‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 326 sur 496 · TRU · texte numérisé non relu

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mune, M. T. entrait à la librairie Michel Lévy pour y suppléer M. Noël Parfait, qui venait d’être nommé député. Il y occupa les fonctions de correcteur, collaborant en même temps à V Union illustrée et à VEntr’acte. journaux de la maison Michel Lévy, mettant au net la correspondance, remplissant en un mot les fonctions de secrétaire jusqu’au mois de mai 1875. Il publiait en même temps, avec notes, préface et commentaires, les oeuvres posthumes de Sainte-Beuve (tom. XII et XIII des « Nouveaux Lundis »; « Lettres à la Princesse »; « P. -J. Proudhon »;

« Premiers Lundis », 3 vol.; « La Correspondance », 3 vol. ; « Chroniques parisiennes »). M. T. revendique comme sien le volume intitulé : « Souvenirs et indiscrétions », qui figure au nombre des oeuvres de Sainte-Beuve. Sainte- Beuve n’aurait pas pu publier le récit de sa mort et de ses funérailles. Une dernière édition en a paru avec une préface de Charles Monselet. Chez Alphonse Lemerre, L. T. a publié une édition du « Tableau de la poésie » et du « Théâtre français au XVIe siècle », dans lequel il a intercalé de nombreuses notes et additions posthumes de Sainte-Beuve. Cette édition en 2 vol. est précédée d’une « Vie de Sainte-Beuve », par M. T., qui a paru d’abord en feuilleton du journal qui rendit tant de services aux lettres, La Vie Parisienne , fondée par M. Albert Collignon. M. T. a donné en outre à la librairie Lemerre : « Les Cahiers de Sainte-Beuve ». En 1877, il entra comme secrétaire à la librairie Dentu. Il y resta deux ans. En 1879, M. Bardoux, ministre de l’Instruction publique, le nomma bibliothécaire du Palais de Compiègne. Cette fonction ayant été supprimée en 1887, M. T. a été nommé bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Outre les « Souvenirs et Indiscrétions », M. T. a publié, sous son nom, « Histoire de Jeanl’ont-pris », conte Languedocien du XVIIIe siècle par l’abbé Fabre, traduit et précédé d’une notice, 1877 ; « Plume et Pinceau », études de littérature et d’art, 1878 ; « Le Blason de la Révolution », 1883; un recueil de sonnets et autres poésies, « Petits étés de la cinquantaine », 1886 ; « Notes et pensées », 1888 ; « Œuvres choisies de Piron », avec une analyse de son théâtre et des notes; « Un type méridional »; « Le Gabach », extrait de la Revue des Provinces , 1866; « Le mont Gandor », Compiègne, 1885. Il a collaboré à un grand nombre de journaux et revues, la Revue politique et littéraire et la Nouvelle Revue , entr’autres. Il a publié, pendant l’année 1889, un volume de Mémoires, sous ce titre : « Souvenirs du dernier secrétaire de Sainte-Beuve ».

Trübuer (Nicolas), 'titulaire de la maison de librairie anglaise T., né, à Heidelberg, le 12 juin 1817. En 1852, il fonda la maison éditoriale qui prit une rapide extension. En 1859, il publia: « Bibliographical Guide to American literatu-

re » ; en 1885, il fonda le recueil mensuel . « Trübner’s american and oriental literary re. cord ». On doit à M. T. l’édition en russe des « Œuvres » d’Alexandre Herzen.

Trneba (Antoine), poète et écrivain espagnol que ses légendes et ses chansons populaires ont rendu célèbre. Ce fut en 1854 qu’il vint chercher fortune à Madrid, où il débuta comme journaliste à La Carres pondencia. Sa première œuvre fut: « Il libro de los cantares », dans laquelle il réunit les chansons du peuple. Cette œuvre obtint un grand succès. Il a fait depuis beaucoup de romans et de poésies: « El libro de las montanos » ; « Mari-Santa » ; « Buentos de color de rosa » ; « Buentos de color de cielo », etc. Dans presque tous ses ouvrages, il célèbre son pays natal et les enchantements de la vie montagnarde ainsi que les mœurs basques. Nommé chroniqueur de Biscaye, il s’est retiré à Bilbao depuis douze ou quatorze ans et il y mène une vie très calme.

Truelle (Charles), élu député d’Eure-et- Loire pour l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, le 20 février 1876, par 6974 voix, est né, à Paris, le 20 février 1816. C’est un ancien négociant, ancien membre de la Chambre de commerce de Paris ; il est membre du Conseil général pour le Canton de Thiron-Gardais, président de la Commission départementale et maire de Coudreceau. M. T., bonapartiste sous l’empire, s’est rallié depuis 1870 à la République. Il fait partie de la gauche du Conseil. En 1874, le 14 juin, il disait au comice agricole de Thiîon-Gardais: « Nous ferons la République grande, heureuse et prospère ». Le 12 octobre 1874, il écrivait dans les deux journaux de Char- Ires: « Je suis devenu républicain sans cesser d’être conservateur. Depuis 1870, le régime républicain me paraît la seule forme de gouvernement possible pour la France. Je repousse absolument la souveraineté héréditaire. Je veux le gouvernement du pays par le pays. Depuis cinq ans, j’ai soutenu publiquement, avec énergie, par ma parole et par mes actes, le gouvernement de la République. Je suis devenu républicain, comme la France est devenue républicaine. Les Thiers, les Dufaure, les Casimir- Pérrier ont donné l’exemple, et l’opinion publique les en a justement et vivement félicités ».

Tubino (Francisque-Maria), publiciste espagnol, né à Séville, est auteur de plusieurs œuvres de critique artistique. Il a représenté l’Espagne dans plusieurs congrès tenus à l’étranger. Il est membre de l’Académie des Beaux-Arts de Madrid et de l’Académie des Belles-Lettres de Séville. Il a collaboré à presque tous les journaux littéraires et scientifiques d’Espagne.

Tully-Shoy (Georges baron de), administrateur et publiciste français, est né, à Paris, le 16 octobre 1854. Après avoir appartenu à l’administration des finances comme rédacteur, et

avoir été attaché au cabinet de M. Léon Say, il est parti en 1878, par permutation, pour l’Algérie, où il a occupé différents postes de la province de Constantine, dans la Trésorerie d’Afrique. Rentré en France en mars 1881, M. de T. est immédiatement entré dans la presse parisienne, comme rédacteur politique. Il était, en même temps, correspondant de plusieurs journaux de province. Rédacteur en chef du Pilote de la Somme à Abbeville, il a dû quitter cette rédaction en juin 1888, à la suite d’une campagne antiboulangiste jugée trop vive et d’un changement dans la direction du journal. Il est alors entré au Mot d'ordre , avec M. Arthur Ranc ; il y est actuellement secrétaire de la rédaction. M. de T. fait partie du syndicat de la presse républicaine départementale depuis le mois de mai 1886.

Tumlirz (Ottokar), docteur en philosophie, professeur de physique à l’Université allemande de Prague depuis 1882, est né le 17 janvier 1856 et fut promu docteur en 1859. En dehors de plusieurs articles parus dans les Comptes-rendus de l'Académie viennoise , dans les Annales de Wiedmann, dans le Pfiiigers Archiv et dans divers journaux spéciaux allemands, il est auteur des ouvrages suivants: « Die elektromagnetische Théorie des Lichtes », Leipzig, 1883; « Das Potential », Vienne, 1884; « Das Verhalten des Bergkrystalls im magnet. Felde », id., 1886.

Tuque (Louis Dutih de la), publiciste, économiste français, agronome, ancien capitaine de cavalerie, secrétaire de la Société académique Indo-chinoise de France, ancien rédacteur au Journal officiel de la République française , rédacteur en chef de Marine et Colonies , directeur du Moniteur de la Ramie , officier d’académie, conférencier, il a fait une série de conférences très applaudies dans diverses sociétés savantes de Paris, à la Sorbonne. Outre un grand nombre de travaux dans la presse, M. de la D. a publié en 1888 une brochure très remarquable, sur « Les véritables causes de la crise agricole en France ».

Turiello (Pascal), littérateur italien, professeur d’histoire et de géographie aux lycées du Royaume, né, à Naples, le 8 janvier 1836. Il à servi sous Garibaldi dans les campagnes de 1860-66r67, a dirigé, de 1867-76, les journaux napolitains Patria , Giornale di Napoli et Unità Nazionale, et a publié les ouvrages suivants :

« Il fatto di Vigliena », recherches historiques, 2e éd., Naples, Morano, 1881 ; « Governo e Governati in Italia », 2 vol., Bologne, Zanichelli, lre éd. 1882; 2e éd. 1889; « Ricordi e moniti », Rome, Verdesi.

Turinaz (Charles-François), prélat français, né, à (’hambéry, le 2 février 1838, exerça d’abord les fonctions de professeur au séminaire de Chambéry ; en 1873, il fut nommé évêque de

Tim

Tarentaise (Savoie). Prélat assistant au trône pontifical, il a été nommé prélat de la maison du pape Pie IX. Il a publié : « De l’étude de l’archéologie » ; « Lettre à son Em. le Cardinal archevêque de Paris sur la fondation des universités catholiques en France » ; « Le Sacré-Cœur et la France » ; « L’Emigration rurale », Gaurne, 1878 ; « Le Grand péril de notre temps, ou la Franc-maçonnerie », 2e éd., 1884; « Léon XIII et sa mission providentielle », 1880; « Les Mauvaises lectures : la presse et la littérature corruptrice » (librairie de la Société bibliographique), 1881 ; « Œuvres pastorales. Œuvres oratoires », tom. I, Bray et Retaux, id. ; « L’âme », id., 1887 ; « Les Concordats et l’obligation réciproque qu’ils imposent à l’Eglise et à l’État », 2e éd., augmentée, id., 1888. Lettres pastorales: « La loi du 28 mars 1882 » ; « L’enseignement primaire et l’avenir de la France » ; « Le Patriotisme » ; « La Croix » ; « La vigilance des parents », Nancy, Pierron ; « La Patrie et la famille de Pierre de Tarentaise », id., Le Chevallier ; « Défense des droits et des libertés catholiques », lre et 2e lettre à M. Goblet, Bray et Retaux, 1888.

Turnbull (Guillaume-Peveril), mathématicien anglais, inspecteur royal des écoles, né, à Hackness (comté de York), en 1841. Il a étudié au Trinity College de Cambridge, où il a été aussi assistant-tutor et a publié l’ouvrage suivant : « Analytical Plane Geometry », Cambridge, Deighton, Bell et C.

Turpin de Sansay (Louis-Adolphe), romancier et auteur dramatique français, est né, à Selongey (Côte-d’Or), le 27 avril 1832. Il est le dernier descendant mâle de l’ancienne maison de Turpin de Crissé de Sansay « connue du temps de Charlemagne » et « mentionnée dans le cartulaire de Vendôme ». Sa généalogie figure dans le « Dictionnaire de la Noblesse », de La Chesnay-Desbois. Si ses ancêtres figurent d’une façon honorable dans les anciennes guerres, M. T. S. n’eut jamais de goût que pour la littérature. Très-laborieux, il a commencé jeune et a beaucoup écrit. Nous citerons : « Voltaire, sa vie et ses œuvres » ; « Mémoires sur Garibaldi » ; « Les Hypocrites » ; « Les Sauveteurs célèbres », chez l’éditeur Dentu. Romans historiques: « La peste noire »; « Les Échafauds do Paris »; « Les amours du roi François » ; « Ministre et Favori » ; « Anne Boleyn » ; « La vieillesse de la reine Margot » ;

« La douairière de Brionne » ; « La Sorcière de Paris ». Romaus sociaux: « Les Chiffoniers de Paris »; « Les souterrains de l’Hôtel-Dieu »;

« La canaille de Paris » ; « Le Testament d’un bandit » ; « Le veilleur des morts » ; « La

Fille de l’Océan » ; « Le roman des Saltimbanques »; « La Fausse coupable » ; « L’affaire de la rue de Vaugirard »; « Le maire de campagne », etc. etc. Nouvelles: « L’Horloge de

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Strasbourg »; « Le médecin d’amour » ; « Histoire d’une rose » ; « La ferme de Seiche-Boulette »; « Le masque de Cire »; « La Toilette de mariage » ; « Le rosier de Rosine » ; « L’auberge de la belle fille »; « Laurence »; « Le Sabot de Vénus »; « Le Mannequin de la Régente »; « La Fontaine de Vaucluse »; « La noble policière », etc. etc. Pièces jouées: « Cinq Mars », drame en 5 actes et en vers ; « La barbe de Bétasson » ; « Les deux Apothicaires » ; « Un coup de Piston », « La Niaise de Pontoise »; « Les crêpes de la Marquise »; « Gérôme Pointu »; « La fleur du Val Suzon » ; « Fais la cour à ma femme »; « Mam’zelle j’ordonne »; « Une paille dans l’œil » ; « Le Bailli de Croque-Tendron »; « Le Flageolet d’Arlequin » ; « La question de la Porte » ; « Un chapitre du mariage » ; « La question du Po », etc. etc. M. T. S. a fondé: Les Illustrations du courage et du dévouement de la philanthropie, de la science et du travail. Le journal Le Sauveteur en 1864, L’ Éventail et YÉcho des concerts ; « L’ordre humanitaire du mérite civil », en 1887. En outre des œuvres qu’il a signées, M. T. S. a publié beaucoup de petits volumes sous le nom de « Philippe de Robville » .

Turquet (Edmond-Henri), ancien magistrat et homme politique français, né, à Senlis, le 31 mai 1836, fit son droit à Paris, et entra dans la magistrature. Successivement substitut à Clermont, à Saint-Quentin, à Beauvais, il était procureur impérial à Vervins, lorsque, à la suite de discussions assez vives avec le préfet, de l’Aisne, relativement à la fondation d’une école dans la prison de la ville, il donna sa démission le 16 décembre 1868. Cet acte d’indépendance et de dignité valut au jeune magistrat l’approbation de tous les esprits libéraux. Aux élection suivantes, il se présenta contre le candidat officiel dans la 3me circonscription de l'Aisne ; mais il échoua avec 12,000 voix, étant combattu à outrance par l’administration. Pendant le siège de Paris, M. T. fit partie de l’armée comme sergent-major des tirailleurs de la Seine, prit part à plusieurs combats, reçut trois blessures, fut cité à l’ordre du jour et enfin décoré après l’affaire de la Malmaison. Élu représentant de l’Aisne à l’Assemblée nationale, le sixième sur onze, il prit place à gauche et se fit inscrire aux réunions de la gauche et de l’Union républicaines. Arrêté à Paris le 18 mars avec le général Chanzy par les bataillons qui obéissaient aux ordres du Comité central, il fut mis en liberté grâce à l’intervention d’un membre de la Commune, M. L. Meillet, auquel, à son tour, il sauva la vie, en facilitant sa fuite après l’entrée des troupes à Paris. M. T. a été élu député de la 2rae circonscription de Vervins, le 20 février 1876, par 8115 voix contre 2277 obtenues par son concurrent réactionnaire; le 14 octobre 1877

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