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« Il mundio sulle donne nella legge longobar- (la », Naples, 1872; « La vendetta nel diritto longobardo », Milan, 1879; « Sul diritto d'autore », 1879 (cet ouvrage est inséré dans les comptes-rendus de l'Institut lombard); « Enciclopedia giuridica ad uso délie scuole », 1 vol., Milan, Hoepli, 1880; « Lo storico dei Longobardi e la critica moderna » (dans les comptes-rendus de l'Institut lombard), 1880; « Di una raccolta e pubblicazione degli Statuti italiani » (Rapport au second Congrès d'histoire à Milan) ; « Gli Statuti dei Comuni italiani e il voto al Congresso storico di Milano », 1881 ; « Di un récente opuscolo tedesco intorno la prima costituzione comunale di Milano », 1888; « Sulle questioni délia proprietà délie terre in Germaiiia seconde Gesare e Tacito », 1886 ; « Le tracce dei Diritto Romano nelle leggi longobarde », 1885-87 (ces derniers ouvrages sont insérés dans les volumes XV, XVIII, XIX et XX des comptes-rendus de l'Institut). M. Del G. a contribué beaucoup aux différentes revues italiennes de Sciences juridiques et d'histoire.
De Liberi (Ausone), nom de plume de l'avocat Silvio Caligo, poète génois. Passionné de belles-lettres, il fonda (il avait alors seize ans) un journal : La vita li/jure. Ses nombreuses pièces de vers, éditées d'abord par-ci par-là, sont maintenant réunies en volume. Nous avons de lui une biographie de Garibaldi en abrégé.
Delignières (Emile), avocat et écrivain, président de la Société d'Émulation à Abbeville, est né, en cette ville, le l»'' juillet 1836. On lui doit, entr'autres : « Catalogue raisonné » de l'œuvre gravée de Jean-Charles Levasseur d'Abbeville, précédé d'une notice sur sa vie et ses ouvrages », Abbeville, 1865 ; « Inauguration du monument à la mémoire de M. Boucher de Perthes », id., 1873 ; « Catalogue raisonné de l'œuvre gravée de Jean Daullé d'Abbeville, précédé d'une notice sur sa vie et ses ouvrages », Paris, Rapill}', 1873 ; < Notice sur la police à Abbeville avant 1789 », Abbeville, 1875; « Souvenirs du salon de 1875 à Paris »; « L'œuvre littéi-aire de MM. Praroud », Amiens, Jeunet, 1876 ; « Edmond Lévêque, sculpteur d'Abbeville », Abbeville, 1877; « Emile Rousseau, graveur d'Abbeville », id., id. ; « Notice sur la vie et les œuvres de M. l'abbé Dergrey, vicaire de Saint-Gilles, peintre abbevillois », id., 1883 ; « Recherches sur les Graveurs d'Abbeville », Paris, Pion, 1886 ; « Statuette en argent de Notre-Dame du Puy d'Abbeville », id., id., 1888.
De Limbourg Styrnm (Comte Thierry), érudit belge, membre du Sénat, né à Anvers le 11 avril 1827. Il avait commencé il y a vingt ans la publication d'un grand ouvrage sur « la Cour des comptes de Flandre et ses officiers héréditaires » dont la première partie, consacrée au chambellan de Flandre et aux Sires de Ghislelles a geule paru à Gand, 1868. Plus tard, il a publié
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pour le Commission des anciennes lois « Les f Coutumes des deux villes et pays d'Alost », Bruxelles, 1878; « le Codex diplomaticus Flandriœ 1296-1325 », Brager, 1879; M. de L. T. a collaboré au Messager des Sciences historiques, aux Annales de la Société d'' émulation, et à la Revue numismatique belge ». En 1888, a été publié le tome II du « Codex diplomaticus. »
De Linge (Edouard-Guillaume), jurisconsulte, écrivain et poète belge, né, à Courtrai, le 16 janvier 1816. M. De L. a fait partie du cercle d'étudiants et de spirituels mystificateurs, tous arrivés depuis à une haute notoriété, qui publia autrefois !'« Annulaire agathopédique et social », resté célèbre dans l'histoire de la bibliographie, et il y fit paraître une dissertation étourdissante de verve; « L'adultère perpétiè au sommet d'un mur mitoyen est-il censé accompli dans le domicile conjugal? ». Avocat près la Cour de Bruxelles, il a écrit de nombreux mémoires juridiques, et des études remarquables éparses dans la Belgique judicui de Bruxelles. Il a collaboré aussi à divers jo^ naux politiques, à V Argus, au Lynx, à VActuulité, au Gtdde musical, au Trésor national, à la première Revue de Belgique, où il fut des premiers à faire connaître aux lecteurs français, par des traductions, le grand romancier flamand Henry Conscience et le grand poète allemand Henry Heine, à la Revue trimestrielle, à la conde Revue de Belgique, qui eut la primeur do ses principales traductions en vers. C'est surtout à ces traductions que notre auteur doit sa réputation de lettré délicat; elles comprennent les « Poésies d'Horace », publiées d'abord en partie, à Paris, chez Dentu, en 1865, puis en éditions plus complètes à Bruxelles, chez Lebègue, en 1872, chez Boitte en 1880, et le poème de Goethe: « Hermann et DoKothée », Bruxelles, Lebègue , 1872 , souvent réimprimé dans la collection d'ouvrages populaires (Bibliothèque Gilon) éditée à Verviers par M. Gilon. Nous pourrions citer encor de M. De L, quelques brochures de circonstance , anonymes pour la plupart, mais nous nous bornerons à mentionner les « Souvenirs d'un voyage en Grèce », qu'il donna en 1848-40 à la Revue de Belgique, en les signant Elien Wardy, et le « Guide du voyageur sui- les chemins de fer de Mons à Manage et de Namur à Liège », qu'il fit paraître sous le même pseudonyme, Bruxelles, 1852.
Delisle (Léopold-Victor), historien français, administrateur général, depuis 1874, de la Bibliothèque Nationale de Paris, né, à Valognes (Manche), le 24 octobre 1826. Il a donné k la Bibliothèque de l'école des Chartes divers mémoires, dont « Les recherches sur les revenus publiées en Normandie au douzième siècle », ' t « Les recherches sur les monuments paléogr.iphiques concei-nant l'usage de prier pour les
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liiviis », obtinrent en 1849 une médaille en or au concours des antiquités de la France. « Les rechercliea sur la condition de la classe agricole en Normandie au moyen-âge », obtinrent le prix du concours ouvert sur cette question par la Société des lettres, sciences et arts du département de l'Eure, en 1846; imprimées, en 1851, elles reçurent la même année le prix Gobert de 8000 francs décerné par l'Académie des Ins- ■ criptions et belles-lettres ; en 1857, il était nommé membre de cette Académie. Parmi les autres ouvrages de M. L. Delisle, on doit citer: 1 « Cartulaire normand de Philippe-Auguste », :1 1852; « Catalogue des actes de Philippe-Au- 1 guste >, 1856; « Recueil des jugements de l'Echiquier de Noi-mandie au XIIP siècle », 1864; < Rouleaux des morts du IX» au XV« siècle », ; 1866; « Histoire du Château et dessins de Saint- ] Sauveur-le-Vicomte », 1867; « Inventaire des I manuscrits du fonds latin de la Bibliothèque ij nationale », 1863-71 ; « Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale », 1868-81, trois vol., avec atlas ; « Inventaire général et méthodique des manuscrits français » , 1876 (les deux premiers vol.) ; « Mandements et actes divers de Charles V », 1874; « Notice sur les ! manuscrits de Bernard Gui », 1879; « Mélanges j de paléographie et de bibliographie », 1880; I « Le premier régime de Philippe-Auguste », : 1883, reproduction héliotypique ; « Inventaire des manuscrits du fonds de Cluny », 1884; « Les collections de Bastard d'Estang à la Bibliothèque nationale », 1885; « Mémoire sur d'anciens sacramentaires », 1886; « Catalogue des manuscrits dos fonds Libri et Barrois, recouvrés j par la Bibliothèque nationale », 1888. M. L. , Delisle a publié également un grand nombre de , mémoires dans le recueil de la Société des antiquaires de Normandie et dans ceux de l'Aca- I demie des Inscriptions, notamment dans les Notices et extraits des manuscrits et dans l'Histoire littéraire de la France. Il a collaboré à l'édition des tomes XXII'^ et XXIII"^ du Recueil des historiens de la France.
Delitzsch (Frédéric), assyriologue allemand, fils du précédent, professeur d'assj'riologie et de langues sémitiques comparées à l'Université de Leipzig, né le 30 septembre 1850; à son école s'est formé le jeune assj'riologue italien j M. Bruto Teloni. On lui doit: « Studien liber indo- I germanisch- semitische Wurzelverwandschaft », I Leipzig, 1873 (une seconde éd. de cet ouvrage a paru en 1884) ; « Assyrische Studien », id., I 1874; « Assyrische Lesestûcke », id., 1876 (une seconde éd. a paru en 1878) ; « Wo lag das Paj radies », id., 1881 ; « The Hebrew language ; viewed in the light of AssjTian research », Lon- I dres, 1883; « Die Sprache der Kossâer », Leip- I zig, 1884; « Prolegomena eines neuen hebraïsch- ! aramàischen Wôrterbuchs zum Alten Testa- I ment », id., 1886; « Assyrisches Wôrterbuch
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(en publication ; la première livraison in-é" a paru).
Delitzsch (François) , illustre théologue et orientaliste allemand, professeur de théologie à l'Université de Leipzig, né en 1813. Son grand ouvrage , son chef-d'œuvre est la traduction en hébreu du Nouveau Testament, dont la première édition a paru en 1877, la septième en 1886. Il débuta en 1831, à Leipzig, par: « Ein Lied von dem Einen, das noth ist ». Suivirent: « Zur Geschichte der judischen Poésie », Leipzig, 1836 ; « Wissenschaft, Kunst, Judenthum », Grimma, 1838 ; « Jesurum sive Prolegomenon in Concordantias veteris Testamenti », Grimma, 1838; « liUtherthum und Lûgenthiim », Grimma, 1839; « Beitrâge zur mittelalterliche Scholastik unter Juden und Moslem », Leipsig, 1841; « Philemon oder das Buch von der Freundschaft in Christo », id., 1841 ; « De Habacuci Prophetse vita atque œtate », id., 1872; « Wcr sind die Mystiker », id., 1842; « Das Sacrament des wahren Liebes und Blutes Jesu Christi », Dresde, 1844 (sept éd.; la dernière est de Leipzig, 1886) ; « Die biblisch- prophetische Théologie », Leipzig, 1845; « Biblisch- theolog. und apolog. kritische Studien » (avec Caspari) en deux vols., Berlin, 1845-48; < Symbolœ ad psalmos illustrandos isagogicse », 2 vols., Leipzig, 1846; « Commentar zum Jesaias », id., trois éditions, la dernière de l'année 1879; « Das hohe Lied untersucht und ausgelegt », Leipzig, 1851; « Die Genesis ausgelegt », id., 1852; « Neue Untersuchungen iiber Enstehung und Anlage der canonischen Evangelien », V" partie, id., 1853; « System der biblischen Psychologie », id., 1855, 28 éd., 1861 ; « Commentar zum Brief an die Hebrâer », id., 1857; « Commentar zum Psalter », deux parties, 1859-60; « Commentar zur Genesis » (en collaboration avec Fleischer et Wetzstein), quatre éd., dont la dernière est de 1872; « Handschriftliche Funde », 2 parties, Leipzig, 1861-62; « Der Messias als Versôhner », Strassburg, 1867; « Handwerkerleben zur Zeit Jésus », Erlangen, 1868, trois éd., dont la dernière est de 1879 ; « Physiologie und Musik in ihrer Bedeutung fur die Grammatik besonders die hebraische », Leipzig, 1868; « System der Christi. Apologetik », id., 1869; « Paulus des Apostels Brief an die Rômer, ans d. griech. Urtexte libers, erlâut », id., 1870; « Ein Tag in Kaparnaum », id., 1871, trois éd., la troisième de 1886; « Jésus und Hillel mit Rucksicht auf Renan und Geiger verglichen », Erlangen, trois éd., la dernière de 1879; « Judisoh- arabische Poesien ans vormuhamedanischer Zeit », Leipzig, 1874; « Complutensische Varianten zum altest. Texte », id., 1878; « The Hebrew New Testament of the British and Foreign Bible Society », id., 1883; « Neueste Traumgesohiohto des antisemitischen Propheten », Erlangen, 1883; « Die revidirte Lutherbibel », Leipzig, 1884 ;
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« Neue Dokumente der suditissischen Christentumsbowegung », id., 1887; « Die Bibel und der Wein », id.; « Neues Commentar ùber die Gonesis », id., etc.
Delins (Nicolas), philologue allemand, professeur de philologie anglaise à l'Université de Bonne, retraité depuis 1879, né, à Brème, le 19 septembre 1813. On lui doit : « Radiées pracriticsB », Bonne, 1839; « Macbeth », 1841; « Die Tieck'sche Shakespeare Kritik », id. , 1846 ; « Wace's Saint-Nicolas », id., 1850; « Der M vthus von W. Shakespeare », id., 1851 ; « Shakespeare-Lexicon », id., 1852 ; « Ueber das englische Theaterwesen zu Shakespeare's Zeit », id., 1853 ; « Provenzalische Lieder », id., id. ; « Gedichte », Brème, id. ; « Siimmtliche Werke W. Shakespeare's her. », en 7 vol., cinq éditions, 1854-82 ; « Der sardinische Dialeot des 13 Jahrhunderts », Bonne, 1868 ; « Abhandlungen zu Shakespeare », Elberfeld, 1878, plusieurs mémoires épars.
Délia Cella (Jean-Baptiste), écrivain italien, ancien professeur de lycée, né, à Chiavari, le Isr juin 1818, reçu théologue et prêtre à Parme, où il se voua à l'enseignement. On lui doit : « Una canzone in occasione che la città di Chiavari fu preservata dal cholera-morbus », Chiavari, 1835; « Discorso dette nella cappella del Seminario vescovile di Farma a chiusa di un solenne triduo, diretto ad implorare pronto e folice esito alla guerra délia lega italiana », Parme, 1848 ; « Per la solenne festività di Nostro Signore dell'Orto », Chiavari, 1851 ; « Del processo compositivo o risolutivo nelle scienze », Parme, 1855; < Dello studio del linguaggio considerato in relazione aile ricerche filosofiche » (dans la Stagione de Parme, 1858-59) ; « Parole d'elogio dette nella funèbre commemorazione di Daniele Manin », Parme, 1859 ; < L'individualismo e l'associazione », id., 1861 ; « Antropologia empirica in servizio délia Logica, délia Metafisioa e délia Mt'rale », id., 1865 ; « Corso di filosofia ad uso dei Licei » ; « Filosofia elementare ad uso dei Licei », Parme, Ferrari et Pellegrini, 1883-88.
Dell'Acqna (Charles), littérateur italien, né, à Pavie, le 18 mars 1834, docteur en droit (1857); bibliothécaire de l'Université (1868), fonda (1874) une société pour la conservation des monuments de l'art chrétien dans sa ville natale. C'est à M. Dell'A. que nous devons les belles restaurations des basiliques de San Michèle et de San Pietro in Ciel d'oro ; cette dernière n'est pas encore achevée. Nous avons de lui les ouvrages suivants : « Le auguste origini délia Real Casa di Savoia e la Basilica di San Michèle Maggiore di Pavia », Pavie, 1865; « Dell'insigne Basilica di San Michèle Maggiore in Pa- ■yia », id., 1875, 2"'<' édition augmentée, corrigée et illustrée de douze planches ; « Il comune e la provincia di Pavia », Milan, 1809, avec ilUistra-
DEL tions ; « Villanterio. Cenni storici e statistici ■" con documenti editi ed inediti », id. 1874; «II!' palazzo ducale Visconti in Pavia e Frar Petrarca, con l'aggiunta d'una lettera del simo in Iode del soggiorno di Pavia », id., id.;i « Il comune dei Corpi Santi di Pavia e Ci'i de'Tedioli. Profili storico-descrittivi », 1877; « Memorie édite ed inédite sui fatti accaduti nel territorio dal 1524 al 1628 e sull'assedio di Pavia del 1655 », Pavia, id. En 1883, M. Dell'A. obtint sa pension de retraite; il ne cessa toutefois pas ses recherches historiques ; il vient de publier (1889) : « La vita del célèbre giureconsulto pavese Lanfranco arcivescovo di Cantorbery » ; « Menaggio e la sua valle, con accenni alla storia di Pavia ».
Dclla Rocca (comtesse Irène, née comtesse ■ Verasis di Castiglione en Piémont), femmeauteur italienne, connue sous divers noms de plume ; elle débuta par deux romans : « Darie, ou le roman d'une femme laide », et « Uue nouvelle Madeleine », qui furent publiés par M. Lévy de Paris et qui sont signés Camille Henry; elle fit imprimer sous son nom dans la Bévue contemporaine de Paris: < La correspon-. dance de la Duchesse de Bourgogne et de sa sœur la Reine d'Espagne avec leur grand'mère Madame Royale Jeanne B. de Savoie-Némours». Suivirent deux ravissantes petites compositi^ pour les enfanta : « Correspondance enfantine », . et « Bibadillah », M. Lévy éditeur. En 18G3, la. Comtesse délia Rocca contribua puissamment' par ses nombreuses relations personnelles à la fondation de « L'Istituto per le figlie de' Militari », et voulant désormais mettre sa plume . au service de l'éducation de ses jeunes compatriotes, elle se disposa à étudier à fond la langue italienne. Elle ne tarda pas à en maîtriser les > difficultés et la voilà (1870-76) auteur de nouvelles, d'esquisses, de bluettes que MM. Bocca publièrent sous le titre de « Pagine d'una donna », et qu'elle signa du nom de Cordida, 1876: l'année suivante elle publia: « Seconde pagine », Brigola, Milan ; en 1880, l'éditeur Petriui imprima : « Sentire e meditare », livre remarquable, dont la critique fit des éloges. Depuis le mois de mai 1883, le comtesse Délia R. est la directrice d'une revue mensuelle excellente : Lethirejjer le giovinette. Elle collabore à la Cordclia, de Florence, revue du même genre, et au Giornale dei hamhini, de Rome. M. le comte Heuri Délia Rocca, son mari, est un des officiers généraux les plus connus de l'armée italienne, où il occupe le plus haut échelon de la hiérarchie; celui qui correspond au Maréchalat en France, eu Allemagne, en Autriche et en Angleterre.
Délia Rocca (Princesse Marie, voir Ejibden).
Délia Sala Spada (Augustin), écrivain italien, né, à Calliano (Monferrat), en 1842. Après avoir fait son droit à Turin, il alla s'établir avocat à Moncalvo et y fonda un journal sati-
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.,,j: Lo Staffile. Noua avons de lui: « La la ■>, roman social, 1872; « Nel 2073, sogni i rii.i stravagante », 1874; « Monde antico », ■iimaii historique, 1878; « Paesaggi monferriil », Caaale, 1885; « La Torre di Viarigi », id.
Délia Scala {Voiv DiNi).
! Del Lniigo (Isidore), littérateur et historien Italien, membre de l'Académie de la Crusca, debuis l'année 1868, l'un des quatre compilateurs (le la cinquième réimpression du fameux Voca- \tolario, député, avec le prof. Favaro, à soigner 'édition nationale des œuvres de Galilée, an- ;ien professeur de Lycée (1862-1876, parcou- ••ant successivement les lycées de Paonza, Casai, lienne, Florence), l'un des prosateiu's italiens I 3 plus élégants, des critiques les plus judiiriix, des historiens les plus consciencieux, est 10, à iilontevarchi (Valdarno di Sopra), le 20 ilécembre 1841. Il fît ses études à Cortone (où ton père était médecin), à Castiglion Fiorentino, i Sienne et à Pise, où il fut reçu docteur en urisia-udeuce (dans la belle introduction bioji-apliique de M. D. L. placée en tête de l'œu- /rc posthume de son compagnon et ami Henri .'anniiii, on trouve des pages intéressantes sur ;a vie d'étudiant). Il débuta, en 1858, par des < Versi », fort appréciés par J. B. Giorgini et lar (liosuè Carducci; suivirent des articles inséàs, ilopuis 1861, dans VArchivio Storico Italiano, ■i Jus éditions de Classiques italiens soignées lar lui ])ourréd. Barbera et précédées de préfaces lHL;aiites. Citons: « Prose italiane di ogni secolo i lli lotteratura», plusieurs éditions; « Leggende 1.1 sreolo XIV », eu deux petits vol.; « Prose .ùli;\iri inédite e poésie greche e latine edito i'.l inédite di Poliziano ». Sur ce poète humaliste, il publia, en outre, des essais remarquajles dans VArchivio Storico et dans la Nuova liito/ogia. Engagé par un éditeur de Milan à iréparer une nouvelle édition de la Chronique le Diuo Compagni, la question de l'authenticité lyaiit été soulevée en Allemagne, et discutée ivec beaucoup de vivacité en Italie, M. D. L. ie proposa de l'étudier à fond pour la trancher définitivement. De ses patientes et laborieuses recherches, est sortie une monographie savante la (luux forts volumes in 8°, où, non seulement 'autlionticité de la chronique a été prouvée à ilevidouce, mais toute l'histoire de la fin du XIII" lot du commencement du XIV»^ siècle se trouve admirablement exposée. Cette étude de maître |(saivie, en 1887, d'un troisième volume contenant des index détaillés et le texte do la Chroi nique d'après le manuscrit Ashburnam) a fourni l'cccasion à M. D. L., de pousser ses recherches sur la vie du Dante et sur l'entourage du js^rand poète; le résultat de ces recherches est jdéposé dans ses dernières publications dont voici lies titres : « Dell'esilio di Dante, discorso e documeuti », Florence, Lo Blonuior, 1881 ; « Il Libro del Chiodo e le condannazioni florentine
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dol 1302 » (dans VArchivio Storico Italiano de l'année 1881) ; « La gente nuova in Firenze ai tempi di Dante » (dans la Rassegna Nazionale de l'année 1882) ; « La donna ispiratrice, parole », Florence, Ricci, 1833; « Lettere di Isabella Gulociardini al marito Luigi negli anni 1535 e 1642, por nozze Martelli-Guicciardini » , Florence , Le Meunier, 1883 ; « Alla Biografia di ser Brunetto Latini, contributo di documenti » (dans VArchivio Storico Italiano de l'année 1883); « Lamente de! Conte Lando dopo la sconfitta délia Gran Compagnia in Val di Lamone » (id., 1884) ; « Gugliolmo di Durfort a Campaldino », Rome, Botta, 1885 ; « Una vendetta in Firenze il giorno di S. Giovanni del 1295 » (dans VArchivio Storico Italiano de l'année 188G) ; « Trecento illustre fiorentino (dans la Rassegna Nazionale do l'année 1885) ; « Protestatio Dini Compagni » (dans VArchivio Storico Italiano de l'année 188G) ; « Carlo Bolviglieri » (dans le même recueil de l'année 1887) ; « Dante e gli Estensi » (dans la Nuova Antologia de l'année 1887) ; « Una famiglia di Guelfi Pisani de'tempi di Dante » (id.) ; « Sulla identità femminile uella letteratura fiorentina da Dante al Boccaocio » (dans la Rasser/na Nazionale de l'année 1887) ; « Divagazioni grammaticali in proposito degli irrevocati dl nell'Adelchi » (id.) ; « La donna fiorentina nei primi seooli del comune » (id.) ; « Dante nei tempi di Dante, ritratti e studii », Bologne, Zanichelli, 1888 ; « La cronica délie cose occorrenti nei tempi suoi e la canzone morale « Del Pregio » di Dino Compagni », Florence, Le Monnier, 1889 ; « Il Volgare fiorentino nel poema di Dante, discorso » (dans les Atti délia Regia Accademia délia Crusca), 1889.
Delmotte (Henri-Philibert Joseph), auteur dramatique belge, né à Bondour dans le Hainaut en 1822, docteur en droit et employé de l'État à Nivelles. A donné au théâtre plusieurs pièces où les mœurs des classes moyennes sont peintes à la perfection. Elles sont réunies en volume f;ous le titre de « Comédies ». Bruxelles 1873.
Deloche (Maxim.), éminent archéologue et écrivain français, né, à Tulle (Corrèze), le 27 octobre 1817. Avocat au barreau de Bordeaux entre les années 1836-39, ancien directeur au Ministère de l'agriculture et du commerce, depuis 1871 membre de l'Institut, collaborateur actif de la Revue Archéologique de Paris. Il a publié: « Etienne Baluze, sa vie et ses œuvres », 1846; « Les Lemovioes de l'Armorique », 1856, ouvrage couronné par l'Académie des Inscr.; « Le Cartulaire de l'Abbaye de Beaulieu », in iP, 1859, ouvrage couronné par l'Académie des Inscr. ; « Du principe des nationalités », 1860; « Des divisions territoriales du Quercy au IX«, X« et XI« siècles », 1861 ; « Description des monnaies mérovingiennes du Limousin », 1863, ouvrage couronné par l'Académie des Inscr. et
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beil. lett. ; « Études sur la géographie historique de la Gaule, et spécialement sur les divisions territoriales du Limousin au moyenâge » ; in-4«' 1864, ouvrage couronné par FAcadémie des Inscr. et bell. lett. ; « La Trustis et l'Antrustion royale, sous les deux premières races », 1883 ; « Monnaies mérovingiennes trouvées en Limousin », 1882; « Études sur les cachets et anneaux de l'époque mérovingienne », 1883-1889, toujours eu cours de publication dans la Reviie Archéologique ; « Des monnaies mérovingiennes », 1883-89, toujours en cours de publication dans la Revue 2\ umlxmatiqiie . Citons, en outre, les principaux Mémoires qui ont paru dans les Mémoires de V Acadéaiie des Inscr. et bell. Itft. : « De l'association sur une médaille mérovingienne » ; « Du nom gallo-romain et du nom plus récent d'une cité gauloise » ; « Observations sur le changement de noms de villes en Gaule du III« au VII« siècle » ; « Renseignements archéologiques sur la transformation du C. guttural du latin en une sifflante » ; « Des mémoires sur le Monnayage en Gaule, au nom de l'empereur Maurice-Tibère » ; « Deux mémoires sur les Monnaies d'or au nom de Théodobert I" roi d'Austrasie »; « De la Procession dite de la Lunade et des Feux de la Saint-Jean à Tulle (Bas Limousin) »; « De la Fête du solstice d'été, du culte de la Lune, et du commencement de la période diurne chez les Gaulois ». De Logu (Salvator), littérateur italien, né à Tissi, près de Sassari, d'une famille de cultivateurs, en 1834. Il entra dans l'enseignement primaire, mais quelques pièces de vers eu dialecte du Logudore, devenues très populaires, et des articles publiés au journal de Sassari sous les pseudonymes de Gesuaîdo, Valtero et Arturo, ainsi qu'une belle conférence « SuUa Politica e sulla Religione di Dante », fort louée par Tommasèo, Lambruschini et le baron Joseph Manno, appelèrent l'attention du Gouvernement sur lui. Il fut nommé Inspecteur d'école (1865) au Ministère; depuis lors, M. D. a occupé des places fort importantes dans les bureaux de l'Instruction publique ; il était le chef du cabinet sous le ministre Coppino. « Sulla nécessita dell'Istruzione Popolare in Italia », de l'année 1867, ses circulaires, ses relations pédagogiques, ainsi qu'une conférence courageuse faite à Rome sur les conditions actuelles de l'enseignement en Italie ont été fort appréciées.
De Lollis (Alceste), écrivain italien, né, aux Abruzzes, vers le premier quart du siècle, ancien professeur de philosophie naturelle et de Mathématiques synthétiques au Collège d'Aquila, ancien chef de section au Ministère de l'Instruction publique, ancien président de lycée et proviseur provincial des études, tour-à-tour, à Aquila, Chieti, Teramo, débuta en 1842, par un essai de traduction italienne en vers blancs du livre de Job (3""^ chapitre). Suivirent : < Pro-
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lusione al Corso di Filosofia », Aquila, 1848; « Sulla poesia popolare », Naples, 1847 ; < A Giannina Milli un flore », 1857 ; « A più d'uno dei giornali di Napoli », polémique littéraire : « Ai Chierici ed ai Laici d'Italia », Naple- 1861; « Discorso d'inaugurazione del Liceo-Gi: nasio di Chieti », 1861; « Deirinsegnamenreligioso nei pubblici istituti in Italia », Aqui! 1863; « Discorso e Relazione sul Liceo-Ginij siale di Aquila », 1864; « Domenico Cotugn ossia un esempio ed un precetto per lo studen' italiano », Aquila, 1866 ; « Yincenzo Gioberti discours au Lycée d'Aquila; « Scherzo poetico » « Relazione sull'anno scolastico 1874-75 ». Il n'a plus rien publié depuis cette année.
Deloiiibre (Paul), publiciste français, rédi, teur de la partie économique du journal 7 Temps, né, à Maubeuge, le 18 mars 1848. C laborateur au Conseiller, à la Gazette des Chemins de fer, au Journal des travaux publics, à la Cloche, au Journal des chemins de fer, au Messager de Paris, il a publié: « Histoire des Sj ciétés de crédit françaises et étrangères », 1867 « Histoire des compagnies de chemin de fr français », 1869-70; < La législation des cl mins de fer d'intérêt local », 1875; < De concurrence en matière de chemin de fer 1 vaut le Parlement »; « L'affaire Philippart 1877 ; « Les chemins de fer en France et programme du Gouvernement », 1878; « L très au Temps sur la grève des tisserands ly nais », 1878 ; « Lettres sur les grèves du Noril 1880; « L'organisation du crédit et la nécess. des Banques populaires en France », IS- « L'Œuvre de la République », 1885. Cit>: encore dans le Temps ses « Lettres sur l'Ex; sition d'Amsterdam; Lettres sur l'Expositi d'Anvers; Lettres sur l'Exposition de Turi: Lettres de Lyon » ; sa Causerie économl] hebdomadaire dans le journal La Paix, son ]j letin mensuel de l'Association républicaine Centenaire de 1789.
Delon (Charles), écrivain et pédagogue fr.^ çais, né, à Saint-Servan (Ille-et- Vilaine en E. tagne), en 1839. Après avoir obtenu ses gra universitaires, il fut tenu en dehors de l'Uni \ site par son refus de prêter serment à l'Eiu! re. En 1867, il devint à Paris le collaborât de M"'= Carpentier, et publia avec elle un <•- Cci. d'éducation », en seize volumes, entre les . nées 1868-1872, et à lui seul: « Lectures < pliquées », 1875 ; « Simples lectures », 187' « Récits d'histoire naturelle », 1878 ; « A tra vers nos campagnes », 1880 ; « Histoire d'ui livre », id. ; « Promenades dans les nuages » 1881 ; « Tableaux de géographie pittoresque » 1882; « Le fer », 1875; « Le cuivre », 1877 « Les mines » ; « Le sol », 1880 ; « Les pay sans », 1883; « Notre capitale Paris », 1SS5 « La leçon de choses », 1837 ; « La Grammuiit française d'après l'histoire », 1888,
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De Lougc (Guillaume-Philémon), jurisconsulto jbelge, né le 20 août 1815 à Bruxelles. Premier Iprésident de la Cour de Cassation, M. de L. a collaboré à la Belgique judiciaire ; il a publié sou? les auspices de la Commission des anciennes lois : « Coutumes du quartier d'Anvers », Bruxelles, 1874-1879 ; « Coutumes de la ville de Malines », Bruxelles, 1879. Depuis 1888, M. de L. n'est plus Président de la Commission des anciennes lois, où il a été remplacé par M. I Ch. Paider, procureur général honoraire près la Cour de Cassation.
Delorme (René), écrivain français, romancier et critique, né, à Paris, le 23 janvier 1848; a publié les romans suivants : « Une coquine » ; € J'ai tué ma femme » ; « Une vie de polichinelle » ; « La mauviette » ; « Madame Bourette •> (couronné par l'Académie) ; « Le fils et l'amant »; « Le petit Nab », conte illustré; une louo;u6 série de « Contes Merveilleux », dans le supplément littéraire du Petit Journal, des contes et nouvelles dans V Illustration, le Musée Pittoresque, la Vie Moderne, le Paris illustré, la Revue illustrée, etc., et les travaux critiques dont suivent les titres : « Le Musée de la comédie française », Paris, Ollendorff; « Gustave Doré, peintre, sculpteur, aquarelliste », Paris, Baschet; « Les faïences de Delft »; « Le salon de 1886 », Paris, Baschet, en collaboration avec Gust. Ollendorff; d'autres « salons » au iîwZh'tiii français, au Gaulois; des critiques d'art il la République Française ; des critiques dramatiques à la Revue et à la Gazette des Théâtres, au Journal Officiel et à la France; et le lihretto du Braro premier opéra de Salvayre, en collaboration avec Emile Blavet.
Ueloume (Jean- Antoine), jurisconsulte français, professeur de droit à la faculté de Toulouse, pi-ésident de la Société de Géographie de cette ville, secrétaire perpétuel de l'Académie de léuislation et des Jeux Floraux, né, à Toulouse, le -3 juin 183G; il a publié : « Principes généraux du droit international en matière criminelle », Paris, Thorin, 1882 (épuisé): « Le droit des gens dans l'Afrique équatoriale », Toulouse, 1883; « Etude de géographie historique sur la Perse », id., 1887.
Delpino (Frédéric), naturaliste italien, né, à Chiavari, le 27 décembre 1833. Fit des études sérieuses au séminaire de sa ville natale et sous les RR. frères des écoles pies; en 1852, il accepta uu emploi dans l'administration; mais un mémoire sur la botanique ayant appelé sur son auteur l'attention de M. Parlatore professeur au Musée d'histoire naturelle à Florence, M. D. P. fut, d'abord, nommé son aide, ensuite, professeur de botanique à l'Institut forestier de la Vallombrosa, à l'université de Gènes, et, en dernier lieu, à l'Université de Bologne. Citons ici ses ouvrages les plus remarquables : « Contribuzioni alla storia del regno végétale » ; « Le
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Smilacee » (aux Actes de l'université de Gènes 1880) ; « Causa meccanica délia fiUotassi quinquennale », Genova, 1880; « Fondamenti di biolûgia végétale », 1881 ; « Il matérialisme nella Soienza », discours, 1881 ; « Le spiritualisme dans la Science », (dans la Revue internationale de Florence », 1883; « Teoria générale délia fillotassi », avec 16 planches, 1883; Erwiderung etc. dans la Botanische Zeitung de Leipzig de l'année 1884 ; « Funzione mirmecofila nel regno végétale. Parte I », 1886 ; « Fiori doppii (flores j^^eni) », Bologne, 1887; « Zigomorfia florale e sue cause », 1887 ; « Equazione chimica e fisiologica del processo délia fermentazione alcoolica » (dans le Nuovo giornale hotanico), 1887.
Delpit (Albert), poète et romancier français, collaborateur du Gaulois et de la Revue des Deux Mondes, né le 30 janvier 1849, à la Nouvelle-Orléans; il étudia à Paris et à Bordeaux, et après avoir passé quelques mois dans la Louisiane, dans les affaires, auprès de son père riche négociant en tabacs, il revint à Paris, poussé par son talent littéraire. Il débuta dans le Mousquetaire et le D'Artagnan, fondés par Alex. Dumas père; au concours Ballande, il remporta le pris en 1870, par son « Eloge de Lamartine » ; en 1872, par un volume de poésies intitulées: « L'Invasion », il obtint le prix Montyon; l'année suivante, ou couronnait son poème: « Le Repentir ou récit d'un curé de campagne ». Citons encore : « Les Dieux qu'on brise », poésies, 1881. Pour le théâtre, il a écrit: « Robert Pradel », drame en quatre actes, (Odéon, 1873j ; « Jean-nu-pieds », drame en quatre actes et en vers (Vaudeville, 1875) ; « Le Message de Scapin », comédie en un acte et en vers (Théâtre-Français, 1876) ; « Les Chevaliers de la Patrie » (Théâtre historique, 1876); « Le Fils de Coralie » (Gymnase, 1880) ; « Maucroix », comédie en trois actes (Comédie-Française, octobre 1883). Mais ses plus grands succès ont été dans le roman. Citons: « Les Compagnons du Roi », 1873; « La Vengeresse », 1874; « Jean-nu-pieds », 1874; « Le Mystère du Bas-Meudon », 1876; « Les Fils de joie », 1877; « Le dernier gentilhomme », 1877; « La Famille Cavalié », 1878, en 2 vol.; « Le Fils de Coralie », 1879; « Le mariage d'Odette »,.1880; « Le Père de Martial », 1881 ; « La Marquise », 1882; « Les amours cruelles », 1884; recueil de nouvelles : « Solange de Croix-Saint- Luc », 1885; « Mademoiselle de Bressier », 1886; « Thérésine », 1888; « Disparu», 1888.
Delpit (Edouard), écrivain français, poète et romancier, frère du précédent, né, à la Nouvelle- Orléans, en 1844, fut naturalisé français, en 1868. Après une courte apparition dans l'administration, comme sous-préfet de Nérac (1873), il s'est entièrement voué à la littérature. Citons parmi ses ouvrages : « Les Mosaïques », poésies, 1871 ;
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« La Sentinelle », pièce en un acte et en vers, 1871 ; « Constantin », drame en cinq actes et en vers, 1877; « Les Faiseurs do coup d'État », 1878; « Les Théories de Tavemelle », 1883; « Les Représailles de la Vie », 1883 ; « Les souffrances d'une mère », 1885; « La Revanche de l'enfant », 1885; « Catherine Levallier », 1887; « Paule de Brussange », 1887; « La Vengeance de Pierre ».
Del Seppia (Flaminius), écrivain et éducateur italien, ancien professeur et depuis président de lycée (en dernier lieu, 1887-88, de celui d'Arez- 5îo), né, en 1841, à Marciana près Pise, est l'autûiu- d'un livre remarquable et remarqué : « I primi studii », contenant des vues originales et justes sur l'enseignement, et écrit avec beaucoup de verve.
Delthil (Camille), poète et publiciste français, né le 30 juin 1834. Ses premières poésies, « Les caprices », datent de 1858 ; suivirent entre 1860 et 1870 des petits poèmes, réunis plus tard sous le titre de « Poèmes parisiens », Paris, Lemerre ; « Les Rustiques », 1876, qui out définitivement établi sa réputation de poète; « Martyrs de l'idéal », Paris, Lemerre, 1882 ; « Lambrusques », id., 1884; « Les Tentations ». Comme publiciste, il collabora, sous l'Empire, à V Emancipation de Duportal, et il fonda la Feuille villageoise, qu'il rédige encore. On luidoit encore un drame en vers : « L'Hérétique », épisode de la guerre des Albigeois. Le nom de M. D. figure dans V Anthologie des poètes du XIX siècle ».
Del Torre (Joseph-Ferdinand), pharmacien et philantrope italien, né, à Romans (Frioûl Oriental), le 14 mai 1815. Jouissant d'une fortune suffisante, il s'occupa de l'éducation des populations rurales. A cet effet, il a fondé, en 1866, un journal, le Contadinello, qui a remporté des médailles d'encouragement aux Expositions régionales de Goritz et de Trieste. M. Del Torre est député provincial, membre de la Chambre de commerce de Goritz et délégué de la Junte provinciale près le Conseil L et R. de l'instruction siégeant à Gradisca, membre correspondant de plusieurs sociétés humanitaires de l'Empire et de l'étranger.
Deltour (Félix), littérateur français, inspecteur géuéral de l'instruction publique, ancien professeur de rhétorique aux lycées Louis-le-Graud, Bonaparte et Saint-Louis, né, à Paris, le 8 septembre 1822. On lui doit: « Choix de morceaux traduits des auteurs grecs », 1881 ; < Choix de morceaux traduits des auteurs latins », 1885; « Catalogue et analyse des thèses de doctorat ès-lettres » avec M. Mourier, 4e édit., 1886, avec sept fascicules de supplément pour les années 1881-87; « Les Ennemis de Racine au XVII siècle », 4» édition, Paris. Hachette, 1884 (ouvrage couronné, en 1860, par l'Académie françaisej; « De l'enseignement secondaire classique
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en Allemagne et en Franco », Paris, Hachett;. 1880; « Histoire de la littérature grecque 1881 (la troisième édition a paru, chez Delagra\ en 1888) ; « Histoire de la littérature roni: ne », en deux parties, 1887-1888; « Princiji de composition et de style », ouvrage couroii par l'Académie Française, en 1875; la 9= é ;. tion, en 1883; éditions classiques de Pline l'au^ cien, de Salluste, de VOrator et du Brutu^. de Cicéron, de la Grammaire Française de IJujmond, corrigée et annotée (la première édition. en 1850; la 28«, en 1883), de la Grammaire latinde Lhomond, corrigée et annotée (première éd., en 1851; 51^ en 1888).
De Luigi (François), écrivain militaire ita lien, auteur de romans militaires, et brillant directeur du journal: L'Esercito italiano, qui se publie à Rome. Il est né, à Milan, le 4 octobre 1842; il entra dans l'armée italienne le 21 mars 1859, et il y gagna ses épaulettos le 24 septembre 1860. Depuis plusieurs années il appartient à la réserve de l'infanterie avec le grade de lieutenant.
Deluns-Moutaud (Pierre), publiciste françaidéputé à l'Assemblée nationale, né, à AUemai. le 5 juin 1845, a été, pendant sept années, . collaborateur quotidien de La Gironde, jounuit de Bordeaux ; il a collaboré au Temps, pendant trois ans ; après la mort de Gambetta, il fit partie du Comité de direction de La Répul que française ; et il fut un des principaux i daoteurs du National. Etant ministre des tr: vaux publics, dans le cabinet Floquet, il prononça, lors de l'inauguration des statues de Mirabeau, de Danton, etc., des discours, où il a fait preuve d'un remarquable talent d'orater:
Del Vecchio (Albert), jurisconsulte italien, i. à Lugo, en 1840, fit son droit à Pise et alla t. perfectionner aux Universités allemandes. Il a publié: « D'Irnerio e délia sua scuola », Pise. 1869; « La legislazione di Federico II », Flore!ce, 1872; Turin, 1874; « SuUa rivendicazione ri boni mobili nell'antico dritto germanico », P. logno, 1878; cette étude a été insérée dans Y A chivio giuridieo du prof. Serafini; « Le secon nozze del coniuge superstite », Florence, 1^ Monnier, 1886. M. D. V. a publié beaucoup d'articles et de notices dans VArchivio storico italiano; il enseigne les Institutions du moyenâge et l'Histoire du Droit à l'Institut des Étu des Supérieures de Florence, où il est au.s^î chargé d'un cours de langue allemande.
Del Tecchio (César), jurisconsulte- italien, cousin du précédent, né, à Lugo, en 1847; docteur en Droit à l'Université de Bologne. Il a illustré Eléonore d'Arborea dans une étude intitulée: « Eleonora d'Arborea e le sue legislazioni », Milan, 1872.
Del Tecchio (Mgr. Jean- Antoine), théologue italien, chanoine de la Cathédrale de Novaro et vicaire général du diocèse, né à Urchio (ar-
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iouiiii^sement de Pallanza). II fut, pondant longtemps, directeui" au Séminaire, collaborateur s.n traité de théologie morale de Mgr. Pierre Scavini, œuvre remarquable en 4 gros volumes dont on a fait 14 éditions. Mgr. Del Vecchio est l'auteur d'un abrégé de théologie morale dont la 3n>o édition date de 1885. L'abrégé ainsi que le traité en question sont écrits en latin.
Del Vecchio (Pierre), homme politique ot publi- ; ciste, député au Parlement italien, né, à Mondovi, le 12 août 1845. Il s'enrôla dans les troupes volontaires en 1866, et suivit le général Garibaldi, dont il avait été secrétaire au Congrès de Genève ; en 1867, à Montana. Arrêté, et rais tout de suite en liberté, il courut rejoindre ses camarades. Il raconta ensuite ces événements dans une brochure intitulée: « La colonna Frigj'esy 6 la campagna dell'Agro Romane ». Directeur du Movimento de Gênes; député de la gauche (1876), il se signale par son assiduité et est jnomraé fréquemment rapporteur. Nous avons de ilui plusieurs mémoires déposés au Conseil d'Aigriculture, h celui des tarifs donaniers et des |ohcmins de fer; le dernier et fort important îtraito des: « Pacchi ferroviali e cartoline fer- Iroviali ^>. Citons encore : « Emanuele Filiberto e suoi ordiuamenti militari » ; « Carlo Emanuele ,di Savoia », Gênes, 1886; « Cenni biografici di Nino Bixio », Gênes, 1887; sous presse: « Cenni biografici di Goflfredo Mameli ».
Del Vecchio (Salvator-Jules); économiste et professeur italien, né, à Lugo (Romagne), en 1845. Docteur en droit (1869), après avoir exercé au barreau de Turin la profession d'avocat, il entra dans l'enseignement comme professeur d'économie politique à Trapani, Asti et Bologne. L'Université de cette dernière ville lui ouvrit ses portes (1876) ; il est maintenant professeur de statistique à l'Université de Gênes, place qu'il a gagnée au concours. On lui doit : « Sul matodo d'insegnamento délie scienze economiche e giuidiche », Milan, 1878; « Sul terzo censimonto délia popolazione italiana » , Bologne , 1881 ;
Statistica e finanze », Bologne, 1883 ; « La famiglia rispetto alla società civile e al problema sociale », Turin, 1887. Cet ouvrage a remporté
prix Ravizza de l'année 1884.
Del Vitto (Jean), jurisconsulte piémontais, né, h Turin, où il est docteur agrégé à l'UniiVersité. Nous avons de lui: « Difesa del sistema idel Consigliere Sassone Einert sulla lettera di if.ambio », Turin, 1843; « Saggio di filosofia ;della storia; la natura morale délia donna », id., ,1865; « Guida allô studio d'una teoria générale del Diritto de'popoli antichi e moderni », 1871 ; « Commentario del Codice civile del Règne d'Italia etc. », 1871-1881.
j Delzant (Alidor), écrivain français, ancien javooat, né, à Condé sur Escaut (Nord), le 9 juillet 1847 ; il débuta dans les lettres, en 1872, |au Cuurrier de France par dos travaux de cri-
tique d'art. En 1881, après une longue excursion en Grèce, en Turquie et en Asie-Mineure, il fut chargé avec M. Renan et le bibliophile Jacob de coordonner et de publier les oeuvres posthumes de Paul de Saint-Victor. Il soigna seul cette publication à partir des « Anciens ot modernes », et écrivit un livre qui a pour titre: < Paul de Saint-Victor », Paris, Calmann, Lévj', 1886 ; citons encore une étude sur les écrivains naturalistes français, qui a pour titre: « Les Concourt », Paris, Charpentier, 1889: elle renferme nombre de documents inédits.
Démange (Charles-Gabriel-Edgard), avocat et orateur français, célèbre par ses plaidoyers, né, à Versailles, le 22 avril 1841. Inscrit au barreau, en l'-'62, il commença à se faire connaître en plaidant la cause du Prince Pierre Bonaparte, poursuivi pour le meurtre de Victor Noir en 1870; ses derniers plaidoyers sont ceux en faveur de Pranziui (1887), de Ribeaudeau (procès Wilson) et de Mimault (1888).
De Marchi (Emile), écrivain italien, docteur ès-lettres. Secrétaire de l'Académie Scientificolittéraire de Milan, ne le 31 juillet 1851, entra de bonne heure dans l'enseignement; depuis 1879, il occupe à l'Académie la place de Secrétaire; il a collaboré à plusieurs journaux politiques et littéraires, y faisant de la critique d'art. Nous avons de lui quelques nouvelles très-appréoiées : « Sotto gli alberi » ; « Storie di ogni colore » ; « Il Cappello del prête ». On lui doit aussi la traduction des Tables de la Fontaine qui est le texte de l'édition de ces fables publiée par Sonzogno, 1886, avec planches et illustrations de Doré ; ainsi qu'un ouvrage pédagogique : « L'età preziosa. Precetti ed esempi offerti ai giovinetti », Milan, Hoepli, 1887, 4'»« éd., id., id., 1888.
De Mariiiis (Henri), jurisconsulte et avocat italien ; il est auteur de deux essais remarqués : « Saggio critico sulla causa criminosa. Studii di storia e filosofia del diritto pénale », Naples, Anfossi, 1885 ; « Lo Stato socondo la mente di S. Tommaso, Dante e Machiavelli », id., Detken, 1887.
Demartean (Joseph-Ernest), érudit belge, né à Liège, le 2 avril 1838. M. D. est directeur de l'École normale des humanités à Liège. Nous avons de lui: « Etude sur les Universités allemandes », Anvers, 1863; « M. Tullii Ciceronis Brutus de Claris oratoribus, texte revu et annoté », Mons, 1867; « L'éloquence républicaine de Rome d'après les fi-agments authentiques », id., 1870 ; « Mons capitale du Hainaut par Nicolas de Guise, notice historique, notes et traductions », id., 1871, publié sous les auspices du Cercle archéologique de Mous ; « Nouvelles du pays belge », l''" série, Bruxelles, 1879, 2'"o série, Liègo, 1884, 3™« série, 1888. M. D. a en outre collaboré à la Eevue de l'Instruction jniblique en Belgiqiie, au Bulletin de V Institut archéologique liégeois^ etc. ; citons parmi ses contrilu-
tions à ce dernier recueil la notice suivante qui a été tirée à part : « Gilles Demarteau graveur et pensionnaire du Roi à Paris, 1722-1776 et Gilles Antoine son neveu », Liège, 1877.
Demartean ( Joseph-Marie-Félix ) , écrivain belge, né, à Liège, le 21 novembre 1842. Son père avait fondé un des grands journaux catholiques de la Belgique, La Gazette de Li>.ge ; M. D. lui succéda, en qualité de rédacteur en chef, en 1857. Il a collaboré, en outre, aux Nouvelles du jour, de Liège, au Bulletin de la Société d'art et d'histoire du diocèse de Liège, au Bulletin de l'Institut archéologique liégeois. Enfin, dans ses livres, il s'est montré tour-à-tour historien par ces ouvrages : « Notes et vérification sur quelques chapitres de l'histoire de Liège de I. Henaux », Liège, 1873 ; « De la décadence des races latines », Bruxelles, 1873; « Liège il y a cent ans », Bruxelles, 1874; « Le chroniqueur Beiner », Liège, 1874; « Notre-Dame de Chevremont », Liège, 1874; « Saint-Hubert, légende et son histoire », Bruxelles, 1877, 2" éd., Liège, 1878; « Vie de Saint-Lambert, écrite par Huebald de Saint- Amand et autres documents du X» Siècle », Liège, 1879; poète par ses: « Souvenirs », Liège, 1868; « Quatorze nouveaux crâmignons », Liège, 1873, chansons Wallonnes publiées en collaboration avec M. Léon Deliége; et auteur dramatique par « Le fils du solidaire (nom donné en Belgique aux libres penseurs), ou le zouave pontifical », 18G7 ; « La grève de Conquadosse », 1873; « GofHn, ou la catastrophe de la houillère de Beaujonc », 1875; « Les enfants de J.-J. Rousseau », 1«75; « Une heure de caserne », 1878; < L'école des adultes », 1879, etc.
De Marzo (Antoine-Gnalbert), littérateur italien, né à Oria (Fouilles). Affilié à la Jeune Italie, il joua un rôle honorable et actif dans les agitations politiques du Midi de la Péninsule ; ce qui lui valut la prison et dis ans d'exil (1849). Lors du triomphe du parti national en 1860, il eut une chaire de littérature. Mais il la quitta bientôt pour se donner entièrement à un ouvrage de commentateur, auquel il employa vingt ans de sa vie. Les trois gros volumes qu'il publia sur la Div.ina Conimedia lui fournirent l'occasion de se lier avec deux Dantophiles passionnés, M. Gladstone et M. Barlow. Nous avons de lui l'exposition d'un système cosmogonique intitulé: « Perpetuità dell'esistente » ; les « Elementi di psicologia e logica ad uso délie souole » ; « L'Ebreo », roman historique. BI. De Marzo demeure à Florence, où il est occupé dans l'enseignement privé.
De Mattio (Fortuné), éminent philologue italien, professeur de langue et littérature italienne et de philologie romane à l'Université d'Innsbruck, né, à Cavalese dans le Trentin, en 1837. Il enseigna d'abord aux gymnases de Trente et de Rovereto, et dans les programmes de ces
deux gymnases, il inséra deux mémoires ;
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fluenza sulla coltura morale e religiosa »; « D Oratione quee vulgo fertur Demosthenis in 1h motheum ». Il a publié séparément: « Gramiun tica délia lingua italiana per uso délie scnolt popolari » ; « Grammatica greca », traduction de la grammaire de Curtius ; « Esercizi greci » et « Crestomazia Senofontica », d'après Schenkl (le professeur Schenkl avait été son maître a Innsbruck, avant d'être appelé à Vienne) ; « Origine, formazione ed elementi délia lingua italiana », 1869 ; « Le lettere in Italia prima di Dante, con un' appendice sui varii acoidenti subiti dalle diverse forme del verbo italiano », 1871 : « Q. Horatii Flacci odarum libri secundi car raen XI genuinum », Vérone, 1871 ; « Sulla questione Galileiana », Trente, 1872; « Sintassi délia lingua italiana », 1872-1882; « Fonologio italiana », 1876 ; « Morfologia italiana con ispi ciale riguardo al suo sviluppo storico dalla lin gua primitiva latina », 1876 ; « Ije odi di Gin seppe Parini, con commenti ed un discorso 1876 ; « Grammatica délia lingua provenzale 1880 ; « Libro di lettura ad uso délia prima clas,~ délie scuole secondarie austro-italiane », 1882 « Letture graduai! scelte », Innsbruck, 1881 « Formazione délie parole per derivazione e pei composizione nella lingua tedesca », id., 188.5 « Raccolta di poésie e prose provenzali », id. 1886; « Saggio sulla storia délia letteratura te desca », id., id. ; « Teorica délia proposizioiv délia lingua italiana », Trente, 1887; « Manualdi storia universale. Parte prima : L'antichità » traduit de l'allemand d'Antoine Gindely, Vienne et Prague, 1889.
De Maaro (Marius) , jurisconsulte italien professeur d'Université, né, à Catane, en 184(1 Docteur en droit (1868) ; professeur de statisti que à l'Université de Catane (1876-84) ; d* droit pénal et de procédure (1885-87) à l'Uni versité de Parme. On lui doit : « La questiom délia pena di morte 63 anni avanti Cristo » « Il Codice di procedura pénale e le scieuz( criminali » ; « Sul moderne materialismo in .1: ritto pénale » ; « La pena perpétua » ; « D' furto » ; « Esposizione sistematica del diritt pénale italiano » ; « Régime penitenziario » « Corso elementare di diritto costituzionalo >■ « Del Senato italiano e délia indennità parlo mentare ».
Dembinska (Hélène), femme-auteur polonais^ fille du général Dembinski ; on lui doit, entr'au très, un livre de « Mémoires sur la vie d'um jeune fille polonaise », 1841 ; des « Causeries di dimanche au profit des domestiques et des ■"" vriers », 1867 ; « Une vieille demoiselle », ■
De Meis (Ange-Camille), philosophe et i\ decin italien, né en 1817, à Chieti (Abruzzos professeur d'histoire de la médecine à l'Uni versité de Bologne. Elève de Basilio Puoti comme tous les jeunes napolitains de sou époquo
DEM il t'orma d'abord son goût littéraire; ensuite il -e mit à, étudier les Sciences naturelles et la aiéilL-cine. En 1848, il enseignait l'anatomie, la physiologie et l'histoire naturelle à deux cents jélèves, lorsque ses concitoyens l'élurent député. [Lors de l'invasion de la Chambre des députés [par les troupes étrangères du Roi de Naples, iM. D. M. montra du courage et de la fermeté. iL'année suivante, il préféra l'exil au séjour de iNaples, et se rendit à Paris (1849-53), d'où il !vint s'établir à Turin (1853-60) ; et il ne re- Itourna à Naples qu'au moment où la Révolution y triomphait. Depuis 1854, il avait été nommé professeur au Collegio délie Provincie de Turin; en 1860, il fut nommé à l'Université de Naples professeur d'histoire de la médecine ; do ià il passa, quelque temps après, à occulotte même chaire à l'Université de Boloiiù il se trouve. M. D. M. réunit aux émiiiH qualités du savant celles de l'artiste; lilusiours de ses ouvrages ont eu les honneurs de la traduction en Allemagne, en France et en Belgique ; nous citerons : « Degli Elementi ilella Medicina », 1865; « Prime linee paiMl';,'iche storiche », id.; « I tipi vegetali », iil. ; « Lettere sulla chimica fisiologica », id. ; • Dopo la laurea », 1866-67; « Délia medecina sp^ limentale », 1867; « Testa e Bufalini », 1^70; « I tipi animali », 1872; « Prenozioni », 1^73; « Del concetto délia Storia délia medeciua », 1874; « Délia Medicina religiosa e dei mammiferi », 1874. En 1876, M. D. M. publia ila deuxième partie de son ouvrage: « I tipi 'animali », et, en 1887, à Bologne, une brocbure sous le titre de « Rialzare gli studi », avec lainulle il a clos la liste de ses œuvres. M. D. M. L^t un philosophe de l'école de Hegel et c'est il lui que nous devons, en partie, le courant d'h''gélianisme qui a pénétré dans nos universit(-s de Naples et de Bologne. M. De Meis est iiieuibre de l'Académie Pontaniana de Naples.
Deiueny (Paul), poète français, directeur de la Jriine France, revue à laquelle la Vie Littéraiic a passé une partie de ses abonnés, né, à D.iuai, le 8 février 1844. Il a publié: « Les Cilaneuses », poésies, Paris, Lemerre, 1870; « Les Visions », sonnets et poèmes, Lemerre, 1873; « La Robe de soie », poème, chez Leluvire; < L'Autriche-Hongrie à l'Exposition de 1^78 »; une nouvelle traduction du Lied de la ' ' /"' de Schiller ; un acte en vers : « La flèche i liane », représenté à la Porte Saint-Mar- Eu collaboration avec G. Izambard, ce nopoète a mis en vers et adapté à la scène .rai;rais6: « La mort d'Ivan le Terrible », la ii:wé,.lie bien connue du regretté comte Alexis Tolstoï.
Demesse (Henri), romancier et auteur dramatique français, né, à Dijon, le 14 août 1854; il Ht ses débuts en 1876 à la Gazette ; collabora ensuite au Pays, à la Liberté, à la Gazette des
Etrangers, à V Estaffette, à la collection de biographies publiées sous le titre de Galerie Contemporaine, aux Chefs-d'œuvre d'art au Ltixembourg, à VExposition des Beaux-arts, aux Grands peintres français et étrangers, au Musée pour tons, au Clairon, au Gaulois, au Journal illustré, au Matin ; et depuis 1884, il publia toute une série de romans ; citons : « Le vin, le jeu, la femme », 1879 ; « Les Récits du père Lalouette », 1881 ; « Gant-de-fer », 1883 ; « Un martyre », 1884 ; « La Petite Dufresnoy », 1885 ; « La Fiancée du condamné », 1886 ; « Le Baron Chocquart », publié d'abord sons le titre : « Le Bâtard parricide »; « Monsieur Octave », « le Stigmate rouge », 1887 »; « Les mères rivales »; « L'affaire Lebel »; < Les trois duchesses » : « Le testament du
« Zizi », conte pour enfants, etc. Comme auteur dramatique, on a de lui : « Le veuvage de Pierrot », monologue, 1874; « Partie brouillée », vaudeville, 1883 ; « Le Drame des Charmettes », pièce en cinq actes et six tableaux, 1887, tirée du roman « Le Baron Chocquart », et fondée sur la suggestion hypnotique. Depuis avril 1888, M. D. est membre du Comité de la Société des gens de lettres.
Denieur (Adolphe-Lonis-Josepb) , jurisconsulte belge, né, à Mons, le 23 décembre 1827. Avocat près la Cour d'appel de Bruxelles et membre du Conseil provincial du Brabant, M. D. a longtemps fait partie de la Chambre des Représentants ; il y défendait l'opinion démocratique , qu' il servit aussi dans les brochures dirigées contre l'augmentation du capital de la Banque nationale (Bruxelles, 1863) ; l'expédition belge au Mexique (id., 1864) ; la loi sur l'expulsion des étrangers, id., id. En 1877, il fit paraître à Bruxelles une édition refondue du « Code politique de la religion », que feu Delebecque avait publié en 1849, et l'ouvrage a été de nouveau imprimé par ses soins en 1881. On a encore de M. D. : « Les chemins de fer français en 1860, statuts des compagnies, notices historiques, situation financière », Bruxelles, 1860 ; « Les Sociétés anonymes de la Belgique en 1857, collection complète des statuts en vigueur avec une introduction et des notes », id., 1859, ouvrage continué jusqu'en 1873, id., 1874; « Les sociétés commerciales de la Belgique. Actes et documents à partir de la mise en vigueur de la loi du 18 mai 1873 jusqu'au l'^'" janvier 1876 », id., 1877, grande publication que l'auteur tient à jour par des suppléments. Ces livres et les rapports sur les budgets présentés à la Chambre par M. Demeur lui ont donné une grande autorité dans les questions financières.
De Michelis (Pierre), littérateur italien, professeur d'histoire et de géographie au Lycée de Ravenne, né, à Alba (Piémont), en 1840 ; docteur ès-lettres (1861) ; professeur à Raven-
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ne (id.) a composé plusieurs traités d'histoire à l'usage des écoles. On lui doit: « Lezioni di Storia Universale ad use dei Licei e degli Istituti tecnici ». La première partie (histoire de la Grèce et de Rome) est arrivée à la 4™|= édition ; la seconde partie (moyen-âge) à la 3™"=, ainsi que la troisième partie (Histoire moderne). Nous avons de lui des abrégés de ces traités, qui ont déjà paru en deux éditions successives, ainsi qu'une série de leçons sur l'histoire de l'Italie. M. De M. annonce qu'il va refondre son ouvrage : « Lezioni di Storia Universale » en l'augmentant et en le corrigeant.
Deuimin (Auguste), écrivain d'art allemand, né le !«■■ avril 1823, à Berlin; à l'âge de 17 ans, il se rendit à Paris, où il acheva ses études universitaires. Depuis 1872, il demeure à Wieshaden. Il a fait de longs voj'ages en Europe et en Asie : il est un grand collectionneur de pièces de poterie et d'armes. Collaborateur principal, pour la partie allemande, de l'Histoire des peintres de toutes les écoles de Charles Blanc (14 vol., 1849-75), il a publié l'Encyclopédie des Beaux-Arts jjlastiques (1872, en 5 vol. avec 60œ gravures) ; « Encyclopédie de céramique monogrammatique », Paris, 1873 ; « Encyclopédie d'armurerie avec monogrammes », 1869, ouvrage qui a été traduit en allemand; « Keramick Studien », Leipzig, 1881 ; « Die Kriegswaffen in ihrer historischen Entwickelung », 1869; « Handbuch der bildenden und gewerblichen Kiinste », 1877-79; « Das Tragikomische in der Gegenwart », 1880; « Eomantrilogie », 1884.
Demogeot (Jacques-Claude) , écrivain français, ancien professeur de rhétorique au lycée Saint-Louis, retraité depuis quelques années, né, à Paris, le 5 juillet 1808. On lui doit: « Étude sur Pline le jeune » ; « Histoire du Collège de Lyon » ; « Homéo et Juliette. Etude d'après Shakespeare », drame, 1852 ; « Les Lettres et l'homme de lettres au XIX siècle », 1856, couronné par la Société des gens de lettres ; « Histoire de la littérature française depuis son origine jusqu'à nos jours », 1852, plusieurs éditions ; « La Critique et les critiques de la France », suivi de « Paris nouveau », poème, 1852 ; « Tableau de la littérature française au XVIP siècle », 1859 ; « Contes et nouvelles », en vers, 1862, sous le pseudonyme de Jacques ; la traduction en vers de la Pharsale de Lucain, 1866 ; « Textes classiques de la littérature française », en deux volumes, 1866-68 ; « Notes sur diverses questions de métaphysique et de littérature », 1878 ; « Histoire des littératures étrangères, considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française », 1880, en deux vol. ; « Francesca da Rimini », étude sur Dante et Silvio Pellico, 1882 ; « Textes classiques de la littérature française », 1883.
Demole (Eugène), savant suisse, né, le 22
DEM décembre 1850, à Genève, dont il fréquenta lo Collège et l'Académie. N'ayant point de peuchant pour la carrière que M. Emile Demole, son père, célèbre prédicateur évangélique, avni' embrassée, il se rendit en Allemagne pour poursuivre les études de chimie; d'abord l'Université de Kiel, puis dans le laborato' de Bunsen à Heidelberg, il fit des rechercl sur le brome, l'étyline et les hydrocarbures >\ lui valurent le doctorat et qui parurent asremarquables pour être insérées aux Anna de Chimie de Berlin (1873-79) et au BulU: de la Société Chimique de Paris. Malgré c succès si brillants, il ne tarda guère à se toi ner vers les études d'histoire et d'archéolo- La Suisse le regarde aujourd'hui comme un ses meilleurs numismates, comme le succes>t d'Arnold Morel Fatio pour ce qui regarde ! Cantons romands. On lui doit: « L'atelier mo: taire des Comtes de Genève à Annecy », Gm ve, 1883; « Le trésor de Saint-Cergues sur Nyon id., 1884 ; « Les maîtres, les graveurs et '. essayeurs de la monnaie genevoise de 153.') 1792 », id., 1885 ; « Histoire monétaire de < ■■ nève de 1535 à 1792 », id., 1887; « Jeto inédits de Savoie, de Genève, de l'Evêché Genève et de Vaud », id., id. ; « Arnold Moi^l Fatio », notice biographique. Plusieurs des ouvrages de M. D. ont paru d'abord dans les r> vues et bulletins de sociétés de numismatiqusuisses et françaises.
De Molinari (Gustave, baron), illustre éeouiv miste belge, né, à Liège, le 3 mars 1819. Il vinr fort jeune à Paris, et ne retourna à Bruxellis qu'en 1851, pour y enseigner l'économie politirju. au Musée de l'Industrie. Par la suite, il devi un des écrivains les plus assidus à VÉconomi Belge et au Journal des Débats de Paris. Trr-original dans ses aperçus, franchement libéral. M. D. M. est un savant aux idées précises e' au style limpide. Son œuvre est très-complet, elle se compose des ouvrages suivants: « I> moyens d'améliorer le sort des classes la! rieuses », 1844; « Études économiques », Isi « Histoire du tarif: les fers et les houille-s 1847; « Les céréales », id.; « Les soirées ■ la Rue Saint-Lazare », 1849; « Les révolution^ et le despotisme », 1852; « Cours d'économie politique », en deux vol., 1855, ouvrage classiqni' et fondamental; « Conversation sur le commerce des grains », 1855; « L'abbé de Saint- Pierre, sa vie, ses œuvres », 1857; « De Yen seignement obligatoire », 1859; « Lettres .«m la Russie », 1861, nouv. édit. refondue en 1877 : « Napoléon III publiciste », 1861 ; « Questioi; d'économie politique et de Droit public », i ' « Le mouvement socialiste et les réunions pu! ques avant le 4 septembre 1870 », 1871 ; « Lf^ clubs rouges pendant le siège de Paris », id. ; « La république tempérée », 1873; « Lettres sur les États-Unis et le Canada adressées au
o:....ui! des Débats, Paris, Hachette, 1876; « L'évolution économique », Paris, 1880; « L'Irlande, le Canada, Jersey » lettres adressées au Journal dea Débats, Paris, Dentu, 1881 ; « L'évolution politique », id., 1885 ; « Les lois de réconomie politique », id., 1886; « Au Canada et aux Montagnes Rocheuses, en Russie, en Corse, à l'Exposition d'Anvers », lettres adressées an Journal des Débats, Paris, Reinwald, 1885 ; « Panama », id., 1887; « La morale économique », 188S. Nous avons aussi un livre écrit par son frère et qu'on lui a attribué: « La galerie des financiers belges ». Comme aussi il a à son budget actif deux livres parus sous le voile de l'anonyme : « Les limites de la Belgique », Bruxelles, 1853; et « La conquête de la Chine », id., 1854. M. D. M. a collaboré aussi aa Journal des économistes de Paris, dont il est maintenant rédacteur-en-chef; il a fondé deux journaux qui sont disparus : L'Economiste helge et La bourse du travail. M. D. M., est membre de l'Institut de France.
De Mouge (comte de Fenal, Léon-Charles), littérateur belge, né, à Diuant, le 2 février 1834. M. Léon de Monge débuta, croyons-nous, dans les lettres, au journal La Belgique, par une « Notice sur Béranger », qui parut ensuite à part, Bruxelles, 1858, et fut annoncée comme le premier fascicule d'une « Galerie des courtisans et favoris du peuple », qui n'a point été continuée. H publia plus tard « Un Essai sur les deux premiers siècles de l'Université de Louvain » (université oii il professe aujourd'hui), Bruxelles, 1864; puis vinrent une « Etude sur Sainte-Beuve », Bruxelles, 1872 (5« et dernière éd.); les différentes parties du « Sommaire du cours d'histoire de la littérature française », donné par l'auteur: (XVIII« siècle), Louvain, 1878, 2» éd., 1881, 3« éd., 1888: (XVII« siècle), Louvain, 1879, 2^ éd., 1883; et des belles « Études morales et littéraires sur les épopées et romans chevaleresques », Bruxelles, 1887.
De Mont (Charles-Marie-Polydore, connu sous !e nom de Pol), écrivain belge ; depuis 1886, professeur d'histoire générale des littératures à l'Académie Royale des Beaux-Arts d'Anvers, l'un des fondateurs de la Société littéraire Taalverbond, né, à Wambeek-lez-Ternath, province de Brabant, le 15 avril 1857. Outre sa collaboration au Monde Poétique (Paris), à la Bévue Lyonnaise (Lyon), à la Revue Provençale (Marseille), au Petit Toulonnais, au Semeur (Paris), à la Zeitschrift fur Vergleichende Litt. de Berlin, à la Revue des Traditions populaires (Paris), à toutes les revues néerlandaises de la Belgique, et surtout à la Volkskunde, revue de folk-lorc qu'il fonda en 1887, au Jong Ylaanderen, au Tokumsf, à la N'ederlandsche DichthaUe dont il a été le principal rédacteur, on lui doit déjà une longue série de publications en langue flamande, dont nous donnons ici les titres en
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français: « Branches de lierre », 1877; « Vérité et vie », Bruges, 1877; « Vie de jeune homme », 1878; « Le premier homme », 1879; « Etoiles filantes », 1879; « Finneken », nouvelle enfantine, 1878; « Poésies », 1880, volume couronné. (Il se maria la même année, avec M"8 Marie van der Hulst, qu'il a chantée sous le nom d'Ophélie, trois mois après avoir remporté le grand prix national de 5000 francs de littérature néerlandaise) ; « Chansons printanières », 1881, avec portrait; « Loreley », 1882; « Idylles », 1882; « Idylles et autres poésies », 1884; « Au Nord et au Sud », 1887; « Zanna », pièce en vers, 1887; « Hommes et livres », études de critique littéraire, 2 volumes, 1888, etc.
Denais (Joseph), écrivain français, commandeur de l'ordre du Christ, chevalier de Saint- Grégoire-le-Grand, membre de l'Académie héraldique italienne, membre du Comité d'administration des journalistes parisiens, né, à Beaufort (Maine et Loire), le 21 octobre 1851. Il débuta par W Hôtel Dieu de Beaufort », 1871 ; en 1872, il remplaça Eugène de Mirecourt dans la direction de VÉcho de l'Ouest; en 1873, il était le rédacteur en chef du Stephanis, journal quotidien de Saint-Étienne ; en 1876, il fut appelé par Monseigneur Dupanloup à Paiùs pour }• fonder La Défense, qu'il dirigea jusqu'en mai 1887; il fonda alors V Observateur français Tpoxir défendre la politique et les idées personnelles de Léon XIII et montrer que le cathoLcisme est l'ami de la science et de la vraie liberté ; il s'en est retiré le 1^'' mai 1888. Il a collaboré au Journal de Rome, au New-York Herald, au Moniteur de Rome, au Figaro, au Correspondant, k la Revue de V Anjou, au Répertoire archéologique, au Bulletin des bibliophiles, à la Revue du Maine, aux Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, aux Lettres de Monseigneur Dupanloup sur le Centenaire de Voltaire, à la retentissante brochure : « La Situation du Pape et le dernier mot sur la question romaine », qui passe pour avoir été inspirée par Léon XIII et qui fut imprimée par lui et par le comte Charles Conestabile à Paris, chez Pion, en 1881. On lui doit en outre : « La Franc-maçonnerie », Paris, 1884; « Monseigneur Dupanloup », biographie et souvenirs, 1878, signé J. Hairdet ; deux petits romans : « Le Baron de Koenig », 1877, signé Jacques de Fontenelle, et « Le Kourigan » ; plusieurs poésies et des ouvrages historiques : « Le Pape des halles », 1872 ; « Les victimes de Quiberon », 1873; « L'Abbaye de Chaloché », Angers, id. ; « Monographie de Nôtre-Dame de Beaufort », 1875; « Hugues Pelletier », Angers, 1874; « L'Abbesse Louise de Bourbon », 1875; « L'Armoriai général de l'Anjou », 1885, 3 vol.
Deuaii;ith Banerjca, savant et pédagogiste hindou établi à Cuttack, où, depuis 1873, il n'a
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cessé de travailler pour le bien puLlic, soit clans lo domaine de l'éducation, soit dans celui de l'économio nationale en ce qui se rapporte au Bengale et surtout au district de Cuttack. Il a l)ublié, en bengali: « Tattwa-Nirnaya », {Rp.chevdie de la vérité, en deux parties) ; « Gurugîta » ; « Utsahata Kabya » ; « Nànâbisayini Prabandha » ; « Diputy-Bibhuti-jog » ; et en anglais, une brochure personnelle sous le titre: «The success of my efforts », Cuttack, 1887.
Deuayrouze (Louis), homme de lettres français, ingénieur, député à l'assemblée nationale sous le ministère de Jules Ferry (qui fut renversé eu 1885), rédacteur de la revue dramatique à la RépulUque française, né, le 17 mai 1818, a publié : « La Poésie de la science », poème, 1879 ; < Lo Socialisme de la science, essai d'économie politique positive », 1881.
Deiiiker (Joseph), savant français, bibliothécaire en chef au Muséum d'histoire naturelle de Paria, membre de plusieurs sociétés scieutiques, né, le 6 mars 1852, à Astrakan, en Russie, de parents français. Il a fait ses premières études au lycée de sa ville natale, puis à l'Institut Technologique de Saint-Pétersbourg; d'où il est sorti avec le grade d'ingénieur technologiste de première classe en 1874; fit un voyage en Crimée, en Transcaucasie et dans la Perse septentrionale pour l'étude des gisements de pétrole, puis en Dalmatie, pour ses études anthropologiques. Après avoir visité l'Europe, et appris, outre le français et le russe, huit langues vivantes (l'allemand, l'anglais, l'italien, l'espagnol, le portugais, le polonais, le serbe et le hollandais), il se fixa à Paris, où il se consacra spécialement à l'étude des sciences naturelles ; licencié ès-scienoes naturelles en 1882, docteur en 1886, il a collaboré à un grand nombre de publications scientifiques, relatives à l'anthropologie, à la zoologie, à la botanique et à la géographie ; parmi ses écrits, citons: « Observations et mensurations sur les Nubiens », 1880; « Les Krivosciens », 1882; « Les Ghilians », 1883; « Les Araucaniens du Jardin d'AccIimation », 1883; « Élude sur les Kalmouks », 1883-84; « Sur les Boschimans exposés à Paris », 1886; « La population de la Dalmatie », 1886; « Anthropologie et Ethnographie des Fuégiens » (t. Vile de la Mission scientifique du Cap Jlorn), en collaboration avec le D'' Hyades, un vol. en 4°, 1889; « Sur l'Orang et Chimpausé exposés à Paris », 1883; « Sur les fœtus de Gorille et de Gibbon », 1884-85; « Recherches anatomiques et embryologiques sur les singes anthropoïdes », thèse doctorale, ouvrage auquel a été décerné le prix Broca, en 1886 ; «Atlas-manuel de botanique», 200 pi. , Paris, 1886; il a collaboré, depuis 1883, au Dictionnaire de Géographie Universelle de Vivien de Saint-Martiu-en ce qui regarde l'Asie Centrale, l'Extrême-Orient et la Malaisie.
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De Nino (Antoine), polygrapho italien, profi,-;seur de littérature italienne et archéologue, n.'. àPratola Peligna (Abruzzes), en 1836, appartient à la catégorie des self-made men; de famille trèspauvre, il doit tout à son énergie native; elle le conduisit jusqu'à l'enseignement. Voici la listo des ouvrages de cet écrivain remarquable : « 1 abruzzesi », vol. I, Florence, Barbera, IsT vol. II, id., id., 1881; vol. III, id., id., 1.^: vol. IV : Sacre leggende, id., id., 1887 ; « Bu ciole letterarie », deux vol., Carrabba, 1884-80; « Saggi di canti popolari sabinesi », Rieti, Trinchi, 1869, la deuxième édition est épuisée j « Nomenclatura di geografia fisica », Rieti, Trinchi, 1871 ; « Il lavoro fa l'oro e lo sparagno è il primo guadagno », Turin, Paravia, 1872 ; « Errori di lingua italiana che sono pià in uso », 3"» édition, Loescher, 1886 ; « Veochi amori grammaticali e filologici », Casalbordino. De Arcangelis, 1886 ; « Sommario biogr fico di artisti abruzzesi », id., id. ; « Diritti e doveri del cittadino » à l'usage des école condaires, 2me éd., Turin, Loescher, 1884; « Ovidio nelle tradizioni popolari di Sulmona », Casalbordino, De Arcangelis, 1886 ; cette étude été traduite en allemand par le professeur Holtzinger dans la Gazette de Weser; « Studii di Pedagogia ed Etica » ; « Un anno tra le vole », livre pour l'enfance. Sous presse le 5* volume des « Usi e costumi abruzzesi », ainsi que « I miei capelli grigi », roman. M. De N. est membre de l'Institut archéologique d'Allemagne et de celui de Moscou. Il est aussi inspecteur des fouilles que d'après ses plans on pratique près de Corfinium.
Denis (Ernest), historien français, à la Faculté de lettres de Bordeaux, né le janvier 1849, à Nîmes; il a publié: « Hus et la guerre des Hussites », 1878; r« Histoire des littératures des Slaves du Sud », traduit du Russe, 1880; « L'origine de l'Union des frères bohèmes », 1882 ;« Georges de Podièbrad 1886; « Chute de l'Indépendance bohème », vol., 1888-89.
. Deuis (Hector), sociologue belge, né, a Braine-le-Comte, le 29 avril 1842. Reçu avocat près de brillantes études, il est actuellement un des conseils de l'administration communale de Bruxelles. Nous avons de lui des études publiées dans les Pandectes belges, des articles au Moniteur industriel sur la respousabilité i patrons en cas d'accidents aux ouvriers ; il s' surtout fait connaître par des travaux d'écouomio sociale qui lui ont valu d'abord une chaire cours publics institués par la ville de Bruxelles, puis deux chaires à l'Université de la capitale belge. Journaliste à ces heures, il a pris part à la rédaction de la Liberté et forme de Bruxelles et de la Philosophie positive fondée par feu Littré, à Paris, laquelle contient! des ouvrages remarquables de M. D. Nous avons
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v.„ :a; : « L'organisation représentative du travail », Bruxelles; « L'induction statistique et les fondements physiologiques de notre civilisation industrielle », id., 1831 ; « La crise agricole, histoire des prix en Belgique », id., 1885; « L'alimentation et la force du travail, étude de sociologie biologique comparée », id., 1887; < De la constitution de la morale positive », I id., 1887. M. D. a soutenu, devant la Commission du travail oificiellement instituée en Belgique, la nécessité d'une législation internationale du travail; cette question importante sera étudiée par le Conseil fédéral suisse à Berne, en septembre 1889.
Denis (Jacques-François), écrivain français, professeur à la faculté de Caen dont il est le doyen, membre correspondant de l'Académie des Sciences morales et politiques, né, à Corbigny (Nièvre), le 11 février 1821. On lui doit quelques ouvrages vraiment remarquables : « Histoire des théories et des idées morales dans l'antiquité », 1856, en deux vol. ; « La Philosophie d'Origène », 1883 ; « Esprit et constitution de la comédie ai-istophanesque », 1885 ; « La Comédie grecque », en deux vol., 1887, et plusieurs mémoires dans les Annales de la Faculté des lettres de Caen.
Denis (Théophile), écrivain français, chef de bureau au Ministère de l'Intérieur et inspecteur de l'enseignement des sourds-muets, né, le 15 avril 1829, à Douai. Il a publié des romans, de l'histoire locale, une dizaine de volumes sur les expositions des beaux-arts, des nouvelles, dont quelques-unes rappellent, par leur parfum de terroir, les jolis contes du regretté Charles Deulin. Dans une autre branche, on doit signaler ses écrits sur l'enseignement aux sourds-muets, dont quelques-uns ont été traduits en plusieurs langues ; citons : « Les institutions nationales de sourds-muets et le Ministère de l'Intérieur »; « L'enseignement de la parole aux sourdsmuets » ; « Les Conseils généraux et les institutions de sourds -muets »; « Les artistes sourdsmuets aux expositions des beaux-arts », etc.
Denoy (Emmanuel Doyen dit), écrivain français, administrateur à l'octroi de Paris, né, le 28 janvier 1844, à Paris; collaborateur de l'ancien Gaulois et de V Indépendance Belge, il a fait paraître chez Calmann Lévy et chez Ollendorffdes romans et des nouvelles qui ont produit de l'effet. Citons : « Mademoiselle Clarens », 1880 ; « Par les femmes », 1882 ; « Mer- I cédés Pépin », 1683; « Le premier cheval de I Gallienne », 1883; « Somuska »; « Madame L. 1 F. », 1888 ; « Folles années », 1889.
Densasiann (Nicolas), avocat et écrivain rou- I main, né, à Densus dans les Siebenbiirgen de lia Transj'lvanie, en 1846; il fit ses études I à Blasendorf et à Hermannstadt, et il exerça, I penflant quelques années , au barreau de Kronj siadt (Autriche); en 1877, il s'établit àBuca-
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rest, où il se consacra spécialement aux études historiques, entreprenant de nombreux voyages à la recherche des sources et des documents de l'Histoire Roumaine, en Transylvanie, en Croatie et en Italie, sans négliger la Sicile. En 1886, l'Académie des sciences de Bucarest lui confia l'édition des Sources Diplomatiques de l'histoire roumaine dont le premier volume, qui contient les « Documente privitore la istoria Rumanilor », jusqu'à l'année 1345, a déjà paru. Citons encore: « Les Roumains du Sud (Macédoine, Thessalie, Épire, Trace, Albanie) », Bucarest, 1877; « Cercetari istorice in Archivêle si Bibliotecele Ungariei si Transilvaniei », id., 1880; « Revolutiunea lui Horia in Ungaria si Transilvania (1784^-85) scrisa pe basa dociimenteloru oficiale », id., 1884; « Note critico a supra scrierei d-lui Xenopol Teoria lui Eues- 1er », id., 1885; « Monumente pentru istoria Terei Pagarasului culese si adnotate », id., 1885.
Denton (Rev. Guillaume), théologue et publiciste anglais, commandeur de l'ordre du Saint- Sauveur de Takhova et Grand-Croix de l'ordre de Saint-Sab& de Serbie, né, au mois de mars de l'année 1815, à Newport dans l'île de "Wight ; il entra dans la carrière ecclésiastique, et fut nommé, en 1850, au vicariat de Saint-Bartholomew, Crippleton, près Londres. Il a publié : « On the Displacement of the Poor by Metropolitan Railways », 1861 ; < Commentary on the Gospels in Communion Office », 3 vol., 1860-63 (trois éditions) ; « Commentary on the Epistles in Communion Office », en 2 vol. ; « Commentary on the actes of Apostles », en 2 vol. ; « Commentary on the Lord's prayer », 1864 ; « Servia and the Servians », 1862 ; « The Christians of Turkey », 1963 (trois éd., traduit en allemand et en serbe) ; « Monténégro, tho people and their History », 1877 ; « St. Giles Withûut, Cripplegate, a history », 1862.
Dentu (Edouard). Sous ce nom continue l'ancienne maison éditoriale qui avait été léguée à monsieur Edouard Dentu, né, à Paris, le 21 octobre 1830, mort, à Passy, le 13 avril 1884. Dans ces dernières trente-cinq années la maison Dentu a publié plus de 5000 ouvrages nou veaux, romans surtout. Parmi les plus grands succès de vente de cette maison, on cite les ïambes et Poèmes de Barbier, la Sorcière de Michelet, le Bossu de Féval, la Réforme sociale de Le Play, la Journée de Sedan du général Ducrot, Mademoiselle Giraud ma femme de Belot, Jack et les Aventures de Tartarin de Tarascon d'Alphonse Daudet, la Fille de Roland de H. De Bornier, le Voyage au pays des Milliards de Tissot, Monsieur le Ministre de Claretie, etc.
Deuza (le rev. P. François), astronome italien, directeur de l'Observatoire de Moncalieri, entra dans l'ordre des frères barnabites et se voua aux sciences physiques. Nous avons de lui:
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« Le stelle oadenti dei periodi di novembre 1868 ed agosto 1869, osservate in Piemonte ed in altre contrade d'Italia », id., 1870; « Osservazioni dello météore », id., 1873; « Il Cominodoro Maury e la corrispondenza meteorologica délie Alpi 8 degli Appennini », id., 1875; « Studii sulla climatologia délia Valle d'Aosta », 1877; « Le stelle cadenti dol période di agosto 1885 », id., 1886. L'édition de l'ouvrage du rev. P. Socchi, L'unita délie forze fisiche, Milan, Trêves, 1885, est précédée par une exquisse biographique du savant jésuite due au Père D. qui a collaboré à VAnnuario Scieatifico de Trêves (llilan) et à la Rivista Sdentifico-industriale de M. Vimercati. Les études du Père D. sur les étoiles filantes sont fort appréciées à l'étranger.
Deotyraa, nom de plume d'une célèbre femme poète polonaise. M™» Hedvige Luszezewska. M'"" L. est née en 1835 à Varsovie ; sa mère Nina était elle-même auteur remarquable, son père Venceslas L. était un économiste distingué. Elle débuta à l'âge de 16 ans par des impromptus en vers, qui obtinrent le plus grand succès. Dans les années 1854-58, ont paru en deux volumes ses premières poésies, dont quelques unes improvisées. Suivirent: « Touuzia », 1858; « La Pologne poétique », 1859 ; « La guerre des géants »; des poèmes dramatiques: « Vanda »; « Boleslas le grand » ; « La fiancée de l'Ogredicniec »; des romans, entr'autres : « Les prisonnièresTatares ». Les ouvrages de M. D. se font remarquer par leur force, surtout les drames.
De Paepe (César), médecin et sociologue belge, né à Ostende, le 12 juillet 1842. Il fait partie de plusieurs sociétés médicales et a donné d'intéressants articles à bon nombre de publications scientifiques, mais le sociologue est infiniment plus connu que le médecin. M. De P., en effet, est un des chefs du mouvement rationaliste et socialiste contemporain. Dès 1861, alors qu'il était étudiant à l'Université de Bruxelles, il collabora à La Tribune du Peuple de cette ville. En 1864, il fut, à Londres, l'un des foudateurs de l'Association internationale des travailleurs ; et depuis un quart de siècle on l'a trouvé mêlé à toutes les agitations politiques et sociales de son pays. Nous renvoyons le lecteur désireux de bien connaître M. De P. au beau livre de M. Emile de Laveleye sur le Socialisme contemporain et à VHistuire du Socialisme de M. Benoît Malon, deux ouvrages pour la rédaction desquels le célèbre socialiste belge, qui possède une bibliothèque spéciale fort riche, a fourni aux auteurs de précieux matériaux. M. De P. avait annoncé, il y a de nombreuses années, la publication d'un grand ouvrage en quatre volumes qui devait être intitulé « Considérations et Recherches sur le problème social au XIX siècle » ; il faut regretter que l'ouvrage n'ait point paru et que l'activité de l'écrivain se soit prodiguée eu menus travaux et surtout
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dans le journalisme. Qn certain nombre d'étud.^ publiées par M. De P. dans la presse ont été tirées à part, parfois avec quelques modifications ; nous citerons parmi les plus intéressantes : « Les Malthusiens », extrait du joun L'Égalité, de Genève, 1869; « Untersuchuiiliber die Grundprincipien der Socialœkonomiv extrait de la revue Die Zvkunft, de Berlin, IST « Die sociale Wissenschaft nach Colins unil Potter », extrait du Jahrhuch fiir Social ir .senschaft, de Zurich, 1880; « De l'excès de travail et de l'insuflâsance d'alimentation dans la classe ouvrière », extrait de la Ecvue socialisi' . de Lyon, 1880, et traduit en néerlandais et en italien. Nous ne pouvons nous arrêter aux di.j cours qu'il a prononcés ni aux rapports quii présentés dans les congrès, bien que M. E: de Laveleye signale comme remarquables ' rapports rédigés par M. De P. de 18G7 1869 sur les principales questions mises à l'or du jour des congrès de l'Internationale. 51 nous connaissons encore de lui un opuscule si . du pseudonj'me Isengrin : « Examen de queh]! questions sociales », Bruxelles, 1866; une lu chure, écrite avec MM. Renard et Coppez ^ t fort substantielle en ses trente pages, sur 1' « Histoire des facultés Universitaires en Bolgiqiit» depuis la fondation de l'ancienne Université lii; Louvain », Bruxelles 1868; une bonne étn ^? d'hygiène professionnelle et sociale: « Over ziektens der schoenmakers en hunne Yroedige deod », Anvers, 1874 ; un « Essai ^ l'organisation des services publics dans la ^^ ciété future », Bruxelles, 1874, resté malbi ureusement inachevé, de même qu'un « Cours d'économie sociale », dont quelques leçons seulement ont paru en 1875-1876 dans le journal L' Économie Sociale, de Bruxelles ; enfin deux excellentes préfaces, écrites l'une pour la tra- ■ duction du Bastiat-Schulze de Lassalle, donnée en 1881 par M."« Eugénie Dumout sous le pseudonyme d'Eugène Monti, l'autre pour Le logemerU de l'ouvrier et du pauvre en Belgique qu'a fait paraître, en 1888, M. Louis Bertrand. Constatons en terminant que la Bibliographie Nationale (belge) fait à tort de M. De P. le co-trar ducteur de trois livres de Tchernychewski : Que faire? — Lettres sans adresse. ■ — L'économie j)0litique jugée ]}ar la science ; l'écrivain belge, qui d'ailleurs n'entend point le russe, s'est borné à donner des notes au traducteur, Alexis Tvéritinofif. Il n'est pas non plus l'auteur d'une brochure sur l'idée d'une législation internatioii du travail, publiée à, Bruxelles en 1880, brochu qu'on lui a attribuée dans ledit ouvrage.
De Pasqnale (Gaétan), homme de lettres c magistrat italien; Conseiller à la Cour de Casation à Elorence, né, à Licata (Sicile), en 18- Tour à tour romancier dans: « Piccarda », n velle, publiée en 1838; poète dans un volm.. de « Primi Canti »; journaliste au Giornale fi
DEP ,\,-,.,t: ed arti de Palerme, de 1840 à i! devint un des fondateurs du Cittadino, . dire du premier journal qui parût à Palerme iors de la révolution de 1848. Député, Hensuite exilé, il alla se réfugier en Piémont, où "il collabora à YOpinione de Turin; il traduisit en "Euphorion de Gregorovius, et les Connis de Y. Hugo; il publia aussi un peiime sous le titre : « Cronaca italiana del ISô'J !^ et « Majone », tragédie qui fut jouée, avec succès, à Turin. En 18G0, il alla rejoindre Gteribaldi en Sicile et entra dans la Magistrature on il est encore. Il a été membre du Parlement Italien à deux reprises.
Dépasse (Hector), publiciste français, consiçiller municipal de Paris, organisateur de la ^"Commission de l'Histoire de Paris pendant 1b Révolution », né, à Armentières (Nord), en 1043. Il a collaboré au Journal de Pai-is, à P^r«iu> National, au Siècle, à la République Française, à la Nouvelle Revue, à la Revue bleue; il a publié : « Paris, son maire, sa police », 1881; € Le Cléricalisme », 1877; < Carnot », 1880; sept biographies dans la Collection des célébrifrs contemporaines ; « Léon Gambetta, De Preycinet, Paul Bert, Spuller, Challemel-Lacour, Henri Martin, Ranc ».
De Panw (Napoléon), magistrat, érudit et historien belge, né, à Gand, le 26 septembre b. Fils de l'avocat Napoléon-Léon-Bernard de Pauw qui fut échevin de la ville de Gand et professeur à l'Université de cette ville, et tit-neveu de Liévin Bauwens, un célèbre industriel auquel nous devons, bien plus qu'à Riehard-Lenoir, lïmportation sur le continent des machines à filer le coton inventées en Angleterre à la fin du siècle dernier, M. de P. appartient à une vieille famille patricienne dont la noblesse a été officiellement reconnue par le gouvernement belge actuel. Ancien procureur du Roi à Bruges, il est aujourd'hui avocat-général près la Cour d'appel de Gand. M. Napoéon de Pauw collabore à La Belgique judiciaire, ' rlandsch Muséum, aux Annales de la So- ' émulation de Bruges, à la Biographie napubliée par l'Académie Royale des Scien-
Sces, des lettres et des beaux-arts de Belgique, à la Grande Encyclopédie que dirige à Paris M. Camille Dreyfus, député de la Seine, etc. ; et on a de lui de nombreuses études, intéressantes, sur rhistoire de la littérature néerlandaise jau moyen-âge. Elles le désignaient, l'un dos premiers, pour faire partie de l'Académie Royale iflamande instituée récemment en Belgique et dont il a été le président en 1888. La savante iCompagnie a reçu d'importantes communications de M. de P. ; nous citerons tout particulièreiment le discours qu'il y a prononcé le 29 déicembre 1888 et qui a été publié en brochure, lavec un appendice de pièces justificatives, sous ce titre: « De vlaamsche Académie der Arte-
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velden-eeuw », Gand, 1888. C'est une large esquisse du mouvement littéraire flamand a'i XIV« siècle, ce siècle des grands communiers auxquels M. de P. veut ériger un véritable monument. Depuis de longues années, en effet, continuant une œuvre de réhabilitation entreprise par le regretté professeur gantois Lenz, il fouille les dépôts d'archives de la Belgique, de la France et de l'Angleterre pour rassembler les documents relatifs à Jacques et à Philippe van Artevelde; déjà ses recherches ont bouleversé tout ce qu'on croyait savoir des deux tribuns populaires et l'ont fait nommer membre de la Commission Royale d'histoire. La notice consacrée à la femme de Jacques van Artevelde, Catherine de Coster, dont il a retrouvé le véritable nom et raconté la vie dans la Biographie nationale; les comptes contemporains de la ville de Gand, qu'il a publiés avec l'aide de M. Jules 'Vuylsteke, Gand, 1872 et années suivantes, et les ordonnances des échevins do Gand au XIV« siècle, Gand, 1885; son excellente étude sur « La Conspiration d'Audenarde sous Jacques van Artevelde », Gand, 1878; les beaux-articles « Jacques et Philippe van Artevelde » données par lui à La Grande Encyclopédie de Paris ; les communications qu'il a faites à la Commission Royale d'histoire ont causé une profonde sensation, et l'on attend avec impatience l'apparition du « Cartulaire des Artevelde au XIV» siècle », que la Commission d'histoire l'a chargé de publier et qui comprendra un nombre considérable de chartes inédites, de notes et de tableaux généalogiques d'une énorme importance pour la biographie des grands démocrates flamands et pour l'histoire de la Flandre à l'époque de la guerre de Cent-ans ; la Commission a autorisé en outre l'auteur à faire imprimer un curieux manuscrit, r« Obituaire de Saint-Jean », nécrologe de la paroisse qu'habitait Jacques van Artevelde. M. de P. achève aussi en ce moment un ouvrage consacré à son grand-oncle Liévin Bauwens, ouvrage qu'il rédige presque exclusivement d'après des papiers de famille et des documents authentiques, et qui éclairera d'une lumière complète la vie, encore fort obscure en certains points, du précurseur flamand de Richard-Lenoir.
De Petra (Jules), écrivain et archéologue italien, directeur du Musée National de Naples, membre de l'Académie des Lincei, professeur à l'Université de Naples, né, à Casoli (prov. de' Chieti), en 1841. Ayant été remarqué par M. Fiorelli en 1864, il quitta ses études de Droit pour se dédier à l'archéologie en l'étudiant sur place à Pompéi et au Musée. En 1864, il fut nommé directeur des fouilles pour le Midi de l'Italie et lorsqu'on fonda à Pompéi, en 1868, l'école d'archéologie, il en rédigea le journal. En 1872, il fut nommé, à la suite d'un concours, professeur d'archéologie à l'Université et di-
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rocteur des Musées do Naples en 1875. Nous devons à ses recherches : « Le tavolette cerate di Pompoi », ouvrage inséré aux actes de l'Académie des Lincei de Rome, et une collaboration assidue au Musco cVantichità classiche italiane, édité par Loesoher à Florence et dirigé par D. Comparetti. Nous lui devons aussi une série de « Cataloghi del Museo Nazionale di Napoli » ; « Tesoretto di denari tornesi trovati in Napoli » (mémoire extrait des Actes de l'Académie Royale d'Archéologie, littérature et beauxarts, XII, vol. 1884^85-86) et, en collaboration avec M. Comparetti, « La villa ercolanense dei Pisoni, i suoi monument! e la sua biblioteca », Turin, Loesoher, 1883.
I)e Pilla (Dominique), avocat et publiciste italien, né, à San Nicandro Garganico (province de Foggia), en 1846. Il s'adonna de bonne heure à l'étude des langues anciennes et modernes. Docteur en droit (1867), très-riche et aimant les voyages avec passion, il alla perfectionner ses études en Allemagne sous les professeurs Holtzendorff et Berner; après un court séjour en Angleterre et en Belgique, il fut nommé professeur libre de droit pénal à l'Université de Naples. Il vient de publier: « Dei reati contre la sicurezza interna dello Stato, vol. 1°, parte l'', Storia », Florence, Barbera, 1888. Cet ouvrage a été fort apprécié par la critique allemande et par l'école italienne de jurisprudence. Le second volume de cet ouvrage remarquable paraîtra sous peu ainsi que les leçons de 51. De P. sur le Faux. M. De P. ne dédaigne pas la rime et il annonce une édition prochaine de ses vers.
De Potter (Frans), historien belge, né, à Gand, le 4 janvier 1834. Maintes fois lauréat de l'Académie Roj'ale des Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts de Belgique, membre de l'Académie Royale flamande, M. de P a énormément produit et, presque toujours, en langue néerlandaise. Il nous serait impossible, à cette place, de seulement énumérer les titres des publications insérées dans les bulletins de sociétés savantes, des revues et journaux auxquels il adonné des études, des nouvelles, des romans historiques, dos biographies de Belges célèbres, des ouvrages d'érudition et des ouvrages populaires de genre très-divers qu'il a fait paraître. Nous nous bornerons à citer parmi ses œuvres les plus remarquables; son début dans les lettres fut une courte histoire de la littérature néerlandaise : « Beknople geschiedenis der Neerlandsche letterkunde », Anvers, 1854; la publication d'un vieux journal des troubles des Pays-Bas au XVle sièïle; « Dagbook van Cornelis en Philip van Campene », Gand, 1870; une histoire de Jacqueline de Bavière, couronnée par l'Académie Royale de Belgique; « Geschiedenis van Jacoba van Beieren », Bruxelles, 1879; et un mémoire sur l'éohevinage couronné également deux
DEP ans plus tard; ses belles monographies consacrées aux villes de la Flandre Occidentale, surtout à Courtrai : « Geschiedenis des Stad Kortrisk », Gand, 1873, et années suivantes ; et à Furnes: « Geschiedenis der Stad en Kastelnij van Veurne », en collaboration avec MM. Rouse et Borre, Gand, 1873 et années suivantes; enfin l'admirable histoire des villes et communes de la Flandre Orientale qu'il a entreprise, avec i l'aide d'un autre écrivain flamand, M. Jean i Broeckaert, histoire qui compte déjà un nombre considérable de volumes : « Geschiedenis der gemeenten van Oost-Vlaanderen », Gand, 1864 et années suivantes. Dans cette vaste série, M. F. de P. a écrit à lui seul l'histoire de la ville de Gand, et ses recherches sur le passé de la fière cité flamande lui ont fourni en outre le sujet de deux recueils intéressants : le « Petit cartulaire de Gand », et le « Second cartulaire de Gand ». D'autre part, MM. de P. et Boeckaert ont été couronnés ensemble à l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique en 1869, pour une description statistique d'une commune du centre des Flandres (Nazareth) ; en 1873, pour une étude sur Antoine van Dyck et ses œuvres ; en 1879, pour une histoire des classes rurales en Belgique jusqu'à la fin du XVIII^ siècle.
De Potter (Agathon-Louis), sociologue belge, né, à Bruxelles, le 11 novembre 1827. Fils do M. Louis de Potter, écrivain très-connu, qui fut, en' 1830, membre du Gouvernement provisoire de la Belgique, historien des Conclaves, biographe de Scipione de' Ricci et dont Ausonio Franchi a traduit en italien le « Résumé de l'histoire du christianisme depuis Jésus jusqu'à nos jours », Turin, 1856-1858, M. A. de P. a donné au public, outre quelques brochures, dont la plus curieuse est: « La peste démocratique », Bruxelles, 1884, les livres dont voici la liste : « Qu'estce que la guerre et la paix? examen de l'ouvrage de M. Proudhon sur la guerre et la paix », Bruxelles, 1862; « De la propriété littéraire, examen des Majorats littéraires de M. Proudhon », id., 1863; « La logique », id., 1866; « La connaissance de la vérité », id., 1866; « De l'instruction obligatoire comme remède aux maux sociaux, mémoire soumis à l'Académie Royale de Belgique, avec les rapports de MM. Edouard Ducpetiaux et Paul Devaux, et leur réfutation », id., 1866; « Économie sociale », id., 1874; « M, Poulin et le socialisme rationnel », id., 187B. C'est surtout à la défense des doctrines de oe socialisme rationnel, un système assez remarquable d'alleurs proposé par Colins, que M. de P. a consacré ses efforts. Il a fondé potii l'étudier une revue spéciale La Philosophie di l'avenir (Bruxelles et Paris, 1875 et années suivantes), et on lui doit la publication de nom-î breux travaux inédits de Colins. Parmi les revues et les journaux auxquels il a donné des
DEP ;l?s, nous citerons : La Ragione (1856) et II i c'.lo Giom^ledel!^a.T^les,\AFei-itephUosophique ■-' r-Jir/ieuse, la Revite trimestrelle, la Eerue de Ti.-l:!iqne, la Liberté de Bruxelles, A Voz escolar de Villa Real (Portugal), la Tribune du j)eupJe âe Bruxelles, Le Devoir de Liège. Il collabore : '■■ aujourd'hui, très-activement, à la Société 'fi de Bruxelles.
•c Pressensé (Edmond), historien français et pas'-jur protestant, né, à Paris, en 1824. Il fit ses études théologiques à Lausanne (1842-45), et dans les Universités de Halle et de Berlin (1848-47). Consacré pasteur en 1847, il fut appelé à desservir à Paris la chapelle de Taitbout, la principale des églises protestantes séparées de l'Etat. Il devint, en 1856, le rédacteur en chef de la Revue Chrétienne; en 1863, il reçut de r Université de Breslau le titre de docteur; en 1869, il devint un des membres de la ligue de la paix; en 1870, il alla demander au Tsar Alexandre que les protestants des provinces baltiqnes de l'Empire ne fussent point troublés dans l'exercice de leur religion ; pendant la Commune, il protesta contre l'incarcération de l'Archevêque de Paris. Député de Paris en 1871, il se rangea absolument parmi les républicains modérés. M. D. P. n'est pas seulement un controversiste de mérite, mais un orateur parlementaire éloquent et un écrivain de première force. Nous avons de lui : « Conférences sur le Christianisme dans son application aux questions sociales >, Paris, Eischbacher, 1849; « Histoire des trois premiers siècles de l'Église », en quatre séries et six vol., Paris, 1854-1877, son chef-d'œuvre (la seconde série en deux vol. sur Les Martyrs et les Apologistes a été couronnée par le prix Montyon; l'ouvrage tout entier a été traduit en anglais, Londres, Hodder et Stoughton, 1861-81, et en allemand, Leipzig, Engelmann, 1862-80) ; « L'Église et la Révolution française. Histoire des relations de l'Église et de l'Etat de 1789 à 1802 », 1864, 2- éd., 1867, trad. en lais, 1869; « La liberté religieuse et la législation actuelle », sans nom d'auteur, 1859; Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvre », 1866 (en 1883, en a paru la septième éd.; l'ouvrage a été traduit en anglais, 1856, en allejmand. Halle, 1866, en hollandais, Utrecht); «Le |pays de l'Évangile. Notes d'un voyage en 0- .rient », 1865, trad. angl., en 1866; « Les Le- |çons du 18 mars », Paris, Lévy, 1871; « Le Concile du "Vatican, son histoire et ses 'conséquences politiques et religieuses », 1872, traduit en anglais et en allemand; « La liberté religieuse et la législation actuelle depuis 1870 », Paris, 1874 (paru en grande partie dans la Reme des Deux Mondes) ; « Études contemporaines », 1880 (trad. anglaise); < Variétés morales et politiques », en deux vol., 1886 (trad. anglaise); < Les Origines: Le problème de la connaissance; Le problème cosmologique; Le
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la mo-
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problème anthropologique; L'origine raie et de la religion », 1882, trad. aug.^is, et allemande ; « L'ancien Monde et le Christianisme », 1887, trad. anglaise, 1888; « Discours parlementaires ». M. D. P. est membre étranger de la MassacJntssets Historical Society, et depuis 1884, docteur en théologie honoris causa de l'Université d'Edimbourg.
De Pressensé (Mii« E. Dehault, dame), femme du précédent, née, à Yverdun, en 1827; est l'auteur de plusieurs romans religieux qui ont eu du succès: « Rosa », 1858; < La Maison blanche », 1861; « Le journal de Thérèse », 1867; « Sabine-Gertrude de Chauzane », 1872; « Poésies », 1870.
Dépret (Louis), écrivain français, né, à Lille, en 1837. On lui doit: « Amours du Nord et du Midi », romans et aventures, Paris, Lechevalier, 1866; « Le va-et-vient », notices littéraires, impressions », id.; « De Liège à Anvers passant par la Hollande, journal d'un moraliste », Paris, Hachette, 1866; « Le mot de l'énigme; Le fusillé », Paris, Lévy, 1868; < En Au^triche », Hachette, 1869; « Eucharis », id., 1870; « La Fraynoise », id., 1871; « Lucie », Paris, Lévy, 186^9; « Reine Planterose », Paris, Hachette, 1872; « Maurice le Grandier », Paris, Hachette, 1873; « Mémoires de n'importe qui », Paris, Charpentier, 1875; < Rosine Passmore », Paris, Hachette, 1873; « Contes de mon pays », id., 1874; « Silhouettes de villes », id., 1875; « Chez les Anglais », 1879; «Mademoiselle Delyvoix », 1880; « Trois Amours », 1881; « Trop fière », 1882; < C'est la vie », 1883; « Folle jeunesse », 1883; « Le voyage de la vie, notes et impressions », 1882 : « Vous et moi », 1887.
De Paydt (Paul-Émile), écrivain belge, président de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, né, à Mons, le 6 mars 1870. Avec H. F. Delmotte et H. Rousselle, U écrivit au lendemain de la révolution belge une brochure anonyme : « Le candidat à la royauté », esquisse en trois tableaux mêlés de couplets, Bruxelles, 1831, et il n'a pas cessé depuis de consacrer une partie de sa vie à la littérature pure. Les Mémoires de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, notamment, renferment des pages charmantes de lui, et dans ces derniers temps encore, sans parler d'une « Histoire orientale et point merveilleuse », Bruxelles, 1883, il a publié deux romans d'une réelle valeur : « Maudit métier », id., 1883, et « La famille Guérin », id., 1888. Mais M. De P. a surtout conquis une autorité incontestée en horticulture, par les ouvrages suivants: « Traité théorique et pratique de la culture des plantes de serre froide », id., 1860 (traduit en allemand, Hambourg, 1862) : « Gelide ou l'amateur de fleurs », id., 1873, 3"ie éd., Mons, 1886 ; < Les plantes de serre » ,