‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 31 sur 496 · LOU · texte numérisé non relu

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Lonran (Herminie, née Frick ; pseudonyme TI. von Waldemar ), femme-auteur allemande, née, le 26 mars 1855, à Frankenthal, mariée, en 1873, avec l’ingénieur Louran, après avoir été institutrice, pendant trois ans, dans une institution de Bruxelles. On lui doit des nouvelles, des romans et des écrits pour la jeunesse; citons: « Foersters Trude », qui a eu le plus de succès.

Loutcliitzky (Ivan), historien russe, professeur d’histoire universelle à l’Université de Kiev, est né, à Kamenctz-Podolsk (gouvernement de Podolie), en 1845, et a reçu sa première éducation au Lycée-Gymnase de sa ville natale, puis dans celui de Kiev, où il termina ses études en 1862. La même année, il passa à l’ Université de Kiev, suivit pendant 4 ans les cours d’ histoire à la faculté des sciences historiques et en 1866 obtint le titre de candidat des sciences historiques et une bourse de l’Université pour se préparer au professorat. En 1870, après avoir défendu sa thèse pro venta legendi : « La bourgeoise et la féodalité dans la France méridionale en 1572 », on lui décerna le titre d e privat-docent, et en 1871, après avoir défendu à l’Université de Kazan sa thèse: « Les calvinistes et la féodalité en France (1572-76) », il obtint le titre de maître (magister) ès-sciences historiques. L’année suivante, le Ministère de l’Instruction Publique l’envoya en mission à l’étranger, où pendant deux années et demie il fit des recherches dans les archives de Paris, de la France méridionale (à Nîmes, Lyon, Grenoble, Montpellier, Toulouse, Montauban, etc.), de Florence et en Allemagne, dans le but de recueillir des documents pour servir à l’histoire de Rome au XVIine siècle. Pendant son séjour à Nîmes (en 1872), il a réussi à découvrir une série des procès-verbaux des assemblées politiques en France au XVIrae siècle, jusque-là ignorés. En 1874, élu docent à l’Université de Kiev, puis, après avoir défendu sa thèse de doctorat à St.-Pétersbourg, professeur en 1875, il a tenu une série de cours sur l’histoire moderne de l’Europe en général et de différents pays, et a fait paraître des travaux nombreux sur l’histoire et les institutions de l’Europe et de la Petite-Russie, ainsi que des publications des documents inédits tirés des archives. En 1879, élu Conseiller Général du gouvernement de Poltava, il a pris une part active aux travaux du Conseil concernant l’organisation du crédit agricole pour les laboureurs. Sa participation à ces travaux, ainsi que l’assistance aux séances des juges de paix du district de Tolotonoscha (même Gouvernement), en qualité de juge de paix honoraire (à partir de 1879), l’ont amené aux études des institutions économiques du pays depuis le XVIIme siècle jusqu’à nos jours, et il a publié des études sur la commune agricole petite— russienne, dont l’existence n’avait pas même été soupçonnée.

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Dans le but d’étudier les institutions de la Petite-Russie au point de vue de la méthode comparative, il a entrepris des travaux sur les institutions économiques en Europe et ailleurs et a entrepris en 1882 des recherches dans les archives d’ Espagne et de France, sur l’organisation des communautés agricoles aux Pyrénées, dont les résultats ont été publiés dans la revue: Annales de la Patrie , en 1883. Comme professeur, il a initié les étudiants aux travaux scientifiques et sous sa direction ont paru des ouvrages de M. Lubovitch (actuellement professeur d’histoire à l’Université de Varsovie) sur Marnix de Sainte-Aldegonde (Kiev, 1876), et sur la réformation en Pologne (Varsovie, 1878), de M. Moltschanovsky sur les corporations des métiers en Russie, de M. Kliatschine sur les assemblées politiques des réformés de France au XVIme siècle (d’après les manuscrits) (Kiev, 1887), de M. Petruschevsky sur la législation ouvrière en Angleterre aux XIVme siècle (Kiev, 1889).

Lovatelli-Caetani (Comtesse Ersilie), illustre femme de lettres et femme savante italienne, fille du regretté Michelangelo Caetani Duc de Sermoneta, sœur du Duc de Sermoneta, veuve depuis 1879 du comte Jacques Lovatelli de Ravenne, résidante à Rome, où elle est née en 1840. Elle connaît à fond le grec et le latin, qu’elle écrit avec élégance et elle a abordé le sanscrit avec le prof. Ignace Guidi; douée d’une mémoire admirable en fait de philologie et d’archéologie classique, elle est la seule femme qui ait l’honneur de faire partie de l’Académie des Lincei, à laquelle elle a déjà communiqué plusieurs mémoires importants. Au nombre de ses écrits, où l’érudition, l’élégance et la poésie se donnent la main, citons : « La iscrizione di Crescente, auriga cistercense, commento », Rome, 1878; «Un vaso cinerario di marmo, con rappresentanze relative ai misteri di Eleusi », Rome, 1879; « Di un antico mosaico rappresentante una scena circense, memoria » ; « Le nozze di Elena e Paride in un cratere dell’Esquilino », Rome, 1880; « Di un antico mosaico rappresentante una scena circense » ; « Di un antico mosaico a colori rappresentante gli aurighi delle quattro fazioni del Circo », 1881; « Intorno ad un balsamario vitreo con figure in rilievo rappresentanti una scena relativa al culto dionisiaco », 1883-84 » ; « Un’antica stela votiva con Minerva di bassorilievo avente sul capo la Gorgone », 1881; « Su di una statua marmorea rappresentante un fanciullo che giuoca aile noci », 1882; « Amore e Psiche », 1883; « Thanatos », Rome, 1888; « Parvula », 1888; « Tramonto romano », 1888; « I lumi e le luminarie nell’antichità », 1889; « La festa delle rose », 1888; « Antichi monutnenti illustrati », 1889.

Loyeling (Virginie), femme-auteur, l’un des meilleurs écrivains belges de langue néerlandai-

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se et certainement celui dont les œuvres se lisent avec le plus de charme. Mlle V. L. est née, au village de Nevele dans la Flandre orientale, le 17 mai 1836. Avec sa sœur aînée Rosalie (1834- 1875) elle fit paraître un grand nombre de poésies, de nouvelles, d’esquisses, de traductions, de critiques littéraires, dans diverses revues belges et hollandaises, et ensemble elles publièrent en librairie un recueil de poésies: « Gedichten », Groningue, 18 tO, 2e ed. 18 <7, et deux recueils de nouvelles: « Novellen », Gand, 1874;

« Nieuwe novellen », id., 1875. Dans la prose comme dans les vers, chacune faisait son œuvre à part, mais sans la signature il serait difficile de distinguer ce qui appartient à l’une ou à l’autre; il serait difficile aussi de décider si elles excellent plutôt dans les vers ou dans la prose: « Comme poètes, a dit M. Paul Fredericq, elles font songer à Uhland et à Longfellow; comme romanciers, au prince de la littérature en platt- deutsch, Klaus Groth ». Après la mort de Rosalie, dont elle réunit avec un soin pieux les derniers écrits dans « Polydoor en Theodoor, en andere novellen en schetsen », Gand, 1882, Mlle L. publia d’abord, en le signant du pseudonyme W. G. E. Walter , un roman aux tendances profondément libérales et démocratiques, qui témoignait d’une grande finesse d’observation: « In onze vlaamsche gewesten », Gand, 1877, 2e éd., 1882; « Un dictionnaire néerlandais qui s’achevait alors , raconte M. Charles Potvin, donna, sous le nom de Willebrordus-Gerulfus-Edmundus Walter , une notice fantaisiste qui faisait de l’auteur un élève échappé à vingt-cinq ans du petit séminaire de Roulers, et devenu fabricant de produits chimiques à Gand. Le monde littéraire flamand prit l’émoi, car si le pseudonyme intriguait, le livre excitait les passions en mettant en pièces les toiles d’araignée politiques où tant de campagnards flamands se laissent prendre : petites intrigues, luttes fanatiques, pèlerinages monstres, excommunications de francs-maçons, etc. L’émotion passée, la mystification réussie, on annonça sans bruit que le roman avait pour auteur la survivante des sœurs Loveling ». A ce livre, elle a fait succéder: « Drie novellen», Harlem, 1879; « Het hoofd van ’t huis, en allerlei schetsen », Gand, 1883 ; « Fideel en Fidelineken », id., id.; « Sophie », id., 1885, deux éd. la même année — le chef-d’œuvre de l’auteur, pour le fond et pour la forme — puis, toute une série de contes enfantins: « Verhalen voor kinderen », id., 1884 et années suivantes, auxquelles l’Académie Royale de Belgique s’est empressée de décerner un de ses prix les plus enviés. « Depuis plus de vingt ans, disait M. J. Stecher, rapporteur du jury académique, les Pays-Bas et la Belgique — le savant académicien eût pu ajouter l’Allemagne — admirent dans les poésies, les contes et les nouvelles de

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