VINO
Franchi (Curlo), maison italienne de librairie, fondée en 1843 à Corne par Charles Franchi, né, en cette ville, en 1812 et mort le 12 août 1885, et continuée par son fils Achille. Parmi ses publications, on distingue les ouvrages d'Emilio Albani, Solone Ambrosoli, Martino Anzi, Emilio Baragiola, Vinceuiio Barelli, Carlo Bazzi, Giuseppe Bernasconi, Giuseppe Brambilla, Achille Bruggi, Erasme Buzzi, G. Camolli, Pasquale Contini, Ercole Donati, F. Fossati, Pietro Gagliardi, Benedetto Giovio, Camille Manzoni, Pietro Pinchetti, Luigi Pomi, Francesco Regazzoni, Antonio Ramano, G. B. Scalabrini, Francesco Scalini, Giberto Scotti, Alessandro Tapani, Rocco Traversa, Giacomo Yenini ; le « Guide du Lac de Corne », des Notices historiques sur la ville de Come, et une Notice sur les poissons du lac ; plusieurs l'ournaux et revues, tels que le Patriota (1860), la Gazzetta di Como (1867-68), la Manifattura serica (1878-79), la Rivista Archeologica, la Gazzetta Numismatica, et, depuis 1884, la Guida Commerciale di Como.
Franchi (Sixte), écrivain italien, secrétaire de la municipalité de San Giorgio di Piano (Romagne), né, le 26 août 1860, à Bologne. Ou lui doit : « Lotta del cuore », Milan, 1871 ; « Trattato teorico e pratico per gli aspiranti all'ufficio di segretario comunale », Bologne, 1877 ; « Considerazioni sul progetto di riforma délia legge comunale e provinciale », id., 1877 ; deux comédies : « Maddalena », et « Tempeste di cuore »; « Commemorazioue di Giuseppe Garibaldi, discorso », Bologne-Modène, Zanichelli, 1882 ;
« La riforma délia legge comunale e provinciale, considerazioni », Bologne, 1883; « Monografia délie scuole elementari nel comune di San Giorgio di Piano », id., 1834; « Cenni sulla foudazione, sullo sviluppo e sullo stato attuale délia società operaia di San Giorgio di Piano », id.. 1883 ; « Dell'amore patrie nelle scuole, discorso », id., id.
Franck (Adolphe), illustre philosophe français, membre de l'Institut de France, professeur honoraire du Collège de France, collaborateur du Journal des Délmts et du Journal des Savants, né, en 1809, à Liocourt dans la Meurthe. Il fit ses études à Nanc}- et à Toulouse; il enseigna tour-à-tour dans les lycées de Douai, Nancy, Versailles, Paris, puis à la Sorbonne, enfin au Collège de France, où la chaire de Droit naturel des gens lui fut confiée. On lui doit, entr'autres ouvrages remarquables : « Esquisse d'une histoire de la logique », 1838; « La Kabbale ou philosophie religieuse des Hébreux », 1843, traduite en allemand par Jellinek ; « Le Communisme jugé par l'Histoire », plusieurs éditions; « Études Orientales », 1861; < Réformateurs et publicistes de l'Europe », 1864; « Philosophie du droit ecclésiastique », id. ; « La philosophie mystique en France à la fin du XVIII« siècle »,' 1866; « Philosophie et religion », 1867; « Morale pour tous », 1868; « Moralistes et philosophes », 1871 ; « Dictionnaire des sciences philosophiques », 1841, Hachette en 1876 ; « La religion et la science dans le Judaïsme », Paris, Alcan, 1883 ; « Essais de critique philosophique », id., 1886 ; « Philosophie du droit civil », id., 1886.
Franck (Jean), philologue germaniste allemand, professeur de philologie germanique à l'université de Bonn, né, en 1854, a publié, entr'autres ; « Mittelniederlandische Grammatik nebst Lesestùcken und Glossar », Leipzig, 1883; « Etymologisch Woordenboek der Nederlandsche Taal », La Haye, 1883-86.
FranclUou (Robert-Edouard), avocat et écrivain anglais, né, à Glocester, en 1841, directeur du Law Magazine en 1867, ancien rédacteur du journal The Globe, où il inséra une série amusante d'articles, sous le titre : < National Characteristios and Flora and Fauna of London. En dehors des bluettes et des articles insérés aux journaux et aux revues, et de quelques librettos d'opéra, on lui doit: « Grâce Oweu's Engagement », 18 i8, paru d'abord dans la Blackwood Magazine; * Earl's Dene », 1870; « Pearl and Emerald », 1872 ; « Zelda's Fortune » , 1873; « Olympia », 1874; « A Dog and his Shadow », 1876 ; < Strange Waters », 1878.
Franciosi (Jean), littérateur italien, écrivain très-élégant, ancien professeur de littérature à Modène, à Florence, à Palerme et à Sienne, où il dirigé l'École Normale Supérieure pour les jeunes filles, né, à Ceppato près Pise, le 26 octo-
FRA bre 1843 ; il fit son Droit à Pise, où, en 1863, il fut reçu docteur. Il débuta dans les lettres en 18GG par un écrit sur le « Paradiso terrestre » de Dante, inséré dans la revue La Giove»tù de Florence. Suivirent : « Gli accenni di Filosofia délia storia tolta dall'Evangelo di San Giovanni e dall'Epistola di San Paolo », 1869; « Délia vita e délie opère di Carlo Sigonio », 1870; « I primi poeti d'amore », id.; « I Leoni simbolici aile porte degli antichi templi Cristiani », id. ; « Dell'Eloquenza rispetto aile condizioni morali e civili dei popoli », 1871 ; « Le ragioni suprême dell'Istoria seconde la mente di Dante », id. ; « Di Prancesco Boccbi corne precorritore al Montesquieu », 1872; « La Vernis lucrefiana », id. ; « Il Piore délie donne italiane », 1873 ; « Dell'EvidenzaDantesca studiata nelle metafore, nelle similitudini e nei simboli », 1874; « I fanciulli nell'arte rafîfaellesca », 1875 ; « Le meraviglie del pensiero, cauto », id. ; « L'Invisibile, carme », 1877; « Le immagini délia Donna nel poema dantesco e nei drammi dello Sbakespeare » , Turin , 1876 ; <. Quanto v'abbia di vero nelFantico paragone fra Michelangiolo e Dante » , Gênes , 1876 ; « Pensieri e discorsi in materia di lettere », Jlodène, 1875 ; « Scritti Danteschi », Florence, Snrc. Le Monnier, 1876; « Scritti varii », id., 1878 ; « Il Volere, canto », 1879 ; douze petits recueils de vers : « Fantasie del cuore », 2'"» éd. ; « Saggio di postille su Dante », Turin, 1881 ; « Gli amori dell'Idea, carme », 1882 ; « Dante e Raffaello », 1883 ; « Alfa ed Oméga, carme »; « Nuovo saggio di postille su Dante », Modène, id.; « Il sonetto del Saluto nella Vita y nova di Dante », id., id. ; « I Fenomeni dell'nria neWlliade e nella Divina Commedia », 1^84; « Délia sincerità dell'arte e délie scuole, discorso », Florence, id. ; « Ludovico Castelvetro ; Sposizione a XXIX canti àeW Inferno dantesco », Modène, 1885; « La gioventù del pensiero e dell'arte nel poema di Dante », Sienne, 1886; « L'aquila nel pensiero e nell'arte cristiana dei tempi di mezzo », id., 1887; « L'aria del mio pensiero, canti », Parme, 1888 ; « Nuova raccolta di scritti danteschi », id., 1889.
Franco (André), écrivain et paléographe italien, docteur en philosophie, professeur au gymnase de Côme, membre de plusieurs Académies, né, à Venise, le 6 mai 1837 ; il a fréquenté d'abord le cours de paléographie à Venise (1849), et il est allé se perfectionner à Vienne (1860); en 1866, il achevait ses études philologiques et philosophiques à Padoue. Il a publié: « De arte poetica et de poeta », Trieste, 1867; « L'iunocenza », pièce en vers. Milan, Barbini, 1872; « Intorno alla vita ed aile opère di Leonardo da Vinci, notizie storiche », 1872; « Al cigno d'argento », nouvelle, id., 1873; des poésies d'occasions, id., 1874; « Dell'Istruzione pubblica in Italia », dans la revue anglaise publiée,
en 1880, à Rome : The Mînerva ; « In morte di Giuseppe Garibaldi », discours fait à Velletri, en 1882; « Cenni storici di Cortona », Prato, 1885 ; « Dell'importanza ed utilità degli studii classici in Italia », conférence au Cercle Philologique de Florence, 1886 ; « Sunto di lezioni intorno ai principali componimenti in prosa ed in poesia », Prato, id. ; « Dei collegi convitti in Italia », Corne, 1887, etc.
Franco (Dominique), médecin italien, ancien professeur libre de pathologie spéciale médicale à l'université de Naples, professeur d'hydrologie médicale, né, à Caulonia (Calabre) , au mois d'avril de l'année 1842. Après des études brillantes, il fut nommé assistant à la clinique médicale du professeur Cantani, sur laquelle il publia une série d' « Osservazioni »; suivirent des essais et des notes : « Caso di eczéma cronico » ; « La malaria in alto mare » ; « Sulla difterite », ouvrage couronné par VAccademia mcdicofisica Fiorentina. Il a fondé d'abord le Giornalc Internazionale délie scienze mcdiche, et bientôt après La scuola medica napoletana, où il a inséré une note « Su l'ossaluria », la fièvre de Naples. En 1883, il publiait à Naples, en collaboration avec le docteur F. Massei, la traduction italienne « Trattato completo délie malattie dei bambini », du professeur Gerhardt; en 1888: « L'Idroiatria nella storia délia scuola medica napoletana », discours d'ouverture à son cours d'hydrologie médicale. Milan, Vallardi, id. ; « L'idrologia medica nell'insegnamento universitario », Turin, Pozzo, 1889.
Franco (Père Jean-Joseph), romancier de l'Ordre de la Compagnie de Jésus, l'un des rédacteurs de la Civilta Cattolica, où il remplaça le célèbre père Antoine Bresciani, est né, à Turin, en 1824 Entré à l'âge de quinze ans dans la Compagnie, il suivit l'exemple de son frère Seconde, auteur de livres d'ascétique et prédicateur distingué, et de son autre frère Michel, missionaire dans la République de l'Equateur. Il fit ses études scientifiques en Piémont, en France et on Belgique ; revenu en 1852, il prêcha dans plusieurs villes de l'Italie, et de 1857 en 1868, en Corse, après avoir enseigné les lettres et les sciences, surtout l'histoii-e naturelle, dans les Collèges des Jésuites à Massa di Carrara, à Naples, à Reggio di Calabria. Appelé en 1863 à la rédaction de la Civiltà Cattolica, il y commença une série de romans à tendance : « Il Tigranate » ; « Simon Pietro e Simon Mago » ; « La Savia e la Pazza » ; « I Cuori popolani » ; « Le Gemelle Africane » ; « La Sposa délia Sila » ; « "CHi Spiriti délie ténèbre » ; « La Contessa Internazionale »; « Massone e Massona », 1888, admirablement bien écrits et méritant d'occuper une place distinguée dans la littérature contempoi-aine. Citons encore les « Sei Racconti », et l'amusante nouvelle : « La Capanna di Don Ciccio ». Les romans du R. père F. ont
eu l'honneur de plusieurs éditions et de différentes traductions en français, en allemand, en anglais, en espagnol et même en arabe ; quelques échantillons en ont été donnés dans VAntologia Italiana, publiée à Vienne et approuvée pour les écoles autrichiennes. Le P. F. a encore publié: « I Crociati di San Pietro », récit animé des guerres soutenues par la Papauté, en trois volumes, Rome, 1869-70, traduit en plusieurs langues et illustré à Madrid ; « Vera idea dello spiritisme », Prato, 1885 ; « L'Ipnotismo tornato di moda », id., 1886 ; « Biografie ».
Francolini (Erménégilde), professeur de mathématiques italien, né, à S. Casciano près Florence, le 27 décembre 1820. Il étudia les rudiments au Collège Calasanziano et à l'Académie de Beaux Arts de Florence. En 1842, il fut reçu docteur ès-sciences physiques et mathématiques à l'Université de Pise ; et en 1843 ingénieur lauréat. En 1846, il fut nommé R. professeur de physique et de mathématiques; il enseigna publiquement pendant vingt-deux ans dans plusieurs institutions de l'Etat, tout en s'occupant de sa profession d'ingénieur. Nous avons de lui en librairie : « Memorie storiche di San Casciano in Val di Pesa, con piante topografiohe », Florence-Montepulciano, 1847 ; « Epigrafi Francolini », Florence, 1865 ; « Trigonometria applicata alla geodesia ed astronomia », id., 1863; « Trattato di trigonometria piana e sue applicazioni », Pistoia-Florence, 1866-82, quatre éditions; « Sulla proprietà délie Mura Castellane di San Casciano », Florence, 1881; « Pietro Cipriani », « Mariano Mucciarelli », Turin, 1888; « Nota sul Premio Francolini, da lui fondato, ed eretto in ente morale nel 1883 », Naples, id. ; « Agli opérai dell'Associazione di S. Casciano », Florence, 1889. M. F. donna auR. Archive d'État de Florence dés codes précieux et fort rares de 1427 et 1478; une Bulle en parquemin, du Pape Innocent XII, et un Code in fol. contenant les Mappes et des anciennes descriptiorus à l'égard des possessions du Couvent de 8. Giuliano. M. F. a été un des collaborateurs assidus du journal Istruzione e diletto e de la Rivista matematica; il est membre de plusieurs académies et sociétés savantes, ainsi que chevalier de plusieurs ordres.
Francolini (Félix), illustre architecte italien, président du Collège des Architectes et ingénieurs depuis 1886, président de l'Académie des Beaux-Arts de Florence depuis 1888, où il a remplacé l'architecte De Fabris, né, à Florence, le 9 juin 1809. Son père Vincent était menuisier et marchand, sa mère était M™^ Madeleine Casaglia. Il fit ses études littéraires et scientifiques dans sa ville natale ; en 1823, il commença à fréquenter l'École d'architecture à l'Académie des Beaux-Arts. Il y resta jusqu'en 1831, les deux dernières années comme assistant à la chaire d'architecture. Durant son professorat et même après, il exerça avec le plus
grand succès la profession d'ingénieur et d'architecte, il donna lecture de vingt-sept mémoires à l'Académie des Georgofili, il compila la correspondance de l'Académie des Beaux-Arts en qualité de secrétaire (1874-83), il présida le Congrès des Architectes et des Ingénieurs italiens (1875). Il débuta comme écrivain eu 1839 par un Mémoire lu aux Georgofili et inséré au Giornale Agrario : « Délie stime degli immobili e del modo di renderne conto » ; suivirent vingt mémoires en matière économique, vingt-six en matière hydraulique, cinq nécrologies, vingt-six ouvrages différents. Signalons : « Alessandro Cialdi », « Emilio De Fabris », 1883; mais son grand ouvrage est le « Dizionario tecnico dell'Architetto e dell'Jngegnere civile ed agronomo », en trois volumes, Florence, Civelli, 1883- 88-89; citons en outre: « Sulla Perequazione del tributo fondiario », 1883; « Sull'ordinamento degli studii deiringegnere », 1871 ; « Dei lavori di miglioramento al R. Arcispedale di S. M. Nuova e délia igiene délie infermerie », 1883 ; « Délie opère pubbliche e private dell'architetto G. Poggi », 1887 ; « SuirOrdinamento dei Manicomii e particolarmente in Firenze », 1876; « Celebri Cantorie di Donatello e Luca Délia Robbia », 1887; « Norme proponibili per i conoorsi artistici accademici », 1886 ; « Sulla Facciata di Santa Maria del Fiore », 1883; « Sul Porto di Livorno », 1852; « Sul Moto ondoso del mare e sulle sue correnti », 1858-67; « Délie acque potabili per Firenze », 1862 ; « Di un nuovo Porto a Civitavecchia e sul regolamento del Tibisco », 1863 ; « Sul prosciugamento del Padule di Fucecchio », 1864 » ; « Sul Regolamento dell'Arno e sulla stabile sistemazione délie acque di Valdichiana », 1868; « Sull' ingrandimento del Porto di Genova », 1876; « Sul prosciugamento del Lago Trasimeno » ; « Il mio passatempo », livre posthume de l'ingénieur Alexandre Manetti, avec préface et notes ; cfr. Atti dei Georgofili, Giornale Agrario, Aiti délia R. Accadcmia délie Belle Arti di Firenze, etc., où se trouvent plusieurs autres écrits de cet illustre et architecte et ingénieur plusieurs fois décoré, membre de nombreuses académies et entouré du respect de tous ses concitoyens.
Frauconi (Victor), écuyer français, né, à Strasbourg, eu 1811, directeur des cirques des Champs-Élisées et des Filles du Calvaire, a publié deux ouvrages sur la haute école : « Le cavalier, cours d'équitation », 1855 ; « L'Ecuyer », 1860; une pantomine comique, en trois tableaux sous le titre : « Le Baudit », 1837.
Frank (Albert-Bernard), botaniste allemand, professeur de phj-siologie et do pathologie végétale à l'École Supérieure d'agronomie de Berlin, né en 1838 ; on lui doit, entr'autres : « Ueber die Entstehung der Intercellularràume der Pflanzen », Leipzig, 1887; « Beitràge zur Pflanzenphysiolugie », id., 1868 ; « Pflanzenta-
bellen zur leichten, schnellen und sicheren Bestimmung Aer hôheren Gewâchse Nord- und Mitteldentscblands », id., 1869, 5» éd., en 1887; « Die natûrliche wagerechte Riclitung von Pflanzentheilen und ihre Abhiingigkeit vom Lichte und von der Gravitation », id., 1870; « Die Krankheiten der Pflanzen », 1880; « Grundzuge der Pflauzenpliysiologie », Hanovre, 1882.
Frank (Félix), poète et érudit français, né, en 1837, à Paris; après avoir publié quelques livres d'érudition comme le Cynihalum. Mundi (1873), les Marguerites de la Reine de NavE.rre (1874), V Ileptaméron (1879), il donna des recueils en vers de sa composition : « Cbants de colère », 1871, cri d'indignation contre le second Empire ; le « Poème de la Jeunesse », 187(3; « La Cbanson d'Amour », 1885.
Frauk (Gustave), théologien allemand, proffsseur de théologie évangélique et conseilleur ;iii i-oiicistoire suprême, à Vienne, né, en 1832, ù iSi'hleiz (principauté de Reuss), ancien étudiant et ancien professeur de l'Université de Vienne, a publié : « Memorabilia quaedam Placi;iiia », Schleiz, 1856 ; « De Luthero rationali^^uii precursore », Leipzig, 1857; « Die Jenaïs iiL' Théologie in ibrer geschichtliche Entv?icki-lung », id., 1858; « De Flacii in libro sacres nieritis », id., 1859 ; « Johann Major, de Witteiiborger Poet », Halle, 1863 ; «' Cari Friedrich Bahrdt », 1866; « Die k.k. evang. tlieol. Fakultât in Wion », Vienne, 1871; « Geschichte der protest. Théologie », trois parties, Leipzig, 1802-1865 ; « Das Toleranzpatent Kaiser Joseph II », Vienne, 1881; « Mysticismus und Pietismus und 19 Jahrhundert », 1887 ; « Kant und die Dogmatik », 1889, et des articles nombreux dans la Eealeneijdopadie de Herzog et dans VAllgemeine Deutsche Biographie.
Frank (Malvina), femme auteur italienne, née, vers 1830, à Venise ; fille de M. Jean De Stadler de Trieste, et de la comtesse Augusta D'Adda de Venise, qui nièce du poète François Gritti, et poète elle-même, donna le goût de la poésie à la petite Malvine. A peine âgé de quinze ans, elle fut mariée avec un emplo3''é vénitien, M. Frank, dont elle est restée veuve à vingt-quatre ans ; n'aj^ant point d'enfant, le besoin de la maternité lui fit adopter une orpheline, qu'elle a eu la douleur de perdre. M.""> Frank vit maintenant, depuis plusieurs années, dans une villa près de Trévise, où elle continue à écrire, à étudier et, dans ses loisirs, à sculpter en bois -et à exercer une large bienfaisance. Sa pensée originale, son esprit indépendant, son style robuste qui se sont révélés dans une belle série d'articles et de conférences, et dans deux livres : « Le Fidanzate », et « Mogli e mariti », l'on fait comparer à Madame Fanny Lewald Stahr. A VAteneo Venefo, dont elle est membre, elle a fait une conférence remarquable sur « La Dottrina di Paok> Blarzolo snlla origine dei segni alfabeti-
ci ». Citons en outre ses essais: « Sulla ginnastica morale », et « Sulla ignoranza délie leggi patrie », et deux discours « Sulla morale nella letteratui'a », et sur « Lidia Poet e l'avvocatura ».
Friiiikel (Charles-Arthur-Jules), écrivain allemand, né, le 21 juillet 1852, à Dorpat (Russie), et actuellement professeur des langues classiques au Gymnase de Schaffouse (Suisse). Il a publié, en allemand: « Sur la situation et les droits des alliés d'Athènes », 1877, thèse de doctorat présentée à Leipzig; « Les sources auxquelles ont puisé les historiens dAlexandre », 1883; « Études d'histoire romaine », 1884; « Les plus belles comédies que nous ont laissés les Grecs et les Romains », 1888; « Le voisin de l'est, tableaux de civilisation et de mœurs russes », 1888; « La situation militaire et financière de la Russie; ses rapports avec l'Allemagne », 1888.
Friiukel (SigismondJ, orientaliste allemand, professeur des langues sémitiques à l'université de Breslau, né en 1855 : on lui doit, entr'autres : « Beitràge zur Erklàrung der mehrlautigen Bildungen im arabischen », 1878; « De vocabulis in antiquis Arabum carminibus et in Corano peregrinis », 1880 ; « Die syrische Uebersetzung zu den Buchern der Chronik », 1879; « Die aramâischen Fremdwôrter im arabischen », Leide, 1886; il est l'un des éditeurs des Annales de Tabari, pour la seconde série, Leide, 1880-82.
Frankl voir Feaknoi.
Fraiikl (Louis-Auguste, chevalier de Hochwaet), poète et écrivain allemand, né, le 3 février 1810, à Ehrast en Bohême, citoyen honoraire de sa ville natale et de la ville de Vienne, depuis 1851 directeur de la Société Musicale de Vienne et professeur d'Esthétique, depuis 186G conseilleur pour les écoles ; il a étudié d'abord la philosophie, ensuite la médecine à Vienne, et dirigé pendant quelque temps les « Sonntags Blàter » et r« Osterreich. Morgenblatt ». On lui doit: « Habsburglied », 1832; « Sagen ans dem Morgenlande », 1834; « Christof Colombo », 1836 ; « Rachel », 1842 ; « Don Juan de Austria », 1846; « Ein Magyarenkonig », 1850; « Hippokrates und die Choiera », 1853; « Libanon », 1855; « Aus .<Egypten », 1860; « Heiden-und Liederbuch », 1861; « Primator », 1864; « Gesammelte poetische Werke », 1880; « Biographie Grillparzers », 1883; « Andréas Hofer in Lied », 1884; « Nikolaus Lenau », 1885.
Fraiikliu (Alfred), littérateur et bibliophile français, administrateur de la bibliothèque Mazarine, en remplacement de M. Frédéric Baudry décédé, né, à Versailles, le 16 décembre 1830, fit ses études à Paris au collège Bourbon, et débuta dans la carrière littéraire par des feuilletons et des revues dramatiques publiés dans la presse périodique de l'époque. En 1856, il publiait une brochure politique : « L'instruction à Naples et le règne de Ferdinand II ». Atta-
cLé peu après à la bibliotlièque Mazarine, il se tourna définitivement vers l'érudition historique. Il collabora au Bulletin du bouquiniste, au Bulletin du hibliophile, au Bibliophile illustré, à la Nouvelle biographie générale, à Paris à travers les âges, au Bulletin de la Société d'histoire du protestantisme français, dont il est depuis vingt ans le trésorier, au Protestant libéral, au Lien, au Disciple de Jésus-Christ, à l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, qu'il a dirigé pendant quelque temps. On doit à M. Alfred Franklin : « Histoire de la Bibliothèque Mazarine, depuis sa fondation jusqu'à nos jours », 1860 ; « La bibliothèque Impériale, son organisation, son catalogue », 1861 ; « Les origines du palais de. l'Institut, recherches historiques sur le palais des Quatre Nations, d'après des documents entièrement inédits », 1862; « Recherches sur la bibliothèque publique de l'église Notre-Dame, au XII siècle, d'après des documents inédits », 1863; « Recherches historiques sur la bibliothèque de la faculté de Médecine de Paris », 1864 ; « Histoire de la bibliothèque de l'abbaye Saint-Victor de Paris », 1867-73, ouvrage couronné par le préfet de la Seine et par l'Académie des Inscriptions ; « Préface du catalogue de la bibliothèque Mazarine », rédigé, en 1851, par le P. Desmarais, bibliothécaire, traduit en français et annoté », 1867 ; « Etude historique et topographique sur le plan de Paris de 1540 dit plan de tapisserie », 1869 ; « Mémoire confidentiel adressé à Mazarin par Gabriel Naudé, après la mort de Richelieu, publié d'après le manu.scrit autographe et inédit », 1870 ; « Estât, nom et nombre de toutes les rues de Paris, en 1386 », 1873; « Les rues et les cris de Paris au treizième siècle », 1874; « Ameline Dubourg », ouvrage couronné par l'Académie française ; « Dictionnaire des noms, surnoms et pseudonymes latins de l'histoire littéraire du moyen-âge », 1875 ; « Les sources de l'Histoire de France », 1877 ; « Les anciens plans de Paris », 1878-80; « La vie privée d'autrefois », 1887-88. En 1864, il avait donné une édition de la Vie de Calvin, de Théodore de Bèze, augmentée et précédée d'une introduction.
Franko (Jean), écrivain ruthène, né, en 1856, à Nahujowice en Galicie. Fils d'un simple paysan, il a fait ses études à Lemberg, où il collabora de bonne heure à la Revue Druh (L'Ami), publiée par le Cercle académique petit-russien. En dehors des poésies éparses, des traductions et des critiques insérées aux journaux, il a publié : « La famille Petrij et Doboszizuk », roman, 1873-74; « Boryslaw », 1877, série d'esquisses sur la vie des ouvriers qui travaillent aux mines de pétrole à Boryslaw ; citons, en outre, une série d'essais écrits tous plus ou moins dans un but socialiste : « Démonstrations patriotiques », esquisse satirique; « Boa constrictor », étude psychologique ; « Ma rencontre avec
FEA Oleksa », récit d'un proscrit » ; « Lettres critiques sur le mouvement intellectuel en Galicie » ; « Le chant du maudit Plattstirn », satire ; « Les Ruthènes » ; « La science et sa situation en face des classes ouvrières ». Arrêté en 1880, dans le district de Kolomir, pondant qu'il voyageait dans un but de propagande socialiste, et mis en prison, il profita de sou séjour au cachot pour composer plusieurs poésies, et pour recueillir de la bouche des prisonniers un grand nombre de chants, contes, proverbes, expressions populaires, matériaux qui ont déjà été en partie utilisés par le Dictionnaire Ruthène- Allemand du regretté professeur Zelechowski. Délivré de la prison après trois mois, et renvoyé malade à son village, il eut beaucoup à souffrir pendant ce trajet, souffrances qu'il a décrites bientôt après dans une nouvelle émouvante intitulée : Natlin, qui a paru en ruthène à Lemberg, et fut immédiatement traduite en polonais. Depuis 1879, il avait commencé à s'occuper de la traduction du Faust de Goethe en langue ruthène, dont a paru en 1882 (grâce aux soins du prof. Dragomanow) la première partie, qui lui fit grand honneur. Dans l'hiver 1880- 81, il publia, avec Ivan Belci, une nouvelle revue mensuelle intitulé Swit (L'Aube), où il commença la publication de son roman : « Borislaw ». Il donna ensuite quelques nouvelles, une traduction de VAllemagne de Heine, un roman de mœurs de la Russie Rouge au XIII» siècle, la biographie de l'écrivain et député Fedorovicz ; des articles aux deux revues, Dilc et Zorja (1884) ; des correspondances politiques aux journaux polonais : Praioda de Varsovie, Kraj de Saint-Pétersbourg. Il rentra en 1886 à la rédaction de la revue Zorja, mais pour la quitter de nouveau après un an à cause de ses idées avancées. En 1887, il publia, avec une nouvelle, un premier recueil de ses poésies, sous le titre : « D'en haut et dans les profondeurs ». A Varsovie, on prépare une traduction de ses meilleures nouvelles ; il a commencé lui même à Lemberg une Bibliothèque Scientifique en petit-russien et depuis 1888 il publie dans la revue de Varsovie Glos une série d'Esquisses sur l'histoire littéraire ruthène.
Franqneville (Charles de), publiciste et administrateur français, membre de l'Institut depuis le 14 janvier 1888, né, à Paris, en 1846; il a publié, entr'autres : « Local Government in France », en anglais, 1878; « L'Etat et les chemins de fer en Angleterre », 1880; « La Commission des chemins de fer en Angleterre », 1881 ; « Le Gouvernement et le Parlement britanniques », ouvrage très-important, fruit de ses voyages fréquents et de ses profondes études sur l'Angleterre, en trois vol., 1887, qui lui a valu sa nomination à l'Académie des Sciences morales et politiques.
Fraurob (Marie-Louise), femme-auteur aile-
FRA mande, née le 27 juin 1842, à îlorbcrg ; elle vit dans la retraite à Neisssenf'els, occupée de ses travaux littéraires, parmi lesquels on doit signaler « Gesammelte Novellen », 1867 ; « Die letzte Reckenbixrgerin », 1871 ; « Gesammelte Erzâhlungen », 1871 ; « Stufenfahre eines Glucklichen », 1877; « Der Katzenjungfer », 1879; « Der Posten der Frau ». 1881; « Judith », 1883.
Frautz (Adolphe), jurisconsulte allemand, professeur de Droit canonique et de Droit national allemand à l'Université de Kiel, né, en 1851, à Riugleben (Schwarzbourg-Rudolstadt), a publié : « Die evangelische Kirchenverfassung in den deuthschen Stàdtea des 16 Jahrunderts », Halle, 1876, 2» édition Leipzig, 1878; « Das katholische Directorium des Corpus evangelicorum », Marbourgh, 1880 ; « Die Patronats-befugnisse in Bezug auf den Gemeinde-Kirchenrath », id., 1883; < Die Wahlberechtigung der Geistlichen bei den kirchlioben Gemeindewahlen », id., 1885; " r;.hrbuch des Kirchenrechts », Goettiugue,
' ; des essais dans la Zeitsckrift fur Kirchen-
', dans VArchiv filr offentliches Eecht, dans lu i'/icologische Literaticr Zeitung.
Frautz (Erich), archéologue et esthéticien al- Irînand, professeur à l'Académie de Munster, 11.- en 1842, a publié: « Das lieilige Abenmahl (lis Leonardo da Vinci », Fribourg, 1875; « Fra Burtolommeo Délia Porta », Ragensbourg, 1879; « Giotto in Padua », ISSq; « Sixtus und die Republik Florenz », id. ; 1880 ; « Geschichte der cliristlichen Malerei », 1'='" vol., Fribourg, 1887; « Die Kunstbiicher des Mittelalters », id.
Frauzisci (François), écrivain autrichien, né, le 26 décembre 1826, à Klagenfurt, chapelain à Grafendorf (Gailthal). On lui doit: « Kultur-studieu liber VoLksleben, Sitten und Gebràuche in Kàrnten », 1879; « Màrchen aus Kàrnten », 1884; « Touristische-Farbenskizzen aus Kârnten »,
Fraiizolini (Ferdinand), médecin et écrivain italien, chirurgien en chef de l'hôpital civil provincial d'Udine (Frioul), né, en cette ville, le 26 février 1840, reçu docteur en médecine à Padoue, en 1863. Ou lui doit : « Scartabellata di un volume délia pueumatologia del signer di Mirville », lettres critiques, 1866; « Sguardo filosofico alla direzione del movimento intellettuale moderne », 1868 ; « Tetano traumatico in bambino guarito colla tintura di Fava del Calabar per uso ipodermico », Padoue, 1869; « Tetano traumatico curato seuza successo colla Fava del Calabar e col cloralio », 1871 ; « Verità e certezza », dialogue, Udine, id.; « La filosofia positiva e la Storia naturale délie religioni », Trévise, id. ; « Ferita pénétrante del torace con lesione del polmone », Padoue, 1872; « Bozzetti medico-sociali per la donna : La toilette e l'igiene », Pordenoue, 1872 ; « Una perizia raedico-chirurgica ed il Pubblico Ministère alla corte di Assise in Udine », Trévise, id. ;
« Fisiologia ed igiene délia nutrizione », Padoue, 1873 ; « La medicina nella counessione délie scienze naturali e nella società », id., 1872; « La chirurgia nei suoi rapport! cou la scieuza medica », 1873 ; « Contributo alla storia dell'applicazione deU'acido fenico in terapia chirurgica », Venise, 1875; « Il popolo e la medicina », Trévise, id.; « Tetano reumatico guarito col bagno caldo protratto e coU'ipnotismo continue per cloralio e morfina », Venise, id.; «. Vacciuazione e rivaccinazione », conférence, Udine, id.; « Aneurisma misto dell'aorta ascendente, trattato coll' elettro-puntura », Venise, 1877; « Relazione chirurgica sopra ventidue operazioni per pietra in vescica, senza mortalità », id., id.; « I giudizii suUo stato mentale aile Corti di Assise e la giuria suppletoria », id., id.; « Contributo alla causistica degli aneurismi dell'aorta toracica, trattati colla elettro-puntura », Venise, 1888 ; « Contributo all'ovariotomia ed alla Laparo-isterotomia in Italia », id., 1879; « L'epidemia di Istero-demonopatia in Verzegnis », Reggio-Emilia, 1879 ; « Contributo alla casuistica italiana dell'ovariotomia », Turin, 1880 ; « La prima ooforectomia compléta per frenosi isterica eseguita in Italia », Padoue, id.; « Délia estirpazione délia milza all'uomo e di un caso operato e guarito », Turin, 1882 ; « La nervosità, il temperamento e la moda délia società nostra », Venise, 1844 ; « Regola per i processi antisettici quali si attuano nel riparto chirurgico dell'ospedate civile di Udine », id., 1885 ; en collaboration avec G. Baldissea : « Del veneficio per solfato di ferro, studii ».
Franzos (Charles-Emile), romancier et écrivain autrichien, né, le 3 octobre 1848, sur la frontière autro-russe, fils d'un médecin israélite. Il étudia le Droit à Vienne et à Gratz. Il entra de bonne heure dans le journalisme d'abord à Vienne, ensuite à Pesth; mais il doit surtout à ses romans de mœurs, à ses récits ethnographiques sa réputation d'écrivain. Citons : « Aus Halb-Asien (la demi-Asie est représentée par la Galicie, la Bookovine, la Roumanie et la Russie Méridionale), première partie d'un ouvrage en six volumes qui a paru à Leipzig de 1876 à 83, sous le titre général de Halb-Asien Land und Lente des ostl. Europa ; € Moschko von Parena, Geschichte eines jtid. Soldaten », Leipzig, 1889 ; « Ein Kampf unis Recht », Breslau, 1882, 2'"|= éd. ; et ses nouvelles : « Die Jiiden von Barnow », 1880, 3""' éd. ; « Junge Liebe », 1880, id. ; « Stille Geschichte », 1883, id. ; « Mein Franz », nouvelle en vers, Leipzig, id.; « Der Président », 1884, roman qui a paru d'abord dans le Journal de Saint-Pétershourg et dans la Neue Freie Presse: « Tragische Novellen », 1885. Il a, en outre, publié un « Deutsches Dichterhuch aus Oesterreich », 1883. Il est un des collaborateurs assidus de la Neue Freie Prenne de Vienne.
Frary (Raoul), littérateur, ancien professeur
et journaliste français, rédacteur en chef du journal La France, né en 1810. Ancien collaborateur du Courrier de France et de l'Echo, ancien rédacteur du Soir et du National, a publié quatre ouvrages empreints d'originalité et de bon sens : « Le Péril National » (sur le caractère des guerres modernes, sur la permanence des instincts belliqueux de la race germanique, sur les mœurs et l'état actuel des forces en France), 1881 ; « Le Manuel du démagogue », 1883 (satire mordante de la manière dont on fait les élections politiques et du suffrage universel) ; « La question du latin », 1885 (l'auteur s'y prononce contre l'enseignement forcé et généralisé des langues classiques) ; « Mes tiroirs », 1886, recueil d'études historiques, philosophiques ou littéraires d'une haute portée.
Fraser (Alexandre-Campbell), philosophe écossais, professeur de logique et métaphysique à l'Université d'Edimbourg, né, en septembre 1819, à Ai-dcbattan, a débuté en 1842 par un essai couronné : « Ou Toleration » ; de 1850 à 1857, il a été le Directeur de la North British l'evieiv. Il a collaboré au MacmiHari's Magazine et à Y Encyclopedia Britannica. On lui doit, entr'autres: « Essays on philosophy », 1856; « Rational philosophy », 1858 ; « Collected édition of the Works of Bishop Berkelej', with Dissertations and Annotations », en trois vol., 1871; « Life of Bishop Berkeley with an account of his philosophy », Oxford, Clarendon Press, id. ; « Sélections from Berkeley, with a Historical Introduction », 1874; une monographie sur « Berkeley », 1881; « Réminiscences », 1886.
Frassati (Alfred), écrivain italien, né, à Pollone (Bielle), en 1868, a fait son Droit à l'université de Turin; après son doctorat, il entreprit un voyage d'études en Allemagne. En dehors des articles insérés à l'^co ddl'lndustria di Biella, dont il a été pendant ces dernières années le rédacteur principal, à la Gazsetta Piemontese, à la Perseveransa, à la feuille du dimanche de la Gaszetta del Pojwlo, à la Gazzctta letteraria, et à la Easseffna Nazionale de Florence, où il publia un essai sur « La Ginecocrazia », on lui doit un volume publié à Turin, chez Roux, sous le titre: « Le donne elettrici in rapporto alla vita sociale e aile condizioni présent! d'Italia », 1888.
Frassî (Jacques), écrivain italien, né, à Melegnan (Lombardie), le 21 mai 1831. On lui doit : « Il governo feudale degli Abati del monastero di Sant'Ambrogio Maggiore di Milanô, nella ten-a di Civena », Milan, 1879 ; « Notizie sulla sorgente del Lanibro » : « Nozioni popolari sul tempo vero, il tempo medio e il tempo di Roma », Milan, 1871 ; « Mannale pratico per la costruzione dogli orologi solari a tempo di Roma », Milan, 1870; « Albero genealogico dalla famiglia Frassi » ; « Cronaca del combattimento di Melegnano », dans les Atti dell'Accademia Jhio medica statistica de Milan, 1881.
Fratî (Louis), archéologue et bibliographe italien, né, à Bologne, le 5 août 1315 ; reçu docteur ès-sciences mathématiques en 1839 ; docteur ès-lettres en 1846, membre de nombreuses Académies, directeur de la Section du moyen âge du Museo Civico et de la Bibliothèque de Bologne, a publié : « Di un Calendario runico d6irUniver.sità di Bologna », 1841; « Dell'antico Ponte romano sul Reno lungo la via Emilia e délia précisa postura dell'Isola del Congresso triumvirale », 1868; « Di un' insigne raccolta di Maioliche dipinte possedute da Goremia Delsette », 1844 ; « Del Museo Pasolini in Faenza », 1852 ; « Di un Paviraento in Majolica nella Basilica Petrouiana », 1853 ; « Sulle Memorie storiche délie Majoliche di Faenza, pubblicate dal dottor Carlo Malagola », 1880: « Sul libro del signor E. Molinier : Les Majoliques italiennes en Italie », 1881 ; « Lettera al G. V. Fusco intorno l'opéra da lui pubblicata sulle monete di Carlo VIII », 1850; « L'Illustrazione délie medaglie coniate ad onore di M. Malpighi », 1856 ; « Délia Zecca di Bologna, brevissimi cenni », 1857 ; « Délie antiche monete d'oro ritrovate in Reno », id. ; « Tesoro monetale di bronzl primitivi scoperto in Bologna », 1877 ; « Délie Monete gettate al popolo nel solonne ingresso di Giulio II in Bologna per la cacciata di Gio. II Bentivoglio » ; « Catalogo délie monete deU'Università » ; « Bibliothecœ Archiepisc. Bononieus Catalogus aduotatiunculis illustratus », 1856 ; les biographies de l'helléniste J.-B. Bianconi et du comte Salina, avocat; « Le due spedizioni militari di Giulio II tratte dal Diario di Paride Grassi bolognese » ; « Statuti di Bologna del secolo XIII », trois grands vol. in 4», avec un Glossarium qui a servi à la nouvelle édition du fameux Glossarium de Ducange.
Franer (Louis), philologue allemand, professeur de langue et littérature allemande au Polytechnicum de Stuttgard, a publié : « Lehrbuch der althoch. deutschen Sprache und Litteratur », Oppenheim, 1860, 2« éd., en 1869; « Die Verwendung des deutschen Lesebuchs fur den deutschen Unterricht in Gymnasien und Realschulen », Schaffouse, 1861; « Neuhochdeutsche Grammatik », Heidelberg, 1881.
Fréchette ( Louis ), poète franco-canadien, avocat, ancien député et journaliste, membre de la Société Royale du Canada, né, à Lévis, près Québec, le 16 novembre 1839; il fut admis au barreau de Québec (1864) ; puis il alla habiter Chicago de 1886 à 1871, où il publia le journal : L'Amérique. De retour à Québec, il fut nommé député à la Chambre fédérale en 1874. Il rédigea tour à tour le Journal de Québec, le Jovrnal de Lévis et la Patrie de Montréal, ville où il réside maintenant. M. F. est docteur èslettres de l'Université Laval de Québec et do la Qucen's Vniversity de Kingston ; il est docteur en Droit de l'Université Mac-Gill de Montréal.
FRE Il a publié : « Mes loisirs », poésies, Québec, 1863; « La voix d'ua exilé », poème, Chicago, 1867; « Pêle-mêle », fantaisies et souvenirs poétiques, Montréal, 1887 ; « Papineau », drame historique canadien, Montréal, 1880; « Félix Pontré », drame hrstorique en 4 actes, Montréal, 1880; « Les Fleurs boréales; les oiseaux de neige », poésies canadiennes, Paris, 1881, ouvrage couronné par l'Académie Française ; « La Légende d'un peuple », épopée canadienne, à la Librairie illustrée, Paris, 1887.
Frédéricq (Paul), éminent publiai ste et historien belge, professeur à l'Université de Gand, coi-respondant littéraire de r^/A«Hrp;(;». de Londres, collaborateur de la Bévue Historique de Paris, né, à Gand, le 12 août 1850. Il écrit dans les deux langues nationales de son pays, le néerlandais et le français. Il est un des .chefs de la fraction libérale du parti flamingant, qui, en Belgique, dirige le réveil littéraire et politique des Flamands , lesquels forment la moitié de la population entière du royaume et parlent la même langue que les Hollandais. A l'époque où il achevait ses études, il collaborait au Nederliinclsch Tijdschrift, et à l'Almanach des étudiants gantois {Gentsche Studenten Almanak) où il a publié plus tard, en 1880, une étude sur IV'Tivain flamand Anton Bergmann; nous noterons d'ailleurs en passant que M. F. a toujours pris une part importante au « mouvement flamand ». En 1874, il signa du pseudonyme Frits deux actes intitulés: « Bertha » dans le Nederlandsch Muséum, où il n'a point cessé d'écrire. Parmi les autres feuilles périodiques auxquelles il a collaboré ou collabore encore, il faut citer : la Revue de Belgique, The Athenœum de Londres, où il fait chaque année avec M. Emile de Laveleye une revue de littérature belge, De Toekomst, l'Annuaire (JarbocJc) de la grande Société d'instruction populaire, le Willems-Fonds, la Revue de V instructions publique en Belgique et la Revue internationale de l'enseignement de Paris, auxquelles il a donné de nombreux articles sur l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans les différents pays, la Flandre libérale, la Revue historique de Paris, où il apprécie depuis 1876 les œuvres historiques qui paraissent en Belgique, VAthenœum belge, la Tijdschrift Vuor Nederlandsche Taal- en Letterkunde de Leyde, VArchief Voor Nederlandsche Kerkgeschiedenis de La Haye, la Grande Encyclopédie de Paris, etc. Dans la Belgique illustrée, grand ouvrage publié naguère sous la direction d'Eugène Van Bemmel, il a écrit en collaboration avec M. A. Wagener le chapitre consacré à la ville de Gand. Enfin, on a pu lire au Moniteur belge du 20 août 1886 le très-long et très-remarquable rapport qu'il a rédigé au nom du jurj- chargé de juger le dernier concours quinquennal d'histoire nationale. — Il existe des tirés à part de certains des travaux men-
tiennes en bloc dans les lignes qui précèdent ; nous ne nous y arrêterons point, et nous passerons immédiatement à l'énumération des livres de M. F. L'ouvrage qui a fondé sa réputation est un savant « Essai sur le rôle politique et social des Ducs de Bourgogne dans les Pays-Bas », Gand, 1876. Il a écrit dans les deux langues (français et flamand) le texte du superbe « Album du cortège historique de la Pacification de Gand », id., 1876; il a publié sous les auspices du Willem-Fonds, la Société dont nous avons parlé plus haut : « Marnix en zijne Nederlandsche geschriften » (Marnix et ses écrits néerlandais), id., 1881 ; et « De Nederlanden onder Keizer Karel » (Les Pays- Bas sous Charles-Quint), tom. !«>■, id., 1885, ouvrage dont le prompt achèvement et la traduction en langue française sont hautement désirables; il a fait paraître les « Travaux du cours pratique d'histoire nationale de l'Université de Liège », Gand et La Haye, 1883- 1884, qui renferment des dissertations de l'auteur et de ses élèves sur le XVI» siècle. Mais c'est surtout l'histoire de l'Inquisition aux Paj-s- Bas qui préoccupe depuis longtemps M. F. ; et il vient de commencer la publication d'un ouvrage considérable qui permettra enfin d'écrire cette histoire: « Corpus documentorum Inquisitionis hfereticae pravitatis Neerlandicœ », tome l'^f, Gand et La Haye, 1889. Ce premier volume renferme les documents relatifs à l'Inquisition belge pendant le moyen-âge et jusqu'à la réorganisation du Saint-Office sous Charles-Quint; et en le présentant à l'Académie ro3-ale de Belgique, M. Emile de Laveleye a justement fait remarquer que M. F. a composé son recueil avec la plus grande impartialité et dans un esprit exclusivement scientifique.
Frédéricq (Léon), célèbre physiologiste belge, frère du précédent, né, à Gand, le 24 août 1851. Docteur en sciences naturelles, docteur en médecine et docteur spécial en sciences physiologiques, M. L. F. fut, de 1871 à 1879, préparateur de physiologie et d'anatoniie comparée à l'Université de Gand; depuis 1879, il est professeur de physiologie à l'Université de Liège dont il a porté très-haut le renom à l'étranger. Il a été élu correspondant de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgiq'iC en 1879, correspondant de l'Académie de médecine de Belgique en 1882, etc. Nous avons de lui : un mémoire couronné au concours universitaire de 1873-74 sur la « Génération et structure du tissu musculaire », Bruxelles, 1875 ; une dissertation inaugurale : « Recherches sur la constitution du plasma sanguin », Gand et Leipzig, 1878 ; un travail couronné par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts : « Sur la régulation de la température chez les animaux à sang chaud », Bruxelles, 1882; des « Eléments de physiologie
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humaine à l'usage des étudiants en médecine », écrits en collaboration avec M. le professeur Nuel, Gand, 1883, 2« éd., id., 1889; une notice sur l'illustre physiologiste « Théodore Schwann », Liège, 1884, publiée d'abord dans l'Annuaire de l'Académie royale de Belgique ; un excellent livre populaire auquel cette même Académie a accordé l'un des prix de la fondation De Keyn : « Le Corps humain », Bruxelles, 1884 ; une étude < De l'action physiologique des soustractions sanguines » (dans les Mémoires couronnés et autres Mémoires, série in-S», 1886, de l'Académie de médecine de Belgique) ; les < Travaux du laboratoire de Léon Frédéricq, professeur de ))liysiologie à l'Université de Liège, 1885-88 » ; des recherches de physiologie comparée exécutées aux laboratoires de Roscoff et de Banyuls et publiées dans la Bibliotheqne scientifique contemporaine de J.-B. Baillière et fils, sous ce titre : « La lutte pour l'existence chez les animaux marins », Paris, 1889. Ajoutons que dans sa séance du 24 décembre 1888, l'Académie des sciences de Paris a décerné à M. L. F. le titre si envié de lauréat de l'Institut de France pour un mémoire sur la pulsation du cœur. — Nous devons nous borner à signaler, sans pouvoir entrer dans le détail, les travaux, en général très-importants et très-suggestifs, qu'il a fournis en outre à une foule de publications : Bulletins de V Académie des sciences, des lettres et des hi'utcx-arts et de V Académie de médecine de Belgique, Comptes-Rendus de l'Académie des sciences, de la Société de biologie et de la Sociélé d'anthropologie de Paris, Annales de la Société de médecine de Gand et de la Société médico-chirurgicale de Liège, Archives de biologie, Archives de zoologie expérimentale et générale de Paris, Revue scientifique, Zuologischer Anzeiger, Archiv filr Anatomie tend Physiologie, Verhandlungen der physiologischen Gesellschaft zu Berlin, Archiv fur die gesammle Physiologie, Nature, etc. etc.
Frédérix (Edmond-Barthélemy-Philippe), ingénieur civil et publiciste belge, né, le l'''" janvier 1833, à Liège, où son père, le général major Frédérix, dirigea la fonderie de canons. Il a publié : « L'avenir du commerce extérieur de la Belgique », Liège, 1877 ; « La Belgique à l'Exposition universelle de 1878 », Bruxelles, 1878 ; « La Belgique industrielle et commerciale », id., 1880 ; < La question des chemins de fer vicinaux et industriels à voie étroite », id., id. Eu 1880, il présenta au Congrès interternational du commerce et de l'industrie réuni à Bruxelles des mémoires sur les Sociétés anonymes, sur les tarifs internationaux de transport, sur les impôts. Eufin, il est l'auteur de la brochure suivante, signée Un tisserand : « La filature de lin, de chanvre et de jute et le tissage, à propos de traités de commerce », Paris, 1880.
Frédérix (Gustave-Adolphe-Henri), critique belge, frère du précédent, né, à Liège, le 19
FRE mai 1834. M. F. a débuté, en 1855, dans la Tribune de Liège, et il a donné depuis cette époque de très-nombreux articles de critique littéraire et théâtrale à l'Écho du Parlement de Bruxelles, au Journal des Débats et au Temps de Paris, à V Indépendance belge surtout, journal auquel il est attaché depuis 18G0. En dehors | de ces articles, qui ont suffi d'ailleurs pour lui ouvrir les portes de l'Académie royale de Belgique, nous n'avons à citer de lui que quelques communications dans le Bulletin de cette Compagnie et une préface écrite pour la 2» édition de Vnistoire de la Rérolution du XVP siècle dans les Pays-Bas, de Nestor Considérant.
Fredin (Nils-Édouard), jeune littérateur de Stockholm, né en 1857, a publié: « Fria tankar, foredrag och afhandlingar af Robert IngersoU *, 2« éd., 1884; « Skilda stàmmor, efterbildningar frân moderne diktare ».
Fredro (Jean-Alexandre), auteur dramatique polonais, fils du célèbre auteur Alexandre Fredro, est né, à Lemberg, en 1829, et il a écrit pour le théâtre national. Il a débuté par un vaudeville: « Après le déjeuner », représenté, avec succès, à Lemberg. Suivirent, entr'autres, « Le fils du sieur Prospero » ; « La chanson de l'onde »; « Il faut connaître avant d'aimer » ; « La fille unique avec une grosse dot » ; « Le Mentor » ; « Éléments étrangers ». Les pièces de M. Fredro se distinguent par la vis comica et la justesse des observations.
Freeden (Guillaume Ihno A. von), écrivain allemand, directeur de la revue Hansa, Zeitschrift fur Seewesen (Revue de la marine), d'abord en collaboration avec Teklenburg, maintenant seul, est né, le 12 mai 1822. En 1867, il a fondé, à Hambourg, la Deutsche Seewarte institution qu'il a présidée jusqu'en 1876. On lui doit encore ; « Die Praxis der Méthode der kleinen Quadrate », 1863 ; et un manuel pour la navigation : « Handbuch der Nautik », 1864.
Freeman (Edouard-Auguste), historien anglais, membre honoraire de plusieurs Universités et de plusieurs sociétés savantes, entr'autres des Universités d'Oxford, Cambridge, Edimbourg, Saint-Pétersbourg, des Académies des Lincei do Rome, de Saint-Pétersbourg, de Munich, de Copenhague, de Belgrade, décoré de plusieurs ordres étrangers, entr'autres, de l'ordre hellénique du Sauveur, de l'ordre de Danilo du Monténégro, de l'ordre de Takova de la Serbie, est né, à Harborne, Staffordshire, en 1823. Il a beaucoup voyagé en Europe et un peu aussi en Amérique dans le but spécial de ses recherches historiques. Il n'est pas seulement un historien, mais un grand écrivain de l'école qui a donné les Gibbon et les Robertson, les Grote et les Macaulay. Ses vues sont larges, sa critique est profonde, son style brillant. Dans ces dernières années, il a consacré I son talent original et sa grande érudition à
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la gloire do la Sicile,, qu'il ne consiflère pas seulement comme une partie importante de l'Italie, mais comme l'île de repos de la Méditerranée, comme la sœur méridionale de la Grande- Bretagne. Il a visité cette île trois fois, depuis 1877, en y passant plusieurs mois. La liste de son œuvre glorieuse est bien longvie ; citons ses ouvrages les plus importants: « A History of architecture », 1849; « Essaj' on window tracery », 1850 ; « The architecture of Landriff cathedral », 1851; «The History and con- (luost of the Saracens », 1856; « The History auJ antiquities of St.-David »; « History of fédéral government », dont le premier vol. a paru en 1863; « History of the Norman conquest », ' 1 lus important de ses ouvrages, en 5 vol., 7^76 ; « Old English History », 1869 ; « Hiry of the cathedral Church of Wells », 1870;
• i.Trowth of the English constitution », 1872; « General Sketch of European History », 1872; < The Unity of History », conférence, id. ;
'istorical essays », en trois vol., 1872-79; inparative politics », 1873; « Disestablisb- ! ut und disendowment, what are thej'? », 1874; « Historical and architectural Sketohes, chiefly Italian », 1876 ; « The Ottoman Power in Europe, its nature, its growth, and its décline », 1^77; « Sketches from the subject and NeighliLiiring Lands of Venice » ; « The Historical geography of Europe », en deux vol., 1881 ; « Accession of Henry I », 2 vol., Oxford, 1882 ; « Some Impressions of the United States », 1>S3; « English Towns and Districts ». id.;
• Tvectures to American audience », id.; « MeiIumIs of Historical Study », 1886; « Chief perinds of European History », 1887 ; « Four Oxford Lectures », 1888.
Freer (Marta-Walker), femme-auteur anglaise, née, le 23 octobre 1822, à Leicester ; elle a voyagé en France, en Italie et eu Espagne ; quoiqu'on 1860 elle ait épousé le rév. Jean Robinson, elle a continué à écrire sous son nom de jeune fille. On lui doit une série d'ouvrages historiques sur la France : « The Life of Marguerite d'Angoulème, Queen of Navarre », 1851, en deux vol.; « Elisabeth de Valois and the Court of Philip II », 1857, en deux volumes; « Henry III King of France and Poland, his Court and Times », 1858, en trois volumes ; « History of the Reign of Henri IV », 1860, en deux volumes ; « Henry IV and Marie de Medici », 1861, id. ; « The married Life of Anna of Austria », 1864, id.; « The Regency of Anna of Austria », 1866, id.
Frelles (Manuel-Richard), écrivain argentin, directeur des archives de la République Argentine, né, en 1823, à Buenos-Ayres, où il demeure. Il a été pendant plusieurs années le chef de la st.itistique et il a fondé le Begistro Estadistico et la Eevista de l'Arckivio gênerai, suivie de 1879 à 1882 par la Eevista de la Biblioteca publica de Buenos Aires, (quatre vol. in-4). Il a
collaboré à plusieurs journaux et revues, surtout à la Beiisfa de Buenos Ayres, et, à présent, il publie la Eevista patriotica del pasado argentino.
Fréniiue ( Aristide ), poète français, né, à Bricquebec (Manche), le 7 janvier 1837; il profite de ses loisirs comme receveur des contributions indirectes, pour se livrer aux études poétiques, qu'il a déjà réunies en trois recueils : « Le Long du Chemin », 1863; « Légendes de Normandie », 1886; « Chants de l'Ouest », 1889.
Frémiue (Charles-Armand-Camille), poète et journaliste français, frère du précédent, collaborateur de la Eenaissance, de la Vie Littéraire, de la Jeune France, de VUlustratioii, du Livre, de VArtisfe et du Journal Officiel et depuis onze ans rédacteur du journal Le Eappel, né, le 3 mai 1841, à Villedieu (Manche) ; arrivé en 1868 à Paris, il y fonda: Le Voyageur de commerce, avec Gaston Robert de Selles et Charles Vincent. En 1870, il publia chez Lemerre un volume de vers : « Floréal ». En 1876, en collaboration avec son frère A., il a fait paraître chez Fischbacher un livre intitulé: « Armand Lebailly ». En 1884, il publiait chez Lemerre son second recueil de vers : « Vieux airs et jeunes chansons ». En 1888, en collaboration avec son frère, il donnait le volume : « Les Français dans les îles de la Manche ». On cite encore deux de ses brochures : « Les Eerehou », et « Au pays de J. Millet ».
Frémy (Edmond), illustre chimiste français, créateur du Laboratoire de chimie au Muséum d'histoire naturelle de Paris, qu'il dirige et oii l'enseignement est entièrement gratuit, né le 28 février 1814. On lui doit une foule de découvertes, dont plusieurs ont contribué au progrès des industries chimiques. Il publie depuis 1882 V Encydopédie chimique, en collaboration avec plusieurs savants. En dehors de plus qu'une centaine de mémoires insérés aux Annales de Chimie, aux Comptes-Eendus de l'Académie des Sciences dont il est membre, et dans d'autres recueils, il a publié : « Le Guide du Chimiste, répertoire de documents théoriques et pratiques à l'usage des laboratoires de chimie pure et de chimie industrielle », 1885, en collaboration avec A. Terreil. Ses découvertes et recherches ont porté principalement sur l'acide ferrique, sur le réactif des sels de soude, sur l'acide osmieux, sur les plombâtes, sur les sulfures décomposables par l'eau, sur les sulfazotés, sur les bases ammoniaco-cobaltiques, sur les bases ammoniaco-chromiques, sur la saponification sulfurique, sur la fermentation lactique, sur la fermentation pectique, sur l'acide palmitique, sur l'acide ammonique, sur les acides métalliques, sur l'or, sur les hydrates, sur l'ozone, sur les baumes, sur la graisse cérébrale, sur l'acide méca-antimonique, sur les fluorures et le fluor, sur le platine, sur l'acide stannique, sur l'acide silicique, sur la production artificielle des pierres précieuses, sur l'oléine, sur l'acide tartarique,
sur les tissus végétaux, sur la cellulose, sur la chlorophj'lle, sur la houille, sur la oomposition des os, de l'albumine, des muscles, sur l'osséino comme aliment, sur l'acide sulfurique préparé à l'aide du sulfate de chaux, sur l'acide chlorhydrique décomposé par l'air, sur les fonctions de la tour de Gaj--Lussac dans la préparation de l'acide sulfurique, etc.
Frenay (Félix), poète belge, né, à Bruxelles, le 10 février 1838. M. F., sorti des rangs de la classe ouvrière, est aujourd'hui directeur de l'hôpital Saint-Jean à Bruxelles. Il a collaboré à la Tribune du Peuple (1861-62), au Prolétaire (1865), à la Revue Belgique (depuis 1871), etc. Son recueil de vers le plus important est intitulé : « Aux Champs et dans l'atelier », Bruxelles, 1877 ; avec M. Charles Potvin, il a fait paraître en oiitre un « Essai de poésie populaire », Verviers, 1882. — M. F. a publié aussi quelques courts travaux scientifiques et, tout récemment, une brochure sur « Les religieuses dans les hôpitaux de Bruxelles », Bruxelles, 1889, où il combat, bien qu'appartenant à la Société La Libre Pensée, l'idée de la laïcisation des établissements hospitaliers.
Frenfauelli (comte Séraphin), écrivain et homme politique italien, ancien député au Parlement national, né, à Foligno, en 1838. Après avoir achevé ses études de physique et de mathématiques, il entreprit de longs voyagea en Angleterre et aux Etats-Unis, où il a fait un long séjour. En dehors de sa collaboration à l'^co d'Italia et à l'Evening Ex2}ress (de 1860 à 1863), on lui doit des « Cenni storici sugli Stati Uniti d'America », Foligno, 1876 ; et un essai inséré, en 1868, à la Rivista Polognese, sous le titre : « Il movimento intellettuale uegli Stati Uniti d'America »; en 1872, il publia, à Florence, chez Barbera, une excellente monographie sur : « Niccolo Alunno e la scuola Umbra », et, en 1882, à Rome, chez Forzani, une traduction de « Scritti varii », de William Briant.
Freiisdorff (Ferdinand), historien et juriste allemand, professeur d'histoire du droit allemand à l'Université de Goettingue, né, en 1833, a publié, entr'autres : « Die Stadt-und Gerichtsverfassung Llibecks in 12. und 13. Jahrhuudert », Lubeck, 1881 ; « Die Chrouiken der Stadt Aug-
"' ' - — "yt^ vol., 1865-86; « Das Lubische
BtcbVnach seineultesten Formen », id., 1871 ;
r-ttin<^en m Vergte'enheit und Gegenwart »,
Goettingue, 1878 ; « Zu^innerung an^Heinrich
Tbôl «j^conférence, '^"^^' —""' -^ - "- ■•.
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Fribb<^, 1884; « Die Stadt la National ^eitwij, j ^j^^y^g
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FRE « Charlotte Corday », 1864; « Papst Ganganelli », 1864; « Auf heimischer Erde », 1866; « Freier Boden », 1868; « Im goldncn Zeitalter », 1870; « La Pucolle », 1872; « Lucifer », 1873; « Lebenratsel », 1875; < Renaissance und Rokokkô », 1875; « Berliner Dramaturgie », 1877; « Nach der ersten Liebe », 1884; « Novellen », 1884; « Gold », 1885; « Des Lebens Ueberdruss », 1886.
Freppel (monseigneur Charles-Emile), prélat français, évêque d'Augers, ancien professeur, député du Finistère, né, le l®'' juin 1827, à Obernai (Alsace). Son père était greffier de la justice de paix; entré au petit Séminaire il y fut, très-jeune, nommé professeur. Après avoir dirigé pendant deux ans le Collège de Saint-Asbogast, à Strasbourg, il fut envoyé, en disgrâce, comme humble vicaire dans une modeste paroisse ; c'est de là qu'il fut nommé chapelain de Sainte-Geneviève. En 1862, il prêcha îe carême à la Chapelle des Tuileries. En 1872 et 1873, il se signala par son zèle, et fut l'un des organisateurs les plus actifs des fameux pèlerinages à Paray-le-Mouial, au Puy, à Lourdes. Il a prononcé les oraisons funèbres du général Lamoricière et de l'amiral Courbet. En dehors des sept volumes d'« Œuvres polémiques », publiées chez l'éditeur Palmé, 1881-85, on lui doit: « A propos du centenaire de Luther », 1883; « De l'assistance aux Vêpres », 1878; « Les Devoirs du chrétien dans la vie civile », 1876 ; « Discours prononcé dans la cathédrale de Nantes en l'honneur de général Lamoricière », 1879; « Oraison funèbre de l'amiral Courbet », prononcée le premier septembre 1885 à Abbeville, 1 1885 ; « Lettre d'un prêtre du diocèse d'Angers à un de ses oollèguos », 1885.
Frère (Hulert- Joseph- Walter), ou Frère-j Orb.\n (comme il signe depuis le jour où, pie avocat encore, il épousa M"« Orban), illust: homme d'État et publiciste belge, né, à Liège, le 24 avril 1812. Chef du parti libéral belge, membre de la Chambre des représentants et Ministre d'Etat, ancien Ministre des Travaux Publics, des Finances et des Affaires étrange res, il a exercé sur les affaires de son pays et même sur la politique générale de l'Europe une influence trop connue pour que nous ayons à y insister ici, où l'écrivain seul d'ailleurs doit nous préoccuper. Encore ne pouvons-nous pai songer à énumérer tous les recueils de documenti publiés par ses soins sur les grandes questions en discussion aux Chambres belges (institution de la Banque nationale, institution de la Caisse générale d'épargne et de retraite, établissement d'un impôt sur les boissons enivrantes, rupture des relations diplomatiques entre la Belgique et le Saint-Siège), toutes les brochures de simple actualité qu'il a fait paraître, souvent sous le voile de l'anonyme ou du pseudonyme. Nous nous bornerons donc à citer de
FRE lui: « Trois Jours on uno Coquette », comédie en trois actes et en prose, Liège, 1832; « La main-morte et la charité », Bruxelles, 1857, important ouvrage de 550 pages, signé du pseudonyme Jean Van Damine ; « De l'abus des boissons enivrantes », Bruxelles, 1874. Dès 1830, M. P. collaborait au Citoyen, journal poli- \ tique, scientifique et littéraire liégeois ; il donna ''X plus tard des articles à VÉcho du Parlement de t Bruxelles; et il en envoie encore aujourd'hui i au Journal de Lûye.
'r Freschi (comte Gerhard), vénérable agronome ;v italien, président de l'association agraire du ï Frioul, résidant à San Vito del Tagliamento, l né, à Udine, le 13 décembre 1804; il a fait ses études à Padoue, entrepris des voyages à l'étranger, visité les établissement agraires les plus importants, pris part aux différents Congrès des savants italiens avant 1848. De 1842 à 1848, il a dl'lm'", le journal populaire L'Amico del Contadi- II >, qui se publiait à San Vito del Tagliamento. Exilé, en 184Î*, il se réfugia, pendant sept ans, eu France, où il contribua avec B. Mure et ■l'ic le baron M. De Laohâtre à vulgariser les loes. Revenu dans son Trioul, il y travaillivement au développement des ressources a-ii -oies; en 1859-60, il entreprit un voyage aux ludes et en Chine, dans le but spécial d'y étudier la culture du vers à soie. Toujours très-veit malgré son grand âge, il a publié : « L'educaziono délia donna », San Vito, 1837; « Guida per allevare i bachi », plusieurs éditions ; « Trattenimenti d'agricoltura scientifica e pratica, di economia rurale e domestica »; « Discorsi varii e conferenze agrarie »; « Teoria del lavoro e del concime », ouvrage qui a été traduit en français; << L'economia nazionale e l'agricoltura »; « Guida teorico-pratica del potatore » ; « Délie cure da prestarsi aile produzioni e preparazioni dei letami »; « Dell' istruzione necessaria al contadino » ; « Del podere scuola » ; « Dell'esperienza scientifica » ; « La fertilità » ; « Délie cui'e necessarie nel piantare, coltivare e potare i gelai », 1845; « Dell'influenza délie leggi sul progresse dell'agricoltura », 1847; « Notizia statistica agraria délia provincia di Udine », 1870; « Dell'adattamento délia bigattiera al governo razionale dei bachi da seta », 1873; « Di che guadagni vada l'agricoltura débitrice alla chimica e all'esperienza scientifica », 1877 ; « Dei criterii che devono guidare nella formazione délia statistica agraria », 1878 ; « Délia spéciale potatura del gelso rispetto al metodo friulano di pascere i bachi sulle frasche », 1874; « Il testamento di un vecchio bacologo », 1875; « A quali condizioni possa l'agricoltura basata sul letame elevarsi al grade d'industria », 1879; « Nuovi studi e vedute dell'azione del terreno suUa nutrizione délie plante » ; « La crisi agraria e l'unica via di uscirne » ; « La crisi agraria e commerciale, la giustizia indiistriale e
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commerciale, e la giustizia indiscutibile del dazio protettivo » ; de longs articles dans le Bollettino delVaasociazione agraria friulana ; trois leçons « Sulla viiicoltura friulana »; « Sull'arte di fare il buon vino da pasto e serbevole » ; « SuU'iudustria bacologica », où il montre « Il Gelso banohiere dell'agricoltura », contribution à l'étude du livre de la Pellagre e i Forni rurali de Joseph Manzini, Udine, 1887.
Fresenîus (Auguste), écrivain allemand, né, le 5 mars 1834, à Francfort ; après avoir fréquenté les Universités de Heidolberg et de Munich, il passa quelques années à Paris pour approfondir ses connaissances de la langue, de la littérature et de la scène française. A son retour de France, il s'établit à Munich, où il donna au théâtre allemand plusieurs traductions de pièces françaises, qu'il remania souvent, et quelques pièces originales.
Freseuius (Cbarles-Rémy), illustre chimiste allemand, conseiller intime, directeur du Laboratoire qu'il a fondé, en 1848, à Wiesbaden, et qui occupe actuellement cinq docents , un président de section, seize assistants et 70 étudiants, né, le 28 décembre 1818, à Francfort sur le M. En dehors de plusieurs analyses d'eaux minérales, mémoires, articles, on lui doit : « Anleitung zur qualitativen chemischen Analyse », Bonn, 1841, nombreuses traductions en langues étrangères, quinze éditions, la quinzième en 1886; « Anleitung zur quantitativen chemischen Analyse », Brunswick, 1846, nombreuses traductions à l'étranger, six éditions, la sixième en 1875 ; « Lehrbuch der Chemie fur Laudwirthe, Fôrstmànner und Cameralisten », Brunswick, 1847; « Geschichte des chemischen Laboratoriums zu Wiesbaden », Wiesbaden, 1873; Zeitschrift fiir analytische Chemie, depuis 1862 ; « Chemische Untersuchung der wichtigsten Mineralwasser Nassau's », Wiesbaden, 1850-57; en collaboration avec M. Will : « Neue Verfahrungsweisen zur Prûfung der Pottasche und Soda, der Aschen, der Sàureu und des Braunsteins », Heidelberg, 1843. Freseuius (Henri), chimiste allemand, fils du précédent, docent et président de section du laboratoire de chimie de Wiesbaden, président de la station de chimie agricole, pour le Nassau, né, le 14 novembre 1847, à Wiesbaden. Il a fait ses études dans sa ville natale, à Leipzig et à Berlin, et publié : « Chemische Untersuchung der Schùtzenhofquelle zu Wiesbaden », Wiesbaden, 1886; « Berichte ûber die Fortsohritte der analytischen Chemie », 1872-1881 ; et plusieurs mémoires de chimie agricole dans différentes revues.
Freudensohn (Daniel-Zglinski), écrivain polonais, feuilletoniste de plusieurs journaux de la Pologne; en dehors de plusieurs traductions du français et de l'allemand et des deux tragédies : « Richard -> et « Thomas Valle », il a publié les « Réminiscences d'un acteur ».