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il raconte l’histoire à la manière de cet Augustin Thierry, qu’il avait eu l’honneur de remplacer en 1856 à l’Institut, en romancier brillant; il trouve lui aussi que la vérité est si belle par elle-même qu’elle mérite d’être caressée par la main d’un grand artiste. En dehors des grands ouvrages déjà cités, et des articles et discours épars, on doit à M. Renan : « Le livre de Job », 1859; « Le cantique des cantiques », 1860;
« Lettre à mes collègues », 1862 ; « Mission de Phénicie », 1864-71 ; « Trois inscriptions phéniciennes », 1864; « Nouvelles observations d’épigraphie hébraïque », 1867 ; « La Réforme intellectuelle et morale », 1871; « Études d’histoire religieuse »; « Essais de morale et de critique » ;
« Questions contemporaines » ; « Dialogues philosophiques » ; « Mélanges littéraires » ; « Caliban »; « Conférences d’Angleterre », 1880;
« L’eau de Jouvence: suite de Caliban », 1881;
« Marc- Aurèle et la fin du monde antique », 1882 ; « L’Ecclésiaste », traduit de l’hébreu, id. . « Nouvelles études d’histoire religieuse », 1884 ; « Discours sur l’état des beaux-arts en France au quatorzième siècle », 1885; « Philippine De Porcelet », id.; « L’abbesse de Jouarre », pièce de théâtre, 1886; « Le prêtre de Némi », id. ; « Dialogue des morts », id. ;
« Discours et conférences », id.; « Drames philosophiques », 1888; « Le livre des secrets aux philosophes », id.; « L’avenir de la science, pensées de 1848 », 1890.
Rochefort (Henri de, marquis De Luçay), pamphlétaire, journaliste, homme politique français, né, à Paris, en 1830. Il étudia au Lycée Saint-Louis et commença les cours de médecine à l’Université, cours qu’il quitta à cause de sa sensibilité nerveuse excessive. Il débuta dans les lettres au Charivari , entra au Figaro et le quitta après 4 ans pour fonder à ses frais le célèbre journal d’opposition La Lanterne , dont les premiers cinq numéros hebdomadaires surpassèrent le tirage de 1,500,000. Condamné à un an de prison et à 10,000 francs d’amende pour injures à la famille impériale, il se réfugia à Bruxelles, d’où il continua à publier la Lanterne dont la diffusion fut énorme jusqu’à
1869. Il rentra en France à cette époque comme un des députés de la ville de Paris et fonda alors la Marseillaise. Condamné une seconde fois et écroué à Sainte-Pelagie, il n’en sortit qu’en
1870. Membre du comité de défense pendant le premier siège, de celle des barricades pendant le second, sa conduite, comme journaliste, déplut à ses anciens amis devenus membres du Gouvernement de la Commune. Mais d’autre part il avait déplu aussi au Gouvernement de Versailles, et, pour le combattre, il avait fondé le Mot d’ Ordre. Le 19 mai 1871, pendant qu’il tentait de s’esquiver de Paris, il fut arrêté, jugé par un Conseil de guerre et condamné à la déportation. Il réussit en 1874 à évader de Nouméa, s’établit d’abord
à Londres, puis à Genève en qualité de directeur de la Lanterne , qui cette fois-ci n’obtint aucun succès. En 1880 l’amnistie générale lui ouvrit les portes de Paris, où il fonda V Intransigeant, journal plein de verve implacable envers ses adversaires. C’est M. de R. qui a mené à bonne fin la campagne contre M. Wilson; mais il entra dans les vues du général Boulanger et du Comité boulangiste ; et lors de la clôture de ce curieux incident politique qui s’appelle le Boulangisme , M. R. passa, en Angleterre avec le général et ses amis; ils furent tous condamnés en contumace par la Cour appelée à les juger, et c’est de Londres que le célèbre pamphlétaire envoie chaque jour un article à l’ Intransigeant. Talent brillant plus que profond, tempérament de tribun plus que d’écrivain, M. de R. laisse à coup sûr une trace dans la littérature politique contemporaine. Plusieurs de ses articles sont réellement des chefs-d’-œuvre. M. de R. s’est essayé, en 1880, au roman, en publiant « M1Ie Bismark ». M. de R., tout en étant démocrate de profession a des goûts très aristocratiques : il aime passionnément le sport et les courses de chevaux,
Rosner (Ervin), écrivain hongrois, docteur de droit ecclésiastique. Il fit ses études au collège de Marie-Thérèse à Vienne. En 1876, il fut nomme professeur de droit au lycée de Nagyvârad. En 1877, il fut nommé membre de la chambre des pairs, où il prit activement part aux débats du projet de loi relatif aux mariages mixtes chrétiens-juifs. Depuis 1887, il est membre du parlement. Ses œuvres importantes sont: « Les étoles (lecticalia) en Hongrie », 1855; « Le droit matrimonial ancien hongrois », Budapest, 1887.
Rossel (Virgile), né, à Tramelan (Jura bernois), en 1858, a étudié le droit aux universités de Berne, Leipzig, Strasbourg et Paris. Docteur en droit de la Faculté de Berne dès 18^9, avocat des 1881, il s’est livré pendant deux ans à la pratique du barreau. Nomme en 1883 professeur de droit français à l’Université de Berne, où il enseigne encore à cette heure, il a mené de front l’étude du droit et celle de la littérature. Les électeurs du district de Courtelary l’ont envoyé siéger à l’Assemblée constituante bernoise, en 1884; cette Assemblée 1 a élu comme secrétaire français. Quoique membre du parti radical, il a voté, en se séparant ainsi de ses amis politiques, contre le projet de Constitution que le peuple rejeta à une forte majorité. M. R. a beaucoup écrit. Collaborateur de la Nouvelle Revue et de diverses publications juridiques et littéraires, il a publié les ouvrages suivants: trois recueils de poésies: « Chants perdus », 1881; « Nature », 1885; « Seconde jeunesse », 1888, ce dernier dédié à M. Sully- Piudhomme et fort remarqué; un « Manuel du droit civil de la Suisse romande », 1886, et enfin un livre important et très favorablement
accueilli sur un sujet très neuf, l’« Histoire littéraire de la Suisse romande des origines à nos jours », 2 vol., 1889-1890.
Rostoptchine (Comtesse Lydie), romancière russe, membre de la Société des gens de lettres de Paris, est née, en 1838, dans la Grande-Russie, près de Woronège, chef-lieu du Gouvernement de ce nom. Par son talent d’écrivain, le charme de son esprit, l’aménité de sou caractère, la comtesse R. se montre la digne héritière d’une famille illustre qui sut toujours allier la gloire des lettres à celle des armes. Son père le Comte André, né, à Moscou, en 1813, est auteur d’une « Histoire universelle », publié en 1843. Sa mère, la comtesse Eudoxie, nee Souchkoff, peut être considérée comme l’un des meilleurs poètes lyriques de la Russie ; une édition choisie de ses œuvres a été publiée récemment par les soins de ses deux filles, la comtesse Lydie et la comtesse Olga Tornielli, femme de l’ambassadeur d’Italie à Londres. Son grand-père le Comte Théodore- Vassilievitch R., le célèbre gouverneur général de Moscou eu 1812, est bien connu en Russie comme historien et auteur dramatique. Sa grande mère, Catherine, née comtesse Protasoff, est auteur d’opuscules religieux, entre autres, de l’« Album allégorique », imprimé à Moscou en 1829. Enfin, sa tante Sophie, fille cadette du général Rostoptchine, devenue comtesse de Ségur en 1819 par son mariage avec le Comte Eugène de Ségur, a laissé un nom universellement connu dans le monde des lettres. La comtesse L. R., marchant sur les traces de tous les siens, a fait paraître, en 1880, dans la Bibliothèque rose illustrée de la maison Hachette, un ouvrage intitulé: « Belle, sage et bonne »’ 1885; « Yvonne », 1886; « L’étoile filante », 1888; « Une poignée de mariages », roman publié d’abord dans la Nouvelle Revue , puis réimprimé en 1889 à Nice.
Ronmauille (Joseph), écrivain français provençal, actuellement capoulie du félibrige dont il a été avec Frédéric Mistral et Th. Aubanel l’un des fondateurs, est né, à Saint-Remy, le 8 août 1818, fit ses classes au Collège de Tarascon et vint en 1847 à Avignon, où il -se livra dès lors à la poésie provençale, et où il s et.ablit libraire. On cite de lui les ouvrages suivants: « Li Margaritelo »; « Le Campano Muntado » ; « Lis Oubreto » ; « Lou Mêge de Cocugnan » ; « Lis entarrs chin galejado boulegarello » etc., qui lui ont fait un renom spécial. Il a organisé l’« Armana Provençau », premier annuaire de l’école de poésie dont il est un des chefs. Sa fille, qui est poète distinguée en provençal comme son père, a été nommée Reine du félibrige.
Royer (Mlle Clémence- Auguste ), éminente conférencière, économiste et femme de lettres française, née, à Nantes, vers 1830; elle débuta
par des vers, voyagea en Angleterre, apprit l’anglais, se livra à des études, et en 1859 fonda à Lausanne un cours de logique pour les femmes et ensuite tout un cours de philosophie fort suivi ; en même temps elle collaborait activement au Journal des économistes , fondé en Suisse par son ami Pascal Duprat. En 1862, elle publiait en deux vol. sa « Théorie de l’impôt ou la dîme sociale », ouvrage couronné ; suivit: « Ce que doit être une église nationale dans une république », 1862; la traduction française de l’« Origine des espèces », de Ch. Darwin; un roman philosophique « Les Jumeaux de Hellas », 1862; « Origine de l’homme et des
sociétés », 1869; « Les Rites funéraires aux époques préhistoriques », 1876; différentes brochures et conférences, des articles aux journaux, surtout à la Presse , au Temps, au Journal des économistes, etc. Elle habite maintenant Paris.
Rutheford (William), naturaliste et médecin écossais, professeur d’institutions médicales à l’Université d’Edimbourg, né, à Ancrum Craig (Roxburghshire), le 20 avril 1839; en dehors de plusieurs articles, il a publié: « Outlines of Practical Histology »; « Actions of Drugs on the Sécrétion of Bile » ; « Text-Book on Physiology ».
Sa-Chaves (François-Joseph d’Oliveira), écrivain portugais, officier de cavalerie, est né, le 23 septembre 1859, à Evora, et a étudié au collège militaire. Ses débuts littéraires datent de 1880, époque à laquelle il mit des articles au journal A Justiça, à l’occasion de la commémoration de Calderon la Barca. Ensuite il collabora aux journaux suivants : Comercio de Pedafiel , Enrico, Çorreio de Lisboa, Povo Portuguez, A Arte, etc. En 1884 il accepta la direction du journal O Serpense et collabora à la Revista des Estudos livres, où il mit de remarquables études militaires. En préparation: « Albertina », roman; « Ethographia », et « O maestre d’Escola ».
Salinas (Antonino), archéologue italien, né, à Palerme, en novembre 1841, volontaire en 1860, acheva ses études après la campagne de l’indépendance, en 1864 reçut du Ministère une bourse de perfectionnement à l’étranger et en 1867 fut nommé professeur d’archéologie à l’Université de Palerme; en 1873, il obtint aussi la direction du Musée. Nous avons de lui: « I monumenti sepolcrali scoperti nel 1863 in Atene » ; « Le monete delle antiche città di Sicilia »; « Relazione del Museo Nazionale di Palermo »; « Di un documento inedito relativo ad una icona fatta dipingere in Catalogna da Pietro di Querault per la cattedrale di Monreale », en collab. avec M. Balaguer y Merino, Palerme, 1881; « Di alcune iscrizioni del secolo XIII nel soffitto del Duomo di Cefalù. Cenni » (. Archivio storico siciliano ), 1881; «Di un preteso fra Paolo abbate di S. Maria di Altofonte e Arcivescovo di Monreale nel secolo XIV », Palerme, 1881 ; « Due iscrizioni cefalubane del secolo XIII », id., id. ; « Il castello di Vicari », extrait des Ricordi e documenti del Vespro Siciliano, Palerme, 1882; « La colonna del Vespro », id., id., id., id. ; « Escursioni archeologiche in Sicilia » ( Archivio storico siciliano ), 1883; « Osservazioni intorno a due diplomi greci riguardanti la topografia di Palermo », Rocca S. Gasciano, 1884 ; « Soluuto: ricordi storici ed archeologici »,
Palerme, 1885 ; « Ricordi storici delle rivoluzioni siciliane del secolo XIX conservati nel Museo Nazionale di Palermo », id., id. ; « Camarina: memoria del dott. Giulio Schubring, trad. dal tedesco » (. Archivio storico siciliano), 1881; « Di una scultura di Bonaiuti pisano nel prospetto del palazzo Sclafani a Palermo » (id.), 1886; « Documenti siciliani nell’Archivio délia casa Caetani di Roma », Palerme, 1881 ; « Di un diploma greco del monastero di S. Pancrazio di Scilla in Calabria », id., 1881; « Guida popolare del Museo Nazionale di Palermo », id., 1882; « Ricordi di Selinunte cristiana », id., id.; « Di una pretesa iscrizione in volgare del mille, esistente in Monte S. Giuliano », id., id.; « Le mura fenicie di Erice » ( Notizie degli Scavi), Rome, 1883; « Dei sigilli di creta rinvenuti a Selinunte » (id.), id.; « Di un registro notarile di Giov. Majorana notaio di Monte S. Giuliano ne} secolo XIII », Palerme, 1884; « Di un bozzetto del monumento messinese di Carlo II modellato da Gial. Serpotta », id., id.; « Solunto: ricordi storici ed archeologici », id., id.; « Oggetti antichi scavati a Gibil-Gabib presso Caltanisetta », Rome, 1884; » Sull’ iscrizione greca del monastero dei Santi Pietro e Paolo di Forza d’Agro », id., 1885; « Gli acquedotti di Selinunte », id., id.; « Il monastero di S. Filippo di Fragolà », Palerme, 1888; « Ripostiglio siciliano di monete antiche di argento », Rome, 1888 ; « Le collane bizantine del Museo Nazionale di Palermo rinvenute a Campobello di Mazzara », Palerme, 1888; « Le monete delle antiche città di Sicilia », id., id.
Saltini (Guillaume-Henri), homme de lettres italien, né, à Florence, le 23 avril 1830. Élève des Pères Scolopi, il est depuis 1859 employé aux archives d’État de Florence. C’est à M. S. que nous devons la destruction complète de la fameuse légende à propos de l’empoisonnement de François I Grand-duc de Florence. L’œuvre de M. S. est éparse dans V Archivio Storico italiano, dans les Actes de la Société filocritica
fiorentina et dans le Giornale Storico degli Archivi toscani. Nous donnons les titres de ses nombreux ouvrages: « I fatti principali délia Storia di Firenze », Florence, 1850; « I fatti principali délia Storia di Toscana », 2 vol,, id., 1856; ces deux ouvrages furent composés en collaboration avec le rév. Père Arcangelo Piccioli. Suivirent comme oeuvres personnelles : « Le belle arti in Toscana da mezzo il secolo XVIII fino ai dl nostri » ; « I disegni di Raffaello da Urbino che si conservano nelle Gallerie di Firenze »; « Il David e il Mosè »; « Michelangelo Buonarroti » ; « Rime e lettere di Vittoria Colonna Marchesa di Pescara », id., 1860; « Délia Stamperia Orientale Medicea e di G. B. Raimondi », mémoire; « I Diplomi Arabi editi dall’ Arcbivio fiorentino », 1861 ; « Lettere inédite di Monsignor Vincenzo Borgbini », 1863; « Délia morte di Francesco I de’ Medici e di Bianca Cappello » ; « Memorie di Dante in Firenze e délia piazza di Santa Croce »; « Le nozze di Eleonora de’ Medici con Vincenzo Gonzaga, descritte da Simone Fortuno » ; « Documenti inediti risguardanti Dino Compagni », 1872; « Anton Giustinian e i suoi dispacci », 1880; « Di una visita cbe fece in Genova nel 1548 il fanciullo Don Cosimo 1 de’ Medici al Principe Don Filippo di Spagna » ; « La fuga di Bianca Cappello da Venezia », 1883; « L’educazione di Francesco I de’Medici », id.; « Délia Vita e delle Opéré di Giuseppe Martelli, architetto e ingegnere fiorentino », Florence, 1888.
Salyadori-Adlard (le Comte Thomas), naturaliste italien, né, à Porto San Giorgio (prov. d’Ascoli), le 30 septembre 1835, étudia à Rome et Florence. Dans cette dernière ville, il fut l’élève du célèbre Paul Savi (1855-61), qui l’engagea à choisir l’hornitologie comme spécialité. M. le Comte S. A. suivit le conseil de son maître et nommé assistant au Musée d’histoire naturelle de Turin en 1865 et professeur au Lycée de la même ville, il publia : « Catalogo degli uccelli di Sardegna », Milan, 1864; « Fauna d’Italia », id., 1870-72; « Catalogo sistematico degli uccelli di Bornéo », Gênes, 1874; « Ornitologia délia Papuasia e delle Moluccho » {Memoria dell’ Accademia delle Scienze di Torino), 1881 ; « Descrizione di alcune nuove specie o poco conosciute ni uccelli délia Nuova Britannia, délia Nuova Guinea e delle Isole del Duca di York » (id.), id. ; « Délia vita e delle opéré dell’ornitologo inglese John Gould » (id.), id. ;
« Intorno ad una specie poco nota del genere Cyclopsittacus » {Atti dell' Accademia di Torino ), 1882; « Il primo anno d’insegnamento scientifico », trad. du français de M. P. Bert, Turin, 1884; « Qualche giudizio intorno ad alcuni scritti ornitologici », id., 1884; « Catalogo delle collezioni ornitologiche fatte presso Sumatra » ( An nali del Museo Civico di Storia Naturale di Ge-