‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 94 sur 319 · COB · texte numérisé non relu

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Caron; maid Piularque dit qu'elle esl dans la lune, dont elle dirige les mouvements.

Cloo. — It y a, sur les clous, quelques petites superstitions dont on fera son profit. Les Grecs modernes sont persuadés qu'en fichant le clou d'un cercueil à la porte d'une maison infestée, on en écarte à jamais les revenants et les fantômes. — Boguel parle d'une sorcière qui, pour un cheval blessé, disait certains mots en forme d'oraison, et plantait en terre un clou qu'elle ne relirait jamais. Les Romains, pour chasser la peste, fichaient un clou dans une pierre qui était au cdté droit du temple de Jupiter; ils en faisaient autant contre les charmes et sortilèges, et pour apaiser les discordes qui survenaient entre les citoyens, tt II y en a pareillement qui , se voulant prévaloir contre leurs ennemis, plantant un clou dans un arbre. Or, quelle force peut avoir ce clou ainsi planté * ? »

OloYÛ, — fils de Chilpéric 1^'. Il ne restait à Chilpéric que ce fils de sa première femme; il fut assez indiscret pour s'expliquer sans ménagement sur Frédégonde , qu'it regardait comme son ennemie. Elle résolut de s'en débarrasser. Clovis aimait une jeune fille de basse extraction :un émissaire de Frédégonde vint dire au roi que c*était la fille d'une magicienne ; que Clovis avait employé les artifices de cette femme pour se défaire de ses deux frères (empoisonnés, à ce qu'on croit) et qu'il tramait la mort de la reine. La vieille femme, mise à la question, fut forcée d'avouer qu'elle était sorcière. ClQvis , convaincu , fut (^pouillé de ses richee vêlements et conduit (ians une prison où des assassins le poignardèrent, si les historiens disent vrai ; et on fit accroire au oK^nfirque qu^il s'était tué luimôme. La magiciemie, dont la fille venait aussi d'être mise à mprt, fut éppiuvantée d^ ses aveux, qu'elle rétracta ; mais on se hâta de lui imposer silence en la conduisant au bûcher. C'e$t du moins ainsi que racontent les choses, des chroniqueurs peu iavorablçs, il est vrai, à Frédégonde.

Ck»l»«l^^ — géAÎes malins et trompeurs de Isi suite, die %cchus, dont ils étaient à 1^ fois les gardes, et les bouffons. Selon Leloyer, les Cobalçâ, cpnnus des Grecs, étaient des d^mons do^x et paisibles, nommés par quelqu(^-i^s^ bjonhomets ou petits bonshpmmes di^ inqn^agnes , parce qu'ils se mp^trent en v^èu3( Q^ns dç b2\sse sature ; ils sont vêtus court, demi -nus, la manche retroussée sur l'épaule, et portent un tablier de cuir sur

* Boguet, Discours âc$ sorciers, ch. 40.

les reins, a Cette sorte de démons est présentement assez plaisante, car tantôt vous les verrez rire, tantôt se gaudir, tantôt sauter de joie et faire mille tours de singe; ils contreferont et imiteront les singes, et feront tant et plus les embesognés, combien qu'ils ne fassent rien du tout. A cette heure, vous les verrez bêcher dans les veines d'or ou d'argent, amasser ce qu'ils auront bêché, et le mettre en des corbeilles et autres vaisseaux pour cet effet préparés , tourner la corde çt la poulie afin d'avertir ceux d'en haut de tirer le métal, et fort rarement voit-on qu'ils offensent les ouvriers, s'ils ne sont grandement provoqués de brocards, injures et risées dont ils sont impatients. Alprs ils jetteront premièrement de la terre et des petits cailloux aux yeux des pionniers, et quelquefois les blesseront ^ »

OolK>Ii , — génies ou démbns révérés par les anciens Sarmatea. Ils croyaient que ces esprits habitaient les parties les plus secrètes des maisons, et même les fentes du bois. On leur offrait les mets les plus délicats. Lors* qu'ils avaient l'intention de se fixer dans une habitation, ils en prévenaient ainsi te père de famille : la nuit ils assemblaient des tas de copeaux et répandaient de la fiente de divers animaux dans les vases dé lait; gracieuses manières de s'annoncer. Si le lendemain le maître de la maison laissait ces copeaux en un tas, et faisait boire à sa famille le lait ainsi souillé, alors les x^obolis se rendaient visibles et habitaient désormais avec lui ; mais s'il dispersait les copeaux et jetait le lait , ils allaient chercher un autre gîte.

OooooiMi*, — voy, Alexandbe db Paphla-

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