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4 septéinbre, il fut élu, en 1871, conseiller général de la Haute-Loire pour le Canton de Brioude, et devint maire de cette ville en 1879. Porté sur la liste de l’Alliance républicaine aux élections du 4 octobre 1885, il fut élu au scrutin de ballotage, le troisième sur cinq par 35,443 voix sur 70,599 votants. Il siège à l’extrême gauche. M. de S.-F. a publié: « Les Proscrits français en Belgique, ou la Belgique contemporaine vue à travers l’exil », 2 vol., Bruxelles, 1870 ; « Notice sur la ville de Brioude » ; « Histoire de l’ancien régime, féodalité et monarchie »> Chouvet, Brioude, 1879; « Impressions d’exil à Genève », id., 1878; « Notices historiques sur la ville de Brioude », 2 vol., id., 1880-81 ;
« Mémoires », 3 vol.
Saint-Signy (pseudonyme de M. Marcel Gallet), homme de lettres français, né, à Châtellerault, le 7 mai 1855, fit ses etudes dans la maison de son père, puis licencié ès-lettres et en droit à l’École des Hautes-Études de Paris. Nous avons de lui en librairie: « De legatis et fideicommissis »; « Des legs particuliers et de l’exécution testamentaire » ; « De la complicité au point de vue du droit pénal » ; « Don Diego de Saavedra Fajardo et sa Iiepublica literaria », étude et traduction nouvelle; « Etudes Sabéennes » ; « Les Idylles de Moschus », traductions nouvelles en vers ; « Le dernier chant de Leopardi », poème, 1881 ; « Le Songe de Marat » ; « Ludibria venti » ; « Chant nuptial » ; « La fiancée de l’ouragan », poème, 1882;
« Sonnets », un vol., 1888; « La revanche de Gilberte », comédie en 1 acte en vers, 1888; « La Vie », poésies, un fort vol., 1888.
Saint-Yves (marquis d’Atocydre de), publiciste, philosophe-religieux, sociologue-illuminé français, est né en 1839. D’abord rédacteur dans le bureau de la presse étrangère, puis départementale, puis parisienne, au ministère de l’intérieur, M. de S.-Y. a quitté l’administration pour consacrer tous ses loisirs à l’étude. Bénédictin infatigable, il s’est retiré dans son hôtel, à Paris, et de là il consacre au travail tout son temps. Il a publié: « La mission des souverains, ou la Synarchie européenne », Calmann-Lévy, 1882; « La mission des ouvriers, ou la Synarchie économique », id., 1883 ; « La mission des juifs, ou la Synarchie de l’humanité », id., 1884; « La mission des français, ou la Synarchie française », id., 1887 ; « La France vraie », id. ; 1887. Dans la « Mission des juifs », l’auteur s’efforce de faire revivre sous nos yeux l’Inde antique, l’Iran, le Touran, l’Assyrie, l’Egypte, l’ancienne Palestine, l’Italie étrurienne ; dans la « France vraie », prenant pour champ d’experience notre histoire depuis le XI\ e siecle, M. de S.-Y. cherche à établir que les états-généraux préparés par les Templiers, et démocratiquement restaurés selon les principes de 1789 constitueraient l’organisation électorale typique
du suffrage universel, la base positive et inébranlable de tout gouvernement national.
Sakellarios (Athanase), homme de lettres grec, né, en 1826, à Cynourie, où il fit ses premières études qu’il compléta à Athènes. Nous avons de lui : « L’île de Chypre, son histoire, sa langue et sa géographie » ; « Dictionnaire de la langue grecque ». En 1880, il fut nommé docteur ès-lettres honoris causa de l’Université de Leipzig.
Salburg-Falkenstein (Edith comtesse de), femme-auteur autrichienne, fille aîné du comte Othon S. von F., née, au Château de Leonstein (Autriche), le 14 octobre 1868, fut élevée dans sa maison paternelle, où elle étudia profondément l’histoire, la littérature, les langues étrangères et la langue latine, montra bientôt un talent extraordinaire pour la poésie, et, encore jeune, écrivit des vers admirables qui parurent dans les journaux littéraires de l’Autriche et de l’Allemagne. Mme S. , qui paraît exceller dans la poésie dramatique, a publié: « Julian »,
1884 ; « Der Hochmeister von Marienburg »,
1885 ; « Der Kronanwalt » ; « Orgetorix », 1885; « Francis Bacon », 1886-87; « Scheinehre », 1888; « Die Angestossenen », id.
Salcedo y Torrecilla (Thomas de Jésus), avocat, professeur espagnol et journaliste, est né, en 1839, à Holmedo, province de Valladolid, et fit ses études universitaires dans cette dernière ville. Il a enseigné la philosophie et les belleslettres au Collège Municipal de Médina del Campo et publié les ouvrages suivants : « La Sampara de Sant’Jago », nouvelle historique; « Versos a Calderon », Valladolid, 1879; et enfin un opuscule sur « L’origine et l’histoire de la littérature espagnole et de la langue castillane ».
Sales (Pierre), homme de lettres français, né, à Brie (Hautes-Pyrénées), le 2 décembre 1856. Ses études faites, il entra d’abord dans une maison de banque qu’il quitta pour tenter, malgré l’opposition de sa famille, la carrière des lettres. Il débuta en 1885 par « Le Puits Mitoyen », roman d’aventures; un « Petit Journal » et « Louise Mornans », roman de mœurs à la librairie Calmanu-Lévy. Depuis il a publié: « Papistes et Parpaillots », étude historique sur la première guerre de religion; « La Pia dei Tolomei », étude historique sur l’Italie au Moyen-âge; « Jeanne de Mercœur » ; « Le Haut du Pavé »; « Les Filles Repenties », romans de mœurs; « Mariage manqué », recueil de nouvelles ; « La Femme endormie » ; « La mèche d’or »; « Incendiaire! »; « Vipère! »; « Le diamant noir »; « La Faillite Marsébert », romans d’aventure qui l’ont rendu rapidement populaire dans ce public spécial qui lit les feuilletons avec avidité. La plupart de ces ouvrages ont été traduits en espagnol, en allemand, en anglais et surtout en italien. Le jeune au-
teur est, en effet, presque aussi populaire en Italie qu’en France.
Salhias de Touruemire (lo Comte Eugène-Andréevitch), romancier russe, fils de la Comtesse Elisabeth Salhias de Tournemire (pseudonyme Eugène Tour ), né en 1841. En 1863, il publia ses premières nouvelles: « Monjoujou »; « Les Ténèbres »; « La juive », et une masse d’autres productions littéraires qui vers 1880 ont paru dans les meilleurs journaux russes; surtout des nouvelles et romans historiques, comme : « Les temps de Pougaschef »; « Les frères Oilof » ; « La princesse de Wolodimire », et autres. En 1885-1887 des nouvelles charmantes comme: « Un million »; « Yâoune-Koundze » (la nièce de l’Impératrice Catherine I) ; « Le sorcier ». Dès l’année 1881,1e ComteS. est rédacteur d’un nouveau journal littéraire L'étoile polaire. C’est là qu’on peut lire un roman historique plein d’intérêt et de talent: « Les esprits forts », continuation du roman: « Les temps de Pougaschof ». A présent on attend de lui un nouveau roman: « La petite-fille du brigadier ». Le public russe connaît depuis longtemps son talent puissant. Il est un des meilleurs et des plus populaires écrivains russes contemporains.
Salis (Rodolphe), peintre, écrivain, journaliste français, directeur dxr journal Le Chat noir, fondé en 1881, et du théâtre et du cabaret du Chat noir , né, à Châtellerault, le 29 mai 1854, fit ses études au Collège de Châtellerault, au Collège de France et à l’Ecole des Beaux-Arts. M. S. est un joyeux improvisateur dont l’éloquence a fait rire tout Paris. Nous avons de lui « Histoire tintamarresque des Jésuites » ; « L’élection de M. Beau-Coeur » ; « Les caprices de tante Agathe » ; « Les alcôves célèbres » ; « Les contes du Chat noir ».
Salis (Rodolphe-Louis de), écrivain suisse, né, le 28 mai 1863, à Bâle, d’une illustre famille de patriciens grisons, étudia de 1881 à 1886 la jurisprudence aux universités de Heidelberg, de Strasbourg, de Leipzig et de Berlin, ainsi qu’à la Faculté de Paris, prit en 1884 son doctorat et enseigne à l’Université de Bâle l’histoire du droit, le droit fédéral suisse, le droit ecclésiastique, depuis 1886 comme privat-Docent, à partir de 1888 en qualité de professeur extraordinaire. Nous sommes redevables à M. S. des publications suivantes: « Matériaux pour l’histoire du droit matrimonial concernant les personnes dans le Canton des Grisons », 1886; « Les actions en divorce et en nullité des étrangers domiciliés en Suisse », mémoire couronné par la Société des juristes suisses, 1887 ; « Les sources juridiques pour le Canton des Grisons », 1887; « La jurisprudence en matière matrimoniale du Concile de Trente », 1888; un mémoire sur la « Lex Romana curiensis », inséré en 1885 dans le VIe vol. de la Revue de la Fondation Savigny.
Salkowski (Ernest), chimiste allemand, professeur de chimie à l’Université de Berlin, chef du laboratoire chimique de l’Institut pathologique de Berlin, né, en 1844, à Kœnigsberg (Prusse), étudia la chimie et la médecine aux Universités de Kœnigsberg, Vienne et Tubingue, a été assistant à la clinique médicale de Kœnigsberg de 1869 à 1872 et assistant à l’Institut physiologique de Heidelberg en 1872. Depuis cette année il réside à Berlin, où en 1873 il a pris son habilitation pour l’enseignement libre et un an après a été nommé professeur extraordinaire. Avec M. Leube, il a publié : « Die Lehre vom Harn », Berlin, 1882, et une grande quantité d’articles dispersés dans Virchow’s Arch., Pflüg. Arch. Zeitschrf. f. Physiol. Chemie, Journal für prak. Chem., Zeitschrf. f. Analyt. Chem., et dans les autres journaux scientifiques allemands. Nous citons quelques uns de ses travaux: « Beitrage zur Chemie des Harns » {Pflüg. Arch.), 1864; « Wirkung und chem. Verhaltens des Phénols im thierischen Organismus » (id.), 1872; « Quantitative Bestimmung der Harnsaure » (id.), id. ; « Ueber das Verhalten des sogenannten Saccharin im Organismus » {Virchow' s Arch.), etc., etc. Il collabore au Ladenburgs Handworterbuch der Chemie.
Salkowski (Henri), célèbre chimiste allemand, docteur en philosophie et professeur de chimie à l’Académie royale de Münster (Westphalie), né, en 1846, à Kœnigsberg (Prusse), étudia dans son pays natal, prit ses grades en 1868 et l’habilitation à l’enseignement comme professeur libre en 1873. En 1878, il fut nommé professeur extraordinaire à Münster et un an plus tard professeur ordinaire de l’Académie royale qui de 1888 à 1889 l’eut pour son Hector. Il à publié plusieurs articles scientifiques dans les Annales de chimie et dans plusieurs autres revues allemandes, a été de 1873 à 1886 collaborateur des Jahresberichte über die Fortschritte der Chemie. Parmi ses travaux, nous aimons à citer: « Ueber einige arsensaure Salze » {Journal f. prakt. Chem.), 1868; « Ueber das Triamidbenzol » {Bericht. d. d. Chem. Ges.), 1872; « Ueber Nitrobenzoësâure » (id.), 1875; « Ueber doppelsalze zweier organ. Sauren » (id.), 1877; « Ueber die Paraoxyphenylessigsâure » (id.), 1879; « Ueber den Schmelzpuntkt und die Trennung von Gemischen von Phenylessigsaure und Hydrozimmtsàure » (id.), 1885, etc., etc.
Salmiu (Louis), directeur de la maison de librairie Salmin frères de Padoue, né le 23 juin 1838; en dehors de beaucoups d’ouvrages très importants publiés par les frères S., il nous faut parler du célèbre « Dantino », c’est à dire de l’édition diamant de la « Divina Commedia » ; ce bijou typographique a reçu le diplôme d’honneur à l’Exposition de Paris et la médaille d’or à celle d’Anvers.
Salmon (Charles-Auguste), publiciste et ma-
gistrat française, conseiller honoraire à la Cour de cassation, ancien représentant à l’Assemblée constituante de 1848 et à l’Assemblée legislative de 1849, et ancien Sénateur (1876), né, à Riche (Meurthe), en 1805. Président de la Chambre à la Cour d’appel de Metz; premier président de la Cour d’appel de Douai, il a appartenu pendant 49 ans à la magistrature. Il est membre du Conseil général de la Meuse et l’a longtemps présidé; il a été membre titulaire et ensuite honoraire de l’Académie de Metz et correspondant de l’Institut. Principales publications : « Conférences sur les devoirs des Instituteurs primaires », Hachette, 1842; 7e éd. 1880; « Conférences sur les devoirs des hommes », Hachette, 2e éd. 1880; les unes et les autres ont été couronnées par l’Académie française; « Questions de morale pratique », Hachette, 1842; « De la construction des maisons d’école », id., 1860; « Des Livrets d’ouvriers », id., 1851 ; « Etude sur le Comte de Serre et sur le Gouvernement de la Restauration ».
Salomon (Louis), écrivain allemand, docteur en philosophie, né, le 25 novembre 1844, à Gorden, près Asterwerda (Prusse), étudia au Gymnase de Torgau et ensuite à l’Université de Halle, se dédiant à la philosophie et à l’histoire; il cultiva la littérature et publia: « Unter dem Halbmond », 1870; « Verwehte Spuren », 1873; « Helldunkel », 1876; « Geschichte einer Geige », 1877 ; « Geschichte der deutschen National- literatur des 19 Jahrhunderts ». Il a reçu pour cet ouvrage les plus grands éloges et la presse allemande en général a eu pour lui des expressions très flatteuses. M. S. quittant Halle, entreprit de longs voyages en France, en Suisse et en Italie, vécut quelques temps à Brunswick et Stuttgard et à présent il demeure à Elberfeld, où il est rédacteur de publications littéraires.
Salomone-Marino (Salvator), folk-loriste italien, professeur de médecine à l’Université de Palerme, né, le 8 février 1847, à Borghetto (prov. de Palerme), collègue et collaborateur de M. Pitré. Il publia avec lui le grand ouvrage sur les traditions populaires siciliennes. Nous avons de lui: « Canti popolari siciliani », Palerme, 1867; « La storia nei canti popolari siciliani», id., 1870; « La Baronessa di Carini », id., 1873; « Storie popolari in poesia siciliana riprodotte sulle stampe de’secoli XVI, XVII e XVIII », Bologne, 1875; « Tradizione e Storia », Palerme, 1876; « Leggende popolari siciliane in poesia, raccolte ed annotate », id., 1880; « Dei famosi uomini d’arme siciliani fioriti nel secolo XVI », Palerme, 1881 ; « Archivio per lo studio delle tradizioni popolari », id., 1882 ; « La biblioteca delle rassegne popolari siciliane », id., id. ; « L’autore délia statua di bronzo a Carlo V in Palermo », 1886; « Spigolature storiche siciliane dal sec. XIV al sec. XIX », 1887 ; « Stu-
di di clinica medica », 1887; « Guerra alla malaria », id., etc.
Salomon! (Annibal), médecin italien, professeur de chirurgie à l’Université de Camerino, est né, à Derovere (prov. de Crémone), en 1854. Nous avons de lui les ouvrages suivants: « L’Anchylostoma e F Anémia » (prix Speranza), Crémone, 1882; « Nefreetomia », Milan, 1885; « Laparotomia per la variotomia doppia », id., id. ; « Gozzo », Naples, 1886; « Otto anni di clinica operativa », id., 1886; « Disarticolazione délia mandibola », Naples, id. ; « Resoconto délia Clinica chirurgica di Camerino », Camerino,
Salrany (Jean-Thomas), poète espagnol, né, le 26 juillet 1844, à Valls (prov. de Tarragone). Il compléta ses études, qu’il avait commencées dans sa ville natale, à Madrid et à Barcelone. Il obtint pour une ode intitulée: « Al pensamiento », le prix des Jeux Floraux de Tarragone au mois d’avril 1879, et « Antonia », petit poème, fut couronné au Concours de la Société Centro de lectura de Reuss au mois de novembre 1884. Voilà la liste des ouvrages de ce poète: « Las campanas del Monasterio », légende originale en vers, Barcelone, Campins, 1868; « Mis querellas », poésies amoureuses, id., id. ; « Armas, letras y faldas », petite pièce en un acte en vers, applaudie à la scène, Barcelone, Mauero, 1872; « Poésias », id., Gonsales et Cis, 1877; « Concepcion », nouvelle, Madrid, Hierro, 1882; « De tarde en tarde », contes et nouvelles, id., Franciscos y Ravedra, 1884; « Un drama al vapor », nouvelle, id., Gutierres et Cie, 1888; « Emociones », poésies, id., id., 1889. M. S. a traduit plusieurs romans de Balzac, de Walter Scott, etc., et mis des articles, des vers et des contes dans les recueils principaux de l’Espagne. Plusieurs de ses ouvrages poétiques ont été traduits en portugais et en allemand et la Couronne portugaise lui a donné les enseignes de l’Ordre de Saint- Jacques pour le mérite scientifique, littéraire et artistique (1882).
Salyoni (le Comte Victor), avocat et homme de lettres italien, né, à Jesi, le 21 décembre 1857. Il étudia le droit à l’Université de Rome, où il fonda le Cercle universitaire Savoia, et la Caisse des subventions pour les étudiants pauvres. M. le Comte S. a disséminé beaucoup de ses écrits dans les journaux politiques. Nous avons de lui en librairie les ouvrages suivants : I. Pièces de vers: « Battiti », Naples, 1882; « Il primo di dell’anno » ; « Il giorno dei morti », Rimini, Malvolti, 1881; II. Pièces de théâtre : « Eiïetti d’una colpa » ; « L’ultimo veglione » ; « Due missioni » ; « I filodrammatici in teatro » ; « Dagli effetti si conoscono gli affetti »; « Idillio »; « I Valvassura »; III. Ouvrages de critique : « Giacomo Leopardi » ; « Ulisse e Diomede, Niso ed Eurialo, Cloridano