‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 347 sur 496 · VIS · texte numérisé non relu

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« La morale economica » ; « Dei Tribunali di commercio in Italia », 1868; « Lo Stato e le Ferrovie » ; « Credito navale » ; « Le tasse marittime » ; plusieurs pamphlets et opuscules, et enfin: « La Nurra, ricordi sardi », 1877; « Lettere Egiziane », 1870; « Bozzetti liguri », 1877; « L’evoluzione nel campo economico », 1882 ; « Concetti fondamentali délia scienza economica », id. ; « Il telefono e il Governo », Gênes, 1882; « Le scuole superiori di commercio », 1887, dans la revu e L’ Università ; « Sulla eleggibilità a consigliere comunale dei professori délia scuola superiore d’applicazione per gli studii commerciali », Gênes, 1889.

Yisconli-Yenosta (le marquis Emile), homme de lettres et homme d’Etat italien, ancien Ministre des affaires étrangères, né, le 22 janvier 1829, à Milan, d’une illustre et vieille famille valtéline. La jeunesse de M. V.-V. fut celle des hommes de son temps qui aspiraient à chasser de l’Italie la domination étrangère. Collaborateur de César Correnti à la Rivista Europea et au Vestaverde, insurgé aux barricades en mars 1848, admirateur passionné de Joseph Mazzini, M. V.-V. reprit la plume après 1849 et le voilà un des collaborateurs de Carlo Tenca au Crepuscolo. Bientôt il dut quitter les vagues théories de Mazzini pour celles plus solides du parti groupé autour du Comte de Cavour et en effet en 1859 M. V.-V. fut nommé par le Comte de Cavour Commissaire Royal près de Garibaldi; il signa de Varese la première proclamation au nom de Victor-Emmanuel. Adjoint ensuite à Farini à Parme et à Modène, il prépara activement avec lui l’annexion de l’Italie centrale. En janvier 1860, il fut adjoint au marquis Pepoli, envoyé en mission extraordinaire près des cabinets de Paris et de Londres. De retour, il fut élu député au Parlement et à la fin de l’année il accompagna à Naples Farini, nommé lieutenant du Roi et dirigea toutes les affaires extérieures sans titre officiel. De 1868 à 1864, M. V.-V. a été Ministre des affaires étrangères. Nommé ensuite ambassadeur à Constantinople, il fut appelé par M. Ricasoli au Ministère des affaires étrangères en 1866, et en 1869 il prit la présidence du Conseil. Dans les évènements de 1870, il déclara, à propos du Concile, laisser aux évêques toute leur liberté, les lois existantes suffisant pour protéger les institutions nationales et se prononça en principe pour la séparation de l’Église et de l’État. Dans le conflit franco-allemand, il soutint la nécessité d’une politique d’observation et de neutralité ; en ce qui concerne Rome, l’exécution de la convention de septembre; mais lorsque l’occupation de cette ville devint un fait accompli, il envoya une circulaire aux cabinets étrangers, expliquant, d’un côté la nécessité de pourvoir à la sécurité du Saint-Siège, et d’un autre l’accomplissement des aspirations nationales. M. V.-V. garda son portefeuille jus-

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