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serbe plusieurs dissertations sur « Les Slaves de Salonique »; sur « La discipline scolastique » ; sur « Uros V dernier Empereur de la Dynastie des Némanites ». Ses deux ouvrages essentiels sont le premier volume de l’« Histoire de Serbie », paru en 1884 et qui embrasse l’époque des Zuppans, et l’autre volume paru en 1887 et qui porte pour titre: « Époque des Rois et Empereurs serbes ».
Stade (Bernard), savant allemand, docteur en théologie et professeur de théologie é l’Université de Giessen, est né, le 11 mai 1848, é Arnstadt, a étudié é Leipzig et é Berlin. Dès 1871, nous le trouvons sous-bibliothécaire é l’Université de Leipzig; en 1873, privat-Docent de théologie, et enfin, en 1875, professeur ordinaire é Giessen. En librairie: « Ueber den Ursprung der mehrlautigen Thatwôrter der Gecezsprache » Leipzig, 1871; « De Isaiae vaticiniis aetiopicis », id., 1873 ; « Lehrbuch der hebrâischen Grammatik », Ie partie, id., 1879; « Geschichte des Volkes Israels », Berlin, 1887-1888. On lui doit aussi la publication de la Zeitschrift fur die deutsche theologische Wissenschaft.
Stadler (Auguste), philosophe suisse, né, é Zurich, le 24 août 1850, commença en 1868 é suivre au Polytechnicum des cours d’architecture qu’il interrompit, en 1870, pour entreprendre é l’Université des études historiques et littéraires, poursuivies soit é Berlin (1872-1875), soit en Angleterre (1875-1877), où il se familiarisa avec la nouvelle école psychologique et sociologique. Après son retour en Suisse, en 1877, le Polytechnicum le compta pendant trois ans au nombre de ses maîtres pour l'enseignement de la philosophie. A partir de 1880, M. S. a renoncé é toute fonction publique pour se livrer sur Kant é des recherches approfondies dont il a déjé communiqué au public de curieux fragments : « La téléologie chez Kant et son rôle dans la théorie de la connaissance pure », Berlin, 1874; « Les principes sur lesquels dans la philosophie de Kant repose la théorie de la connaissance pure », Leipzig, 1876 ; « Les théories de Kant sur la matière », id., 1883 ; « La mission de l’école moyenne », Munich, 1887.
Stæhelin (Rodolphe), historien suisse, né, le 22 septembre 1841, à Bâle d’une famille patricienne, à laquelle appartinrent aussi l’exégète pour l’Ancien Testament J.-J. S. et le pasteur historien Ernest S., auteur d’une monographie sur l’apostasie de Henri IV, étudia, de 1859 à 1864, la théologie aux Universités de Bâle, de Berlin, de Tubingue, exerça le ministère actif de 1867 à 1872 dans une paroisse de Bâle-Campagne, à partir de 1873 dans sa ville d’origine, et fut nommé en 1874 professeur extraordinaire, en 1876 professeur ordinaire pour l’histoire ecclésiastique. Nous possédons de lui : « La position prise par Érasme vis-à-vis de la Réformation », Bâle, 1873 ; « W. M. L. de Welte,
son activité et son x’ôle théologique », 1880;
« Les premiers martyrs de la foi évangélique en Suisse », 1888; « Ulrich Zwingli et son œuvre réformatrice », ici. ; « Zwingli étudié comme prédicateur », 1887. M. S. est un collaborateur assidu de la Revue théologique suisse.
Stalil (Ernest), botaniste allemand, professeur ordinaire de botanique à l’Université de Iéna, né, en 1848, à Schiltigheim (Alsace), fit ses études universitaires à la Faculté des Sciences de Strasbourg et aux Universités de Halle, Strasbourg et Wurzbourg. Il fut promu docteur en philosophie à Strasbourg en 1873, a été professeur libre de botanique à Wurzbourg de 1877 à 1880: de 1880 à 1881 professeur extraordinaire à Strasbourg, et professeur ordinaire à l’Université depuis 1881. On lui doit: « Beitrâge zur Entwicklungsgeschichte der Flecbten », Leipzig, 1877 ; « Entwicklungsgeschichte und Anatomie der Lenticellen » (Bot. Zeit .), 1873; «Beitrâge zur Entwicklungsgeschichte der Flecbten », (id.) , 1874; « Ueber künstlicb hervorgerufene Protonemabildung an dem Sporogonium der Laubmoose », (id.), 1876; « Ueber die Ruhezustànde der Vaucheria geminata », (id.), 1879; « Ueber den Einfluss der Lichtintensitât auf Structur und Anordnung des Assimiliationsparenchyms », (id)., 1880; « Ueber den Einfluss von Ricbtung und Starke der Beleuchtung auf einige Bewegungserscbeinungen im Pflanzenreicbe », (id.), 1880; « Ueber sog. Compasspflanzen » (Senaische Zeitschr. f. Naturwiss ), Iéna, 1883 ; « Ueber den Einfluss des sonnigen oder schattigen Standortes auf die Ausbildung der Laubblàtter », (id)., 1883; « Pflanzen und Scbnecken », (id.), 1888; « Zur Biologie der Myxomyceten » (Bot. Zeit.) ; « Einfluss des Lichtes auf den Geotropismus einiger Pflanzenorgane » (Bericht. d. Deutsch. Bot. Gesell.), Berlin, 1884 ; « Einfluss der Beleucbtungsricbtung auf die Tbeilung der Equisctunsporen » (id.),
Stalil (Hermann), mathématicien allemand, professeur ordinaire de mathématiques à l’Université de Tubingue, né, le 15 mai 1843, étudia à Heidelberg, Gœttingue et Giessen, a été maître de Gymnase à Berlin, professeur de mathématiques à Aix-la-Chapelle et depuis 1885 il enseigne cette science à l’Université de Tubingue. On a de lui : « Zur Lôsung des Jacobischen Umkebrproblems » ; « Das Additionstbeorem der Destinctionen mit P. Argumenten »; « Beweis eines Satzes von Riemann über d. Cbaracteristiken », publiés dans le Crelle's Journal en 1880.
Stallaert (Charles-François), érudit belge, né, à Merchtem, le 23 septembre 1820. Ancien professeur de flamand à l’Ecole militaire et à l’Athénée de Bruxelles, il a publié à Gand, en 1854-55, deux livres classiques qui ont eu de très nombreuses éditions : « Cours de langue
flamande », et « Leesoefeningen voor de jeugd ». On lui doit aussi des traductions néerlandaises de pièces de théâtre et de nouvelles allemandes, des opuscules divers, des articles de journaux et de revues, etc. Mais ses œuvres principales sont: « Yerhandeling over de toestand der kunsten en wetenschappen in België onder de bestiering van Philips den Goede, hertog van Burgundië (1449-1467) », Bruges, 1852, étude couronnée par la Société brugeoise Ijver en Broederrhin ; « L’instruction publique en Belgique au moyen-âge », mémoire couronné par l’Académie royale des sciences, des lettres et de beaux-arts de Belgique et dont la meilleure édition est celle de Bruxelles, 1854; « Keurdichten uit de XVIe eeuw : Jonker Jan van der Noot, met een bericht over zyn leven en zyne werken », Gand, 1857 ; « Geschiedenis van hertog Jan den Eerste van Braband », id., 1859; « Jan-Baptista Houwaert, beschouwd als dichter en als staatsburger », id., 1885; « Glossarium van verouderde rechtstermen, kunstwoorden en andere uitdrnkkingen, uit Vlaamsche, Brabantsche en Limburgsche oorkonden », Leyde, 1886 et années suivantes ; « Het keurboek des stad Diest » (deux éditions : la première a paru à Gand en 1885 sous le patronage de la Société des bibliophiles flamands, dont M. S. fait partie ; la seconde a été imprimée à Diest en 1886) ; il faut rapprocher de cette dernière publication l’« Inventaire analytique des chartes concernant les seigneurs et la ville de Diest », donné autrefois par notre auteur au Bulletin de la Commission royale d'histoire , et l’« Histoire politique et communale de la ville et seigneurie de Diest », qu’il a fait paraître tout entière dans la Revue trimestrielle de Bruxelles. Elu membre de l’Académie royale flamande, M. S. a donné des communications aux Verslagen de la Compagnie, et il a publié sous ses auspices un mystère du XVe siècle : « De sevenste bliscap van Maria », Gand, 1888, et un autre du XIVe : « Van dem VII vroeden van binnen Rome », id., 1889.
Stamatides (Epaminondas), historien et homme de lettres héllène, né, à Samos, le 17 décembre 1835. Nous avons de lui en librairie : « Histoire de Samos », Athènes, 1862; « Les grands Dragomans grecs à la Cour Ottomane », id., 1865 ; « Le Temple de Sainte-Sophie », id., id.; « La prise de Constantinople » , id. , 1866 ; « Les Catalans en Orient », id., 1869 ; « Histoire de la Révolution française », id., 1869; « Précis sur les rélations commerciales de l’île de Samos avec l’Italie », en français, Samos, 1879. M. S. publie depuis quelques années des « Almanachs » de Samos. Nous avons encore de lui des traductions de romans français, un poème et une comédie.
Stanley (John Rowland, connu sous le nom ! de Henry -Moreton), voyageur américain d’origi-
ne anglaise, né, à Denbigh, en 1810. A 15 ans il s’embarqua pour les Etats-Unis comme garçon de cabine, et arrivé à la Nouvelle-Orléans, trouva un emploi chez un négociant nommé Stanley qui l’adopta, mais qui, étant mort, le laissa encore une fois sans ressources. Il s’engagea alors dans l’armée confédérée, fut fait prisonnier par les fédéraux; il s’engagea cette fois-ci sous les drapeaux de ses anciens ennemis et fut employé sur un navire de guerre comme sous-officier. Après la paix, attaché au journal le New- York Herald , il fut chargé de suivre l’expédition anglaise en Abyssinie, et resta ensuite correspondant du même journal pour la France et l’Espagne. En 1869, chargé par M. Gordon Bennett, propriétaire du journal, il partit à la recherche de Livingstone qu’il rencontra en 1871 à Ujiji, et à son retour publia son livre : « How I found Livingstone », 1873, qui fut immédiatement traduit en français et en italien. En 1874, aux frais du New-York Herald et du Daily News , il entreprit un autre voyage dans l’intérieur de l’Afrique, visitant les réservoirs du Nil, le cours des fleuves de l’Afrique équatoriale, principalement le Congo et ses affluents, et à son retour en Europe fut reçu en 1878 solennellement par la Société de Géographie de Paris. En 1886, une association anglaise ayant réuni l’argent nécessaire pour délivrer Emin Pacha, bloqué par les forces Madhistes dans l’Afrique équatoriale, M. S., qui donnait en Amérique une série de lectures, accepta la mission d’aller délivrer le fonctionnaire égyptien. Parti d’Alexandrie (Égypte) le 27 janvier 1887, M. S. était le 21 février à Zanzibar pour y organiser son expédition, et en mars il était à l’embouchure du Congo. Nous ne suivrons pas M. S. dans son magnifique voyage. Nous dirons simplement que rentré à Zanzibar en décembre 1889 avec Emin Pacha, l’intrépide voyageur anglo-américain, se rendit au Caire, où un éditeur anglais lui offrit un million comptant pour une relation circonstanciée. Cet ouvrage, sorti en même temps à Londres, New- York, Paris, Milan, Vienne et Berlin, dans les différentes langues et dont le titre en anglais est « In the darkést Africa » a été le succès de librairie de l’année 1890. Nous avons encore de lui: « La terre de servitude », 1874; « La vie et les voyages de Livingstone », 1876; « Lettres », 1878 ; « Through the Dark continent », 1879.
Stanton (Mrae Elisabeth Cady), femme-auteur américaine, née, près de New-York, le 12 novembre 1815. Elle a été la première personne en Amérique qui ait demandé publiquement le droit de suffrage pour les femmes ; elle a écrit et donné des conférences sur ce sujet pendant 40 ans. En dehors d’une foule d’articles aux journaux et aux revues, Mme S. est l’auteur de « History of Woman Suffrage », 3 vol., New- York, 1881-87. Sa fille Mme Henriette St.-Blotch, a donné aussi des conférences et écrit aux jour-
naux. Son fils, M. Théodore S., a publié plusieurs ouvrages aux revues et aux journaux d’Europe et d’Amérique. Il représente à Paris la Euroj)ean Correspondance Company.
Stapfer (Edmond-Louis), exégète et historien français, petit-fils de Philippe-Albert S., le représentant de la Confédération helvétique à Paris sous le premier empire, frère cadet du critique Paul S., né, à Paris, le 7 septembre 1844, fit ses études classiques au Lycée Bonaparte, et se rendit en 1864 à Montauban pour y suivre les cours de la Faculté de théologie. Un séjour d’une année en Allemagne (1868-69), pendant lequel il visita tour-à-tour les Universités de Tubingue, Berlin, Goettingue, Heidelberg, Halle, et entra dans d’intimes rapports avec Beck et Tholuck, exerça une influence marquée sur son développement religieux. Après son retour en France, M. S. entra dans le ministère actif et devint successivement pasteur suffragant (1870), puis titulaire (1872) à Tours dans le département d’Indre-et-Loire, suffragant de M. Bergier à la chapelle de l’Étoile (1878), pasteur à Passy dans la banlieue de Paris (1887). La Faculté de théologie de Paris, lors de sa réorganisation en 1877, l’appela aux fonctions de maître de conférences et le chargea de l’enseignement philologique du Nouveau Testament. Le premier travail scientifique de M. S. fut sa thèse de bachelier : « La pensée de Jésus sur ses miracles », soutenue en 1868 à Montauban. Ont paru dans la suite: « Jésus de Nazareth et le développement de sa pensée sur lui-même »; « De extrema parte Evangelii Marci », thèse de licence, 1872 ; « Les idées religieuses de la Palestine à l’époque de Jésus-Christ », thèse de doctorat, 1876, 2me éd. remaniée, 1878 ; « La Palestine au temps de Jésus-Christ d’après le Nouveau Testament, l’historien Flavius Josephe et le Talmud », avec plans et cartes, 1884; « Le château de Taley, une épisode de l’histoire de la réforme en France », 1888 ; « Le Nouveau Testament traduit sur le texte comparé des meilleures éditions critiques », 1889. M. S. a fourni une collaboration assidue à la Revue Chrétienne , à la Revue Théologique de Montauban, à V Encyclopédie des sciences religieuse.
Stapfer (Paul), écrivain français, professeur de littérature étrangère, puis de littérature française à la Faculté des lettres de Grenoble, professeur de littérature française à la Faculté des lettres de Bordeaux, né, à Paris, le 14 mai 1840; après ses études faites au Lycée Bonaparte , il devint précepteur des petits-enfants de M. Guizot, professeur de français au Collège Elisabeth à Guernsey, où il a fréquenté Victor Hugo (voyez les Causeries guernesiaises et les Causeries parisiennes , 1867 à 1869) ; docteur ès-lettres en 1870, nous avons de lui : « Préfaces pour des éditions de Faust et de Werther , pu-
bliées par Jouaust »; « Petite comédie de la critique littéraire », 1866 ; « Causeries guernesiaises », 1868; « Laurence Sterne, sa personne et ses ouvrages », 1870; « Causeries parisiennes», 1872; « Shakespeare et l'Antiquité » (couronné par l’Académie française), 1880; « Molière et Shakespeare » ; « Goethe et ses deux chefs-d’œuvre classiques » ; « Études sur la littérature française moderne et contemporaine » ; « Variétés morales et littéraires » ; « Racine et Victor Hugo », 1887 ; « Rabelais, sa personne, son génie, son œuvre », 1889.
Stapleaux (Léopold), romancier et écrivain dramatique belge, né, à Bruxelles, en 1831 et habitant Paris depuis de longues années. Il a donné au public: « Le château de Roquemure », drame en 3 actes, Bruxelles, 1848 (anonyme) ; « La chasse aux blancs », Paris, 1861 ; « Le piège au mari », comédie-vaudeville en 1 acte, id., 1862 ; « Les cent francs du dompteur », id., 1863; « Le château de la rage », id., 1865; « Le roman d’un fils », id., 1866; « Paris ventre à terre », comédie en 3 actes (comme collaborateur de Th. Barrière), id., 1868; « Les loups et les agneaux », comédie en 5 actes (comme collaborateur de H. Crisafulli) , id., id. ; « L’armée et Napoléon III : protestations des officiers français contre la restauration bonapartiste » (préface anonyme pour ce recueil), Bruxelles, 1871 ; « Les courtisanes du second Empire » (anonyme), id., id. ; « Le ménage impérial » (anonyme), id., id. ; « Mémoires secrets du second Empire » (anonyme), id., id. ; « Les compagnons du glaive », Paris, 1873; « La diva Tirelire », id., 1874 ; « Le roman d’un père », pièce en 3 actes, id., 1875 ; « L’idole », drame en 4 actes (comme collaborateur de H. Crisafulli), id., id. ; « Un scandale parisien », id., 1877 ; « Le roman d’un père », roman, id., 1878; « Les cocottes du grand monde », id., 1879; « Les belles millionnaires », id., 1880; « Les viveuses de Paris », id., id. ; « Le pendu de la Forêt-Noire », id., id. ; « Boulevardiers et belles-petites », id., 1881; « La séduction de Savine », id., id. ; « L’affaire du château de Clamelle », id., 1882; « La langue de Mme Z*** », id. , 1883; « La nuit du mardi-gras », id., 1884; « Les amoureux de Lazarine », id., 1885; « Les amours d’une horizontale », id., id. ; « La chute d’une étoile », id., id. ; « La reine de la gomme », id., id.; « Une victime du krach », id., 1886; « Le capitaine rouge », id., id. ; « La femme du député », id., id.; « Le coucou », id., 1886-87 (M. S. a publié sous le même titre un drame et un roman qui, tous deux, ont obtenu un très grand succès) ; « Mam’zelle Tout-le- Monde », id., 1887 ; « Pour avoir une femme », id., 1888; « Où mène l’amour », id., id.; « Maîtresse et mère », id., id.; « L’honneur perdu », id., 1889; « Les vicieuses », id., id.; « L’ivresse de Jean Renaud ». id., 1890.
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Stas (Jean-Servais), illustre chimiste belge, né, à Louvain, le 21 août 1813. Docteur en médecine, ancien professeur à l’École militaire de Bruxelles, ancien commissaire des monnaies, conseiller technique de la Banque Nationale, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux arts et. de l’Académie de médecine de Belgique, correspondant de l’Académie de sciences de Paris, M. S. a donné de nombreuses études aux Mémoires , au Bulletin et à V Annuaire de V Académie des Sciences de Belgique, an Bulletin de V Académie de médecine , aux Annales de chimie et de physique , etc. ; il a signé une foule de rapports industriels et de rapports d’Expositions ; il a participé aux travaux du Comité international des poids et mesures. La Société royale de Londres lui a décerné la médaille Davy, et ses « Recherches sur les rapports réciproques des poids atomiques », lui ont valu le prix quinquennal des sciences physiques et mathématiques institué par le gouvernement belge (période 1859-63).
Stassoff (Wladimir), conservateur de la section des estampes à la bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, s’est rendu célèbre d’abord comme écrivain sur la musique par une excellente biographie de Glinka; il est devenu peu-à-peu l’apôtre de la jeune école russe en musique (Balakiref, Rimsky, Korssakoff, Moussorgsky, Borodine, Kuï, A. Liodoff, etc.), puis par sa tendence ultra-radicale. Comme critique d’art, il s’est fait une notoriété par ses opinions ultra-réalistes, ainsi que par sa théorie de la poésie populaire, très discutée. C’est un écrivain véhément et habile, qui dans toutes les branches a soulevé l’opinion pour et contre lui. Il est né en 1823.
Stazzone De Gregorio (Mme la marquise Cécile), femme-auteur italienne, née à Palerme. Nous avons d’elle: « Ricordi di un viaggio in Arabia », et les romans : « Carlina » ; « Fra Scilla e Cariddi » ; « Pietro Squarcialupi » ; « Un barone del medio-evo », drame, 1879; « Il talismano », id. ; « Un legame riannodato », id. ; « Il candidato », comédies, id. ; id. ; « Lettere di lady Montagu », traduction de l’anglais avec préface de Paul Lioy, 1880; « L’Olmo », nouvelle, 1881; 2e éd., 1888; « L’Indeciso », comédie en 4 actes, 1883 ; « Scritti varii : Rimembranze d’un viaggetto in Italia », 1884 ; « Lettere di Carlo a Margherita », id. ; « In una foresta », id. ; « Frenesia d’un misantropo », 1885 ; « Giuliano », nouvelles, id. ; « La Trovatella », 1888; « La figlia di Pietro », id. ; « Colomba e avvoltoi », id.
Steclier (Auguste- Jean), célèbre érudit belge, né, à Gand, le 11 octobre 1820. Successivement professeur aux Universités de Gand et de Liège, il est membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. On a de lui de savantes contributions au Bul-
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latin , à V Annuaire et à la Biographie Nationale que publie cette compagnie, et il a édité pour elle les « Œuvres de Jean Le Maire de Belges », Bruxelles, 1882-85. Sous le pseudonyme de Lieven Everyn , il a fait paraître en langue néerlandaise : « Levensschets van J. Van Artevelde », Gand, 1846 ; « Onpartijdige volkshistorie der belgische Grondwet », id., 1851 ; et des articles de journaux et de revues. Il a écrit en français et signé de son nom un grand nombre d’autres articles fournis aux périodiques belges et étrangers, des préfaces, une traduction de « La guerre des paysans », du romancier flamand Henri Conscience », Liège, 1853; une « Histoire de la littérature flamande ancienne » ; et une « Histoire de la littérature flamande contemporaine », données en 1875 au grand ouvrage collectif: « Patria Belgica » ; enfin, une excellente : « Histoire de la littérature néerlandaise en Belgique », Bruxelles, 1887; à laquelle l’Académie royale de Belgique a décerné un des prix de la fondation De Keyn.
Steck (Jean-Rodolphe-Jules), exégète et publiciste suisse, né, à Berne, le 18 janvier 1842, étudia, de 1861 à 1866, la théologie à l’Université de cette ville ainsi qu’à celles de Iéna et de Heidelberg, et fut, en 1867, après une courte suffragance dans le village de Seitze sur les bords du lac de Bienne, nommé pasteur de l’Église réformée de Dresde, poste qu’il remplit jusqu’en 1881. L’Université de sa ville natale le rappela à cette époque pour occuper la chaire d’exégèse du Nouveau Testament. M. S., qui a combattu au premier rang des champions de la théologie progressiste, qui rédigea pendant son séjour en Saxe, en 1867, le journal théulogique populaire paraissant à Chemnitz, la Lanterne, et qui collabore à la Réforme de Berne, à la Gazette protestante de Berlin, aux Annales pour la théologie protestante de Iéna, aux Feuilles protestantes de Heidelberg, s’est fait connaître du grand public par un nombre considérable de mémoires et brochures, entr’autres : « Darwinisme et Christianisme », Berlin, 1875;
« Jésus le Messie », id., 1877 ; « Le développement religieux de Goethe », id., 1880 ; « La Providence divine », Bâle, 1881 ; « L’Évangile Johannique » (à l’occasion de jubilé du prof. A. Schweitzer de Zurich), Berne, 1884; « Goethe et Lavater », Bâle, 1884; « Le Coran », id., 1887. On attend sous peu de M. S. une oeuvre exégètique plus considérable: « Recherches sur l’authenticité de l’Épître aux Galates », qui doit paraître dans le courant de l’année 1890.
Stedinau (Edmond-Clarence) , poète américain, né, à Hatford (État de Connecticut), le 8 octobre 1833, a été élevé à l’Université de Yale, et après avoir, pendant quelques années, travaillé comme rédacteur au New-York Tribune et au New-York Herald, s’est consacré entièrement à la littérature. Nous avons de lui les ou-
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vrages suivants : « Poems, Lyric and Idyllic », 1860; « Alice of Monmouth and other Poems », 1864; « Poetical Works », 1873; « Victorian Poets », New-York, 1875, et Londres, 1887; « Hawthorne and other Poems », 1877 ; « Poets of America », 1885; « Complété poetical Works »,
Steeg (Jules), théologien, publiciste et homme politique français, né, en 1836, à Versailles dans une famille ouvrière d'origine allemande, reçut son instruction primaire par les soins du pasteur Meyer, fit de brillantes études classiques, prit en 1857 sa licence ès-lettres et choisit pour carrière le pastorat. Tour-à-tour étudiant en théologie à Bâle (1856), Strasbourg (1857) et Montauban (1858), il obtint en 1859 le diplôme de bachelier après la présentation de la thèse : « Exposé de la doctrine de Justin Martyr sur la personne et l’œuvre de Jésus- Christ ». La même année la paroisse de Libourne le choisit pour conducteur spirituel. De fortes convinctions libérales, soutenues par un remarquable talent de plume et de parole, devaient attirer M. S. vers la politique ; l’ opposition constitutionnelle contre le deuxième empire le compta, en 1869-70, parmi ses conférenciers les plus goûtés dans le département de la Gironde, et lui confia la rédaction d’une feuille locale qui ne tarda pas à devenir l’une des plus influentes de la province : Le Progrès des Communes. La guerre franco-allemande, la révolution du 4 septembre, la proclamation de la République, accrurent dans de notables proportions le crédit de M. S. dans la région du Sud-Ouest: la démocratie girondine, dont il avait nécessairement plaidé la cause dans la presse et les séances publiques, le choisit aux élections de février 1871 pour uu de ses candidats, mais ne réussit pas à lui ouvrir l’accès de la Chambre. Pendant toute la période du 16 mai, le journal le Progrès des Communes fut exposé aux plus violentes attaques de la fraction rétrograde et continuellement frappé de lourdes amendes: un procès qui lui fut intenté à l’occasion d’un article sur les origines historiques de la Fête- Dieu, tourna à la confusion de ses accusateurs; M. S., qui avait présenté lui même sa défense avec une spirituelle vivacité devant la cour de Bordeaux, fut acquitté par elle le 11 septembre 1872. Cette même année, il plaida avec une éloquente énergie, au sein du Synode protestant, où l’avaient envoyé les églises de la Lozère, les droits de la tolérance et du libre examen. Pendant toute cette période, il déploya une activité infatigable, soit comme journaliste, soit comme conférencier politique et religieux, et poursuivit son œuvre de propagande libérale non seulement en France, mais en Suisse et en Alsace. En 1869 sa retraite du pastorat lui permit de se consacrer entièrement à la défense des idées républicaines ; une imprimerie, fondée
par lui à Libourne, ne laissa pas de prospérer sous sa direction. Tant de courage et d’esprit, de bon sens et de loyauté reçurent enfin leur récompense. M. S., élu le 21 août 1881 député de Bordeaux, n’a pas cessé à partir de cette époque de représenter à la Chambre le département de la Gironde et de siéger sur les bancs de la gauche modérée. Son autorité dans l’enceinte législative et sur le pays s’est accrue avec les services rendus. L’Union des Gauches l’a plusieurs fois choisi pour président. Le projet de séparation des Églises avec l’État, la loi qui a consacré l’obligation, la gratuité et la laïcité de l’instruction primaire l’ont eu pour rapporteur fréquemment applaudi pour sa parole nette et franche, toujours exactement renseigné. M. S., qui avait activement collaboré pendant sa jeunesse aux principaux organes du protestantisme libéral: Disciples de Jésus-Christ, Revue de Strasbourg , Lien, Progrès religieux, s’est fait avantageusement connaître par les ouvrages suivants : « Etudes sur le développement de l’idée messianique chez les prophètes », 1867 (thèse pour la licence en théologie) ; « La Fête de la Réformation », sermon, id. ; « Programme du Concile oecuménique de 1869, ou Lettre de Sa Sainteté Pie IX à tous les Pères du Concile, destinée à servir de document pour la direction des débats », 1870; « Lectures Bibliques tirées du Nouveau Testament », id., 2e éd., 1882; « Le dogme de l’Eucaristie », 1872 ; « Une franche parole sur Jésus-Christ », id. ; « Les deux cités », 1878; « Faleyrac, histoire d’une commune rurale », 1875 ; « La Crise du Protestantisme », 1877; « Les miracles », id. ; « Le mystère de la vie à venir », id. ; « L’Edit de Nantes et sa révocation », 1880; « Emile, ou de l’éducation », extraits comprenant les principaux éléments pédagogiques des trois premiers livres avec une introduction et des notes, id. ; « Instruction morale et civique ; l’homme et le citoyen à l’usage de l’enseignement primaire », ouvrage rédigé conformément au programme officiel avec des lexiques, des exercices et des questionnaires, 1882 (le même ouvrage approprié à l’enseignement de la Belgique), 1883; « Cours de morale à l’usage des instituteurs des classes des écoles normales primaires et des écoles normales supérieures », première et deuxième années 1884-85.
Steenackers (François-Frédéric) , publiciste et homme politique français, né, à Lisbonne, de parents belges, le 10 mars 1830, obtint des lettres de grande naturalisation en 1866. Il habitait Paris avec sa famille depuis 1838. Après de brillantes études au Lycée Louis-le- Grand, il étudia la sculpture et la musique, fréquentant l’atelier de M. Bartholdi et recevant les conseils de Rossini et de Meyerbeer ; il pratiqua, pendant trois ans, la sculpture en Italie, puis son goût l’emporta vers la littérature et enfin vers
la politique. Conseiller général de la Haute- Marne en 1868, il vint l’année suivante siéger au Corps législatif, sur les bancs de la gauche, après avoir battu, dans la 2e circonscription de la Haute-Marne, le candidat officiel. Il proposa l’abrogation de la loi de sûreté générale. Nommé, au 4 septembre, directeur des télégraphes, M. S. se rendit à Tours en ballon, et prit la réunion des postes et télégraphes. Il organisa le service des communications par les pigeons et la reproduction photographique des dépêches microscopiques, créa des brigades de télégraphie militaire et de nouvelles lignes télégraphiques en prévision des besoins qu’allaient faire naître le progrès de l’invasion. Il se démit de ses fonctions le 20 février 1871 et rentra dans la vie privée. Il fut, en 1884, nommé commissaire général du gouvernement auprès des compagnies de chemins de fer. Aux élections d’octobre 1885, M. S. fut élu, sur la liste républicaine de la Haute-Marne. Il s’est abstenu dans le vote relatif à l’expulsion des princes. M. S. a publié : « Histoire des ordres de chevalerie et des distinctions honorifiques en France », 1867 ; « Agnès Sorel et Charles VII », essai sur l’état politique et moral de la France au XVe siècle, 1868 ; « L’Invasion de 1814 dans la Haute-Marne », id. ; « La télégraphie et les postes pendant la guerre de 1870-71 », 1873; « Histoire du gouvernement de la défense nationale en province (4 septembre 1870-8 février 1871) », 3 vol., Charpentier, 1884-85.
Stefanelli (le rév. Joseph), écrivain italien, né, à Torbole (Trentin), en 1812. Nous avons de cet auteur: « Cenni intorno a Vezzano e al suo patrono, prete martire San Valentino », Trente, 1882.
Stéfani (A.), physiologiste italien, né, en 1846, près de Vicence, étudia à Vicence et à Mantoue, fréquenta la Faculté de médecine et de chirurgie à l’Université de Padoue, tout en étant assistant à la chaire de physiologie. Depuis 1872, il est professeur de physiologie à l’Université de Ferrare. Nous avons de ce savant beaucoup de mémoires insérés à la Rassegna semestrale di scienze fisiche e naturali de Florence, au Sperimentale et à la Rivista Clinica. Nous donnons les titres de quelques uns de ses opuscules : « Contribuzione alla fisiologia degli emisferi cerebrali » ; « Ipertrofia del cervelletto in Colombo scervellato » ; « Fatti sperimentali in contribuzione alla fisiologia dell’encefalo » ; « Del modo con cui il vago agisce sul cuore »; « Capitale fisiologico e capitale economico » ; « Fisiologia generale del sistema nervoso », Milan, Vallardi, 1883, « L’incrociamento dei nervi utilizzati per lo studio delle funzioni nervose », Ferrare, 1885-86, traduit en allemand en 1886 ; « Délia influenza del sistema nervoso nella formazione del circolo collaterale », id., 1887; « Fisiologia dell'encefalo », Milan, 1886;
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« Manuale di fisiologia », avec M. Albertoni, id., 1887; « Contribuzione all’istogenesi del cervelletto », Ferrare, 1886; « Quale azione spieghi l’anemia sulle fibre nervose », Venise, 1888.
Stefanoni (Louis), publiciste italien, apôtre populaire de la libre pensée, employé au ministère des finances, collaborateur à une foule de journaux ( Corriere délia Sera, Fanfulla , Capitan Fracassa , etc.), né, à Milan, en 1842; en 1859 il publia son premier roman : « Gli Spagnuoli in Italia », que le gouvernement autrichien fit mettre au pilon ; l’auteur alla s’enrôler sous Garibaldi. Élève de Mazzini et d’Ausonio Franchi en tout ce qui regarde la philosophie, M. S. dut bientôt quitter ces deux maîtres, et il fonda le journal le Libero Pensiero, où, de 1866 à 1867, il publia son « Istoria critica délia superstizione ». L’œuvre de M. S. se partage en deux catégories : ouvrages originaux et traductions. Appartiennent à la première : « La scienza délia ragione » ; « Giuseppe Mazzini » ; « Francesco Nullo » ; « Le due Repubbliche e il 2 dicembre » ; « L’Inferno » ; « Il Purgatorio » ; « Il Paradiso », trois romans rationalistes ; « I Rossi e i Neri di Roma », roman politique ; « Cuor libero », roman réaliste; « Almanacchi del libero pensiero »; de 1869-78 ; « Annuario filosofico del libero pensiero » ; « Dizionario filosofico » ; « Storia d’Italia narrata al popolo », Rome, Perino, 1885. Traductions : « Force et matière » ; « Science et nature » ; « L’homme selon les résultats de la science », toutes trois d’après Buchner; « Jésus réduit à sa juste valeur », d’après Miron ; « Les études critiques du christianisme », par La Mettrie ; « L’homme machine », de Letourneau; « La physiologie des passions », de Feuerbach. M. S., dont l’activité est infatigable, s’occupe maintenant de mettre en garde le public contre le charlatanisme moderne et les spécifiques de la page d’annonces des journaux ; il est l’ennemi juré du Fer Bravais, des Capsules Guyot, etc.
Stein (Louis), né, le 12 novembre 1819, à Erdô-Bénye, près de Tokay en Hongrie, entreprit, au sortir du gymnase, des études de philosophie orientale aux Universités d’Amsterdam et de Berlin, et prit en 1880 son grade de docteur en philosophie à l’Université de Halle. Après avoir exercé, de 1881 à 1884, le ministère évangélique dans la capitale de la Prusse, il revint à la carrière académique et il professe depuis 1886 la philosophie en qualité de privat- Docent soit à l’Université, soit au Polytechnicum de Zurich. Les principaux ouvrages de M. S. sont: « Die Falaschas », Amsterdam, 1879;
« Die Willensfreiheit », Berlin, 1881 ; « Berthold Auerbach », id., 1883; « Eduard Lasker », id; « Die Ewigkeit der Süd Religion », id., 1884; « Berliner Theaterkritiker », 1885; « Die Psychologie der Stoa », id., 1886; « Die in Halle gefundenen Leibnitz- Briefe », id., 1887; «Die
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Erkenntniss théorie der Stoa », id., 1888; « Leib nitz und Spinoza », id., id. ; « Vorlaufer des Occasionalismus », id., 1889; « Handschriftenfunde in Italien », id., 1888; « Der Humanist Theodor Gaza als Phéloraph », 1889. Depuis 1887, M. S. est le rédacteur en chef de VArchiv für Geschichte der Philosophie de Berlin.
Steiner (Henri), orientaliste et professeur suisse, né, le 10 janvier 1841, à Zurich, étudia, de 1859 à 1863, la théologie à l’Université de cette ville, se tourna vers la philologie orientale et fut à Heidelberg, où il prit en 1865 son doctorat en philosophie, le disciple de Weil et de Hitzig, à Leipzig, et en 1864, celui de Fleischer. Ce fut également à Heidelberg qu’il débuta dans la carrière académique, en qualité d’abord de privât— Docent (1865), puis de professeur ordinaire (1869). L’Université de Zurich le nomma en 1870 professeur ordinaire pour l’Ancien Testament après le départ pour Giessen de Schrader; celle de Berne lui décerna en 1866 celle de docteur en théologie honoris causa ; son rectorat coïncida avec le jubilé cinquantenaire de 1883. Nous ne possédons jusqu’à présent de M. S. sur sa science favorite que de courts mémoires : « Les Motazilites, ou la libre pensée au sein de l’Islam », Leipzig, 1865; « L’extrait arabe du prophète Esdras », 1868; « L’Islam », 1865; « Ferdinand Hitzig », notice biographique, Zurich, 1882; « Discours d’ouverture pour le jubilé de l’Université de Zurich », 1883 ; « La mythologie chez les Hébreux », 1884 ;
« Le séjour à Heidelberg du professeur zuricois Jean-Henri Hottinguer (1655-1661) », Zurich, 1886; « L’état actuel de nos connaissances sur l’Ancien Testament », 1887. M. S., qui a été chargé en 1881 de réviser la 4me édition du « Commentaire » de Hitzig sur les « Petits Prophètes », a fourni de nombreux articles au « Dictionnaire biblique de Schenkel », à la Revue de Hilzenfeld, à la Revue Théologique suisse.
Steiner (F.), physiologiste allemand, né, à Pless (Silésie), le 2 mars 1849, étudia aux Universités de Breslau et de Berlin, fut nommé assistant du laboratoire de physiologie à Halle en en 1874, privat-Docent à Erlangen de 1877 à 1886, professeur extraordinaire de physiologie à Heidelberg de 1886 à 1888. Voici les publications de cet auteur : « Sur le Curare », Veit et Cie. Leipzig, 1877 ; « Précis de la physiologie humaine », id., id., 1878; 4me éd., 1888; 5tne éd., 1890; « Les fonctions du système nerveux et leur phylogénèse », Vicence et fils, Brunswick, Ier Cahier, 1885; IIe Cahier, 1888. Divers articles dans les Archives de Vanatomie et physiologie, rédigés par Dr B. Reymond de Berlin.
Stein ni an u (Mme Marie), née, le 1er siipteinbre 1854, à Sondershausen, est entrée dans la carrière de l’enseignement; elle habite aujourd’hui Zurich, et a publié en 1886 des « Tableaux de l’Histoire allemande » destinés à la jeunesse.
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Stcïnmcver (Émile-Elias), docteur en philosophie allemand, professeur ordinaire de l’Université d’Erlangen, membre correspondant de l’Académie royale do Bavière à Munich, né, le 8 février 1848, à Nowawess (auprès de Potsdam), étudia (1865-69) à l’Université de Berlin, fut (1870-71) assistant aux archives du royaume de Prusse, (1873) professeur extraordinaire à l’Université de Strasbourg, (1877) professeur ordinaire à l’Université d’Erlangen. Il a publié en librairie: « De glossis quibusdam Virgilianis », Berlin, 1869, dissertation ; « Alldeutsche Studien », avec Jànicke et Ideidmann Berlin, Ideidmann, 1871; « Die althochdeutschen Glosson », avec E. Sievers, id., id., I, 1879; II, 1882; ainsi que beaucoup d’études et de critiques dans la Zeitscrift fur deutsches A Iterthum und deutsf'he Litteratur, dont il est le rédacteur depuis l’année 1878.
Steiuthal (Hajim), célèbre philologue allemand, né, le 16 mai 1823, à Grôbzig (Anhalt), docteur en philologie générale à l’Universite de Berlin, membre correspondant de la Société royale des Sciences d’Upsal, étudia à l’Univei'sité de Berlin la philosophie et la philologie, et à Paris la langue et la littérature chinoise sous le célèbre prof. Stanislas Julien. Parmi ses ouvrages, nous citons ici les plus importants : « Die Entwicklung der Schrift », Berlin, 1852; « Der Ursprung der Sprache », id., 3me éd., 1888; « Grammatik, Logik, und Psychologie, ihr Verhâltniss zu einander », id., 1854; « Charakteristik der hauptsàchlichsten Typen des Sprachbaues », id., 1860; « Die Mande- Neger- Sprachen », id., 1867; « Abriss der Sprachwissenschaft », publié aussi sous ce titre : « Einleitung in die Psychologie und Sprachwissenschaft », 2me éd„ id., 1881 ; « Geschichte der Sprachwissenschaft bei den Griechen »,id. 1862. Avec Lazary, il a publié la Zeitschrift für Volker psychologie und Sprachwissenschaft , ou sont publiés presque tous ses articles, dissertations, mémoires, etc.
Stellwag de Carion (Charles), éminent médecin oculiste autrichien, né, le 28 janvier 1813, à Langendorf (Moravie), conseiller de la cour, professeur à l’Université de Vienne, membre de l’Académie Léopold-Caroline des Sciences et de l’Académie impériale du Brésil ; étudia la philosophie à Olmütz et Prague et la médecine à Prague et Vienne ; prit ses grades le 9 mars 1847 à l’Université de Vienne, et en 1857 devint professeur oculiste à l’Université de cette métropole. En dehors d’une foule de mémoires, études, dissertations dispersées dans beaucoup de journaux spéciaux allemands, parmi lesquels nous signalons la Zeitschr. d. kk. Ges. d. Aerzte, les Denkschr. d. Wien. Ak., les Sitzungsber. d. Wien. Ak ., on lui doit aussi les ouvrages suivants: « Die Kôrperverletzungen als Gegenstand der gericbtsârztl. Begutachtung », Vienne, 1847;
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« Die Ophtalmologie von naturwissenschaftlichem Standpunkte », 2 vol., Fribourg, 1853-58;
« Lehrbucb der practischen Augenheilkunde », id., 1862 ; 3me éd., 1867; 4me éd., 1870, ouvrage traduit en anglais, 1868 ; en italien, 1864 ; en hongrois, 1868; « Der intraoculare Druck und die Innervationsverhàltnisse der Iris », id., 1868; « Abhandlungen aus dem Gebiete d. practischen Augenheilkunde », id., 1882; « Neue Abhandlungen aus dem Gebiete der practischen Augenheilkunde », id., 1886.
Stengel (Charles baron de), jurisconsulte bavarois, professeur du droit public à l’Université de Breslau, né, à Peulendorf (Bavière), le 26 juillet 1840, fit ses études à l’Université de Munich (Bavière), fut nommé, en 1871, conseiller du tribunal de première instance à Mulhouse (Alsace-Lorraine), et en 1879 il fut transféré à Strasbourg; il est professeur à l’Université de Breslau depuis 1881. Il a publié: « Die Organisation der preussischen Verwaltung nach den neuen Reformengesetzen », Leipzig, 1884; « Die Zustandigheit der Verwaltungsbehôrden und Verwalt. Gericht, nach dem Zustând. Ges. v. August, 1883 », id., 1884; « Lehrbuch des deutschen Verwaltungsrechts », Stuttgart, 1886; « Die deutschen Schutzgebiete », Munich-Leipzig, 1889. En collaboration avec plusieurs collègues, il publia le « Wôrterbuch des Deutschen Verwaltungsrecht », Fribourg, 1889. Une foule de ses dissertations sont insérées dans les Hirtlds Ann. d. deutsch. Reichs , dans les Schmolter's Jahrb. f. Gesetegeb., dans le Zeitschr. f. die gesamt. Staatswissenschaften, ainsi que dans plusieurs autres journaux spéciaux allemands.
Stenger (Gilbert), publiciste et romancier français, est né, à Gannat (Allier), en 1840; à 23 ans, de 1863 à 1876, il a collaboré à plusieurs journaux politiques. Sous le pseudonyme de Léo Constant , il a dirigé à Bordeaux Le Petit Girondin. Il a fait paraître dans la France un roman : « La Petite Beaujard », édité par Calmann-Lévy, 1883; dans la Justice: « Sous- Préfet de Châteauneuf », édité par le même éditeur ; et « Maître Duchesnois », même éd. ; Dans V Événement: « Une fille de Paris », édité par Dentu ; dans le Voltaire : « Le père Harcoët », Calmann-Lévy éd.; dans le Paris : « L’Amant légitime », Ollendorff, éd.; dans Y Evénement: « Mademoiselle Grandvaure »; en préparation : « L’Orphelin (les misères du divorce) ».
Stéphane (Khorène), érudit arménien, archimandrite, hautement apprécié par ses compatriotes comme publiciste, comme écrivain et comme prédicateur, est né vers 1820. Après avoir fait ses études, d’abord à l’Institut des langues orientales de Moscou, ensuite à l’Uuiversité, il revint à Tiflis, sa ville natale, en 1864, et il commença à rédiger une revue mensuelle en langue arménienne, appelée: Ilaïkakan Aschkkar ( Le Monde Arménien ) consacrée à la régénération morale de
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ses compatriotes ; quatre ans après, il fonda la première école nationale de jeunes filles, qui sous le titre de Marie Amian, prospère encore. Il fonda par la suite plusieurs autres écoles au Caucase. Il quitta en 1871 le Haïkakon , se fit consacrer moine, se conformant à la volonté du feu patriarche et Katolikos des arméniens Guevork IV. En 1878, le Katolikos lui confia la rédaction de la revue arménienne Ararat , et en 1880 une mission dans l’Europe occidentale pour y étudier la pédagogie. Revenu, après 18 mois, de sa tournée en Allemagne, en Autriche, en France, en Suisse et en Belgique, notre auteur fonda la revue pédagogique Mankavarsanotz (Pedagogium) qui se publie maintenant à Saint-Pétersbourg. Actuellement, M. S. s’occupe de l’édition de l’histoire d’Arménie de Moïse de Khorène en langue arménienne moderne, enrichie de notes et de commentaires. Cette histoire, traduite dans tous les idiomes de l’Europe, manquait, chose vraiment étonnante, d’une traduction en arménien moderne.
Stepanoff (Jacques-Spiridonowitsch), homme de lettres russe, conseiller d’état actuel, professeur émérite de droit administratif de l’Université de Kazan en Russie, né, en 1831, à Jaramsk, où il a fait ses études de 1840 à 1855. Après avoir fréquenté l’Université de Kazan et voyagé en Autriche, en Allemagne, en France et en Italie (1871-73J, il a été nommé professeur ordinaire. Ses ouvrages sont tous en langue russe, et ont été publiés dans les mémoires de la Société économique de Kazan. Nous en donnons les titres en français: « Les droits d’entrée sur les matières premières en Angleterre, en France et en Russie », 1859 ; « Du droit administratif en France », 1867 ; « Du droit administratif en Angleterre », 1868 ; « Les deux premières périodes de l’existence de la science de la police en Allemagne », 1869; « A propos de la révision du statut des Universités russes », 1878;
« Notre législation sanitaire », 1879.
Stern (Adolphe), poète, historien et littérateur allemand, docteur en philosophie, professeur ordinaire de littérature à l’Ecole royale polytechnique de Dresde, marié depuis 1881 à la célèbre pianiste Marguerite Herr de Dresde. Il a publié un très grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels nous citerons : « Gedichte », Leipzig, 1855; 3me éd., 1882; « Jérusalem », poésie épique, id., 1858; « Am Kônigssee », nouvelles, id., 1863 ; « Fünfzig Jahre deutscher Dichtung », id., 1870; 2me éd., 1877; « Johannes Gutenberg », poésie épique, id., 1873; « Aus dem achtzehnten Jahrhundert », études littéraires, id., 1874; « Katechismus der allgemeinen Litteraturgeschichte », id., id., 3me éd., 1887 ;
« Neue Novellen », id., 1875 ; « Der Untergang des Altenglischen Theaters » ; « Historiches Taschenbuch », id., 1876; « Der Musenhof der Kônigin Christine zu Rom », id., 1878; « Aus 1
dunklen Tagen », nouvelles, id., 1879 ; « Zur Litteratur der Gegenwart », études littéraires, id., 1880; « Die letzten Humanisten », roman, id., 1881 ; « Geschiche der neueren Litteratur von Dante bis zur Gegenwart », id., 1882-87 ; « Ohne Ideale », roman, id., 1881 ; « Hermann Hettner », biographie, id., 1885; « Drei Venezianische Novellen », id., 1886 ; « Die deutsche Nationalîitteratur vom Tode Goethes bis zur Gegenwart », Marbourg, 1886 ; « Camoëns », roman, Leipzig, 1837; « Geschichte der Weltlitteratur », Stuttgart, 1888. M. S. est un des collaborateurs du Meyer’ s Conversations- Lexikon.
Stern (Alfred), historien germano-suisse, né, à Gœttingue, le 22 novembre 1846, commença en 1865, à l’Université de cette ville, des études d’histoire, de droit et d’économie politique poursuivies jusqu’en 1869 à celles de Heidelberg et à Berlin. De 1869 à 1872, après qu’il eut obtenu son grade de docteur en philosophie, les Archives d’Etat badoises à Carlsruhe le comptèrent au nombre de leurs employés ; en 1872, il se décida à embrasser la carrière académique, fut attaché pendant une année à l’Université de Gœttingue en qualité d q privât- Do cent, se rendit en 1873 à Berne pour y enseigner avec le titre de professeur ordinaire l’histoire moderne, et accepta en 1887 au Polytechnicum de Zurich, la chaire laissée vacante par la mort de J. Scherz. M. S. s’est fait avantageusement connaître du public lettré par un ouvrage aussi agréable qu’érudit sur « Milton et son époque », 2 vol., 1877-79. Voici du reste la liste complète de ses écrits : « Les douze articles des paysans ainsi que quelques autres pièces relatives au mouvement de 1525 », Leipzig, 1868; « Les chroniques de Bâle » (T. I, en collaboration avec W. Vischer), 1872; « Lettres des fugitifs anglais datées de Suisse », 1874; « Histoire de la Révolution anglaise », 1881 (fait partie de l’« Histoire universelle », publiée sous la direction d’Onken) ; « Mémoires et documents pour servir à l’histoire de la réforme politique et administrative de la Prusse, 1807-1815 », 1885; M. S. est un collaborateur des plus estimés des Gottingen Gelehrte Anseigen , des Recherches pour l’histoire germanique, des Archives et de l’Annuaire pour l’histoire suisse, de la Revue historique de Paris, de la Revue historique de Sybel.
Stickel (Jean-Gustave), écrivain et orientaliste allemand, professeur ordinaire des langues orientales à l’Université de Iéna, directeur du Cabinet numismatique grandueal , membre de plusieurs Académies et Société savantes, membre honoraire de la Société numismatique Viennoise, décoré de plusieurs ordres chevaleresques, docteur en théologie et philosophie, né, le 18 juillet 1805, à Eisenach, fit ses études au Gymnase de Weimar et aux Universités de Iéna et de Paris. Nous possédons de lui: « De morali primævorum christianorum conditione secundum
Nov. Test, libros » In: Biga Commentation. ed. Rôhr. Neostad., 1826; « Prolusio ad interpretationem tert. cap. Habacuci », par. I, Neost., 1827 ; « Commentât, phil.-bist.-crit. in Jobi, cap. XIX, 25-27, de Goële », Iéna, 1882; « Sententiæ ali b. Abi-Taleb, arab. et persice ed. », id., 1884; « Das Buch Hiob rhythmiscb geglied. und übers. », Leipzig, 1842; « Handbuc.h zur morgenlànd. Münzkunde », 2 vol., id., 1845-70; « De gemma Abraxea nondum ed. Commentât. », Iéna, 1848 ; « Die Dianæ Persicæ monumento », Gracch., 1856 ; « Das Etruskische durch Erklârung von Inschriften und Namen als Semitische Sprache enviesen », Leipzig, 1858; « De litteris Epkesiis linguæ Semitarum Vindicandis », Iéna, 1860; « Das Hohelied in seiner Einheit und dramat. Gliederung », avec version, Leipzig, 1887. Un grand nombre d’articles de cet éminent orientaliste ont été publiés dans la Zeitschr. d. d. morgenlànd. Ges ., dans la Nuova Antologia , dans les Goethe- Jahrb ., et particulièrement dans la XdhPs Krit. Prediger- Bihl. et Jenaische Lit. Zeit., dont il est un des plus savants collaborateurs.
Stieda (Guillaume), écrivain russo-allemand, philosophe, économiste, professeur d’économie politique et de statistique à l’Université de Rostock, ancien membre du bureau de statistique à Berlin, est né, à Riga (Livonie russe), le 1er avril 1854, et a fait ses études universitaires à Dorpat, Berlin et Strasbourg. Nous le trouvons tour-à-tour privat-Docent à Strasbourg en 1886, professeur extraordinaire à Dorpat en 1878, ordinaire en 1879, enfin, en octobre 1884, à Rostock. Il a publié en librairie : « Zur Entstehung des Zunftwesens in Deutschland », Iéna, 1876 ; « Die Eheschliessungen in Elsass- Lothringen », 1872-76; « Ein Beitrag zur vergleichenden Statistik der Eheschliessungen in Europa », Strasbourg, 1879 ; « Die gewerbliche Thàtigkeit der Stadt Dorpat », Dorpat, 1879 ; « Das Sexualverhâltniss der Gebornen », Strasbourg, 1885 ; « Zollbücher und Zollquittungen des 14 Jahrhunderts », Halle, 1887 ; « Die Deutsche Haus- Industrie », Leipzig, 1889. Outre cela, il est auteur d’une foule d’articles parus dans les journaux spéciaux suivants : Archiv . für Gesch. des deutsch. Buchhandels , Preuss. Jahrb ., Conrad' s Jahrb. für Nationalok ., Hirth's Ann. d. d. Reichs, Annales de Démographie Internat ., Schmoller's Jahrb ., etc., etc.
Stieda (Louis), écrivain et médecin russoallemand, professeur d’anatomie, directeur de l’Institut anatomique à l’Université de Kônigsberg, conseiller d’Etat actuel de l’empire de Russie, membre honoraire et correspondant de plusieurs sociétés savantes, né, le 19 novembre 1837, à Riga, en Livonie. Il continua à Giessen, Erlangen et Vienne ses études de médecine, commencées à Dorpat, et en 1885 nous le trouvons professeur d’anatomie à l’Université de
cette ville. Voici la liste de ses ouvrages : « Ueber das Rückenmark und einzelne Tbeile des Gehirns von Esox Lucius L. », Dorpat, 1861 ; « Studien über das centrale Nervensystem der Knochenfische », Leipzig, 1868; « Studien über das Centrale Nervensystem der Vôgel und Sâugethiere », id., id. ; « Die Bildung des Knochengewebes », id., 1872; « Cari E. v. Baer », Brunswick, 1878; 2rae éd., 1886; « Untersuchung über die Entwicklung der Glandula thymus, Glandula thyreoidea, und Glandula carotica », Leipzig, 1881 ; « Ein Beitrag zur Anatomie des Botriocephalus latus » ( Archiv . f. Ann.), 1864 ; « Zur vergleichenden Anatomie und Histologie des Cerebellums » (id.), 1867, et bien d’autres articles parus dans la Zeitscrift f. wissenschaftl. Zoologie, dans les Mémoires de V Académie de Saint-Pétersbourg , dans la Dorpat med. Zeitschr. dans V Archiv. f. mikrosk. Anat. et dans V Archiv. f. Anthropologie.
Stiefel (Jules), né, le 30 mai 1847, à Zurich, y fit toutes ses études depuis l’école primaire jusqu’à l’Université (1853-1870); obtint en 1870 le doctorat en philosophie avec une dissertation « Sur la lyrique allemande jusqu’à Goethe », et se mit à enseigner la littérature et l’esthétique en qualité de privat-Docent. Un voyage scientifique d’une année (1874-1875) en Allemagne, en Autriche et en Italie lui permit d’en visiter les principales galeries de tableaux et de suivre pendant un sémestre les cours de l’Université de Berlin. A son retour en Suisse, M. S. obtint une place de maître pour la langue et la littérature allemandes à l’école industrielle de Zurich; en 1875, il fut nommé professeur de littérature allemande au Polytechnicum, en 1887, professeur extraordinaire pour l’esthétique à l’Université. Nous possédons de lui : « La lyrique allemande au XVIIIe siècle », 1871; « Jeremias Gotthels et ses descriptions de la Suisse », 1887.
Stimining (Albert), docteur en philosophie allemand; professeur d’Université, né, le 17 décembre 1846, à Prenzlaw (province de Brandebourg, Prusse), a étudié à Berlin, Bonn et Liège ; depuis 1876, il est professeur à l’Université de Kiel. Voici les titres de ses ouvrages: « François Villon », Berlin, 1869 ; « Der Troubadour Jaufre Rudel, sein Leben und seine Werke », Kiel, 1873, Berlin, 1887 ; « Bertran de Born, sein Leben und seine Werke », Halle, 1879; « Ueber den provenzalischen Girart von Rossillon, ein Beitrag zur Entwikelungsgeschichte der Volksepen. », Halle, 1888; « Die Syntax des Commines », Zeitschrift für romanische Philologie; « Verwendung des Gerundiums und des Participiums Pràsentis im Altfranzosischen », id. ; « Ueber den Verfasser des Roman de Jaufre », id.
Stiutzitig (Roderich), médecin allemand, professeur libre de médecine interne à l’Université de Munich (Bavière), né, à Heidelberg, en 1854,
a étudié aux Universités de Bonne, Leipzig et Tubingue, fut promu docteur en médecine, en 1878, et un an plus tard nommé assistant à l’institut physiologique de Bonn; il prit son habilitation à l’enseignement en 1888, et de 1880 à 1888 a été assistant à la clinique médicale de l’Université de Munich. En dehors de plusieurs articles parus dans les I flüger's Arch f. die gesammte Physiologie , dans les Deutsche Arch f. Klin., et dans quelques autres journaux spéciaux allemands, il a publié: « Ueber Nervendehnung », Leipzig, 1883 ; « Die Elektromedicin auf der internati onalen Elektricitâtaustelluug in München », Munich, id. ; « Beitrag zur Anwendung des Arseniks bei chron. Lungenleiden insbesondere bei der Lungentuberculose », id., id.; « Klinische Beobachtungen », id., 1884.
Stocker (François-Auguste), journaliste, historien et littérateur suisse, né, le 21 mars 1835, à Frick dans le canton d’Argovie, où son père exerçait la double profession de maître de poste et d’aubergiste, ne fréquenta que pendant un laps de temps assez bref l’école cantonale d’Aarau et fut prématurément obligé de revenir dans son village d’origine pour aider son père, et, en 1861, lui succéda dans ses fonctions bureaucratiques. Des occupations remplies et des souvenirs amassés par lui dans sa jeunesse provinrent dans la suite deux importantes publications: la Revue postale suisse (1855-1857), qui tout en défendant les intérêts des commettants, soumit la matière à une enquête approfondie; « L’histoire de l’Hôtel en Suisse depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours », développée dans une série de monographies distinctes et très-précieuses pour l’histoire des mœurs sur quelques uns parmi les plus anciens de ces établissements, « Le Sauvage », « La Cicogne » et « Les Trois Rois de Bâle ». Toutes les forces vives de M. S. furent absorbées dans sa jeunesse parla politique locale, et élu en
1860 membre du grand conseil argovien, il perdit, deux années après, son siège pour le courageux libéralisme dont il fit preuve dans la question de l’émancipation des Israélites: mais il n’en fut éloigné que pendant une législature et y rentra en 1864, pour y demeurer jusqu’en 1870. Pendant cette même période de onze années, plusieurs journaux furent créés et dirigés par M. S.; en 1855 la Revue postale: en 1859 la Nouvelle Gazette du Fricktal qui prit une année après le nom de Gazette d’Argovie ; en
1861 Rouracia , feuille hebdomadaire pour la connaissance de la topographie et des coutumes du Frickthal ; en 1867 le Messager suisse d’ Aarau , fondé, en 1803, sous l’illustre patronage de Henri Zschokke. En 1870, M. S. transporta son domicile à Bâle et entra dans la rédaction de l’influent organe radical les Basler Nachrichten, dont il est encore aujourd’hui l’un des propriétaires; depuis 1883, il
publie en outre un périodique illustré Du Jura à la F'orêt Noire. Membre, depuis 1873, de la majorité progressiste du grand conseil Bâlois, il a pris une part des plus actives au mouvement politico-religieux dit des Vieux Catholiques et n’a pas cessé de présider leur communauté. Le très-vif intérêt porté par lui à la littérature dramatique populaire et nationale l’amena dès 1859 à fonder avec la collaboration de plusieurs écrivains distingués, entr’autres Arnold Lang, une bibliothèque théâtrale patriotique qui s’élève aujourd’hui à une trentaine de volumes et dont plusieurs pièces ont eu les honneurs d’une représentation publique. Parmi celles dues à l’inspiration personnelle de M. S., nous mentionnerons : « La bataille de Sempach »; « L’Escarboucle », imité de l’italien; « Le vagabond » ; « Rodolphe de Habsbourg et l’Election impériale » ; « Le Major Davel » ; « Catholique et Protestant »; « Deux Réformateurs ». Parmi les autres produits très abondants sortis de sa plume, il convient d’indiquer: « Nouvelles et récits », 1861; « Le nouveau théâtre municipal de Bâle », 1875, plusieurs pièces de vers disséminées dans différents périodiques, des essais historiques: « Huningue il y a deux siècles »; « Les soulèvements du Jura Bernois contre l’évêque de Bâle » ; « Les origines des bancs de Bubendorf » ; « L’absinthe »; « Le Trompette de Sackingen, son poète et ses compositeurs »; « Les auberges du moyen-âge »; « L’île de Saint-Pierre dans le lac de Bienne » ; « Le village et le château d’Arlesheim ». Des biographies : « Aug. Quiquerez, le chercheur jurassien ; K. Schrôtter, un ecclésiastique du Frickthal; K. Fred. Ladolt d’Aarau »; « Les maximes d’un philosophe moderne », trad. de Petit— Senn, 1883. Dans ces deux dernières années, M. S. a publié: « Basler Stadtbilder, alte Hauser und Geschlechter », volume de 300 pages, Bâle, Gfeorg; « Das Volkstheater in der Schweiz », Zurich, I. Herzog ; « Zwei Reformatoren », drame en cinq actes, Aarau, Sauerlaen der. La Revue historique que M. S. publie est maintenant à sa septième année. M. S. s’est souvent servi du pseudonyme de Jors VON End.
Stockmeyer, exégète, prédicateur et professeur suisse, né, le 28 juillet 1814, à Bâle, perdit fort jeune encore (1821) son père, un des pasteurs les plus distingués, et fut élevé de 1821 à 1834 dans la maison du géologue Charles de Raumer, d’abord à Nuremberg, puis à Erlangen, où il commença de 1832 à 1834 des études de théologie achevées à Berlin (1834- 1836). L’offre qui lui fut faite en 1837 de donner l’enseignement religieux aux élèves du gymnase l’engagea à revenir dans sa patrie. En 1841, il fut nommé pasteur du village d’Oltingen dans le canton de Bâle-campagne ; depuis 1846, il remplit les mêmes fonctions dans sa ville natale d’abord, et pendant de longues années
(1846-1871) dans la paroisse de Saint-Martin ; à partir de 1871 dans celle de la cathédrale en qualité d’antistes. A ces occupations pratiques, M. S. a joint dans son âge mür l’enseignement académique; licencié (1850), et docteur en théologie (1860), il a été nommé, en 1876, professeur d’homilétique et d’exégèse du Nouveau-Testament. Parmi les productions les plus importantes sorties de sa plume, nous mentionnerons: « Matériaux pour l’histoire de l’imprimerie à Bâle », en collaboration avec Reber, Bâle, 1850; « Quand et à quelle occasion a été rédigé le Symbole des Apôtres », Zurich, 1846; « Brève notice sur les Orwingiens », Bâle, 1850; « L’Evangile selon Saint-Luc expliqué dans 24 dis" cours », id., 1860; « Jésus-Christ le même hier, aujourd’hui et dans l’éternité », recueil de sermons, id., id. ; « Les voix des cloches », id., id., 1873; « La structure de la première Epître de Jean », conférence, id., id. ; « L’Epître de Jacques expliquée dans quarante discours », id., 1874. Sans parler de plusieurs sermons détachés pour des fêtes et solennités universitaires, M. S. est un collaborateur assidu du Kirchenfreund, un des organes les plus estimés du parti évangélique dans la Suisse allemande.
Stoerck (Félix), jurisconsulte allemand, professeur de droit public à l’Université de Greifswald (Prusse), membre de la Société législative comparée de Paris, membre associé de l’Institut de droit international, né, à Bade, en 1851, fit ses études aux Universités de Vienne, Berlin et Paris; il a été (1881) professeur libre à l’Université de Vienne et fut nommé professeur à Greifswald l’année successive. On lui doit: « Option und Plebiscit », Leipzig, 1879; « Das verfassungsmâssige Verhâltniss des Abgeordneten zur Wâhlerschaft », Vienne, 1881 ; « Handbuch der deutschen Verfassung », Leipzig, 1884; « Zu Methodik des ôffentlichen Rechts », Vienne, 1885 ; « Die sociologische Rechtslehre », publié dans Y Arch. f. offent. Recht ., 1886, dont il est éditeur et rédacteur à la fois.
Stoffella d’Alta Rupe (Émile chevalier de), médecin autrichien et chirugien renommé, professeur de pathologie et de thérapie spéciale des maladies internes à l’Université de Vienne, chef d’une des Sections pour les maladies internes à V Allgemeine Poliklinik de cette métropole, né, en 1835, à Vôsendorff, près de Vienne, y a fait ses études et a publié plusieurs travaux scientifiques, dont nous allons citer les plus remarquables : « Oppolzer’s Vorlesungen über specielle Pathologie und Thérapie », Erlangen, 1866-1872, ouvrage traduit en russe, en italien et partiellement en anglais pour les journaux américains de médecine ; « Ueber die Convulsio », Zeitschr. d. Ges. d. Aerzte ., Vienne, 1861 ; « Casuistik der Embolien », Wiener Med., Halle, 1362 ; « Luft in Blute », Wochenbl.
d. Zeitschr d. k. k. Ges. d. Aerzte, id. ; « Muskelhypertrophie », Jahrb. d. k. k. Ges. d. Aerzte , 1864 ; « Schwellung der Supraclavicular Gegend bei Neuralgia cervico-brachialis », Wiener Med. Wochenschr., 1878; « Harnabsonderung in der Nicre », Wien. med. Presse , 1879 ; « Differential-diagnose zwischen Epilepsie und Hysteroepilepsie », Wien. med. Wochensch., 1880; « Feltherz, seine Entstehung und Behandlung », id., 1881 ; « Ueber Spygmographie », Wien. med.
Presse , 1882; « Morbus Basedowii », Wien.
med. Wochensch., 1883 ; « Dentineubildung in Folge von Trigeminal-Neuralgie », Wien. med. Presse , 1884 ; « Ursache der habituellen Stuhlverstopfung bei weiblichen Geschlechte und Thérapie derselben », Wien. med. Wochenschr ., 1885. La dernière publication de ce médecin et chirurgien très distingué parut en 1889, dans le n. 5 de la internationale Klinike Rundschau , sous le titre : « Eine bisher noch nicht beschriebenes Symptom bei Pericarditis ».
Stohmann (Frédéric), chimiste allemand, professeur ordinaire honoraire de technologie chimique et directeur de l’Institut chimique d’agriculture à l’Université de Leipzig, docteur en médecine honoris causa , membre honoraire de plusieurs académies et sociétés savantes, né, le 25 avril 1832, à Brème, fit ses études à l’Université de Gœttingue et au Royal College of Chemistry à Londres ; a été (1853-56) assistant du professeur Th. Graham à VUniversity College à Londres ; (1857-62) assistant à la Station expérimentale d’agriculture de Weends-Gôttingue ; (1862-1865) directeur de la Station expérimentale de chimie agricole à Brunswick ; (1865-71) professeur de chimie agricole à Halle et directeur de la Station expérimentale de cette ville, en 1871; professeur de chimie agricole, de technologi ) chimique et directeur de l’Institut physiologique d’agriculture à Leipzig, en 1887. En collaboration avec M. Kerl, il a publié: « Encyklopâdisches Handbuch der techni-
schen Chemie », Brunswick, 1853, 4e édition
1886, et avec M. W. Henneberg: « Beitrâge zur Begründung einer rationellen Fütterung der Wiederkâuer », 2 vol., id., 1886, et avec M. C. Engler: « Handbuch der techn. Chemie », 2 vol., Stuttgart, 1872-74; « Biologische Studien », Brunswick, 1873 ; « D.ie Starkefabrication », Berlin, 1878 ; « Handbuch der Zuckerfabrication », id., 1873, 2e éd., 1885. Une foule d’écrits de M. S. sont épars dans les Annalen der Chemie, Zeitschr. f. prakt. Chemie , Zeitschr. des Vereins f. Rübenzuckerindustrie et dans plusieurs autres journaux spéciaux allemands.
Stokes (Georges-Joseph), philosophe anglais, professeur de sciences sociales à Cork, est né, en 1859, à Sligo (Irlande), a étudié au Trinity College de Dublin, s’est perfectionné aux Universités d’Edimbourg et de Berlin, et en 1884 a été nommé professeur au Collège de la Reine
à Cork. Nous avons de lui : « Coing back to Kant», insertion au Mind, 1884; « The objectivity of Truth », Londres, Williams et Norgate, 1884.
Stokes (Georges-Thomas), cousin du précédent, docteur en théologie anglais, professeur d’histoire ecclésiastique à l’Université de Dublin, bibliothécaire du Saint-Sépulchre, à Dublin, né, en 1843, à Athlone (Irlande); après avoir étudié les éléments à Galway, il acheva ses cours au Trinity College de Dublin. Nous avons de lui une série d’articles à la Contemporary Review sur des sujets d’archéologie et d’histoire ecclésiastique, ainsi qu’une collaboration remarquable au Dictionary of Christian biography. Enfin les trois volumes suivants : « A Sketch of Mediæval history », Londres, Deacon et C., 1887; « Ireland and the Celtic Church », id. ; « Hodder and Stoughton », 1888 ; « Ireland and the Anglo-Norman Church », id., id., 1889.
Stoll (Othon), ethnographe suisse, né, le 29 décembre 1849, à Frauenfeld, étudia la médecine aux Universités de Zurich, Leipzig, Prague, Vienne, la pratiqua à partir de 1874 successivement dans le village de Mettmenstetten (canton de Zurich), à Zurich même, aux bains de Klosters dans les Grisons, partit, en 1878, pour le Guatemala, où il se livra à l’exercice de sa profession et y vécut jusqu’en 1883. Les connaissances géographiques et ethnologiques qu’il avait pu acquérir dans les livres, s’accrurent par l’observation directe à la suite de voyages aux Antilles, à l’isthme de Panama, aux Etats-Unis. Après son retour en Europe (1884), M. S. a renoncé à la carrière médicale pour se vouer tout entier aux recherches scientifiques et professer la géographie, en qualité de privat- Docent: depuis 1884, à l’Université de Zurich, depuis 1886, au Polytechnicum. Parmi ses ouvrages, tous consacrés à l’étude de l’Amérique centrale, nous citerons : « L’Ethnographie de la République du Guatemala », Zurich, 1884 ; « Remarques supplémentaires sur la grammaire de la langue Cahichiquel éditée par D. G. Brenton », Philadelphie, 1885; « Le Guatemala. Descriptions et récits de voyages pendant les années 1878-1883 », Leipzig, 1886 ; « La langue des Indiens Ixil, matériaux pour l’ethnographie et la linguistique des peuples du groupe Maya », Leipzig, 1887; « Le groupe Pohom des langues Maya », tome I ; « La langue des Indiens Pohonehi », Vienne 1888 ; « La classe Arachnida; Ordre Acaridea », publié en 1886 dans la Biologie de V Amérique centrale par Godman et Salvin. Un autre ouvrage de M. S.: « Particularités ethnologiques sur le Guatemala », paraît en ce moment dans les Archives internationales pour V Ethnographie.
Stolz (Frédéric), éminent philologue autrichien, docteur en philosophie, professeur extraordinaire de philologie comparée à l’Université
d’Innsbruck, né, le 29 juillet 1850, fit ses études aux Universités d’Innsbruck et de Leipzig, enseigna aux gymnases de Gratz (1872-73) ; de Klagenfurt (1873-76) et d’Innsbruck (1887). Professeur à l’Université d’Innsbruck depuis le commencement de 1879. On a de lui : « Die zusammengesetzten Nomina in den homerischen und hesiodischen Gedichten », Klagenfurt, 1874; « Die lateinische Nominalcomposition in forma- 1er Hinsicht », Innsbruck, 1877 ; « Beitràge zur Déclination der grieschischen Nomina », id., 1880; « Studien zur lateinischen Verbalflexion », id., 1882; « Die Urbevolkerung Tirols », id., 1886 ; « Epigraphische Miscelle », dans les Wiener Studien; « Lateinische Laut und Formenlehre », dans le Millier Handbuch der klassischen Altwissensch. », 1885 et 1889; et plusieurs articles épars dans les : Arch f. latein. Lexikographie , Zeitschr. f. oster. Gymnas., Philolog. Rundschaii , Bote f. Tirol , et dans plusieurs autres journaux spéciaux allemands.
Stolz (Otto), docteur en philosophie allemand, professeur de mathématiques à l’Université d’Innsbruck (Autriche), né, en 1842, à Halle, en Tyrol. Il fit ses études aux Universités d’Innsbruck (1860—1863), Vienne (1863—1866), Berlin (1869-1871), Goettingue (1871), fut privat-Docent à l’Université de Vienne (1867), professeur à l’Université d’Innsbruck (1872). Nous avons de lui divers articles dans les journaux: Mathematische Annalen, Zeitschrift fur Mathematik und Physik, Sitzungsberichte der R. Academie zu Wien , Berichte des naturwissenschaftlich-medicinischen Vereins zu Innsbruck , dont voici les titres: « Ueber eine analytische Entwic.kelung der Grundformeln des sphirischen Trigonometers » ; « Die geometrische Bedentung der compleken Elemente in der analytischen Geometrie » ; « Ueber die singularen Punkte der algebrischen Funtionen und Curven » ; « Ailgemeine Théorie der hymptotenden algebraischen Curven » ; « Die Multiplicitât der Schnittpunkte zweier algebraischen Curven » ; « Zur Geometrie der Alten, insbesondere über ein Axiom des Archimedes » ; « Ueber unendliche Doppelreihen » ; « Ueber die Lambertsche Reihe » ; et l’ouvrage : « Vorlesungen über ailgemeine Arithmetik. Nach den neueren Ansichten bearbeitet. 2 Bande », Leipzig, Teubner, 1885-86.
Stooss (Charles), jurisconsulte suisse, né, à Berne, le 13 octobre 1849. Il commença à l’Université de cette ville des études de droit poursuivies à Leipzig et à Heidelberg, entreprit dans son canton une double carrière, théoi'ique et pratique, et sans cesser de demeurer un avocat des plus actifs, enseigna depuis 1879 le droit pénal et le droit fédéral, d’abord, en qualité de privat-Docent , puis de professeur ordinaire (1881). Sa nomination, en 1885, de juge au tribunal supérieur l’obligea à se démettre de ses fonctions académiques pour ne rester que
professeur honoraire. Parmi les travaux juridiques de M. S., nous mentionnerons : « Nature des peines pécuniaires , 1878; « Remarques sur un projet de code militaire suisse », 1885. M. S. a été chargé, en 1885, de rééditer, en l’accompagnant d’un commentaire, « Le code pénal bernois » du 30 janvier 1866; collaborateur assidu de la Revue des juristes suisses, il a pris, en 1888, l’initiative d’une publication nouvelle : la Revue pénale suisse.
Stoppant (l’abbé Antoine), éminent naturaliste italien. Chevalier du mérit civil, membre de VIstituto Lombarde, de l’Académie des Lincei, de la Société italienne des XV, professeur de géologie et de géographie physique à Milan, il est né, à Lecco, le 15 août 1824. Après avoir étudié dans son pays natal et aux séminaires de Monza et de Milan, il entra dans les ordres en 1848. Ses idées libérales et les sentiments patriotiques dont il ne faisait pas mystère fournirent au gouvernement autrichien l’occasion de persécuter l’abbé S. 11 dut quitter l’enseignement des belles-lettres au séminaire de San Pietro Martire et chercher des ressources dans l’enseignement privé. Mais, en 1861, il fut nommé professeur de géologie à l’Université de Pavie, d’où il passa, en 1863, à l’Institut technique supérieur de Milan, d’où enfin, en 1867, il vint à Plorence à VIstituto di studii superiori. Ecrivain du première force autant que savant, M. S. jouit d’une réputation européenne. Nous avons de lui: « Paléontologie lombarde », ou description des fossiles de Lombardie publiée avec le concours de plusieurs savants avec les figures des espèces d’après nature : « Corso di fisiologia », Milan, 1872-73; « La purezza del mare e l’atmosfera », id., 1875; « Il bel paese », ouvrage couronné ; « I primi anni d’Alessandro Manzoni », id., 1883 ; « L’era neozoica », id., 1881 ; « La Santità del linguaggio », 1884; « Il dogrna e le scienze positive », id., 1886; « Gl’intransigenti alla stregua dei fatti vecchi, nuovi e nuovissimi », id., id.; « Che cosa e un vulcano », Florence, id. ; « L’Iliade Brembana », Milan, 1883 ; « Sulla cosmegonia mosaica », id., 1887.
Storck (Guillaume), écrivain et littérateur allemand, docteur en philosophie, professeur ordinaire de langue et littérature allemande à 1 Académie royale de Munster, conseiller intime d’État, chevalier de la couronne de 3rae classe, et de l’aigle de Prusse de 4me classe, chevalier des ordres portugais de Santiago et du Christ, naquit, à Letmathe (arrondissement de Iserlohn en Westphalie), le 5 juillet 1823, fit ses études au Gymnase d’Arnsberg et aux Universités de Munich (Bavière), Munster et Bonn, cultivant particulièrement la philologie. En 1859, après un long séjour à Berlin, pendant lequel il acheva ses études, philologiques, il fut promu docteur en philosophie. Vers la fin de cette annee, il
fut appelé comme professeur extraordinaire de langue et littérature allemande à l’Académie royale de Münster et, en 1868, il y fut nommé professeur ordinaire. Nous lui devons : « Obras poéticas proprias de Fray Luis Ponce de Leon », (les poésies de Louis Ponce de Leon, publiées et traduites en collaboration avec M. C. B. Schlüter), Münster, 1853; « Todas las poésias de San Juan de la Cruz y de Santa Teresa de Jésus », version allemande, id., 1854; « De declinatione nominum substantivorum et addiectivorum in lingua Palica », Berlin, 1858 ; « Casuum in lingua Palica formatio comparata cum sanscritæ lingnæ ratione », Münster, 1862; « Jacopone da Todi », poésies choisies, traduction allemande par.Schlüter et Storck ; « Lose Ran. ken. Ein Büchlein Catullistischer Lieder », id., 1867 ; « Dei von Sahsendorf. Carmina quot supersunt rec. », id., 1868 ; « Luis de Camoens. Sàmmtliche Idyllen », version allemande avec M. Schlüter, id., 1869; « Buch der Lieder aus der Minnezeit », id., 1872; « Louis de Camoens. Sàmmtliche Canzonen », version allemande, Paderborn, 1874; « Louis de Uamoens. Sonette », id., Münster, 1877; « Louis de Camoens. Poésies complètes », id., 6 vol., Paderborn, 1880—1885; « Hundert altportugiesische Lieder », id., id., 1885 ; « Anthero de Quental. Ausgewàhlte Sonette », id., id., 1887 ; « Zum Andenken an weiland Seine Majestàt Friedrich Deutschen Kaiser und Kônig von Preussen », oraison funèbre, id. 1888.
Stoullig (Edmond), écrivain français, né, à Paris, le 5 décembre 1845. Après avoir fait de bonnes études au Lycée Louis- le- Grand, il étudia le droit, et entra à la Préfecture de la Seine, qu’il quitta en 1870 pour être nommé par Ernest Picard secrétaire particulier du directeur général des postes, M. Rampont. Il remplit ces fonctions avec beaucoup de tact et d’intelligence pendant les moments difficiles du siège de Paris et de la Commune. M. A. Cochery, ministre des postes et télégraphes, le chargea spécialement des relations du ministère avec la presse. M. Maurice Rouvier, président du Conseil, ministre des finances, l’attacha à son cabinet. Il est aujourd’hui chef de section à la recette principale des postes de la Seine. Mais sa situation administrative ne l’a jamais empêché de s’adonner à son goût très vif et très délicat des choses du théâtre et de prendre part avec autorité et distinction à la rédaction dramatique et musicale de l 'Electeur libre, de VEvénement, du Gil-Blas, de la Tribune , de V Homme libre, de la Revue de la musique, du Courrier d'État, de V Art et la mode, etc. En 1878, il est entré au National, dont il est, depuis dix ans, le critique dramatique autorisé. En 1885, M. S. a fondé la Revue d'art dramatique, qu’il a fort habilement dirigée pendant deux ans ; en 1875, il a commencé, en Société avec son ami Edouard
Noël, l’importante publication historique des Annales du théâtre et de la musique , qui paraissent chaque annee sous la forme d’un volume in— 12° (chez Charpentier) et qui sont un résumé très exact et très sûr du mouvement théâtral et musical de la France et même de l’étranger. Approuvée par le Ministère de l’instruction publique, cette utile publication a été couronnée par l’Académie française. Les Annales du théâtre et de la musique comprennent à l’heure présente quinze volumes (1875-1889) avec préface de MM. Francisque Sarcey, Victorien Bardou (de l’Académie française), Edmond Got (de la Comédie française), Emile Zola, Henri de Lapommeroye, Victorien Joncière, Henry Fouquier, Emile Perrin, l’ex-administrateur général du Théâtre français, Charles Garnier (de l’Institut), Jules Claretie (de l’Académie française). M. S. est membre de la Société des gens de lettres et de V Association littéraire internationale , archiviste perpétuel du Cercle de la critique dramatique et musicale , officier de l’instruction publique, etc.
Stourm (René), économiste français, ancien inspecteur des finances, ancien administrateur des contributions indirectes, professeur de finances à l’École des Sciences politiques à Paris, né, en 1837, à Paris, fils de M. S., député, sénateur et directeur général des postes sous l’empire. Entré dans l’inspection générale des finances par voie de concours, il a été nommé chef du Cabinet du ministre des finances, puis administrateur des contributions indirectes. Epuré en 1880, quand M. Wilson était sous-secrétaire d’État, il s’est consacré depuis lors aux travaux économiques et littéraires. Il collabore à V Économiste français ; il a publié un ouvrage en deux volumes : « Les finances de l’ancien régime de la Révolution », que l’Académie française a couronné en 1886, et a fait paraître depuis un livre intitulé : « L’Impôt sur l’alcool dans les principaux pays », 1887. En préparation : « Cours de finances » ; « Le Budget », deux vol.
Strack (Hermann), éminent philologue et théologien allemand, docteur en philosophie et théologie, professeur extraordinaire d’exégèse du J ieux Testament à l’Université de Berlin, né, le 6 mai 1848, dans cette ville, étudia aux Universités de Berlin et Leipzig, et de 1873 à 1876 il séjourna à Saint-Pétersbourg, chargé par le gouvernement prussien de quelques études philosophiques et de recherches dans les manuscrits bibliques hébreux conservés dans les bibliothèques publiques de l’empire russe. Il fonda le Nathanaël. Zeitschrift für die Arheit der evangelischen Kirche an Israël , et publia : « Prolegomena critica in Vêtus Testamentum Hebraicum », Leipzig, 1873; « Catalog der Hebrâischen Bibelhandschriften in St. Petersburg », avec M. Harkany, Saint-Pétersbourg, 1875;
« Prophetarum posteriorum Codex Babyloniens Petropolitanus », id., 1876 ; « A. Firkowitsch und seine Entdekungen. Ein Grabstein den hebrâischen Grabschriften der Xrim », Leipzig, 1876 ; « Die Dikduke ha-te amirn des Ahron ben Moscheh ben Ascher und andere alte gramatisch- massorethische Lehrstücke », avec M. Bar, id., 1879; « Vollstândiges Wôrterbuch zu Xenophons Anabasis », id., id., 5me éd., 1889;
« Vollstândiges Wôrterbuch zu Xenophons Kyropàdie », id., 1881 ; « Die Sprüche der Vâter. Ein ethischer Mischna- Traktat », Carlsr., 1882 ; 2me ed., Berlin, 1888 ; « Lehrbuch der neuhebràischen Sprache und Litteratur », avec Siegfried, id., 1884; « Jornâ. Der Mischnatraktat V ersôhnungstag », Berlin, 1884; « Alodâ Zarâ. Der Mischnatraktat Goetzendienst », id., 1888;
« Einleitung in den Thalmud », Leipzig, 1887;
« Hebrâische Grammatik mit Uebungsstücken, Litteratur und Vocabular », Carlsr., 1885, cette grammaire a été publiée en français, danois et anglais ; « Hebrâisches Vokabolarium für Anfânger », Berlin, 1889 ; « Die Sprüche Salornonis erklârc », Nôrdlingen, 1888. Depuis 1884, en collaboration avec une élite de savants, il continue la publication du Porta linguarum orientalium , commencée par J. A. Petermann, mort en 1876; et depuis 1885, avec M. Zoecker, professeur à l’Université de Greifswald, il publie le Kurzgefasster Kommentar zu den heiligen Schrifter Alten und Neuen Testamentes sowie zu den Apokryphen, paraissant à Nôrdlingen. Il rédige les Altestamentalische Abtheilungen , dont on a publié déjà plusieurs livraisons, parmi lesquelles ses « Proverbien ». Plusieurs autres ouvrages de M. S. ont paru dans la Zeitschr. f. luther. Théologie und Kirche , dans la Schmid's Encyklopadie d. ges. Erziehungs- und Unterrichtwesens et dans diverses autres revues théologiques.
Strafforello (Gustave), polygraphe italien, né, en 1820, à Porto Maurizio, étudia au Collège des Barnabites d’Oneille, et s’occupa du commerce de l’huile jusqu’à 1848, tout en envoyant des articles, des vers et des causeries aux Letture popolari de Valerio et au Subalpino de ' Montezemolo. Nous le trouvons aussi à la Concordia et au Diritto ; collaborateur pendant dix ans à YEnciclopedia de Pomba, aux Conversation' s Lexicon de Brockhaus, il traduisit en italien le « Self-Help » de Smiles, le « Lamplighter » de M1Ie Cumming, le « Giordano Bruno » de Schoeffer, le « Galileo Galilei » de Raben, l’« Alfieri » de Bolty, etc., etc. Nous avons de lui les ouvrages originaux suivants: « Scienza délia vita sociale », Savone, 1851 ; « Il nuovo Montecristo », Florence, 1856; « Francesco Carrara », Turin, 1857 ; « La Sapienza del popolo », Milan, 1868 ; « La Scienza per tutti », Turin, 1869; « Nuovi principii di Geologia e Paleontologia », id., 1872 ; « Elementi di geografia », id., 1876 ; « Gli Umoristi », Milan, 1866 ; « Il
primo arnore di Leonardo da Vinci colla figlia del Verrocchio », id., 1871 ; « Shakespeare », Turin, 1874 ; « Storia délia guerra del 1866 » ; « Il nuovo Chi s’aiuta Dio l’aiuta » ; « I fenomeni délia vita industriale »; « Storia ,popolare del progresso materiale » ; « La morale e i moralisti antichi e moderni » ; « Grli eroi del lavoro » ; « La questione sociale » ; « La terra e l’uomo » ; « La sapienza del mondo, ovvero Dizionario universale dei proverbi di tutti i popoli », qui est son œuvre principale ; le « Dizionario universale di geografia, storia e biografia », qui tient lieu en Italie du Dictionnaire de Bouillet, et qui fut édité par la maison Treves de Milan. Enfin, « Curiosità letterarie », Florence L. Niccolai, 1890.
Strambio (Gaëtan), médecin et écrivain italien, issu d’une famille où l’on est médecin de père en fils depuis quatre générations, président de la Commission ministérielle pour le concours aux emplois sanitaires, secrétaire de l’Institut royal lombard, est né, le 3 novembre 1820, à Milan, a été nommé en 1860 professeur d’anatomie artistique près de l’Académie des Beaux- Arts de Milan. Nous avons de lui: « La Riforma delle quarantene », 1844 ; « La riforma delle leggi sanitarie contro l’importazione délia peste », 1845 ; « Studio storico-analitico sulla riforma delle leggi sanitarie » ; « Relazione di indagini sperimentali applicate alla tossicologia, alla terapeutica e alla chirurgia » ; « Studii storico-critici » ; « Sperimenti sulla galvano— puntura dei vasi sanguigni » ; « Trattato elementare di anatomia descrittiva » ; « Cronaca del Choiera in Italia dal 1849 al 1873 » ; « Alcuni cenni sulla pellagra » ; « Studio sperimentale sull’Ozono atmosferico in relazione aile epidemie cholerose » ; « La storia, epidermologia e profilassi del choiera indiano » ; « Il China e le acque di S. Maurizio nell’Alta Engadina » ; « La Storia del choiera in Italia dal 1849 al 1886 » ; « Da Legnano a Mogliano Veneto ». Et plusieurs articles à la Gazzetta medica lombarda, au Politecnico, etc.
Strasburger (Édouard), docteur allemand en philosophie et médecine, professeur ordinaire à l’Université de Bonn, directeur du Jardin botanique de la même ville, né, à Varsovie, le 1er février 1844; il étudia à Bonn et à Iéna. En 1869, il fut nommé professeur extraordinaire à l’Université de Iéna; trois ans plus tard professeur ordinaire. En 1880, M. S. obtint la place de professeur ordinaire à Bonn. Noux avons de lui: « Zellbildung und Zelltheilung », 3° éd., 1880 ; « Ueber den Bau und das Wachsthum der Zellhaute », 1882; « Ueber den Theilungsvorgang der Zellkerne und das Verhaltniss der Kerntheilung zur Zelltheilung » ( Arch . f. mikr. Anat. Bol., XXI), 1882 ; « Die Controversen der indirecten Kerntheilung » (id., XXIII), 1884; « Das botanisuhe Practicum », lre éd., 1884;
L*3*3 éd., 1887 ; « Das kleine botanische Practicura », 1884. Ce livre a été traduit en français, anglais, russe et polonais; « Ueber Kern- und Zelltheilung im Pflanzenreiche , nebst einem Anhang über Befruchtung », 1888.
Straucli (Philippe), écrivain allemand, docteur en philosophie, professeur extraordinaire de langue et de littérature allemande à l’Université de Tubingue, naquit, à Hambourg, le 23 septembre 1852, fit ses études au gymnase de sa ville natale et aux Universités de Heidelberg, Berlin et Strasbourg, étudiant d’abord la jurisprudence et ensuite la philologie allemande; il prit ses grades à l’Université de Strasbourg en 1876, et en 1878 fut nommé professeur libre de langue et de littérature allemande à l’Université de Tubingue, où, en 1883, il devint professeur extraordinaire. Nous lui devons : « Der Marner », Strasbourg, 1876 ; « Glossar zu den Deutschen Chroniken II », Hanovre, 1877 ; « Die Offenbarungen der Adelheid Langmann », Strasbourg, 1878; « Margaretha Ebner und Heinrich von Nordlingen », Fribourg, 1882; « Pfalzgrafin Mechthild in ihren litterarischen Beziehungen », Tubingue, 1883. Il a publié aussi plusieurs mémoires, études et dissertations dans les journaux spéciaux allemands, parmi lesquels nous citons les Zeitschrift, f. deutsch. Alterth., Vierteljahr. f. Litteratgesch. Zeitschr. f. allgem. Gesch ., etc., et collabore à YAllg. Deutschen Biographie et aux Monumenta Germaniae.
Streintz (Henri), physicien autrichien, né, le 7 mai 1848, à Vienne. Après avoir suivi les cours universitaires, il fut nommé privat-Docent à l’Université de Vienne, et depuis 1874, il occupe à Gratz la chaire de physique. Nous avons de ce savant plusieurs publications aux Annales de physique, aux Actes de V Académie de Vienne, etc., et un volume intitulé: « Die physikalischen Grundlagen der Mechanik », Leipzig, Trübner, 1883. Il collabore à la Deutsche Litteraturzeitung de Berlin.
Streug (Auguste), naturaliste allemand, professeur de chimie et de minéralogie à l’Université de Giessen, conseiller intime de la Cour, né, à Francfort sur le Mein, le 4 février 1830. Il a étudié au Gymnase de Francfort, au Politechnicum de Carlsruhe, aux Universités de Marbourg, Breslau et Heidelberg ; assistant du célèbre Bunsen (1851-53), tout en suivant ses cours à Berlin, nous le trouvons privat-Docent à Heidelberg en 1853, professeur de chimie à l’Académie des Mines à Clausthal, enfin professeur de minéralogie à Giessen depuis 1867. On lui doit : « Ueber die Melaphyre des Südlichen Harzrandes » ( Zeitsch . f. d. Geolog. Ges.), 1858-59-61 ; « Ueber die Porphyre des Harzes » ( N . Jahrb. f. Minerai.), 1860; « Ueber den Gabbro und den sogenannten Schillerfels des Harzes », id., 1862 ; « Ueber die Zusammensetzung einiger Silicate mit besonderer Be-
rücksichtigung der polymeren Isomorphie », id., 1865; « Ueber die Diorite und Granité des Kyffkâuser Gebirges », id., 1867 ; « Prehnit v. Harzburg », id., 1870; « Feldspathstudien », id., 1871 ; « Krystallin. Gesteine des Saar- Nahe- Gebietes », id., id. ; « Ueber den basait. Yulkan Aspenkuppel bei Giessen » ( 14 Jahresb. d. Oberhess. Ges .), 1873; « Ueber verschiedene Isolithe » {N. Jahrb. f. Minerai.), 1874-75; « Ueber den Chalasit » {Ber. d. oberhess. Gess.), 1875 ; « Porphyrite v. Ufeld » {N. Jahrb. f. Minerai.), 1875; « Krystall. Gesteine von Minnesota », avec Kloos (id.), 1877 ; « Silberbier v. Andreasberg » (id.), 1878 ; « Erze v. Chanar- Bcillo » (id.), 1878-79; « Phosphate von Wald- ■girmes », id., 1881 ; « Diabase v. Gràveneck » W{Ber. d. oberhess. Ges.), 1881 ; « Magnetkics », f (id.) , 1882 ; « Neue mikroskopisch- cheraische ■ Reactionen » {N. Jahrb. f. Minerai.), 1885-86 ; « Théorie der vulkanisch. Gesteinsbildung », Breslau, 1852 ; « Théorie der vulk. und. pluton. Gesteinsbildung» (Annalen), Poggendorff, 1858; « Ueber eine allgemein anwendbare Bestirnmungsmethode auf maassanalytischen Wege » (id.), 1854; « Ueber Fluorchromsaures Kali » {Lieb. ann.).
Strickler (Jean), historien suisse, né, le 1er janvier 1835, à Hirzel dans le Canton de Zurich, choisit la carrière pédagogique et s’y prépara par un séjour de trois années (1853-56) au Séminaire de Kussnacht. Après avoir enseigné pendant quelques années dans diverses écoles rurales primaires et secondaires, il revint en 1861 comme professeur d’histoire à l’établissement, dont il avait été naguères l’élève, y resta jusqu’en 1865 ; et fut chargé en 1870 par le gouvernement zuricois de la direction des archives. L’Université de Zurich, pour reconnaître ses éminents services, lui octroya, en 1881, le diplôme de docteur en philosophie honoris causa. La même année, M. S. se démit de toute fonction officielle afin de pouvoir se livrer plus commodément à ses investigations scientifiques ; depuis 1883, il s’est transporté à Berne, où il explore les Archives fédérales. Parmi les publications les plus importantes sorties de sa plume , nous relèverons : « Précis d’ histoire suisse d’après les travaux les plus récents », 2 parties, 1866-68 ; 2me éd. complètement remanié en 1873 sous le titre de « Manuel » ;
« Petite histoire suisse à l’usage des écoles secondaires », 1875; « Tableau chronologique de l’histoire suisse », 1887 ; « Histoire de la Commune de Horgen », 1882 ; « Etudes sur la Révolution Helvétique », 1886-87. M. S. a été attaché, depuis 1870, à la Commission chargée de publier les recès fédéraux et a pris pour domaine la période de la Réformation (1521-33) (2 vol., 1873-76) ; il a en outre mis au jour sur la même époque 5 volumes de documents, 1878- 84. Sa collaboration est depuis longtemps assu-
rée aux Archives et à l’ Indicateur pour Vhistoire suisse, à la Revue suisse de statistique, etc.
Strobel (Guillaume), né, le 13 septembre 1841, à Mittelthal dans la Forêt-Noire, fils d’un instituteur wurtembergeois, reçut sa première éducation dans un gymnase de Stuttgard, mais fut forcé par les nécessités pécuniares d’entrer avant l’achèvement de ses études dans la carrière de l’enseignement ; il put néanmoins les reprendre après un intervalle de quelques années et suivre des cours de philosophie et de théologie à l’Université de Tubingue. De nouvelles années de pénible labeur s’imposèrent à lui après sa consécration au ministère évangélique lorsqu’il dut remplir les fonctions de vicaire dans plusieurs paroisses de campagne. En 1871, M. S. se décida à émigrer aux États- Unis et enseigna la philosophie dans un collège de New-York, puis rentra au service de l’Église, et fut successivement choisi comme conducteur spirituel par la paroisse de la Trinité à Baltimore (1876), par une grande paroisse de New-York, par la Communauté évangélique allemande de Sion à Harrisbourg en Pennsylvanie (1879-81). Parallèlement à cette activité dans le domaine religieux, il s’en ouvrit pour M. S. une autre soit dans la sphère du journalisme comme rédacteur de la New-Yorker Zeitung et de la Pennsylvanische Staatszeitung, soit dans celle de l’érudition comme professeur de sanscrit à l’Université nouvellement fondée de Baltimore. En 1883, l’énergique pionnier revint en Europe et accepta en 1884 les fonctions pastorales dans le village glaronnais d’Elm. Si remplie qu’eût été sa carrière américaine, il avait néanmoins trouvé le loisir de publier, pendant son séjour au de là de l’Océan un recueil de poésies : « Echos patriotiques », qui fut de plus favorablement accueilli dans les familles, les écoles, les églises de l’émigration germanique, dont plusieurs morceaux, mis en musique, furent même traduits en anglais. On possède encore de M. S. les brochures : les « Études classiques » ; le « Japon, le pays et les habitants ».
Strobel (Pellegrino), naturaliste italien, professeur de l’Université de Parme, né, à Milan, en 1821, débuta comme sous-bibliothécaire à Pavie, puis il fut nommé professeur d’histoire naturelle à Plaisance. Il passa en 1859 à l’Université de Parme, et en 1865 à celle de Buenos- Ayres. En 1867, il retourna à Parme, et en 1874, avec le prof. Pigorini, il fonda le Bullettino di Paleontologia italiana, où il inséra ses premiers mémoires scientifiques. On a de lui :
« Delle conchiglie terrestri dei dintorni d’Innsbruck », Milan, 1844; « Note malacologiche d’una gita in Valbrembana nel Bergamasco », id., 1847 ; « Studii di malac.ologia ungherese », Pavie, 1850; « Notizie malacostatiche del Trentino », id., 1851 ; Giornale di malacologia, id.,
i ,:ir
Pavese », id., 1855; « Essai d’une distribution orographico-géographique des mollusques terrestres dans la Lombardie », Turin, 1857;
« Le terremare dell’Emilia », Parme, 1862;
« I Paraderos preistorici », Milan, 1867 ;« Alcune note di Malacologia argentina », id. , 1868; « Symbolæ ad historiam coleopterorum Argentinæ meridionalis », Milan, 1869-70, rédigés par M. Ed. Steirheit, sur les matériaux recueillis par M. S. dans l’Amérique méridionale.
Stroehlin (Ernest), historien suisse, né, à Genève, le 19 novembre 1844, fils d’un médecin illustre, gendre de l’historien Henri Bordier, fit à l’Académie de sa ville d’origine de solides études théologiques et littéraires poursuivies aux Universités de Strasbourg, Heidelberg, Tubingue, Berlin, Iéna, complétées par de longs et fréquents séjours à Paris, en Italie, en Hollande. En 1867, l’Académie de Genève lui conféra le grade de licencié en théologie après la soutenance d’une thèse sur « Channing », en 1870 celle de Strasbourg le diplôme de docteur sur la présentation d’un mémoire consacré à de sérieuses et originales recherches sur le « Montanisme ». Pendant la guerre de 1870-71, M. S., que d’étroits liens d’amitié unissaient à MM. Lepsius, Lazarus, de Bunsen, de Holtzendorff, publia, sous le pseudonyme d 'Historicités, une brochure sur les « Conditions de la Paix et les droits de l’Allemagne », 1871, qui produisit quelque sensation. En 1875, parut de lui un volume substantiel : « L’Eglise Catholique et l’Etat moderne en Allemagne pendant la période des concordats ». Les électeurs protestants envoyèrent M. S. siéger au Consistoire de 1875 à 1879; de 1876 à 1880, il fit partie du Grand Conseil, où il traita de préférence les questions scolaires et ecclésiastiques. Le projet de M. Henri Pazy rencontra en lui un adversaire énergique et lui inspira une brochure très favorablement accueillie du public : « Dialogue sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat », 1879. Le Conseil d’État chargea en 1877 M. S. d’enseigner l’histoire contemporaine et les littératures étrangères à l’Ecole supérieure des jeunes filles, tâche dont celui-ci s’acquitta avec lin succès marqué jusqu’en 1888 ; en 1880 la chaire d’histoire des religions à l’Université lui fut confiée. Nous sommes encore redevables à cet écrivain distingué d’un travail sur « Athanase Coquerel fils », rédigé d’après des papiers de famille, publié en 1886 et qui contient sous forme biographique une histoire complète du protestantisme français contemporain. M. S., qui a collaboré au Journal de Genève , à la Revue de Strasbourg , au Disciple de Jésus-Christ , etc., a rédigé pour V Encyclopédie des Sciences religieuses un très grand nombre d’articles historiques, dont quelques uns d’une étendue et d’une importance considérables, et a été chargé par
la Nouvelle Encyclopédie , entreprise par la maison Lamirault, de la plupart des articles biographiques qui concernent la Suisse.
Strossinayer (Joseph-Georges), prélat croate, archevêque de Diakovar (Croatie), né, à Essek, le 4 février 1815, étudia à l’Université de Pesth, y fut reçu docteur en philosophie et en théologie et fut ordonné prêtre en 1838. On lui doit l’ouverture de nombreuses écoles primaires, d’un Séminaire pour les Bosniaques, la restauration de l’ancien chapitre illyrien de San Girolamo à Rome, etc. En 1870, il se signala au Concile du Vatican par la franchise de son opposition contre la direction partiale et intolérante des débats. Mgr. S. a publié de nombreux ouvrages, des recueils de chansons, des éditions populaires, mais son oeuvre capitale est: « Monumenta Slavorum meridionalium, historiam illustrantia », Rome, 1863.
Strübing (Paul), médecin allemand, professeur de médecine interne à l’Université de Greifswald, né, à Pyrits, le 2 novembre 1852, étudia aux Universités de Berlin, Halle et Greifswald, a été (1877-78) assistant à la clinique ophtalmique, (1878-82) assistant à la clinique médicale: il prit son habilitation à l’enseignement au mois de janvier 1882, et fut nommé professeur à Greifswald en 1889. En dehors de nombreux articles publiés dans la D. Zeitschr. f. prakt. Med ., et dans VArch. f. cap. Path. und. Pharm ., nous lui devons: « Die Laryngitis hæmorragica », Wiesb., 1886; « Acute tôdtliche Spiuallâhmung », Virchow’s Arch., 1879; « Zur Lehre vom Husten », Wien. med. Presse , 1883; « Ueber angioneurotisches Larynxœdem », Monatschr. f. Ohrenheilk. , 1886; « Julius Mene und seine Beziehungen zur Laryngologie », id., 1887; « Die Behandlung der Chlorotis mit Schwefel », Deutsch. med. Wochenschr ., id., 1886.
Strümpell (Louis-Adolphe), philosophe allemand, conseiller d’Etat de l’empire russe, professeur émérite de l’Université de Dorpat, professeur ordinaire honoraire de philosophie et de pédagogie à l’Université de Leipzig, né, le 23 juin 1812, dans le Grand-duché de Brunswick. En dehors de nombreux articles, il a publié: « Erlâuterung zu Herbart’s Philosophie », Gcettingue, 1834; « Die Hauptpunkte der Herbart’schen Metaphysik kritisch beleuchtet », Brunswick, 1840; « Die Vorschule der Ethik », Mitau, 1845; « Geschichte der griechischen Philosophie », 2 vol., Leipzig, 1854-61 ; « Die Geisteskràfte verglichen mit denen der Thiere », id., 1878 ; « Grundriss der Logik », id., 1881 ; « Psychologische Pàdagogik », id., 1880; « Grundriss der Psychologie », id., 1884; « Die Einleitung in die Philosophie vom Standpunkte der Geschichte der Philosophie », id., 1886; « Gedanken über Religion und religiôse Problème », id., 1888.
Studuicka (François-Joseph), docteur en phi-
losophie, professeur de mathématiques à l’Université de Prague, membre de la Société royale des sciences à Prague et à Liège et de l’Académie des sciences d'Agram, examinateur des candidats aux concours des maîtres pour les Gymnases, membre de l’union des mathématiciens de Boheme, directeur du Journal bohème pour la physique et les mathématiques , commandeur de l’ordre de Saint-Stanislas, né, le 27 juin 1836, à Tanor, près Sobeslau, en Bohème, a fait ses etudes au Gymnase de Neuhaus et à l’Université de Vienne, où il prit (1861) son habilitation à l’enseignement de la physique et des mathématiques. On lui doit deux essais de physique pour l’Académie et plusieurs articles scientifiques parus dans beaucoup de journaux bohèmes et les ouvrages suivants : « Strucny Svetopis », 2“»e éd., 1863; « Météorologie », 1864; « Zâkladové sfériczè trigonométrie », 1865; « Vyssi matematika v. ülohâch », 1866, 2™ éd., 1874; «Zâkladové vyssi matematiky »; « O Soustavé Sluvecni », 1869; « Logarithmicze tabulky », 18/Ü, 5rae ed., 1889; « 0 determinantech », 1870 ; « Uvod do fysikalni théorie hudby », id. ; « Einleitung in die Théorie determinanten », id.; « 0 poctu variacnim », 1872; « 0 povetrnosti », id. ; « Mirulas Koprniz », 1873; « Z prirody », 1873; « Analyt. Geometrie v. prostorn », 1874; « Zâkladové nauka o cislech », 1875 ; « Augustin Cauchy als formater Begründer der Determinantentheorie », 1876; « Algebra », en bohème et allemand, 1878 ; « Rarel Bedric Gaurs », 1877; « Zabary hrèzdarské », 1878 ; « Lehrbuch der Algebra », id., 2‘na éd., 1879; « 0 puvodu a rozvoji poctu differencialniho a integralniho », 1879; « Zâbavné rozhledy hvezdarske », id. ; « Algebraicke tvaroslovi vscobeinè », 1880; « Vsesbecny Zemmepis », 1881- 1883; « Bericht iiber die Mathem. und Naturwiss. », 1885; « Grundzüge einer Hyëtographie des Konigreiches Bôhmen », 1887; «Zâkladové destopisu Kralovstoi Ceszcho », id. ; « Zakladové juridicko-politicke aritmetiky », 1888; « Resultàte der ombrometrischen Beobachtungen in Bôhmen », 1875-1887.
Stumpf (Charles), philosophe allemand, professeur ordinaire de philosophie à l’Université de Halle, né, le 21 avril 1848, à Wiesentheid (Bavière), étudia au Gymnase d’Aschaffenbourg, fréquenta les cours de jurisprudence, de philosophie, de théologie et de sciences naturelles aux Universités de Wurzbourg et de Gœttingue; prit son habilitation à l’enseignement de la philosophie à Gœttingue (1871), et, en 1873, devint professeur ordinaire de philosophie à Wurzbourg. En 1874, il fit passage à l’Université de Prague, où il enseigna la philosophie, jusqu’à 1883. A cette époque, il quitta Prague et alla s'établir à Halle sur Saale pour y occuper la chaire de philosophie à l’Université de cette ville. Parmi ses ouvrages nous citerons : « Ver-
hàltniss des platonischen Gottes zur Idee des Guten », Halle, 1869; « Ueber den psychologischen Ursprung der Raumvorstellung », Leipzig, 1873; « Tonpsychologie », 1er vol., id., 1883; « Die empirische Psychologie der Gegenwart. Im neuen Reich », 1874; « Aus der vierten Dimension », Philosoph. Monatsch. 1878 ; « Musikpsychologie in England », Vierterljahrsch. f. Musikwiss ., 1885 ; « Lieder der Bellakula-Indianer », id., 1886.
Stumpf (Maximilien), médecin bavarois, né, à Munich (Bavière), en 1852, étudia aux Universités de Munich et de Vienne, fut promu docteur en 1876, nommé privat-Docent à l’Université de Munich en 1882, et depuis 1886 est professeur de gynécologie et de l’art des accouchements à l’école spéciale de cette Université. Il a publié : « Wirkung des Jaborandi », 1876; « Wirkung der Sclerotinsàure bei Blutungen », 1879 ; « Einfluss von Medicamenten auf die Milchsecretion », 1881; « Ueber den Soorpilz », 1884; « Ueber die Pathogenese der puerperalen Eclampsie », 1886 ; « Ueber Symptôme und Behandlung der puerp. Esclampsie », 1887 ; « Ueber hàmorrhagische Erkrankungen in Schwangerschaft und Wochenbett », 1889; et collabore au: Bericht über die Fortschritte der Gynakologie , ouvrage publié par le professeur Frommel.
Stupuy ( Jean-Léon-Hippolyte), littérateur, publiciste, homme politique français, né, à Paris, le 18 juin 1830. Après de fortes études littéraires et scientifiques, il débuta dans le journalisme et collabora à V Artiste de Lille (1849), et au Républicain de Dunkerque (1850). En 1859, il fit représenter à Bruxelles « Rubens, ou la jeunesse de Van Dyck », comédie en trois actes et en vers, qui reprise à Paris en 1865, sous le titre de la « Jeunesse de Van Dyck », obtint un très grand succès. M. S. se fit remarquer, en 1861, par 1’ « Anarchie morale », satires philosophiques, littéraires et politiques, ouvrage qui eut un grand retentissement et qui, interdit dès l’apparition de la 6me livraison, fut continué à Bruxelles. Ses « Hôtes de la France », à-propos allégorique en vers, joué pendant l’Exposition universelle de 1867, obtint un grand succès. Lorsque M. Littré fonda la Philosophie positive , M. S. en devint un des collaborateurs et y publia de remarquables articles: « M. Cousin et l’éclectisme » ; « Les Bourgeois fainéants » ; « La notion de patrie » ; « Les Inconséquents »; « Les hommes d’Etat », etc.; ainsi que des poésies : « Le dialogue des loups »; « La vraie coloune » ; « Le Cantique de l’émancipé », etc. Pendant le siège de Paris, M. S. fut secrétaire de la commission d’armement du !Xma arrondissement et contribua à la création des bataillons de marche de la garde nationale. « Ceux qui marchent », poème patriotique, fut à ce moment un succès pour M. Maubaut de la Corné-
die française. Membre de la Ligue républicaine des droits de Paris en avril 1871, il fut chargé de diverses négociations auprès de M. Tkiers et désigné comme un des parlementaires pour la suspension d’armes de Neuilly. Candidat de la liste radicale aux élections complémentaires du 8 juillet 1871, il obtint près de 50,000 voix. A cette époque, il fit une conférence à la mairie du 3me arrondissement pour demander l’érection de la statue de Diderot dans le square des Arts et Métiers. Collaborateur au Peuple souverain (1872), il donna en janvier 1873 et eu septembre 1875, dans la Philosophie positive , deux comédies en vers : « L’Orpheline », qui ne fut pas autorisée au théâtre par la commission de censure; et « Chez Diderot », avec une préface de M. Littré, qui avait été reçue en 1868. Sur cette dernière pièce que M. S. a retirée de l’Odéon pour des motifs que M. Littré a expliqués dans la Philosophie positive (octobre 1875), M. Eugène Noël a fait à la Ligue de l’enseignement de Rouen, une conférence publique qui a été très-applaudie: « Chez Diderot ». Elle a été traduite en russe par Pierre Weimberg. Lors du pétitionnement pour l’amnistie (1876), M. S. fut secrétaire de la commission nommée à cet effet. On a encore de lui « L’ordre moral », brochure, 1874, ainsi que de nombreux articles (polémique, théâtre, sciences), dans le journal la Politique; et des travaux spéciaux dans le Moniteur scientifique , notamment une étude approfondie sur l’assainissement de la Seine. Pendant la crise du 16 mai, M. S. a été le secrétaire du comité républicain du IXme arrondissement qui avait pour présidents Victor Hugo et Gambetta et soutenait la candidature législative de M. Grévy en remplacement de M. Thiers qui venait de mourir. En 1879, il entra comme collaborateur politique au journal Le Siècle , où, jusqu’à ces derniers temps, il traita les questions politiques et les questions d’enseignement. Élu conseiller municipal de Paris et du conseil général de la Seine, pour la première fois en 1884, et réélu au mois de mai 1887, il a fait partie de commissions importantes : celle des écoles supérieures municipales, celle du métropolitain, celle de l’Histoire de la révolution de Paris entre autres. Il est encore aujourd’hui membre du Conseil d’administration du Collège Rollin, et vient d’être désigné par le ministre de l’Instruction publique pour présider, cette année, la distribution des prix de cet établissement.
Sturm (Rodolphe-Frédéric-Othon), mathématicien allemand, né, en 1841, à Breslau, a fait ses études préparatoires et universitaires dans sa ville natale et reçut son doctorat en 1863. Depuis ce temps presqu’à 1872, il enseigna au Gymnase de Bromberg (Duché de Posen), d’où il fit passage à l’Ecole polytechnique de Darmstadt en qualité de professeur ordinaire de géo-
suc
rcétrie descriptive et projective et de statique graphique. Depuis 1878, il se trouve à Münster (Westplialie) comme professeur ordinaire de mathématiques à la Faculté de philosophie de l’Académie de la ville. Nous avons de lui:
« Synthetische Untersuchungen über Oberflâchen dritter Ordnung », Leipzig, 1867 (ouvrage couronné de la moitié du prix Steiner, par l’Académie des Sciences de Berlin) ; « Elemente der darstellenden Geometrie », id., 1874 (traduction en langue italienne, Milan, 1878); « Untersuchungen über das Flâchennetz zweiter Ordnung » ( Crelle’s Journal ), 1869 ; « Das Problem der Projectivitàt und seine Anwendung auf die Flàchen 2 Grades » ( Math . Ann.), id. ; | « Ueber Singularitâten der Allgem. Flàche 2-ter Ordnung » (Crelle’s Journ.), 1870; «Ueber die rômische Flâche von Steiner » ( Mathern . Ann.), 1871 ; « Ueber die Flâchen mit einer endlichen Zabi von (einfachen) Geraden, vorzugsweise die der 4 und 5 Ordnung » (id.), 1871 ; « Erzeugnisse, Elementarsysteme und Charakteristiken von cubischen Raumcurven » (Crelle’s Journ.), 1875 ; « Ueber die von Standt’schen Würfe » (Math. Ann.), 1876; « Zur Théorie der algebraischen Flàchen » (id.), id. ; « Ueber corrélative und reciproke Bündel » (id.), 1877 ; « Vereinfachung des Problems der ràumlichen Projectivitât » (id.), 1879 ; « Darstellung binàrer Formen auf der cubitschen Raumcurve » (Crelle’s Journ.), id.; « Zur Théorie der Flâchen 3 Ordnung » (id.), 1881 ; « Ueber die ebenen Curven 3 Ordnung » (id.), 1881 ; « Ueber das Geschlecht von Curven auf Kegeln » (Math. Ann.), 1882 ; « Ein Analogon zu Gauss’satz von der Krümmung der Flàchen » (id.), 1883; « Ueber den integrirenden Factor der elliptischen Differentialgleichungen » (id.), 1883 ; « Ueber die Curven auf der Allgem. Flâche 3 Ord. » (id.), 1883; « Ueber Collineation und Corrélation » (id.), id. ; « Bemerkungen und Zusàtze zu Steiner’s Aufsàtzen über Maximum und Minimum » (Crelle’s Journ.), 1884; « Ueber das Minimum der Inhaltes eines Viereckes bei gegebenen Seiten » (avec M. Lampe) (id.), id. ; « Vürfel und regulâres Tetraeder als Max. und Min. » (id.), id. ; « Ueber den Punkt kleinster Entfernungssumme von gegebenen Punkten » (id.), id. ;
« Ueber den 8 Schnittpunkt dreier Flàchen 2 Ordn. » (id.), 1886 ; « Beispiele zu den Cremona’schen ebener Transformationen » (Math. Ann.), id. Outre cela, il a publié plusieurs mémoires dans les Annali di Matematica, dans les Proceedings of the London Math. Society t dans les N achrichten von der Konigl. Geselleschaft der Wissenschaften zu Gottingen.
Suchier (Hermann), écrivain allemand, professeur titulaire à la Faculté des Lettres de l’Université de Halle-sur-Saale, né, à Karlshafen, le 11 décembre 1848, fit ses études au gymnase de Rinteln et aux Universités de Mar-