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il obtenait 1000 voix de plus que le candidat | de l'administration ct était réélu le 21 août 1881 sans concurrent. Enfin il a été élu député de l’Aisne le 4 octobre 1885 le deuxième sur huit et a voté l’expulsion des princes. M. T., qui a fait à plusieurs reprises partie de la commission du budget, avait été nommé membre de la commission supérieure des beaux-arts, lorsqu’il fut appelé au Ministère de l’Instruction publique comme sous-secrétaire d’Etat spécialement chargé de la direction des beaux-arts par M. Jules Eerry en février 1879; dépossédé de ses fonctions pendant le passage aux affaires du cabinet Gambetta, il les reprit avec M. René Goblet dans le cabinet Henri Brisson et dans le cabinet de Freycinet. M. T. a représenté le canton de Seims au conseil général de l’Aisne dont il a été plusieurs années vice-président. Nommé président des sauveteurs de la Seine en décembre 1878, il en est aujourd’hui président honoraire. Il a fondé la Société française de sauvetage qui a été reconnue d’utilité publique. M. T. appartient à une vieille famille parlementaire de l’Aisne. Son aïeul, M. Le Carlier a été nommé membre des Etats-Généraux, a fait partie de toutes les assemblées de la Révolution et a été ministre de la police en 1776. Son oncle, M. Le Carlier, fils du conventionnel a été député de l’Aisne de 1816 à 1844. M. T. est officier d’Académie.
Turrettiui (François), orientaliste suisse, né, à Genève, le 19 août 1845, fils de William T. jurisconsulte et l’un des membres les plus distingués de l’aristocratie libérale, issu d’une famille patricienne originaire de Lucques, exilée au XVIe siècle pour avoir embrassé la Réforme et qui donna à sa patrie adoptive plusieurs générations d’ecclésiastiques, de professeurs et de magistrats, commença à l’Académie de Genève des études philologiques poursuivies en Italie (1865- 1866) et à Paris, sous la direction de Stanislas Julien et à l’Ecole des Langues orientales. Ses efforts se portèrent principalement sur le chinois, le mandchou, le mongol, le japonais. Après son retour à Genève, M. T. fonda pour la publication de mémoires, textes originaux et traductions une imprimerie spéciale qui obtint en 1878 une médaille d’argent à l’exposition universelle de Paris et fit paraître simultanément deux revues : VAtsume Giisa (8 vol. déjà édités) et le Ban-zaï-sau (5 vol.). Parmi les productions dont nous sommes redevables à l’infatigable activité de M. T., nous citerons en première ligne : « Heike Monagatazi », récits de l’histoire du Japon au XIIme siècle, avec planches ; « Tassino-Nigivaï », contes moraux traduits du japonais avec gravures ; « Histoire du Taïza », tirée du « Niptou-gwaisi », et traduite du japonais; « Rornato et Sakitoï », tex e et traduction d’un roman japonais ; « Sau-zeking », ou les phrases de trois caractères, en
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chinois, japonais et mandchou avec explications philologiques ; « Rau-ing, prei ou le livre des récompense et des peines », avec commentaire et légendes, ouvrage taoïste en chinois. Ces recherches assidues dans le domaine de l’Extrême-Orient n’ont point entièrement détourné M. T. des études d’histoire nationale, comme l’attestent sa notice biographique sur son aïeul «. Benedict Turrettini », 1871, et ses « Archives de Genève », inventaire et extrait des registres du Conseil (1er vol., période de 1535- 1540), 1878.
Tiirri (Victor), professeur italien au gymnases du Royaume, actuellement à Rome, est né à Adria, en 1860, a fait ses études lycéales à Venise, universitaires à Rome, et a publié: « Luigi Groto », monographie; « Il Laocoonte », de Lessing, traduction; «Un poemettto allegorico del secolo XIV inedito », avec introduction.
Turrini (Joseph), homme de lettres italien, professeur de sanscrit à l’Université de Bologne, né, à Avio, le 5 avril 1826, fit ses études dans le gymnase de Trente et au lycée de Vérone. Docteur en médecine de l’Université de Pise, il s’adonna principalement à la littérature, et publia: « Délia imitazione di Cristo, di Giovanni Gersenio », traduction, Bologne, 1871 ; « Saggi di pochi fiori indiani volgarizzati », 1878; « Saggio di un nuovo volgarizzamento délia Bibbia in lingua del buon secolo », Bologne, 1878 ; « La nube messaggiera », petit poème indien attribué à Kalidâsa, id., 1880 ; « Il Samaveda volgarizzato », essai inséré dans le Nuovo istitutore , Saleroe, 1881.
Tyndall (Jean), célèbre physicien anglais, né, au village de Leighlin-bridge (Irlande), le 21 août 1820, de parents pauvres, acquit quelques connaissances de mathématiques et fut employé au Comité d’artillerie. Instituteur au Collège de Queenwood , il se rendit en 1848 en Allemagne, et étudia à Marbourg sous M. Bunsen et à Berlin sous Magnus. Ses recherches sur le diamagnétisme, la polarisation, les propriétés magnéto-optiques des cristaux et les rapports du magnétisme avec l’affinité moléculaire le firent nommer dès son retour à Londres, en 1853, membre de la Société royale et professeur de physique à l’Institution royale de la Grande-Bretagne, où il succéda en 1867 à l’illustre Faraday comme surintendant. En 1856, il explora les glaciers de la Suisse avec M. Huxley, continua seul pendant les trois années suivantes ses études sur la mer de glace et passa une partie de l’hiver de 1859 à Chamounix. U entreprit plus tard des recherches sur la chaleur rayonnante, dont les résultats si précieux pour la science, furent publiés dans les Philosophical Transactions. En 1872, il se rendit aux États-Unis, où ses conférences obtinrent un immense succès et dont le bénéfice fut offert par le savant à un Comité pour aider les tra-
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vailleurs dans leurs recherches scientifiques. M. T., membre de nombreuses sociétés savantes, a obtenu de plusieurs universités de la Grande-Bretagne le titre honorifique de docteur. Nous lui devons les ouvrages suivants : « The Glaciers of the Alps », 1860; « Mountaineering », 1861 ; « A vacation tour », 1862; « La chaleur considérée comme un mode de mouvement », 1864; « Le Rayonnement », 1865; « Faraday inventeur », 1868; « Le Son », 1868; « Les glaciers et les fermentations de l’eau » ; « Floating Matter of the air in relation to putréfaction », 1881 ; « Lectures on Light, 1872-73 », 1882-86; « Sound », 4me éd., 1883; « Faraday as a Discoverer », id., 1884 ; « Heat a Mode of Motion », 7me éd., 1887; « Researches on Diamagnetism and Magne-Crystallic Action ». Enfin les mémoires suivants : « Action of Intermittent Beam of radiant Heat upon gazeous Matter », id., 1881; « Action of Free Molécules on Radiant Heat and its Conversion thereby into Sound », Philosophical l'rans., 1882; « Note on Terrestrial radiation », Royal Society Proc ., 1883; « On a hitherto unobserved Resemblance between Carbonic acid and Bisulphide of Carbon », id., id.
Tzerteleff (le prince Démétrius), homme de lettre russe, né, en 1852, au gouvernement de Pesiza dans une terre appartenant à sa famille; il y passa sa première enfance et en 1861 il alla avec ses parents en Suisse, où il fit un séjour de quelques années. De retour en Russie, il entra au gymnase et plus tard à l’Université de Moscou à la Faculté de droit. En 1877, il fut élu glassnéi (député du Zemstvo), et président de l’assemblée des juges de paix dans le district de Spasik au gouvernement de Tambov, et depuis lors il n’a pas cessé de prendre part aux assemblées du Zemstvo. Bientôt après la fin
de ses études, il passa quelque mois à Paris avec le comte Alexis Tolstoy. Pendant ce voyage, il eut l’occasion de faire la connaissance de E. de Hartmann, de Helmhotte, de Tourguénieff et de plusieurs autres littérateurs et savants. L’année suivante, les médecins lui ayant recommandé le midi, il passa l’hiver en Grèce, en Egypte et en Italie. Depuis il n’a fait que des voyages de courte durée. En 1878, M. le prince T. présenta à l’Université de Leipzig une thèse sur « La théorie de la connaissance de Schopenhauer », et il fut promu docteur en philosophie après la mort de Katkoff ; il dirige provisoirement le Messager Russe. C’est dans cette revue qu’ont parus ses premières publications depuis l’année 1874. Nous avons de lui : « Schopenhauer’s Erkenntniss-Tlieorie », Leipzig, G. Reusche, 1879 ; « Les limites de la religion, de la philosophie et de sciences naturelles », trois conférences publiques, Moscou, 1879; « La philosophie de Schopenhauer », St.-Pétersbourg, 1880; « Le Pessimisme contemporain en Allemagne », Moscou, 1885; « Le spiritisme au point de vue philosophique », St.-Pétersbourg, id. ; « Poésies », id., 1883. Une traduction de la « Trilogie de Henri IV », est sous presse; elle doit paraître dans la nouvelle édition russe des œuvres de Shakespeare de Sterbel, et un nouveau recueil de poésies doit paraître dans le courant de l’hiver.
Tzivanopoulos (Socrate), historien grec, né, à Sparte, en 1836, ancien professeur d’histoire universelle à l’Université d’Athènes. Nous avons de lui en librairie : « Réflexions sur la Grèce moderne », en grec et en anglais » ; « Histoire grecque depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos jours » ; « Philosophie politique de Browkaus » ; « Histoire Universelle », édition populaire.
Ubbelolule (Auguste), jurisconsulte allemand, né, le 18 novembre 1833, à Hanovre, a fait ses études aux universités de Gœttingue et Berlin, fut nommé, en 1865, professeur ordinaire de droit romain à l’Université de Marbourg qu’il représente, depuis 1871, à la Chambre prussienne des Seigneurs. En dehors de nombreux articles publiés dans plusieurs journaux: HaimerVs osterr. Vierteljahrschr., Zeitschr. f. Civilr. und Process., Journal f. Landwirtschaft , dont il est un des rédacteurs, Magazin f. Hanov. Redit. , Archiv. f. d. Civil Prax., Ihervig's Jahrb., GrünhuVs Zeitschr ., Preuss. Jahrb ., Archiv. f. prakt. Rechtwissensch., Goldschmidt's Zeitschr. f. Handelsrecht, Zeitschr. f. Rechtgesch. etc., etc., il est auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels nous citerons: « Ueber den Satz : ipso jure compensatur », Gœttingue, 1852, « Ueber
das im Kônigr. Hannover geltende Rechte der Entwasserung und der Bewasserung », Hannov., 1862; « Die Lehre von den untkeilbaren Obligationen », id., id. ; « Ueber die rechtlichen Grundsàtze des Viekhandels nach dem in Konigr. Hannover geltenden Grundsâtzen », Gœtt., 1865; « Zur Geschichte der benauten Realcontracte aus Rückgabe derselben Species », Marb., 1870; « Ueber den beabsichtigten Erlass einer neuen Gemeindeordnung für Kurhessen », id., 1874; « Erbrechtliche Competenzfragen », id., 1868; « Ueber die usucapio pro mancipato », id., 1873. Il est aussi le continuateur de la publication initiée par le docteur Hartmann intitulée: « Ueber die rom. Gerichtsverfassung ».
Uda (Félix), homme de lettres italien, né, à Cagliari (Sardaigne), le 25 février 1832. Il débuta en 1852 par un volume de vers intitulé :