaient les entrailles des victimes pour en tirer des présages; il fallait être de bonne maison pour exercer cette espèce de s^rdoce. Ils prariisalant, 10 par la simple inspection d» vieU^ mes vivantes ; 2° par l'état de leurs «entraiUod après qu'elles étaient ouvertes; 3» par la flamme qui s'élevait de leurs chairs brûléps. — La victime qu'il fallait amener avec violence, ou qui s'échappait de l'autel, donnai^ des présages sinistres ; le cœur maigre, le foie double ou enveloppé d'une double tunique, et surtout l'absence du cœur ou du foie, annonçaient de grands maux. On croirait que les aruspices étaient habiles dans l'art d'escamo*ter , car le cœur manqua aux deux bœufs imisolée le jQMr qu'on assassina César. — C'étail encore mauvais signe quand la flamme ne e'é-t l^ve^it; pas avec force et n'était pas transparente et pqre ; et si la queue dé la bête se courbait en brôlaiit, elle menaçait de grapiles dilEcultésdc^oôles affaires. Fc^, Hjspa'tosoopib.
A.r«*it* Voy. Crbval.
Ataphios, — devins ou sorciers chaldéens, qui expliquaient les songes çt tiraient les horoscopes.
^•oaroth. — C'est le nom que donnent lef démonographes à un démon peu connu qu^ . protège les espions et les délateurs. Il dépen du démon Nergal.
« Cambry, Voyage dans le Finistère, 1. 1*-', p. S}77.
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Afcik-paoba , — démon turc , qui favorise les intrigues secrètes, facilite les accouchements, enseigne les moyens de rompre les charmes *, etc.
Aïolèurîoii, — sorcier qui prédit à l'empereur Domitien qu'il serait mangé des chiens ; sur quoi Tempereur le fit tuer , « ce qui ne yt l'empêcha pas d'être mangé des chiens, ca- » suellement, après sa mort*. »
Aielle. — L'aselle aquatique, espèce de cloporte, était révérée des Islandais, qui croyaient qu'en tenant cet insecte dans la bouche , ou son ovaire desséché sur la langue , ils obtenaient tout ce qu'ils pouvaient désirer. Ils appelaient son ovaire sec pierre à souhaits.
Aahmole (Élib), — antiquaire et alchimiste anglais, né en 1647. On lui doit quelques ouvrages utiles, et le Musée ashmoléen d'Oxford. Mais il publia à Londres, en 4652, un volume in^4®, intitulé : Theatrum chemicum brilan" nicum , contenant différents poèmes des philosophes anglais qui ont écrit sur les mystères hermétiques. Six ans après, il fit imprimer le Chemin du bonheur y in-4^, 1658. Ce traité, qui n'est pas de lui, mais auquel il mit une préface, roule aussi sur la pierre philosophale. Foy. Alchimie.
Aulm. — Les lois qui accordaient droit d'asile aux criminels dans les églises except aient ordinairement les sorciers, qui d'ailleurs ne cherchaient pas là leur recours.
Ailma, — démon qui rit quand on fait le mal. Il a été adoré à Emalh, dans la tribu de Nephtali, avant que les habitants de cette ville fussent transportés à Samarie.
Aimodée , '- démon destructeur, le même que Samaël, suivant les rabbins. Il est aux enfers surintendant des maisons de jeu, selon l'esprit de quelques démonomanes, qui ont écrit comme s'ils eussent fait en touristes le voyage de l'autre monde. Il sème la dissipation et l'erreur.—Les rabbins content qu'il détrôna un jour Salomon , mais que bientôt Salomon le chargea de fers, et le força de l'aidera bâtir le temple de Jérusalem. — Tobie, suivant les mêmes rabbins, l'ayant expulsé, avec la fuflaéédu fiel d'un poisson , du corps de la jeune Sara qu'il possédait, l'ange Raphaël l'emprisonna aux extrémités de l'Egypte. Paul Lucas dit qu'il l'a vu dans un de ses voyages. On s'est amusé de lui à ce sujet ; cependant on a pu lire -dans le Courrier de V Egypte que le peuple de ce pays adore encore le serpent d'Asmodée, le-
' Wierus, De Prœst. dœm., lib. i, cap. 6. ' Boguct, Discours des sorciers, ch. 51.
quel a un temple dans le désert de Ryanneh. On ajoute que ce serpent se coupe par morceaux, et qu'un instant après il n'y parait pas. — Cet Asmodée est, selon quelques-uns, l'ancien serpent qui séduisit Eve. Les juifs, qui l'appellent Aamodat, faisaient de lui le prince des démons, comme onMe voit dans la paraphrase chaldai'^ue. C'est aux enfers, selon Wierus, un roi fort et puissant, qui a trois tètes : la première ressemble à celle d'un taureau, la seconde à celle d'un homme, la troisième à celle d'un bélier. Il a une queue de serpent, des pieds d'oie, une haleine enflammée ; ii se montre à cheval sur un dragon , portant en main un étendard et une lance. U est soumis cependant, par la hiérarchie infernale, au roi Amoymon.' — Lorsqu'on l'exorcise, il faut être ferme sur ses pieds, et Vappeler par son nom. U donne des anneaux constellés ; il apprend aux hommes à se rendre invisibles et leur enseigne la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie et les arts mécaniques. Il connaît aussi des trésors qu'on peut le forcer à découvrir; soixante-douze légions lui obéissent i. On le nomme encore Chammadaï et Sydonaï. Le Sage a fait d'Asmodée le héros d'un de ses romans {le Diable boiteux),
AsmondetAiwîth, — compagnons d'armes danois, liés d'une étroite amitié, convinrent, par un serment solennel, de ne s'abandonner ni à la vie ni à la mort. Aswiih mourut le premier et, suivant leur accord, Asmond, après avoir enseveli son ami, avec son chien et son cheval dans une grande caverne, y porta des provisions pour une année et s'enferma dans ce tombeau. Mais, ajoute gravement un historien *, le diable, qui était entré dans le corps du mort, tourmenta le fidèle Asmond, le déchirant, lui défigurant le visage et lui arrachant même une oreille, sans lui donner de raisons de sa fureur. Asmond, impatienté, coupa la tête du mort, croyant rogner aussi le diable qui s'était logé là. — Sur ces entrefaites, précisément, le roi de Suède, Éric, passant devant la caverne murée et entendant du vacarme, crut qu'elle renfermait un trésor gardé par des démons. Il la fit ouvrir, et fut bien surpris d'y trouver Asmond, pâle, ensanglanté, auprès d'un cadavre puant; il lui fît conter son histoire, et, ravi de sa fidélité et de son courage, il l'obligea par de bons procédés à le suivre à sa cour.
Atmoug, — l'un des démons qui , sous les ordres d'Arimane , sèment en Perse le» dissensions, les procès et les querelles*
' Wierus, in Fseudomoaarcfail deemoiu * Saxo Grammat. Dauic» liist, lib, y«