‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 355 sur 496 · WAD · texte numérisé non relu

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rection du sanscritiste Thodore Benfey se rapportassent de préférence à la grammaire comparée des langues indo-européennes. Sa faculté productive ne s’est pas montrée jusqu’à présent égale à son talent. Nous ne possédons de lui qu’une conférence « Sur l’origine du Brahmanisme », 1877, et un petit nombre de dissertations insérées dans la Revue de Kuhne pour la philologie comparée, une entr’ autres sur le « Duel dans Homère », 1877.

Wackernagel (Rodolphe-Frédéric), historien suisse, né, à Bâle, le 7 juin 1855, fils de l’illustre germaniste, frère cadet de l’helléniste Wilhelm W. Il commença dans sa ville d’origine des études juridiques achevées à l’Université de Leipzig, prit en 1877 son grade de docteur en droit, fut nommé la même année archiviste de

Bâle-ville; en 1882 secrétaire du Conseil d’Etat, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Ses fonctions aux archives l’amenèrent tout naturellement à éditer en 1881 « Le livre des comptes des libraires et imprimeurs bâlois Frobenius et Episcopius » (1557-1564). Nous possédons également de lui un petit volume sur « Les années de jeunesse de Wilhelm Wackernagel 1805-1888 », Bâle, 1885.

Waddington (Charles), écrivain et philosophe français, né, le 19 juin 1819, d’une famille protestante d’origine anglaise, fit ses études au lycée de Versailles et fut admis à l’Ecole normale supérieure en 1838. Reçu le premier à l’agrégation de philosophie (1843), il enseigna successivement la philosophie à Moulins, à Bourges et à Paris, aux lycées Monge, Saint-Louis, Napoléon, Henri IV, Louis-le-Grand et à l’Ecole Normale supérieure, où il suppléa M. Jules Simon (1848-1849). Il fut reçu docteur èslettres, en 1848, avec deux thèses intitulées : « De Pétri Rami vita, scriptis, philosophia », et « De la psychologie d’Aristote ». Ce dernier ouvrage fut couronné en 1850 par l’Académie française. Le 1er décembre 1848, à la suite d’un brillant concours, M. W. fut nommé au concours agrégé de la Faculté des lettres de Paris. Il professa la philosophie en cette qualité à la Sorbonne de 1850 à 1856. Ayant pris un congé indéfini à cause du mauvais vouloir auquel l’exposait sa qualité de dissident, il accepta la succession de M. Christian Bartholmès comme professeur de philosophie au séminaire protestant de Strasbourg (ancienne Académie protestante) dont il fut vice-directeur en 1863 et 1864. Invité à rentrer dans l’Université en octobre 1868, sous le ministère de M. Duruy, il revint à Paris comme professeur de philosophie au lycée Saint-Louis, reprit en 1871 ses leçons à la Faculté des lettres, d’abord comme agrégé, puis comme titulaire de la chaire illustrée par Victor Cousin, supprimée après le coup d’Etat de 1851, et rétablie sur la proposition de M. Jules Ferry en septembre 1879. M. W. a publié,

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