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lerame liberata », du Tasse; « Orlando furioso » de l’Arioste ; « L’Inferno » et « La Vita nuova » du Dante, et de poésies de Leopardi, Carducci, Praga, Aleardi, etc.
Yukotinovic’ (Louis T. de), éminent naturaliste croate, issu d’une ancienne famille patricienne d’Agram, est né, dans cette ville, en 1813 et il y réside. Il fit ses études dans sa ville natale, en Hongrie et en Autriche, en cultivant d’abord la jurisprudence, mais pour se vouer ensuite presqu’entièrement aux sciences naturelles. Il était commissaire pour la Croatie à l’Exposition Universelle de Vienne. On lui doit, entr’autres: « Esquisse géognostique de Varasdin-Toeplitz en Croatie », Vienne, 1852; « Les Montagnes de Moslavina », id. ; « Les montagnes de Kalnik », 1853; « Liknes Krbava », 1857 ; « Les Lacs de Pliliça en Croatie » ; « Les Diocrites des montagnes d’Agram » , 1859; « Le granit de Moslavina », 1868; « Le carbon fossile », 1868; « Le terrain tertiaire aux environs d’Agram », 1873; « Valencienne sia annullata », 1874; « Hieracium dubiosum »; « Recherches botaniques et géologiques au Nord de la Croatie », 1854 ; « Les sciences naturelles », 1859; « Les formes des feuilles », 1855 ; « L’histoire naturelle appliquée à la botanique », 1853; « Monographie du Hieracium », 1864; « Hieracia Croatica in seriem naturalem disposita », 1858 ; « Classification des plantes », 1876; « La Théorie des philosophes de la Watare et le Darwinisme », 1877; « Flora Croatica », 1869, avec des additions, 1872-76-77; « Quercus Croatica », 1873-78; « Anthillis tricolor Vuk », Vienne, 1878; « Flora escursoria », 1876; « Rosæ in vicinia Zagrabiensi proveniente », 1880; « Formæ quercuum Croaticarum ».
Yuilleumier (Henri), théologien suisse, fils de l’ancien pasteur et professeur Sarnson V., né, le 2 janvier 1841, à Bâle, où son père présidait les services de l’Église française, compléta par un séjour de plusieurs semestres aux Universités de Berlin et de Gœttingue ses études théologiques commencées à l’Académie de Lausanne. Le Conseil d’État vaudois l’appela, après une année d’activité pratique (1867-1868) dans la paroisse alpestre de l’Etivaz, d’abord à suppléer son père dans l’enseignement de l’exégèse (1868), puis une année après à occuper la chaire nouvellement créé d’exégèse de l’ancien testament et de langue hébraïque. M. V. fait partie depuis 1881 de la Commission synodale de l'Église vaudoise et a présidé pendant plusieurs années la Société des Protestants disséminés. Nous possédons de lui les ouvrages suivants : « Étude sur le monothéisme des Hébreux, son caractère, ses origines », 1864 ; « La Rédemption dans l’ancien testament », 1869; « Notice historique sur l’Académie de Lausanne », 1878; « Le catéchisme de Heidelberg et ses destinées
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dans le pays de Vaud », 1889. M. V. a inséré en outre de nombreux articles dans la Revue de théologie et de philosophie de Lausanne, dont il est depuis 1879 un des directeurs et fourni d’abondants matériaux historiques pour la deuxième édition de la France littéraire.
Yuletic (Vukasovie), écrivain dalmate, né, à Brsecine, le 16 décembre 1858; nous avons do lui une collaboration suivie aux journaux Narodni , Slovinac, Broljan, Viestnik, Statinar et au Bulletin d’ archéologie et d’histoire comparée de Belgrade.
Yulliet (Adam), historien et publiciste suisse, né, le 11 juin 1814, à Coppet dans le canton de Yaud, choisit, après de solides études faites à l’Académie de Lausanne, la carrière de l’enseignement et fut nommé, en 1838, professeur de littérature française au collège de Morges, en 1844 directeur de l’école normale fondée à Paris par la Société évangélique. Les remarquables aptitudes pédagogiques dont il fit preuve dans ces dernières et délicates fonctions, attirèrent sur lui l’attention du Conseil d’Etat vaudois qui réussit à s’assurer ses services en l’appelant à tête d’un grand établissement d’instruction. M. Y. revint en 1858, après une absence de quatorze années, se fixer à Lausanne et n’a cessé, depuis lors, de présider aux destinées de l’école secondaire et supérieure des jeunes filles. Ses vues éducatives ont été exposées dans plusieurs ouvrages de vulgarisation estimés. Pour la géographie, M. V. se rattache à l’école de Karl Ritter, comme l’attestent son « Esquisse d’une nouvelle géographie physique destinée à intéresser la jeunesse à l’étude de cette science, à l’aide de l’histoire nouvelle, de la description d’animaux, de minéraux, de plantes utiles et d’un grand nombre de gravures intercalées dans le texte », 3 vol., 1853, 4me éd., 1869; « Esquisse d’une nouvelle géographie de la France », première partie: « Géographie physique », deuxième partie: « Géographie historique, politique, industrielle », 1856; « Quelques merveilles de la nature et de l’art, lectures instructives pour les familles et les écoles », id., 2me éd. considérablement augmentée 1858 ; « Scènes et aventures de voyages — Histoires inédites et récits destinés à intéresser à l’étude de la géographie (I. Scènes américaines ; II. Récits sur l’Europe ; III. Scènes asiatiques ; IV. Récits sur l’Afrique ; Y. Scènes océaniennes) », 1857-1858, 6 vol., 3rae édit. 1859-1865; « Abrégé de géographie physique et politique destiné aux écoles primaires et aux familles », 1857, 4me éd. 1871 ; « A travers les continents - Aventures de divers pays », 1868; « Nouvelles scènes et aventures de voyage », 1885. Après l’univers, l’homme. Les périodes successives de l’histoire ont été exposées par cet expert pédagogiste dans une série de volumes concis et substantiels, appréciées selon
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l’esprit de l’Evangile, sans que la fermeté des croyances ait jamais nui à l’exactitude des informations et à l’impartialité des jugements : « Esquisse d’une Histoire universelle au point de vue chrétien », 6 vol. en 3 tomes; « Histoire ancienne, grecque et romaine » , 1852, 7me éd., 1862 ; « Histoire du moyen-âge », 1853, 4me éd. 1859; « Histoire moderne », 1854, 2me éd. 1856 ; « Histoire de l’Église Chrétienne », 1862, id. 1865; « Récits d’Histoire ancienne présentée aux enfants », 1862 ; « Scènes mémorables de l’histoire moderne », deux séries, 1881-1885; « Scènes de la Révocation de l’Édit de Nantes », 1885; « Scènes de la Réformation au pays de Vaud 1526-1538 », 1886. Nous sommes encore redevables à M. V. d’un essai de critique littéraire: « Les poètes vaudois contemporains », 1869; et de quelques agréables récits destinés à la jeunesse: « Sarah ou les parfums d’une piété enfantine », 1856; « Michel le Mineur, narration hongroise », id. ; « Albert, ou Entretiens d’une mère avec son enfant sur l’âme et sa destinée », traduit librement de l’anglais, id. Plusieurs des ouvrages de M. V., avant d’être réunis en volumes, avaient paru dans la Famille , revue bimensuelle, fondée par lui en 1860, sous les auspices du grand éditeur lausannois Georges Bridel.
Yuy (Jules), avocat, docteur en philosophie, chevalier de la couronne d’Italie, citoyen gènevois, né, à Malbuisson (Haute-Savoie), le 21 septembre 1815. Il a fait ses études à Genève et en Allemagne, a été successivement député, président du Grand Conseil, président de la Cour de Cassation du Canton de Genève, député de ce canton au Conseil national, et au Conseil des États de la Confédération suisse. Vice-président de l’Institut national gènevois, tour-à-tour président de la section de littérature et de la section des sciences morales et politiques, d’archéologie et d’histoire du même Institut ; membre des Académies de Besançon et de Savoie, de la Royale Députation d’Italie pour les études historiques et de plusieurs autres corps savants de Rome, de Palerme, etc. M. V. a publié un grand nombre d’écrits littéraires, historiques et économiques, notamment deux volumes de poésies « Échos des bords de l’Arve », 1873, 3me éd. ; « Madame de Charmoisy » ; « La Philotée de Saint-François de Sales », 2 vol. Plusieurs mémoires sur « L’Origine des idées politiques de Rousseau », dans lesquels il a donné la clef du Contrat social ; une dissertation sur la « Taxe des gardes », impôt sur la fortune mobilière à Genève ; un travail en faveur du libre-échange à la Revue de législation et d' économie politique , Paris, mars 1843, etc. Voir en particulier: Mémoires de l'Institut national genevois , Bulletin du même Institut, Revue stdsse, Revue savoisienne , Revue de Genève, 1886.
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Vny (Alphonse-Jules-Aimé), fils du précèdent, docteur en droit, a fait ses études dans sa ville natale, puis à Heidelberg, Gœttingue, Berlin et Paris. Il est député et secrétaire du Grand Conseil de Genève ; il a publié de nombreux articles littéraires dans divers journaux et revues. Il est l’auteur de deux volumes de droit, notamment d’une étude sur le rôle de l’amende en matière pénale. Appartenant au parti radical suisse, il fut l’un des députés qui réclamèrent le plus énergiquement la séparation de l’Église et de l’État.
Vuylsteke (Jules-Pierre), poète et publiciste belge, né, àGand, le 10 novembre 1830. Il acheva à l’Université de sa ville natale, où ses chansons d’étudiant ne sont pas encore oubliées, des études brillamment commencées; mais après avoir tâté du barreau et de l’administration, il crut que le commerce lui créerait une position plus sûre et il se fit libraire : la librairie Wuylsteke de Gand compte aujourd’hui parmi les meilleures de la Belgique. M. W., qui de 1869
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à 1875 a été membre du Conseil communal de Gand, est un des orateurs et des écrivains les plus sympatiques de la démocratie libérale flamande. Outre sa collaboration à V Almanach des étudiants gaulois , aux publications du Willemsfonds, la grande société d’enseignement populaire, et à divers périodiques, il faut citer de lui : « Zwijgende liefde, een liederkrans », Gand, 1860 (vers signés Julius ) ; « La question flamande et le libéralisme », id., 1861 ; « Korte statistieke beschrijving van België », id., 1865- 1868 ; « Uit het studentenleven en andere gedichten », Anvers, 1868; « Verzamelde gedichten », Gand, 1881, 2rae éd. 1887; « De oude Vlamingen: Jacob van Artevelde, Philips van Artevelde en Frans Ackerman » , id., 1888. Il a aidé M. Napoléon de Pauw à publier les comptes des villes de Gand, Bruges et Ypres relatifs au temps des Artevelde, et il a traduit du hollandais le « Cours de Pandectes » de M. G. E. Goudsmit.
Wabnitz (Auguste), exégète français, né, le 26 mai 1837, à Riquewitz en Alsace (ancien département du Haut-Rhin), reçut son instruction classique au gymnase protestant de Strasbourg, se destina au Saint-Ministère et suivit dans ce but les cours des Facultés de théologie de Strasbourg et de Montauban. Un séjour de quelque durée en Allemagne lui permit de se livrer à des études approfondies de philosophie et d’exégèse. Après son retour en France, l’Église de la Roque d’Antheron dans le département des Bouches-du-Rhône, le choisit pour pasteur (1865-1874). En 1870, il accompagna comme aumônier l’armée de la Loire. La Faculté de théologie de Montauban, lors de la retraite de M. Sardinoux, le désigna pour occuper la chaire d’exégèse et de critique du Nouveau-Testament en qualité, d’abord de professeur suppléant (1874), puis de professeur titulaire (1879). En dehors de la traduction d’un ouvrage de Luthardt sur « Les Vérités fondamentales du christianisme », 1865, nous ne possédons de M. W. que ses thèses de baccalauréat « Étude historique sur la dignité messianique de Jésus d’après l’Évangile selon St-Jean», 1866, et de licence « Le Messie dans les similitudes de Henock — la Notion du royaume des cieux dans la pensée de Jésus », 1878; et quelques mémoires insérés dans la Revue de Montauban , la Revue chrétienne , V Encyclopédie des Sciences religieuses.
Waclnnanin (Anatole), historien gallicien, professeur d’histoire et de géographie au gymnase supérieur ruthène de Lemberg, est né, en 1841, à Sieniawa (Gallicie, Autriche) a fait ses premières études au Gymnase de Przemysl, a étudié
la théologie à l’Université de Lemberg et fréquenté les cours universitaires à Vienne. De 1868 è 1870, il rédigea la Prawda , revue hebdomadaire de littérature ruthène et fournit aux journaux littéraires ruthènes Weczernyci, Meta , Dito, Zorja, Zerlcato et à d’autres une foule d’articles très -intéressants parmi lesquels nous signalons : « Beziehungen der Kosaken zu Persien in den ersten Jahren des XVII Jahrkunderts » ; « Ueber Jahrmârkte » ; « Franciscus Skoryna als ruthenischer Bibelübersetzer des XVI Jahrhunderts » ; « Ueber die Salzablagerungen Galizien’s »; « Das obéré San-Thal »; « Ein Weib », (Zenszczyna) ; « Peter Alexander »; « Tri nedole ». On lui doit aussi quelques ouvrages poétiques publiés sous les titres « Ruthenische Schullieder », et « Kobzar », ou « Ruthenisches Liederbuch », ainsi que la « Cantate zu Ehren des Kaisers Franz Josef der I » ; la « Cantate zu Ehren des Kronprinzen Rudolf », avec musique pour orchestre ; et enfin les « Chôre und Sololieder », avec accompagnement pour piano.
Wacliter (Hermann), né, à Riesbach, en 1860, privat-Docent depuis 1875 à l’Université de Zurich pour le droit romain, a publié à cette occasion « Le privilège du locataire d’après le droit romain et d’après le droit moderne », Zurich, 1885.
Wackeinagel (Jacques), écrivain suisse, né, à Bâle, le 11 décembre 1854, fils de l’illustre germaniste Guillaume W. a été appelé en 1879, après de brillantes études à Gœttingue et à Leipzig, à la chaire de philologie grecque devenue vacante dans sa ville d’origine, quoique ses précédentes recherches, entreprises sous la di-