‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 195 sur 773 · DEVI · texte numérisé non relu

DEVI

Ne cherchez point d'esprit dans cet ouvrage; Il n'est dicté que par le sentiment.

Pour en pratiquer la morale, Embrassez vos parents ce soir , Et par amour, remplissez le devoir De la piété filiale !

La musique de Gaveaux , simple et chantante, convenait bien à cette nature de sujets.

DEUX SYLPHES (les), comédie en un acte, mêlée d'ariettes, paroles d'Imbert, musique de Désaugiers, représentée aux Italiens le 18 octobre 1781. Il n'est resté de cet ouvrage qu'un couplet assez bien tourné :

Pourquoi pleurer, pourquoi gémir, Quand on a vu fuir son bel âge ?

Chaque âge amène son plaisir, Tant la nature est bonne et sage?

Au passé, comme à l'avenir, Elle attache une jouissance ; Si la jeunesse a l'espérance, La vieillesse a le souvenir.

DEUX TALENTS (les), opéra-comique en un acte,paroles de Bastide, musique de d'Herpain, représenté à la Comédie-Italienne le

10 août 1763.

DEUX TANTES (les), opéra-comique, musique de Michelot, représenté à Strasbourg vers 1816.

DEUX TUTEURS (les), comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, paroles de Fallet, musique de Dalayrac , représentée au Théâtre-Italien le 8 mai 1784. Le sujet est assez comique; mais l'histoire des tuteurs trompés par leurs pupilles avait été déjà si souvent mise au théâtre, que l'intrigue n'excita pas un grand intérêt.

DEUX VIEILLES GARDES, Opérette en un acte, paroles de MM. de Villeneuve et Lemonnier, musique de M. Delibes, représentée aux Bouffes-Parisiens le 8 août 1856. C'est une triste plaisanterie que le spectacle deMmepotichon et de Mme Vertuchoux, se livrant à leurs instincts les plus rapaces et les plus grossiers au chevet du moribond supposé qu'elles ont été appelées à soigner et à garder. On ne peut signaler dans la musique que le duo du punch et une polka dansée par les deux vieilles gardes.

DEUX VIZIRS (les) , opéra-comique, musique de Mengozzi, représenté à Montansier vers 1791.

DEUX VOISINS (les), opéra-comique , musique de Piccinni (Alexandre), représenté au théâtre des Variétés vers 1804.

DEUX VOLEURS (les), opcra-comjquc en

un acte, paroles de MM. de Leuven et Brunswick , musique de Girard , représenté à rOpéra-Comique le 26 juin 18-11. Cette pièce serait mieux intitulée : ï Amant et le voleur, puisque la jeune mariée , l'héroïne de la pièce, se trouve aux prises avec le premier qui veut la séduire et le second, qui n'en veut qu'à ses diamants. La musique n'offre rien de bien saillant. Il semble que l'excellent chef d'orchestre ait voulu prouver simplement qu'il possédait les secrets de la facture musicale. On a joué longtemps ce petit ouvrage comme lever de rideau à l'Opéra-Comique, et le public a accueilli avec plaisir un solo de violon d'une expression assez piquante , les couplets de Jean de Beauvais et un bon duo pour voix d'hommes. Cette pièce a été bien jouée par M'ie Darder, Mocker, Moreau-Sainti et Ricquier.

DEVIL'S BRIDGE (the) [le Pont du Diable], opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers 181G.

DEVIL'S BRIDGE (the), opéra anglais, musique de Braham, représenté à Londres

vers 1820.

DEVIL'S OPERA (the) [l'Opéra du diable], opéra anglais, musique de Jlacfarren, représenté à l'Opéra anglais de Londres en 1837.

DEVIN DU VILLAGE (le), petit opéra pastoral en un acte, paroles et musique de J.-J. Rousseau. Cette bluette lyrique serait oubliée depuis longtemps, sil'auteur n'avait eu que ce titre au souvenir de la postérité; elle a été pourtant un des grands événements do sa vie. Elle fut représentée pour la première fois à Fontainebleau le 18 octobre 1752, devant le roi et toute la cour et elle obtint un grand succès. « Elle fut, dit Rousseau, très-mal jouée, quant aux acteurs, mais bien chantée et bien exécutée, quant à la musique. Dès la première scène, qui véritablement est d'une naïveté touchante, j'entendis s'élever dans les loges un murmure de surprise et d'applaudissements jusqu'alors inou'i dans ce genre de pièces. La fermentation croissante alla bientôt au point d'être sensible dans toute l'assemblée. A la scène des deux petites bonnes gens, cet effet fut à son comble. J'entendais autour de moi un chuchotement de femmes qui s'entredisaient à demi-voix : — « Cela est charmant, cela est ravissant. Il n'y » a pas un son-là qui ne parle au cœur. » J'ai vu des pièces exciter de plus vifs transports, mais jamais une ivresse aussi pleine, aussi douce, aussi touchante, régner dans tout un

Page 1