‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 99 sur 496 · R OR · texte numérisé non relu

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visitait le Spitzberg. La stricte détermination de la position géographique de ce groupe d’îles, des recherches géologiques et botaniques, de nombreux sondages de la mer glaciale, qui amenèrent la decouverte de plusieurs nouvelles especes d’animaux marins et contribuèrent à etendre les connaissances de la géographie botanique et zoologique, tels furent les résultats de cette expédition. Un nouveau voyage aux frais de la ville de Gotembourg fut entrepris par M. N. en 1870 au Groenland; il s’avança plus au Nord que ceux qui l’avaient précédé dans ces contrées et découvrit dans l’île Disko des masses de fer météorique pesant 10000, 20000 et 50000 livres : des échantillons en furent envoyés au Muséum d’histoire naturelle de Paris. L’étude dont ils furent l’objet confirmèrent leur provenance météorique. La précieuse collection géologique qu’il rapporta permit de déterminer le climat de cette contrée à travers les âges géologiques. Il communiqua les résultats de ses recherches à l’Académie des Sciences de Paris, dans des notes et mémoires d’un grand intérêt. Après un nouveau voyage dans les mers polaires (1872), M. N. organisa une sixième exploration plus importante que les précédentes à laquelle prit part comme officier de route M. Jacques Bove, enseigne de vaisseau de la Marine italienne. Parti le 9 juillet 1878 de Tromsoë, à bord du vapeur La Vega , il arriva le 19 août au Cap Tchéliouskine, longea la côte orientale et se dirigea le 27 août vers le Nord- Est. A partir du 3 septembre, les glaces entravèrent constamment la Vega, et l’expédition parvint à gagner la baie de Kolioutchine, où il lui fallut hiverner pendant 9 mois employés à des constatations scientifiques de toute nature. Enfin la Vega , le 9 juillet 1879 au matin, vit la painte orientale de l’Asie: le passage Nord-Est était découvert. La Vega parcourut ensuite les deux rives du détroit de Behring, fit halte à l’île du même nom, et après une longue relâche à Yokohama, regagna l’Europe par le Canal de Suez. A Rome et à Naples M. N. et M. le capitaine Palander eurent de brillantes réceptions. Après ils se rendirent à Paris, accueillis de la manière la plus flatteuse par l’Institut, le Congrès des Sociétés savantes, le Conseil municipal et la colonie suédoise. M. N. fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences, et à son retour à Stockolm fut élevé au rang de baron. Parmi les diverses publications auxquelles cet important voyage a donné lieu, il faut citer la traduction des « Lettres », écrites par l’illustre professeur au cours de ses explorations, in-8°, 1880, et les deux volumes traduits dans toutes les langues Voyages de la Vega (illustrés).

Nordhoff (Joseph-Bernhard), professeur allemand de l’histoire de l’art à l’Académie de Münster, né en 1838, a publié, en dehoi’s des

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