‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 345 sur 496 · VIN · texte numérisé non relu

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directeur des Archives. En 1868, il entra comme surnuméraire à le Bibliothèque Nationale. Son premier volume de vers: « Poèmes et fantaisies », date de 1873. En 1874 M. V. publia « Les neveux du Pape », drame en vers; « Joanni », et « La mort du Zouave » , poèmes (Jouaust) ; « Dona Juana », poème dramatique, id. ; « A Lamartine », à propos de la réception à l’Académie française de M. Émile Ollivier. En 1878 « Poésies nouvelles », Dentu. En 1885, « La Marquise de Rozel », roman, Calmann- Lévy. M. V. a publié des nouvelles dans Le Siècle, Le XIXme siècle , la Jeune France , la Revue des Conférences , la Revue libérale, La Vie littéraire, le Parlement, la Revue Moderne; des vers dans le Réveil littéraire , dans la Vie littéraire, La République des lettres, La Jeune France , Le Olobe , la Revue moderne , Le Passant. Il a donné aux matiuées internationales de Bertrand et Marie Dumas, à la Gaîté, en 1877, « Octavie », trois actes en vers; en 1878 « Rosemonde », cinq actes en prose, traduits d’Alfieri. Cette dernière pièce fut reprise au Théâtre des nations.

Yinot (Joseph), mathématicien et astronome français, officier d’académie (1874), officier de l’instruction publique (1880), né, à Épinal (Vosges), en 1829. Il s’appliqua de bonne heure à l’étude des sciences mathématiques, puis il vint à Paris, s’adonna à l’enseignement libre et fonda en 1864 le Journal du Ciel , revue d’astronomie; depuis 1852 il fait dans les rangs de l’Association politechnique des cours gratuits aux ouvriers. C’est sous son nom et sous sa direction que se sont ouverts, en 1865, les cours gratuits pour les jeunes filles dits Cours normaux de la Société pour l'instruction élémentaire, si brillants aujourd’hui et où il n’a pas cessé de professer. En 1872 M. V. établissait en France un cours public d’astronomie populaire qui a eu un très grand succès. On lui doit les ouvrages suivants : « Récréations mathématiques », 1860; « Calcul à l’usage des industriels », 1861 ; « Erreurs relatives correspondantes des données et du résultat des opérations d’arithmétique », id. ; « Petite table de logarithmes », 1862; « Solutions raisonnées de problèmes », 1863; « Le petit astronome », 1871 ; « Almanach astronomique du Journal du Ciel », 1873; « Cours d’astronomie populaire », id. ; enfin le « Planisphère mobile », le « Système planétaire », et la « Carte équatoriale », travaux pour le Journal du Ciel. M. V. est l’inventeur du Sidéroscope Vinot, instrument permettant de trouver dans le Ciel l’étoile que l’on veut, du Pied équatorial pour lunettes astronomiques et d’un nouvel oculaire pour les commençants, ne renversant pas les objets et susceptible d’une grande puissance.

Yiutler (Hans de), homme de lettres tyrolien, professeur chargé de l’enseignement des langues italienne et française à l’école techni-

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que d’Innshruck, est né, à Schlauvers (Tyrol), le 16 août 1837. Il a traduit en allemand « Eros » de Verga, Trieste, 1876; « Obladis », de l’anglais de Walter White, et enfin les « Maximes », de Duc de La Rochefoucauld, Halle sur S., Heuvel, 1890.

Yioleau (François-Hippolyte), écrivain français, d’abord employé au bureau des Hypothèques à Brest, puis bibliothécaire-archiviste de la ville, fonctions dont il se démit bientôt pour aller se fixer à Morlaix avec sa famille et se livrer entièrement à la littérature. Après 27 ans d’absence, il revint à Brest en 1872, où il vit encore, mais où il n’écrit plus depuis longtemps. Il est né, à Brest, le 13 juin 1818. Couronné aux Jeux Floraux de Toulouse en 1842, 1844 et 1845; nommé maître des Jeux Floraux en 1861; couronné aux Concours Monthyon ( ouvrages les plus utiles aux mœurs), en 1848 et 1851. Nous avons de lui: « Loisirs poétiques », 2 vol. ; « Livre des mères chrétiennes », poésies, couronnées par l’Académie française, 1848; « Paraboles et légendes », poésies, 1 vol.; « La Maison du Cap », id.; « Amice du Guermeur », id.; « Soirées de l’ouvrier », couronné par l’Académie française, 1851 ; « Veillées Bretonnes », 2 vol. ; « Souvenirs et nouvelles », id. ; « Récits du Foyer », id.; « Pèlerinages de Bretagne», 1 vol.; « Une homme de bien», id. ; « Histoires de chez nous », id. ; « Les surprises de la vie », id. Dans une notice biographique qu’il lui a consacré, Louis Veuillot raconte ainsi les débuts du jeune poète: « A l’âge de dix-huit « ans, Hippolyte fit une pièce de vers et l’en- « voya secrètement à un journal de Brest. Le « rédacteur reconnut dans ces vers un germe « de talent. Il invita l’auteur à le venir voir « et s’efforça de l’encourager.... Les Loisirs, pu- « bliés en 1841, réussirent parfaitement. En- « couragé par ce premier succès, Hippolyte V. « concourut aux Jeux Floraux de 1842, et ob- « tint un prix. A cette occasion la ville de « Brest lui fit présent d’une boite contenant « mille francs en or, et de quelques livres. Il « répondit à la bienveillance de sa ville natale, « en lui dédiant un second recueil qui parut la « même année. Voilà toute son histoire ». Le rédacteur en chef du journal de Brest 6t Louis Veuillot ne furent pas les seuls à encourager les débuts du jeune poète. Chateaubriand et Charles Nodier, puis Lamartine, Ancelot, Sainte-Beuve, Montalembert, De Falloux, Ozanam et Béranger l’aidèrent à se faire un nom. En 1866 un religieux Barnabite, le Père Maresca de Parme, publia une traduction italienne de ses deux romans: « La Maison du Cap » et « Amice du Guermeur ». L’abbé Dubelmann fit paraître une traduction allemande de ses « Soirées de l’Ouvrier », qui eurent aussi deux traductions anglaises. Un choix des « Loisirs » a paru en hollandais.

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