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les qualités sérieuses de la musique de M. Benoist. Le morceau le plus important de l'ouvrage est le quatuor de l'apparition : Quoi! c'est Clara; c'est e/^e/ Signalons encore un trio avec chœurs : Nous restons dans ce vieux manoir; les deux airs de Roger : Ah! que Dieu me la rende en ce triste séjour, et Toi qui vois tout du haut des deux. L'instrumentation est traitée avec cette science et ce goût que M. Benoist a montrés dans tous • ses ouvrages, et d'une manière encore plus digne de remarque dans l'ouverture, la marche des Français et les airs de ballet. Le succès qu'aurait pu obtenir l'opéra de M. Benoist dans des temps ordinaires dut complètement s'éclipser devant les événements de juin. Li'Apparition a eu pour interprètes Baroi- Ihet, Alizard, Poultier, M'ies Masson et Courtot.

APPLAUSI FESTOSI DELLA SARDEGNA

(gli), opéra italien, musique de Schauensée, représenié en Sardaigne en 1744.

APPRENSIVO RAGGIRATO (l'), opéra italien, musique de Cimarosa, représenté au théâtre des Florentins, à Naples, en 1798.

APRÈS L'ORAGE, opérette en un acte, paroles de Boisseau.v, musique de M. Galibert, représentée au.s: Bouffes-Parisiens en mars 1857.

ARABELLA, opéra, musique de M. Barbieri, représenté au théâtre allemand de Pesth dans le mois de mai 1862.

ARABi NELLE GALLIE (gli) , opéra semiséria, musique de Schoberleohner, représenté à Florence en 1815.

ARABI NELLE GALLIB (gli) , opéi-a en quatre actes, livret tiré du roman célèbre de M. d'Arlincourt , le Renégat , musique de Giovanni Pacini, représenté à Milan en 1827, puis àTurin le 26 décembre 1828, et au Théâtre-Italien de Paris, avec sept morceaux nouveaux, le 30 janvier 1855. L'action se passe au temps de Charles-Martel. Clodomir, jadis fiancé à la belle Ézilda princesse des Cévennes, a embrassé le parti des Sarrasins, et, sous le nom d'Agobar, il s'avance victorieux et terrible, dévastant tout sur son passage. Leodato. général de Charles - Martel , à la suite d'un combat, va perdre la vie. Ézilda sort d'un monastère, où elle s'était réfugiée, et vient implorer la clémence du vainqueur en faveur de Leodato, qui lui a fait précédemment l'aveu de son amour. Elle reconnaît dans Agobar son fiancé, et tous deux sentent re-

naître dans leur âme les tendres sentiments qu'ils croyaient éteints à jamais. Agobar donne l'ordre à ses soldats de s'abstenir de tout pillage, de ménager le pays habité par sa maîtresse. Ceux-ci murmurent et forment un complot pour se défaire de leur chef. En vain le généreux Leodato avertit Agobar du du sort qui le menace. Il est trop tard. Clo domir est poignardé. Ezilda se jette sur son corps expirant en nommant son époux celui qui devait monter au trône avec elle, et qui a été l'ennemi de sa patrie. Cet opéra passe pour le meilleur de Pacini. On y reconnaît une facilité tout italienne. Les mélodies abondent, mais elles offrent peu de chants distingués. En outre, le musicien ne s'est pa.s préoccupé des situations dramatiques au point de vue oii le public s'est placé depuis plus de quarante ans. Il y a d'excellents passages dans cette partition. Nous rappellerons les chœurs des Montagnards, des Soldats découragés de Leodato, des Sarrasins triomphants. On s'est beaucoup diverti de voir les musiciens arabes porter, au viiie siècle, des feuilles de musique sur leurs instruments comme s'ils avaient appartenu à un régiment de ligne. Ce détail fait comprendre le peu d'importance que certains Italiens , les vrais au fond , attachent à la couleur historique. Le finale du second acte est traité avec ampleur et produit de l'elfet. Le duo du troisième, entre Agobar et Ézilda, Va menzogner, est le meilleur morceau de l'ouvrage. On a reproché à Pacini d'avoir prolongé outre mesure la scène de l'agonie de Clodomir.

Les rôles ont été chantés , à Paris , par Baucardé, Gassier, remplissant les rôles d'Agobar et du religieux; par Mmes Bosio et Borgbi-Mamo, jouant ceux d'Ézilda et de Leodato.

ARABO CORTESE (l'), opéra italien, musique de Paisiello, représenté à Naples vers

ARAGONESI IN NAPOLI (gli), opéra italien, musique de Conti (Charles), représenté au théâtre Nuovo en décembre 1827.

ARAGONESI IN NAPOLI (gli), opéra italien, musique de Charles Valentini, représenté à Rome en 1838.

ARAGONESI IN NAPOLI (gli), opéra, Thusique de L. Gordigiani, représenté au théâtre de la Pergola, à Florence, en juin i84i.

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