CAL
Oalnfta. — On atlrihue à Ciiïnan, fils d'Ar* phaxad, un traité d'astronomie gravé sur deux colonnes par les enfants de Set h, et qu'il retrouva après le déluge et transcrivit. On prétend aussi que Caïnan découvrit encore certains ouvrages écrits par les géants, les* quels ouvrages ne sont pas venus jusqu'à nous ^ .
Oaiumarath OU Xaîd-BVordt. — Le premier homme selon les Persans. Voy. Bounds-
CHESr.H.
Cala (Charles)) — Calabrois qui écrivait au dix-septième siècle. On recherche son Mémoire sur l'apparition des croix prodigieux ses ', imprimé à Naples en 1661 .
Oalamîtét. — On a souvent attribué aux démons ou à la malice des sorciers les cala<mités publiques ; Pierre Delancre dit que les calamités des bonnes âmes,, sont les joies et festoiements des démons pi peurs ^.
Calaya. — Le troisième des cinq paradis indiens. Là réside Ixora ou Eswara, toujours il cheval sur un boduf. Les morts fidèles le servent le rafraîchissant avec des éventails , d'autres portant devant lui ta chandelle pour réclairer la nuit; il en est qui lui présentent des crachoirs d'argent quant il veut expec«* torer.
Caloerand-Roohes. — Pendant que Hugues de Moncade était vice-roi de Sicile pour le roi Ferdinand d'Aragon, un gentilhomme espagnol, nommé Calcerand-Rochez , eut une vision. Sa maison était située près du port de Palerme. Une nuit qu'il ne dormait pas , il crut entendre des hommes qui cheminaient et faisaient grand bruit dans sa basse-cour; il se leva, ouvrit \n fenêtre et vit, à la clarté du crépuscule, des soldats et des gens de pied en bon ordre, suivis de piqueurs ^ ; après eux , venaient des gens de cheval divisés en escadrons, se dirigeant vers la maison du vice-roi. Le lendemain, Calcerand conta le tout à Moncade, qui n'en tint compte; cependant, peu après, le roi Ferdinand mourut, et ceux de Palerme se révoltèrent. Cette sédition , dont la vision susdite donnait clair présage , ne fut apaisée que par les soins de Charles d'Autriche (Charles-Quint) ».
Calohat, — fameux devin de Tanliquité^ qui prédit aux Grecs que le siège de Troie
I Joël, au commencement de sa Chronographie.
> SyncelU Chrono^raphi&e, p. 80.
^ Memorie historiche deir apparitione dclle croci prodigiose da Carlo Cala. In-é". In Napoli, 1661.
^ Tableau de Tinconstance des mauvais anges, etc., liv. I, p. 25.
^ Leloyer, Disc, et hiat. des spectres, p. 272.
durerait dix ans , et qui exigea le sacrifice d'Iphigénic. Apollon lui avait donné la connaissance du passé, du présent et de l'avenir. Il serait curieux de savoir s'il aurait prédit aussi la prise de la Bastille. Sa cksstinée était de mourir lorsqu'il aurait trouvé un devin plus sorcier que lui. Il mourut en effet de dépit , pour n'avoir pas su deviner les éoigmefl de Mopsus.
Cal«(ii«J«rt. — Les plus redoutables d'entre les génies chez les Indiens. Ils sont de taille gigantesque, et habitent ordinairement le patala ou enfer.
Calendrier. — L*ancien calendrier des païens tenait pour beaucoup au culte des astres, et presque toujours il était rédigé par des astrologues. — Ce serait peut-être ici l'occasion de parler du Calendrier des bergers, de VAlma^ nach du bon laboureur^ du Messager boiteux de Bâle en Suisse , et de cent autres recueils où l'on voit exactement marqués les jours- où il fait bon rogner ses ongles et prendre médecine ; mais ces détails mèneraient trop loin. Voy. Almanacu.
Oali , — reine des démons et sultane do l'enfer indien. On la représente tout à fait noire, avec un collier de crânes d'or. On lui offrait autrefois des victimes humaines.
Calice du Sabbat — On voit, dans Pierre Delancre, que lorsque les prêtres sorciers disent la messe au sabbat , ils se servent d'une hostie et d'un calice noirs, et qu'à l'élévation ils disent ces mots : Corbeau noir! corbeau noir! invoquant le diable.
CaltguU. — On prétend qu'il fut empoisonné ou assassiné par sa femme. Suétone dit qu'il apparut plusieurs fois après sa mort, et que sa maison fut infestée de monsl^es ei de spectres , jusqu'à ce qu'on lui eût rendu les honneurs funèbres ' .
Oalmet (DoH AUGUSTIN), — bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, l'un des savants les plus laborieux et les plus utiles du dernier siècle, mort en 4757, dans son abbaye de Senones. Voltaire même mit ces quatre vers au bas de son portrait :
Des oracles sacrés que Dieu daigna nous rendre
tton travail assidu perça robscuriié ;
Il fit plus, il les crut avec simplicité.
Et fni; pav SCS vertus, digne de les entendre.
Nous le citons ici pour sa Dissertation sur les apparitions des anges^ des démonset des espriiSy et sur les revenants et vampires de Hongrie , de Bohême j de Moravie et de Silésie^ in-4^ ,
I Delandine, Enfer des peuples anciens, ch.tl, p.316. t>elancre, L'Inconstantie des démans, etc., liv. vf, p. 461 .
CAM - lil
Paris, 4746. La meilleure édition est de WM ; Paris, ï vol. in-l 2. Ce livre est fait avec bonne foi; l'auteur est peut-être trop crédule, il admet facilement les vampires. Il est vrai qu'il rapporte ce qui est contraire à ses idées avec autant de candeur que ce qui leur est favorable. Voy. Vampires.
Calaadronîat , — pierre magique dont on ne désigne ni la couleur ni la forme, mais qui a la vertu d'éloigner les esprits malins , de résister aux enchantements, de donner à celui qui la porte l'avantage sur ses ennemis, et de chasser l'humeur noire.
GalTîn ( Jean ) . — - l'un des chefs de la réforme prétendue, né à Noyon en 4^09. Ce hideux fanatique, qui fit brûler Michel Servet, son ami , parce qu'il différait d'opinion avec lui, n'était pas seulement hérétique ; on l'accuse encore d'avoir été magicien, u II faisait des prodiges à l'aide du diable, qui quçlque*r fois ne le servait pas bien : car un jour il voulut faire croire qu'il ressuscitait un homme qui n'était pas mort; et, après qu'il eut fait ses conjurations sur le compère , lorsqu'il lui ordonna de se lever , celui-ci n'en fit rien , et on trouva qu'icelui compère était mort tout de bon pour avoir voulu jouer cette mauvaise comédie*. » Quelques-uns ajoutent que Calvin fut étranglé par le diable ; il ne l'aurait pas volé. *
Camkîoqs, — enfants des démons. Delancre et Bodin pensent que les démons incubes peuvent s'unir aux démons succubes, et qu'H naît de leur commerce des enfants hideux qu*on nomme cambionSj lesquels sont beaucoup plus pesants que tes autres , avalent tout sans en être plus gras , et tariraient trois nourrices , qu'ils n'en profiteraient pas mieux *. Luther, qui était très-superstitieux, dit dans ses Colloques que ces enfants-là ne vivent que sept ans; il raconte qu'il en vit un qui criait dès qu'on le touchait, et qui ne riait que quand il arrivait dans la maison quelque chose de sinistre — Maïole rapporte qu'un mendiant galicien excitait la pitié publique avec un cambion ; qu'un jour un cavalier, voyant ce gueux très-embarrassé pour passer un fleuve , prit , par compassion, le petit enfant sur son cheval, mais qu'il était si lourd que le cheval pliait sous le poids. Peu de temps après, le mendiant, étant pris, avoua que c'était un petit de démon qu'il portait ainsi , et que cet affreux marmot , depuis qu'il le traînait avec
^ Boguet. Discoars des sorciers, ch. 18.
' Delancre, Tableau de l'inconstance des démons, '>v< m, à la fin. Bodin, Démonomanie, Uv. ii, ch. 7.