‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 222 sur 496 · RIT · texte numérisé non relu

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finit à la retraite. Modéré dans ses idées, circonspect et avisé dans ses moyens, M. R. est un homme d’état d’une souplesse remarquable qu’on peut comparer plutôt à M. Rattazzi qu’à M. le Comte de Cavour. La politique et la littérature n’ont pas encore dit le dernier mot sur ce qui regarde M. R.

Ristori (Adélaïde), illustre actrice italienne, née, à Cividale (Erioul), en 1821, mariée en 1846 au marquis Julien Del Grillo. Nous ne suivrons pas Mrae le Marquise D. G. dans sa carrière triomphale sur les principales scènes des deux mondes ; nous nous bornerons à citer son livre: « I miei ricordi », Rome, Bocca, 1888.

Ritsclil (Othon), écrivain allemand, professeur libre d’histoire ecclésiastique et dogmatique à l’Université de Leipzig, né en 1860, a publié : « De Epistulis Cyprianicis », Halle, 1885 ; « Cyprian von Carthago und die Verfassung der Kirche », Goettingue, 1885; « Zur Geschichte der Philologie», Leipzig, Teubner, 1879-81; « Alazon, Betrag zur âtiken Ethologie und zur Kenntniss der Grieschisch- rom. Komôdie », id., id., 1882 ; « Kolax, ethologische Studie », 1883 ( Abhandl . der philol. liist. t. der. K. Scichs. Ges. d. W. vol. X ) ; « Agroikos, ethologische Studie », 1885 (id.) ; « Geschichte der rômischen Dicbtung », Leipzig, Cotta, 1887 ; on lui doit aussi d’autres critiques publiées dans le Rhein. Muséum f. Philol ., dans la Harnack' s theologischer Literaturzeitung et dans plusieurs journaux spéciaux allemands.

Ritter (Charles), littérateur suisse, né, à Genève, le 28 juin 1838, fils du mathématicien Élie R., fit de brillantes études théologiques à l’Académie de sa ville d’origine, fut amené par de consciencieuses recherches à partager les vues philosophiques du Dr Strauss et renonça au Saint-Ministère pour embrasser la carrière du professorat. Un séjour de deux années à Stuttgart lui permit de faire la connaissance personnelle de son illustre maître ainsi que de Th. Vischer, de Bredermann, d’Ed. Zeller. De fortes relations se formèrent également entre lui et Georges Eliot à Londres, Sainte-Beuve, Renan, Ed. Scherer à Paris. M. C. R., après avoir professé pendant une dizaine d’années la littérature latine au collège de Morges, vit aujourd’hui à Genève, où il poursuit ses recherches philosophiques. Nous sommes redevables à ce trop modeste, mais excellent écrivain, des ouvrages suivants, 1a. plupart traduits du D1' Strauss : « Deux discours », 1868 ; « Monologues », id. ; « Essais d’Histoire religieuse », 1872 ; « Christian Baur et l’École de Tubingue par E. Zeller », 1883.

Ritter (Eugène), professeur à l’Université de Genève, né, à Genève, le 9 novembre 1836. Il s’est fait connaître surtout par ses travaux sur l’histoire littéraire de Genève, de la Suisse romande et de la Savoie; et notamment par ses recherches sur la vie et les écrits de Jean-

Jacques Rousseau. Il a publié : « Les noms de famille », 1875; « Poésies du XIVe et XV0 siècles, etc. », 1880. Il a collaboré à la Bibliothèque universelle , à la Revue contemporaine , à la Revue politique et littéraire , à la Zeitschrift fur neufranzosische Sprache und Literatur, etc.

Riuréanu (M. Jon), écrivain roumain, né, en 1832, à Craiova, fit dans sa ville natale ses premières études, qu’il compléta à Bucarest. Il termina, avec un grand succès, les cours d’ingénieur civil et, en 1854, s’associa àvec son frère aîné Georges R. à la direction d’un institut privé, qu’il régit depuis 1858. Il fut nommé ensuite inspecteur général des écoles, et en 18G0 directeur de l’internat attaché au lycée Mateiu-Basarab de Bucarest. Il s’y fit distinguer, pendant 24 ans, par son caractère et par ses aptitudes pédagogiques. A part un traité de « Géométrie », en collaboration avec le professeur Élie Angélesco, il dota la Roumanie d’une bibliothèque de lecture pour la jeunesse des deux sexes, composée de 36 brochures en plusieurs éditions, remarquables par le style et par la moralité qui s’en détache. Il fit don au lycée Mateiu-Basarab d’une bibliothèque de 130 .volumes et, avec MM. Georges Missail et N. B. Locusteanu, publia les lettres inédites du grand littérateur Jon Eliade Radulesco, son maître et ami. Depuis l’année dernière, M. R. J. s’est établi à Paris pour continuer ses travaux.

Rivalta (Valentin), avocat et homme de lettres italien, né, à Ravenne, en 1854. Nous avons de lui : « Degli arbitrati giuridici » ; « Diritto e giurisprudenza teatrale » ; « La giurisprudenza nella filosofia di S. Tommaso ».

Riva-Sauseverino (le comte Eugène), homme de lettres italien, né, en 1829, à Reggio Emilia, docteur en droit ; nous avons de lui plusieurs articles insérés à la Rassegna Nationale de Florence très intéressants pour leur valeur historique, dont voici les titres : « Il centenario di 8. Benedetto » ; « Napoleone III nel 1886 » ;

« Le politiche alleanze » ; « La indipendenza del Comune di Firenze » ; « Filiberto di Carignano e Caterina d’Este, memorie storiche » ;

« Il concetto politico del Conte Verde ».

Rivera (le chev. Joseph), cadet de la famille ducale Rivera, généalogiste italien, né, à Aquila, le 13 mai 1846, étudia aux écoles publiques du Séminaire de sa ville natale, et après avoir fait son droit, s’occupa entièrement de recherches historiques. Nous lui devons les opuscules suivants : « Genealogia délia famiglia Ardinghelli di Firenze e di Aquila », inséré au Giornale araldico genealogico italiano , Fermo, 1874 ; « Genealogia délia famiglia Rustici di Aquila », id., id., id., « Sulla vera e falsa origine délia famiglia Rivera di Aquila », Pise, tip. du Giornale Araldico , 1877 ; « Il suggello del Patriziato Aquilano », id., id., 1878; « Degli uomini notabili délia lamiglia Rivera, profili biografici », id., id., 1

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id. ; « Il Patriziato di Sulmona e la Famiglia Corvo », id., id., 1880; « Delle nobiltà cittadine dell’antico Regno di Napoli, ed in particolare di quelle di Aquila », id., id., 1882 ; « Cenni biografici degli Arcivescovi e Vescovi che sortirono nascimento in Aquila e suo antico Contado », insérés à la Pâlestra Aternina d’ Aquila, 1883, 1885, 1886 et suiv. ; « La biografia contemporanea ed il sistema alfabetico che vi si adotta », Naples, Detken, 1886 ; « L’Architettura nei sacri edifizi délia città di Aquila », article inséré dans la Palestra Aternina d’Aquila,

Rivet (Gustave), homme politique et littérateur français, député de l’Isère, est né, à Domène, près Grenoble, le 25 février 1848. Il commença ses études au Lycée de Grenoble et les acheva à Sainte-Barbe et à Louis-le— grand. Dès le collège, il collabora à la Jeunesse , au Mouvement , au Travail et autres petits journaux du quartier latin. Licencié ès-lettres, il professa la rhétorique à Dieppe, à Nancy, et fut chargé du cours au Lycée Charlemagne. Patriote et républicain, il publia, en 1877, chez Lemerre, un volume de vers: « Les Voix perdues », qui le fit révoquer par M. de Fortou. Victor Hugo lui écrivit : « Hélas ! vaillant poète, que vous « dire ? — Cette heure a deux profils, le pro- « fil traître et le profil lâche. Vous étiez mal « vu des deux, vous le talent loyal et le cœur « intrépide. — Courage, je vous serre la main. « — Victor Hugo — ». M. G. R., révoqué, vint à Paris, donna des leçons pour vivre, puis fut rappelé à l’Université par le ministre suivant, qui l’envoya professer la rhétorique à Meaux. Peu après, M. G. R. quitta la carrière universitaire pour entrer dans le journalisme et y combattre plus librement. Il écrivit à l 'Homme libre , que dirigeaient Louis Blanc et Ernest Hamel, au National , aux Droits de l’Homme, au Rappel. Puis il entra à La Vie Littéraire , oû il collabora d’abord sous plusieurs pseudonymes : Hector UEstraz, Enjolras , etc. Il y publia, sous son nom, des portraits politiques remarqués et, pendant plusieurs mois, des Némésis, d’un souffle ardent. En 1878, M. G. R. devint secrétaire de la direction de la presse au ministère de l’intérieur, et en février 1879, fut nommé chef du cabinet de M. Turquet, soussecrétaire d’État des Beaux-Arts. Élu député de l’Isère, M. G. R. fit partie de la gauche radicale et continua une active collaboration aux journaux. M. G. R. a publié : en 1878, « Victor Hugo chez lui », Maurice Dreyfous éd. ; « Les Dragonnades », Lechevalier éd. ; « Les Patriotiques, Mosaïque » (poésies). Lors des élections du 5 janvier 1879, il fit paraître une « Lettre d’un patriote aux électeurs sénatoriaux », brochure de propagande tirée à grand nombre. Il a donné, en mars 1879, au théâtre Cluny un drame en quatre actes : « Le Châti-

ment ». Au même théâtre, « Le Cimetière Saint- J oseph », où Tartufe est virilement bafoué ; à l’Odéon, un drame en vers: « Marie Touchot ». Il a publié, dans la Nouvelle Revue: « L’Alsacien », poème, qui a obtenu un grand succès.

Rivier (Alphonse-Pierre-Octave), né, à Lausanne (Suisse), le 9 novembre 1835 ; licencié en droit de l’Académie de Lausanne, docteur en droit de l’Université de Berlin (1858), privat-Docent à ladite Université (1862), professeur à l’Université libre de Bruxelles depuis 1867, consul-général de Suisse en Belgique depuis 1886. Ouvrages principaux: « De discrimine quod inter regulam Catonianam et eam quæ lege 29 de R. J. continetur juritf antiqui regulam interest », Berlin, 1858; « Untersuchungen über die cautio prædibus prædiisque », Berlin, 1863 ; « Introduction historique au droit romain », Manuel-programme pour servir aux cours universitaires et â l’étude privée, comprenant une chrestomatie élémentare et quelques linéaments d’histoire littéraire et biographique, Bruxelles, 1871-72, nouv. éd., 1881 ; « Berichte burgundischer Agenten in der Schweiz, 1619- 1629 », Zurich, 1875; « Traité élémentaire des successions à cause de mort, en droit romain », Bruxelles, 1878 ; « Éléments de droit international prive, ou du conflit des lois. Droit civil, procédure, droit commercial », par T. M. O. Asser, ouvrage traduit, complété et annoté, Paris, 1884 ; « Literarhistorische Uebersicht der Système und Theorien des Vôlkerrechts seit Grotius », Berlin, 1885, partie du 1er volume du « Handbuch des Vôlkerrechts », publié par le baron de Iioltzendorlf, traduit en français, 1888 ; « Discours d’ouverture prononcé en séance publique, le 12 octobre 1874, en qualité de recteur de l’Université de Bruxelles », Bruxelles, 1874; « Discours de prorectorat, prononcé le 11 octobre 1875 », id , 1875 ; « Notice sur Jean-Gaspard Bluntschli », id., 1882 ; « Notice sur William Beach Lawrence », id., 1883 ; « Claude Chansonnette, jurisconsulte messin, et ses lettres inédites », 1875 ; « Le Compendium institutionum de Nicolas de Bruxelles », 1874 ; « Étienne Vander Straten, professeur à Dole et conseiller de Brabant » ; « Jean de Drosay, l'un des réformateurs de la science du droit au XVIe siècle », 1875; « Notice sur M. Hornung », Bruxelles, 1886; « Notice sur M. Aratz », id., 1887 ; « Note sur la littérature du droit des gens avant la publication du Jus Belli ac Pacis de Grotius (1625) », 1883; « Les dix premières années de l 'Institut de droit international (1873-83) », Bruxelles, 1884; « Introduction au droit des gens; recherches philosophiques, historiques et bibliographiques », id., 1888; « Programme d’un cours de droit des gens », id., 1889. De 1878 à 1885, six volumes de V Annuaire de l'Institut de droit international. Durant la même période de sept années, M. R. a été rédacteur en chef de la Revue

de droit international. Collaboration à de nombreuses publications collectives ou périodiques, telles que: Staatslexicon de Wagener (1862-63); Rechtsencyclopcidie et Rechtslexicon de Holtzendorff (1869-74) ; Bibliothèque universelle de Genève et de Lausanne (depuis 1861); Revue historique du droit français et étranger (depuis 1862); Berliner Revue (1863) ; Indicateur d'histoire suisse (depuis 1866) ; Internationale Revue de Vienne (1867) ; Revue de droit international et de législation comparée (depuis 1869) et Annuaire de l’Institut (depuis 1877) ; Zeitscrift für Rechtsgeschichte (depuis 1870) ; Revue de législation ancienne et moderne de Paris (id.) ; Bijdragen voor Regtsgeleerdheid d’Amsterdam (depuis 1872) ; Revue critique d’histoire et de littérature de Paris (id.) ; Revue historique de MM. Monod et Fagniez (1883) ; Revue internationale de l'enseignement (depuis 1882), etc.

Rivière ( Hippolyte-Ferréol ) , magistrat et jurisconsulte français, est né, à Aix-en-Othe (Aube), le 26 novembre 1816. Après de brillantes études à la Faculté de Dijon, il fut reçu docteur en droit en 1840 et obtint le premier prix de doctorat à cette Faculté. Successivement juge à Moire (1863), président du tribunal de Mauriac (1865), conseiller à la Cour de Rion (1868), il fut longtemps et injustement oublié dans ce poste par le gouvernement de cette époque. M. R. a été enfin nommé avocat général de la Cour de cassation le 13 janvier 1880, et conseiller à cette cour le 22 avril 1882. Avant son entrée dans la magistrature, M. R. avait publié : « Esquisse historique de la législation criminelle des Romains », 1844 ; « Répétitions écrites sur le Code de commerce »,

1853, ouvrage devenu classique ; « Examen du régime de la propriété mobilière en France »,

1854, couronné par l’Académie de législation, dont M. R. est membre correspondant; « Questions sur la transcription en matière hypothécaire », 1856, en collaboration avec M. Huguet; « Précis historique et critique de la législation française sur le commerce des céréales », 1859; qui eut un grand succès et le fit appeler par le gouvernement à l’enquête sur cette matière devant le Conseil d’État ; « Revue doctrinale des variations et des progrès de la jurisprudence de la Cour de cassation en matière civile », 1862 ; « Du commis voyageur et de son préposant », 1863, ouvrage couronné par l’Académie de législation. Depuis son entrée dans la magistrature, M. R a publié : « Commentaire de la loi du 24 juillet 1867 sur les sociétés », 1868 ; « Histoire des institutions de l’Auvergne », 1874, 2 vol. in-8°. Cet important ouvrage, couronné en 1874 par l’Académie des inscriptions et belles-lettres, est l’utile fruit des loisirs de M. R., pendant le trop long séjour qu’on lui a fait faire dans cette région ; « Codes français et lois usuelles », 1876, en collaboration

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avec Hélie et Paul Pont (17me éd., de 1876 à 1888 ; « Pandectes françaises », nouveau répertoire de doctrine, de législation et de jurisprudence, rédigé sous la direction de M. R., par les magistrats les plus éminents, 40 vol. in-4°, 4 vol., ont paru, plus: divers brochures juridiques et de nombreuses dissertations dans les Revues de droit et de jurisprudence.

Rivieu (Amédée), est né, à Douai (Nord), le 20 mai 1860. Après avoir suivi les cours de la Faculté de droit, il fit du journalisme dans les journaux républicains du Nord, puis il collabora à diverses revues littéraires et artistiques: Y limon Tunisienne , la Revue française , l’ Union littéraire et artistique de Nice, etc. En 1883, M. R. a publié une « Etude sur la République de Saint-Marin », Douai, Duramon. En 1887, un ouvrage sur « La Tunisie », Challemel aîné. Cet ouvrage a été honoré de la souscription du Ministre de la marine et des colonies (France) et de la souscription de la direction de l’enseignement public en Tunisie. Le gouvernement tunisien a, pour cet ouvrage, décerné à M. R. la croix d’officier de l’ôrdre de Nicham.

Robert (Eugène-Firmin-C.-A.), avocat et publiciste belge, né, à Gand, en 1839. Orateur et écrivain plein d’esprit, jurisconsulte distingué, M. R. est une des figures les plus sympathiques de la démocratie libérale belge, qui l’a envoyé durant quelques années à la Chambre des représentants. On a de lui un remarquable discours sur « Le rôle public de l’avocat », prononcé à la séance de rentrée de la Conférence du jeune barreau de Bruxelles le 11 novembre 1865; des articles dans la Liberté, le Journal des tribunaux , V Art moderne , la Réforme, la Revue moderne , etc., et de spirituelles conférences données dans les sociétés de librepenseurs et dans les associations politiques.

Robert (Ferdinand des), né, à Montigny-les- Metz (Moselle), le 4 septembre 1836. Élevé au Collège Saint- Augustin de Metz (Pères Jésuites). Principales publications : « Campagnes de Charles IV, duc de Lorraine et de Bar », 2 vol., Paris, Champion.

Robert (François-Marie-Edmond), publiciste, administrateur, homme politique français, ancien député de l’Oise, actuellement préfet de la Vendée, né, à Metz, le 13 janvier 1849. Lieutenant au 33e régiment de mobiles, il fit avec distinction la campagne de 1870-71. Il entra dans l’administration comme sous-préfet de Nogentsur -Seine et fut révoqué au 16 mai 1877 par le Ministère de Broglie. Nommé à la sous-préfecture de Compiègne, il devint préfet de l’Ardèche en décembre 1879. Il donna sa démission de préfet pour se présenter, comme candidat républicain, aux élections du 21 août 1881 dans l’arrondissement de Compiègne ; et fut élu par 12,892 voix contre 7,444 données au candidat bonapartiste. A la Chambre, il fut inscrit à l’U-

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nion Républicaine. De 1881 à 1885, il a prononcé un assez grand nombre de discours, notamment en faveur du maintien des Facultés universitaires de Théologie catholique (1882), de la suppression des Inspecteurs généraux du Ministère de l’Intérieur (1883). Il a été l’auteur de divers projets de loi, notamment sur les sucres, sa proposition d’une surtaxe de 7 francs sur les sucres étrangers est devenue la loi de 1884; sur l’assistance dans les campagnes, sur la création d’une école de sucrerie au Palais de Compiègne. Ayant échoué au scrutin de liste (octobre 1885), il est rentré dans l’administration et a été nommé préfet de la Vendée par decret du 2 février 1887, sous le Ministère présidé par M. Goblet. A le dernière session du conseil général, il a été l’objet de violentes attaques de la part de la majorité royaliste à l’occasion de l’éloge funèbre du Maire de Saint- Vincent, Sterlanges, éloge dans lequel il avait dit qu’il était « rentré dans l’hospitalité de la nature », et aussi à cause de la laïcisation de l’école des filles de la Gaubretière; laïcisation qui avait amené une sorte d’émeute de femmes. Toute cette petite ville s’était pavoisée de drapeaux noirs, empruntés, dit M. R. au Conseil général: « par l’anarchie blanche à l’anarchie rouge ». Il est officier de l’Instruction publique. Il a publié : « La Commune et ses idées à travers l’histoire », Paris, Germer Baillière, 1872; « Les domestiques; études de mœurs et d’histoire », id., id., 1875. M. R. a collaboré à V Union des jeunes, journal littéraire dont il fut l’un des fondateurs, et à La Bazoche (1869).

Robertson (Archambault), théologien anglais et tutor à l’Université de Durham depuis 1883, est né à Sywell dans la Comté de Northampton, le 20 juin 1853; il a fait ses études au Trinity College d’Oxford et a été sacré ministre de l’église anglicane en 1882. Nous avons de lui l’édition de l’ouvrage de St.-Athanase : « De Incarnatione verbi », avec introduction et notes, Londres, D. Nutt, 1882; traduction anglaise du même ouvrage, Londres, D. Nutt, 1885.

Robertson (Georges Croom), philosophe anglais, professeur de logique à Yüniversity College de Londres, né, le 10 mars 1842, à Aberdeen (Écosse). Après avoir pris son doctorat en 1861 à l’Université d’Aberdeen, il continua ses études à Londres, Berlin, Goettingue, Paris (1861-63). En 1866, il fut nommé professeur à VUniversity College et en 1876 nous le trouvons directeur du Mind, journal de philosophie. Eu dehors d’une collaboration suivie à ce journal et à la neuvième édition de V Encyclopœdia Britannica, où il a mis les articles : « Analysis » ; « Association » ; « Axiom » ; « Hobbes », il est l’auteur de « Thomas Hobbes », 1886. Avec le prof. A. Bain il a publié en 1872 : « Grotes posthumous work on Aristotle ».

Robidou (Bertrand), publiciste et littérateur

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français, né, à Plergues (Ille-et -Vilaine), le 16 novembre 1820. Après avoir fait ses études à Ploërmel, dans l’Institut dirigé par le frère de Lamennais, il devint instituteur de Saint-Benoît-des-Ondes, près Cancale, et y attira, par l’intelligente nouveauté de son enseignement, de nombreux élèves. Mais, en 1849 sous le Ministère Falloux, il fut dénoncé et persécuté par les cléricaux ; et ayant répondu à leurs attaques par une brochure assez mordante, il fut poursuivi le 8 décembre 1849, devant le jury et acquitté par lui. Mais il fut néanmoins suspendu de ses fonctions qu’il dut quitter pour l’enseignement libre. Les habitants de Saint-Benoît-des-Ondes, qui l’aimaient, lui élevèrent une maison d’école à leurs frais; il s’y établit comme instituteur et cette nouvelle école prit rapidement un développement énorme. Aussi, en 1851, les mêmes adversaires la firent fermer par le Conseil académique, à l’aide de cette même loi Falloux, qui supprimait la défense, les témoins et toutes les formes juridiques. M. R., qui avait toujours aimé et cultivé les lettres, se fit alors littérateur et renonça définitivement à l’enseignement. M. R. a publié: « Histoire d’un beau pays », 2 vol.: « La République de Platon comparée aux idées et aux états modernes »; « Elohim et Javeh »; « La Dame de Coetquen », roman historique; « La Rouerie », roman; « Les Mériahs », scènes de la vie des peuples primitifs contemporains, 1888. M. R. publie en ce moment l’« Histoire du Clergé pendant la Révolution ». Comme publiciste, M. R. a fondé et dirige encore deux journaux en province : L'union des deux villes (St.- Malo-St.-Servan), et L'Avenir de Rennes , dont l’importance politique est incontestable. M. R. est membre de la Société des gens de lettres.

Robin (Elie), économiste et pasteur français, né, le 15 octobre 1825, à Marennes dans la Charente-Inférieure, fit ses études de théologie à la Faculté de Montauban, les termina par la soutenance d’une thèse sur « Le caractère et l’autorité de l’enseignement apostolique », 1853, et joignit, à ses fonctions de pasteur à Montflanquin dans le Lot-et-Garonne, celles d’aumônier de la maison centrale d’Eysses. Ses entretiens confidentiels et réitérés avec les détenus le convainquirent que leurs rechutes répétées provenaient du manque de protection et de travail dont ils souffraient après l’expiation de leur peine. Le mal fut exposé par M. R. dans ses « Expériences d’un pasteur aumônier d’une maison centrale », 1867: le remède fut cherché la même année dans la création d’une Société de patronage. Le Consistoire de Paris appela en 1868 à la direction d’une de ses paroisses vacantes le courageux philanthrope qui préluda à la constitution d’une nouvelle Société de patronage de libérés protestants par la publication d’un nouvel ouvrage: « Les Prisons de France

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et le patronage des prisonniers libérés », 1869. Le Ministère de l’Intérieur fut si frappé de la promptitude et de l’excellence des résultats amenés par cette association philanthropique qu’il provoqua à son tour la fondation d’une Société générale de patronage pour les détenus catholiques. Une nouvelle tâche s’imposait à M. R. par le succès même qu’avaient obtenu ses précédents efforts. Il fallait prévenir la chute plus encore que travailler au relèvement des coupables. De nombreux documents qui lui avaient été fournis en majeure partie par le Congrès tenu en 1872 à Londres lui permirent d’écrire en 1878 le livre intitulé : « La question pénitentiaire », qui ouvrit au public français des horizons tout nouveaux et amena la création à Paris, soit de la Société générale des Prisons, soit de la Société d’éducation et de patronage des enfants protestants insoumis. Nous sommes encore redevables à M. R. de deux autres ouvrages : « Des écoles industrielles et de la protection,des enfants insoumis ou abandonnés », 1878; « Hospitalité et travail, ou des moyens préventifs de combattre la mendicité et le vagabondage », 1887.

Robinet (Jean-François-Eugène), médecin, publiciste, homme politique français, né, à Vicsur-Seille (Meurthe), en avril 1825. Il a fait ses études classiques au Collège de Vie et au Lycée de Nancy, ses études médicales à Strasbourg et à Paris. Il a été reçu docteur à Paris en 1854. Républicain de la veille, le Dr R. a été blessé aux journées de février 1848. Disciple d’Auguste Comte depuis 1850, il a été un de ses exécuteurs testamentaires et son médecin. Le Dr R. a exercé le médecine de 1854 à 1860 à La Ferté-Sous-Jouarre, et de 1860 à 1888 à Paris. Sous l'Empire, il a été ainsi que son fils M. G. Robinet, l’objet de mesures de rigueur, pour son opposition énergique et constante. Pendant le siège de Paris, il a été, du 4 septembre au 31 octobre, Maire du VIe arrondissement, puis garde national pendant le reste du siège. Nommé membre de la Commune, il n’accepta pas son mandat. Le Dr R. est membre de la Commission municipale des Recherches sur l’histoire de Paris pendant la Révolution. Malgré une pratique médicale très-active, il a écrit d’importants ouvrages philosophiques, politiques et d’économie; il s’est beaucoup occupé de l’histoire de la Révolution et de celle de Danton en particulier. Il a publié: « Notice sur l’œuvre et sur la vie d’Auguste Comte »,

1 vol., 1860; 2e éd., 1864; « La philosophie positive. Auguste Comte et M. Pierre Laffitte »,

1 vol., Germer-Baillière ( Bibliothèque utile ), 1881; « Danton. Mémoires sur sa vie privée »,

1 vol., 1865; 3e éd., 1884; « Le Procès des Dantonistes d’après les documents », précédé d’une introduction historique; recherches pour servir à l’histoire de la Révolution française, Leroux,

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1879; « La Révolution française ('1789-1815}», en collaboration avec M. Laffitte, 1881 ; « Danton émigré », recherches sur la diplomatie de la République, an 1er, 1 vol., 1885; « La nouvelle politique de la France », relations intérieures, 1 vol., 1875; « Finissons Paris », étude sur l’édilité de la capitale, 1879; « La question des loyers », étude sur l’édilité de la capitale, 1882, etc., etc., sans compter un grand nombre d’articles publiés dans les journaux et les revues.

Robiou (Félix), avocat et historien français, professeur d’histoire à la Faculté des lettres de Rennes, ancien directeur -adjoint à l’école des Hautes-études, est né, à Rennes, en 1818. Après avoir terminé ses études classiques, puis étudié quelque temps les sciences dans la pensée d’entrer à l’École Polytechnique, M. R. choisit l’École Normale où il entra 9e en 1840. Il en sortit en 1843. Agrégé avec le n. 2 en 1847, docteur de la Faculté de Paris en 1852, M. R. professa l’histoire dans divers lycees, notamment à Pontivy (Morbihan), jusqu’en 1864. Eu mars 1870, M. R.,- qui avait obtenu précédemment deux mentions et deux prix de 1 Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, fut nommé professeur suppléant d’histoire à la Faculté de Strasbourg. Après la guerre, il fut nommé directeur-adjoint et professeur du cours d’antiquités grecques à l’Ecole des Hautes-études, fonctions qu’il remplit de 1871 à 1874. Au mois d’avril 1874, il fut nommé professeur suppléant d’histoire à la Faculté de Nancy. En août 1875, il fut, sur sa demande, envoyé à Rennes, sa ville natale, avec le titre de chargé de cours ; professeur titulaire en 1877. En 1881, il échangea l’enseignement de l’histoire pour celui de la littérature et des institutions grecques. Membre de la Société de linguistique depuis sa fondation, M. R. a été nommé en 1872 membre de l’Association pour l’encouragement des études grecques en France. Correspondant de la Société des antiquaires de France, correspondant de l’Académie des inscriptions (1882), M. R. sera prochainement, sur la demande do ses collègues de la Faculté de Rennes, nommé professeur honoraire. Nous- avons de lui: « Cinq articles sur les systèmes d’Épicure et de Zenon » (Annales de philosophie chrétienne), 1851; « Thèses pour le doctorat: De l’influence du stoïcisme sous les Flaviens et les Antonins yggypti regimen quo animo susceperint et qua ratione tractaverint Ptolemæi », 1852; « Essai sur l’histoire de la littérature et des moeurs en France, depuis la paix de Vervins jusqu à l’avènement de Richelieu », 1858; « La Xl\ “ dynastie de Manéthon » ( Annales de philosophie chrétienne) , 1859; « La question des sources du Nil dans l’antiquité », extrait d’un mémoire sur , la « Géographie ancienne de la partie de l’Afrique comprise entre les Tropiques », qui avait

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obtenu l’année précédente une mention honorable à l’Académie des Inscriptions ( Nouvelles Annales des voyages ), 1861; « Périples de l’Afrique dans l’antiquité », extrait du même mémoire (Revue archéologique ); « Histoire ancienne des peuples de l’Orient, à l’usage des établissements d’instruction secondaire », 1862; « Appendice à l’histoire ancienne, etc. », 1863; « Histoire des Gaulois d’Orient », mémoire couronné en 1863 par l’Académie des Inscriptions, 1866 ; « Recherches sur l’origine des Lectisternes », extrait d’un mémoire sur le culte public et national des Romains, couronné en 1866 par l’Académie des Inscriptions et qui n’a pas été publié intégralement (Revue archéologique ), 1867; « Les origines étrangères dans la religion des Romains », extrait du même mémoire (Annales de philosophie chrétienne ), 1884; « Croyances de 1 Égypte à l’époque des pyramides » (id.), 1869; « Les pasteurs en Égypte et le ministère de Joseph »

( Revue des questions historiques ); « Les etudes historiques sur l’Orient, renouvelées par les progrès de l’archéologie et de la science des langues », sept articles, 1870-74; « Recrutement de l’état-major et des équipages des flottes romaines » (Revue archéologique ), 1872; « Itinéraire des dix— mille » (Bibliothèque des Hautes— etudes) , 1873; « Les classes populaires en France pendant le moyen-âge » (Le Correspondant ), 1874- 75; « Le pays de Çaparda » (Mélanges d’archéologie égyptienne et assyrienne ), 1874; « Leçons de M. de Rougé, professées au Collège de France on 1869, publiées avec l’autorisation de son fils et annotées » (id.), 1875; « Deux questions de chronologie et d’histoire, éclaircies à l’aide des Annales d’Assurbanipal » (Revue archéologique), lues à l’Académie des Inscriptions;

« Les populations rurales de la France, de la fin des croisades à l’avènement des Valois » (Revue des questions historiques ), 1875 ; « Économie politique, administration et législation de l’Égypte sous les Lagides », mention honorable du mémoire manuscrit en 1869, décernée par l’Académie des Inscriptions. Le mémoire sur les chiffres, poids et mesures de l’ancienne Égypte, qui avait obtenu de la même Académie une récompense semblable, n’a pas été publie; « Memoire sur le calendrier macédonien d’Égypte et la chronologie des Lagides », mémoires présentés par divers savants à l’Académie des Inscriptions. Note confirmative lue en 1885 à 1 Académie des inscriptions et publiée dans son Bulletin ; « Questions homériques » (Bibliothèque de l’École des Hautes-études) ; « Examen du système chronologique de M. Chevalier » (Annales de philosophie chrétienne ); « La politique de Henri IV en Italie » (Revue des questions historiques), 1877 ; « Géographie comparée du Delta occidental » (Mélanges d’archéologie égyptienne et assyrienne)-, « Les doctrines religieuses de l’ancienne Égypte » (Revue des questions histori-

ques), 1878; « Observations critiques sur l’archéologie dite préhistorique, spécialement en ce qui concerne la race celtique », extrait des Mémoires de la Société archéologique d’Ille-et- Vilaine, 1879; « Questions de droit attique », 1880; « L’Avesta et son origine » (Revue des questions historiques ) ; « Apollon dans la doctrine du mystère », lu à l’Académie des inscriptions ( Gazette archéologique)’, deux appendix dans le VIIe vol. de ce recueil; « Max Müller, leçons de Westminster-Abbey » ( Annales de philosophie chrétienne) ; « Les peuples de la mer confédérés contre l’Égypte ( Recueil de travaux relatifs a la philologie et à l’archéologie assyrienne) ; voyez aussi le VIIe volume de la Gazette archéologique ; « Observations sur une date astronomique de l’ancien Empire égyptien », lu à l’Académie des Inscriptions (même recueil, appendix en 1883), 1881 ; « Une étude de mythologie gauloise » (Annales de philosophie chrétienne ); « Les Congrès français d’orientalistes », 1882; « Séiùe d’articles sur les progrès de l’égyptologie » (Muséon du Louvain), se continue, 1882-87 ; « Deux cités françaises au moyenâge », compte-rendu de deux fascicules de la Bibliothèque des Hautes-études, 1882 ; « Les institutions de la Grèce antique », épuisé, une seconde éd. plus étendue doit être sous presse à cette heure ; « Attribution d’un sceau à Guillaume IV de Toulouse » ( Mémoires de la Société archéologique d’Ille-et-Vilaine), 1883 ; « Les institutions de l’ancienne Rome », 3 vol., publiés avec M. Delaunay. Les parties dont Mr R. est l’auteur sont: l’armée, la religion, l’architecture et l’empire, 1884-87 ; « Un problème sur les préludes du syncrétisme gréco-égyptien », lu à la Société des antiquaires et publié dans ses mémoires, 1885; « L’enseignement de Pythagore contenait-il des éléments égyptiens? » (Mélanges Renier), 1887; « La religion de l’ancienne Égypte et les influences étrangères », mémoire présenté au Congrès scientifique international des catholiques et publié par ses ordres. Au mois d’avril 1888, M. R. a lu à l’Académie des Inscriptions, un mémoire d’égyptologie sur la Question des Héroushas, que M. Maspéro a publié dans son Recueil, en 1889. Enfin l’article intitulé: « Chronologie égyptienne », dans le Dictionnaire d’ apologétique, et un mémoire sur les « Monuments mégalythiques », sont de M. R.

Robustelli (Jean), romancier italien, rédacteur à VOpinione et à la Gazzetta Ufficiale, né, en 1844, à Grossotto en Valteline. Il avait commencé à Corne ses études de lycée lorsqu’il s’embarqua sous les ordres du général Cosenz pour la Sicile (1860). Nous avons de lui les nouvelles suivantes publiées en feuilleton: «La tavolozza di Alberto » (Gazzetta d’Italia) ; « Annalena » (Piccolo) ; « Idilli di Giulia » (Fanfulla ); « Festa in casa di Mecenate » (Gazzetta Ufficiale) ; « L’ America in Europa » (II-

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lustrazione ltaliana) ; « La figlioccia del dottor Tommaso »; « Il matrimonio di Roberto »; « Il Conte Lecchi » (Opinion!), et les opuscules : « Memoria sul caseificio di Valtellina », Milan, Brigola; « Rizzi e Cavallotti », id., id. ; « Una visita ai trappisti delle Tre Fontane » ; « Francesco Puccinotti, dal suo epistolario scientifico e familiare »; « L’arte a Parigi e i Sermoni di Tullo Massarani » ; « La donna e le donne », Milan, 1882; « Il credito agrario », 1884; « L’esposizione industriale del 1884 a Torino », 1885; « Il Castello di Grozio », 1887; « Il Conte Diavolo », scènes de la révolution valtellinoise (1795-97), 1885, etc.

Roccella (Alceste), écxûvain italien, né, à Piazza Armerina (Sicile), le 26 juillet 1827; il a publié les ouvrages suivants : « I Templari e gli Spedalieri in Piazza Armerina », 1878; « IIlustrazione degli scavi fatti nelle terre vicine a Piazza Armerina », 1882; « Il gran priorato di Sant’Andrea dell’Ordine del Santo Sepolcro e dei Canonici di Sant’Agostino, oggi di Regia Collazione, ed i monasteri dei Benedettini esistenti fin da remoto tempo nell’Agro di Piazza Armerina », 1883. M. R. travaille à des biographies des personnages marquants de sa ville natale.

Roccella (Rémy), notaire et homme de lettres italien, né, à Piazza Armerina (Sicile), le 7 mai 1829, étudia d’abord la musique et puis le droit. En 1861, il entra au notariat et couvrit depuis plusieurs charges locales administratives. Nous avons de lui: « Vocabolario délia lingua parlata in Piazza Armerina », Caltagirone, Mantelli, 1875 ; « Li esempii e i suoi effetti », id., Giustiniani, id. ; « Poesie e prose nella lingua parlata piazzese », id., Mantelli,

Rochas d’Aiglun (Auguste-Albert de), né, le 20 mai 1837, à Saint-Firmin (Hautes-Alpes), famille d’origine provençale, établie depuis longtemps en Dauphiné. Il obtint le prix d’honneur de mathématiques spéciales au Lycée de Grenoble; puis sortit le 3e de l’École Polytechnique, choisit le Génie , fit la Campagne de Metz à l’état-major du Commandant supérieur de la place, remplit les fonctions de directeur des études à l’École Polytechnique, organisa le camp retranché de Grenoble. Actuellement il est commandant et chef du Génie à Grenoble. Les travaux de M. R. se rattachent presque tous aux ordres d’idées suivants : 1° L’histoire et la topographie militaire des Alpes ayant eu pour conséquence l’étude des patois de cette région pour la détermination de l’étymologie et de l’orthographe des noms de lieu; 2° La restitution des sciences antiques. M. de R. a traduit pour la première fois du grec en français tous les traités techniques laissés par les ingénieurs de la première école d’Alexandrie. Il a complété cette étude par l'examen des faits prodigieux

relatés par les historiens et il a cherché à expliquer comment ils avaient pu être produits: de là des expériences couronnées de succès sur le transport des grandes masses et la decouveite d’un certain nombre de lois physiologiques à l’aide desquelles on explique et on reproduit la plupart des prestiges et des prodiges attribués aux pythies, aux sibylles, aux mages, aux devins et aux sorciers. Nous avons de lui en librairie: « D’Arçon, ingénieur militaire; sa vie, et ses écrits » (prix d’éloquence au concours ouvert par l’Académie de Besançon), Paris, Dumaine, 1867; « De l’organisation des armes spéciales chez les Romains », extrait du Bulletin de la Société d'émulation du Doubs , Besançon, 1868; « Poliorcétique des Grecs », qui obtint la médaille d’or de la Société pour l’encouragement des études grecques, Paris, 1872; « Traité de fortification de Philon de Byzance », texte grec et traduction française avec notes philologiques et techniques; cet ouvrage, fait en collaboration de Ch. Graux, a paru en 1871 dans la Revue de philologie ; « Coup d’œil sur la balistique et la fortification dans l’antiquité », lecture faite en séance de la Société des etudes grecques en 1877, devant S. M. l’Empereur du Brésil; « Traité des Machines d’ Athénée », traduit pour la première fois du grec en français ; cet ouvrage fait partie des Mélanges dédiés à la Mémoire de Ch. Graux , Paris, Tliorin, 1884 ; « Principes de la fortification antique », précis des connaissances techniques nécessaires aux archéologues pour explorer les ruines des anciennes forteresses (grande médaille de vermeil de la Société française d’archéologie, en 1881), Paris, Ducher, 1881 ; « L’artillerie chez les anciens », extrait du Bulletin monumental , 1882 ; « Note sur les remparts romains de Vienne », communication faite au Congrès archéologique Vienne en 1877, avec plan.; « De l’utilité d’un de glossaire topographique », Grenoble, Drevet, 1874; « De l’orthographe des noms de lieu », communication faite au Congrès international des sciences géographiques à Paris, en 1875; « Premier essai d’un glossaire topographique des Alpes », extrait de la Revue de géographie , 1878; « Patois des Alpes Cottiennes » ( Brian çonnais et vallées vaudoises et en particulier du Queyras ), Paris, Champion, 1877; cet ouvrage, fait en collaboration avec le Dr Chabrand, a été couronné par la Société des langues romanes ; « Les noms des lieux dits de l’arrondissement de Vienne », communication faite au Congrès archéologique de Vienne en 1879, Tours, Bousrez; « Histoire militaire d’Embrun », Grenoble, Drevet, 1871 ; « Notice sur les fortifications de Grenoble », discours de réception à l’Académie delphinale, en 1873; « La Campagne de 1692 dans le Haut-Dauphiné », Grenoble, Maisonville, 1874; « Topographie militaire des Alpes », par M. de Montanel, ingénieur du roi, publiée

pour la première fois et précédée d’une notice historique sur les travaux de topographie relatifs aux Alpes franco-italiennes », Grenoble, Allier, 1875; « Les Vallées vaudoises, étude d’histoire et de topographie militaire, avec une carte en cinq couleurs et un glossaire topographique », Paris, Tanera, 1880; la carte qui accompagne cet ouvrage a obtenu la lre médaille d’or au Congrès national des sociétés de geographie tenu à Lyon, en 1882; « Topographie des vallées vaudoises », extrait de l’ouvrage précédent avec quelques modifications et adjonctions, inséré dans Y Annuaire de la Société des touristes du Dauphiné, en 1880; « Note sur quelques documents inédits, relatifs à la révocation de l’Édit de Nantes dans les Alpes », extrait des mémoires de l’Académie Delphinale, en 1880; « Pensées et mémoires politiques inédits de Vauban », précédés d’une notice sur les écrits de Vauban relatifs à l’économie politique, extrait du Journal des économistes, Paris, Guillaumin, 1882; « Vauban géographe », extrait de la Revue de géographie , 1884; « Les écrits inédits de Vauban », extraits du Spectateur militaire, 1884; « Traité de Pneumatiques de Philon de Byzance », traduction française du fragment de cet ouvrage, qui a été récemment retrouvé, extrait de la Revue archéologique, 1881; « La science des philosophes et l’art des thaumaturges dans l’antiquité », Paris, Masson, 1882; cet ouvrage contient la lre traduction française du traité des Pneumatiques de Héron d’Alexandrie; « Note sur les leçons adoptées dans la traduction du traité des Pneumatiques de Héron d’Alexandrie et sur les termes techniques grecs employés dans ce traité », extrait des mémoires de la Société pour l’encouragement des études grecques, 1883; « Les épreuves par le feu » ( Revue scientifique ), 1882; « Los origines de la science et ses premières applications », Paris, Masson, 1883 ; cet ouvrage fait partie de la Bibliothèque de la nature, publiée sous la direction de M. Gaston Tissandier; « La science et l’industrie dans la Grèce antique », extrait du Bulletin de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, 1884 ; « Le transport des grandes masses » (La Nature ), 1883; « La télégraphie optique et les buttes à signaux dans l’antiquité », lecture faite au Congrès de Blois, en 1884 (Association française pour l’avancement des sciences); « Le livre de demain », Blois, Raoul Marchand, 1884; « La suspension de la Vie » (La Nature ), 1885; « L’audition colorée » (id.), 1886; « Le Rayon vert et l’Equerre chromatique » (id.), 1885; « La lévitation » (Revue scientifique), 1885; « Les forces non définies », recherches historiques et experimentales, Paris, Masson, 1887 ; « Les doctrines chimiques au XVIIe siècle » (Le Cosmos ), 1888. « Mémoire de la guerre sur les frontières du Dauphiné et de Savoie de 1742 à 1747 par Bru-

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