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Frnccla (Jean), archéologue italien, ancien directeur du Musée de Palerme, dont il a été le fondateur et le premier illustrateur (1867-73), chargé, par intérim, des fonctions de sous-directeur au Musée de Cagliari (1879-82), au Musée de Modène (1882), nommé sous-directeur des Musées et Galeries du Royaume en 1887, actuellement en disponibilité à Palerme pour raisons de santé, est né, eu cette ville, en 1824. On lui doit : « Ricerche ed osservazioni ultimamente fatte in Segesta », 1865; « Sopra ciô che ultimamente ei-asi incominciato a scoprire in Segesta », 1856; « Sopra tre greche iscrizioni Segestane », 1857; « Il Crocifisso deU'Abbondanza », id. ; < Autografia di una iscrizioue laterizia », 1858; « Sopra un Nummo Elymo-Erycino inédite », 1858; « Segesta e i suoi monument! ; parte I* storica », 1859 ; « Lettera al dottor Bandiera », 1860 ; « Proposta aroheologica », 1861 ; « Preventiva sposizione di taluni monumenti Segestani inediti e di talune nuove ricerche archeologiche », 1861 ; « Guardate a Suez », brochure anonyme, id. ; « Di una iscrizione scoperta in Solunto », 1866; « Antiche monete siciliane inédite o nuove del R. Museo di Palermo », id. ; « Altre due monetine nuove del R. Museo di Palermo », id.; « Antiche monete siciliane inédite e nuove del R. Museo di Palermo », 1866 ; « Monetina inedita del R. Museo di Palermo », id. ; < Memoria », 1867 ; « Esposizione del concotto relative all'adattamento dell'Olivella a Museo », id. ; « Id., seconda relazione », 1868; « Studii epigrafici. I. La iscrizione Erycina di Piigion », id. ; « Il Trittico Malvagna del R. Museo di Palermo e la Madonna délia Galleria Bariug di Londra », 1871 ; < Regolamenti e planta lineare del R. Museo di Palermo », 1869; « Série degli atti riguardanti la vita letteraria e pubblica del cav. G. Fraccia », Naples, 1874; « Memoria légale », 1878 ; et il a collaboré aux « Documenti inediti per servire alla Storia dei Musei d'Italia, pubblicati per cura del Ministère délia pubblica istruzione » , Florence-Rome ; 1878-80. Ce que M. F. a dans son portefeuille dépasse de beaucoup ce qu'il a publié ; on nous parle d'une « Guida storica all'Archeologia sicula », d'une « Geografia cronologica délie antiche città di Sicilia », d'une « Storia antica délia Sicilia Occidentale », etc.

Fraknoï (monseigneur Guillaume, ci-devant FrankI, nom d'origine allemande magiarisé), illustre et docte historien hongrois, chanoine et secrétaire général de l'Académie Nationale de Budapest, né, le 17 février 1843, à Uermeny daus la province de Neutra, esprit large, pénétrant et érudit, abbé élégant, causeur spirituel, politique adroit, malgré son humble origine, déjà très-bien posé pour l'évêché. En dehors de sou grand travail monumental, la série illustrée des documents d'histoire hongroise qui se trouvent au Vatican, ouvrage pour lequel monseigneur

Fraknoi a souvent visité l'Italie et surtout Rome, on lui doit, entr'autres, ces écrits rédigés en hongrois : « Origine et développement historique de la dignité de Palatin et Grand Juge du Pays », Budapest, 1863 ; « Esquisse sur l'état de la civilisation des Magiars sous les Ducs », id., 1862 ; « Pierre Pazman et son temps », en deux vol., 1868-69; « L'instruction nationale et étrangère au XVI« siècle », id., 1873; « Histoire de la Hongrie », id., plusieurs éditions; < Histoire de la diète hongroise », en deux vol., 1874-76 ; « Sur la civilisation hongroise avant la bataille de Mohacs, 1516-1526 »; et en latin : « Monumenta comitialia Regni Ungarici », six vol., Budapest, 1873-78 ; « Johannis Episcopi Varadiensis Orationes et ^noœ Sylvii ad eum scriptse litterse », id., 1878.

France (Anatole), poète, romancier, critique littéraire français , conteur agréable , spirituel et délicat , étoffe d'académicien , collaborateur de la Vie Littéraire, du Journal des Débats et du Temps, où il publie chaque semaine une brillante causerie sous le titre : La Vie Littéraire ; une première série de ces causeries, réunies en volume, a paru en 1888. M. Anatole France est né, à Paris, le 16 avril 1844 ; il fit ses études au collège Stanislas et débuta par une étude sur « Alfred de Vigny », 1868. Il a écrit d'intéressantes notices placées en tête des éditions de bibliophiles ; citons : Œuvres de Jean Racine ; Contes et Lettres de Lucile de Chateaubriand ; Fables de La Fontaine; Diable boiteux de Lesage ; Œuvres de Molière; Œuvres de Bernard Palissy ; Paul et Virginie. de. Bernardin de Saint-Pierre. Parmi ses livres, on doit signaler : « Les poèmes dorés », 1873; « Les Noces corinthiennes », poésies, 1876; « Le chat maigre », 1879; « Le crime de Sylvestre Bonnard », roman couronné par l'Académie française en 1881 ; « Les désirs de Jean Servien », 1882; « Abeille », conte, 1883; < Le livre de mon ami, souvenirs d'enfance », 1885; « Nos enfants, scènes delà ville et des champs », Paris, Hachette, 1887 ; « Les Autels de la Peur », nouvelle.

France (Hector), romancier français de l'école réaliste, professeur à l'Académie militaire de Woolwich (Angleterre) depuis 1875, est né, à Mirecourt, dans les Vosges, en 1840. Fils d'un chef d'escadron de la gendarmerie coloniale, il fit ses études au Prytanée militaire de la Flèche. Il entra, à 19 ans, au S'"» Spahis, en Algérie, fut envoyé à l'école de cavalerie de Saumur et retourna en Afrique, où il guerroj'a dix ans et amassa des souvenirs recueillis plus tard dans « L'Homme qui tue », sorte d'autobiographie ; « L'amour au Pays bleu », et « Sous le Bournous », scèues de mœurs algériennes et militaires. Il quitta l'armée à la suite d'une aventure galante, obtint un emploi dans les contributions indirectes, collaborant au Moniteur des

tirnf/es finayiciers, et oa 1870 il reprit i'épéc ; à la fin de la campagne, il était capitaine commandant au 4« chasseurs à cheval et porté, le premier de son corps, pour la Légion d'honneur. Rentré à Paris à l'armistice, il fut du nombre des officiers qui protestèrent contre la paix et prit part au mouvement insurrectionnel. Réfugié en Angletere, il écrivit au Qui vive, et à l'Union démocratique, et il fonda l'Avenir. Après avoir traversé des moments assez critiques, il parvint à donner des leçons de français à l'Université de Londres, puis au Collège de Douvres, enfin à l'Académie militaire de Douvres. Il a collaboré à l'Estafette, au Petit Parisien, au Réveil, à YÉcho de Paris, au Mot d'ordre, au Voltaire, au Gil Blas, à l'Avenir Militaire, où il a publié une série d'articles sur l'armée anglaise, au Paris illustré, où il a écrit un numéro sur Londres, et à la Revue illustrée, où il à donné des études de mœurs anglaises. Hector France est un apôtre ardent de l'éducation ph}-sique anglaise , membre du Cycling Toicrin;/ Club de Londres, il a parcouru, soit à pied, soit en vélocipède, une partie de l'Angleterre, et a traversé, pendant l'été de 1886, l'Espagne à pied, d'Irun à Gibraltar. En 1879 , il publia à Bruxelles un roman qui fit du bruit « Le Roman du caré », où il analyse avec un réalisme impitoyable la vie du presbytère. Suivirent dans le même genre, poussé plus loin: « L'amour au pays bleu », 1880; « Les péchés de sœur Cunegonde », id. ; « Marie-queue-de- Vache », 1883 ; « Les Va-nu-pieds de Londres », id. ; « La pudique Albion », id. ; « Les nuits de Londres », 1885; « I^es cent curé.s paillards, litanies en gras double », publiés, en 1884, à Paris, et qui lui valm-ent alors si.^ jours de prisons et 500 francs d'amende. Citons encore: « L'armée de John Bull », 1887; « 8ac au dos à travers l'Espagne », 1888, une plaquette de poésies « Sur l'oreiller », et diverses brochures.

France (Isabelle), pseudonyme de M^'* Marcelle Feeet, née, à Saint-Die (Vosges), en 1859; elle a publié sous ce nom : « Eleurs-des- Glaces, légende danoise », Paris, Didier, 1877 ; < Pèlerinage national à Lourdes », 1879; « La Petite Promise », 1878.

France (M'"<= Jeanne), femme-auteur française, mariée avec le colonel du Génie, Garnier, née, le 23 septembre 1848, à Bruis-les- Baronnies (Drôme); elle a écrit avec succès pour la jeunesse : « Le mystère d'un vieux château » ; « Don Alphonse » ; « Le tombeau d'une mère » ; « Les drames du château de Joure », ouvrages couronnés à de récents concours littéraires ; des études de mœurs très-approfondies comme « La Baronne de Langis » ; < Madame Fullert » ; « Marie » ; et une série de nouvelles.

Frauccschi (Jean), illustre médecin et philosophe italien, professeur do thé;-apeutique et

FRA de matière médicale à l'Université de Eulogiio, né, à Narni, en 1805. H fit ses études à Osimo, à Macerata et à Bologne, où il fit reçu docteur; il exerça, pendant quelques années, sa profession comme médecin à Montefiore, Ripatransone, Narni et Ancone; depuis bientôt trente-cinq ans, il enseigne à l'Université de Bologne. Membre do nombreuses Académies, on lui doit: « Trattato di Terapia Medioa » ; « Fondamenti di Terapia générale », Bologne, 1865 ; « Febbre e medieatura anti-febbrile », 1866-67 ; c Flogosi e medieatura anti-fiogistica », 1869 ; « Spasimo e medieatura anti-spasmodica », 1870 ; « Délie febbri di période », 1865 ; « SuHAlbuminaria », id. ; c Proposta contro il Colèra-morbus », id. ; « Forza e Materia », id. ; « Il tetano e il curare », 1866; € La sensibilità », id. : « L'uomo e la sua struttura », 1867 ; « L'uomo e la sua grandezza », 1868 ; « La Natura e la specie di Carlo Darwin », 1869; € Del sovrasensibile nelle scienze sperimentali », id. ; « La scienza », id. ; « Buehner e la forza vitale », 1872; < La Sifilide e gli Anti-sifilittici », id. ; « Francesco Puccinotti », 1878; « Délia Medicina sperimentale », 1874; « Il saugue e le trasfusioni del saugue », 1874- 75; « L'Amore », 1876; « La Morte », 1878; « Dùttrina dei morbi cronici e loro medicature »; 1877 ; « Goffredo Franceschi », en souvenir de son fils bien-aimé, mort en 1877 ; « La sanità e la malattia », 1881; < Per gli esami di terapia e materia medica », 1882; « Azione dell'acido solforico sul sublimato corrosivo », mémoire, Rome, 1889 (extrait du Bollettino Farmaceutico de cette année).

Franceschiui (Jacques), écrivain italien, né, à Vittorio (prov. de Trévise), en 1860, reçu docteur ès-lettres en philosophie à l'Université de Padoue, professeur au gymnase de Pallanza, sur le Lac Majeur, a publié : « Dello Umane facoltà », essai, Xovare, 1885 ; < La psicologia nell'educazione », discours, id., 1884; < Amore éducative », conférence, id., 1885; « Onori e lacrime », vers, pour les italiens tombés à Dogali, id., 1887, et autres pièces de vers d'occasion.

Franceschini (Pierre), libraire, bibliophile et écrivain d'art italien, autodidacte d'un esprit original et pénétrant, et défendant à lui seul les intérêts artistiques de Florence avec une chaleur, une conviction et une intelligeuce qui lui ont mérité l'estime et la sympathie de tout ce qu'il y a de plus intelligent à Florence, est né, en cette ville, le 17 juillet 1836. Il a fait son éducation littéraire devant les monuments de sa ville et au milieu des livres anciens de toute espèce qu'il achète et qu'il revend , et en causant avec vivacité avec ses clients ; il ne partage pas souvent l'opinion des autres, car il a le plus souvent une opinion à lui, qui se trouve être jiiste et qu'il défend avec vivacité. Il est son propre éditeur, et ou lui

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