PARI
donc en vain que Mcjcrbccr a écrit son beau trio dramatique. C'est de l'or jeté dans un torrent. Kidèle à son système d'oppositions «t de contrastes, Meycrbeer qui, par ses exigences polies et tenaces, finissait par être plus auteur du livret de son opéra que les auteurs eux-nièmos, a voulu qu'au déchaînement des éléments produit au second acte succédassent le calme, la sérénité , les images du bonheur champêtre. Une fanfare, exécutée par cinq cors, précède l'air du chasseur : En cliafse! le jour est levé, dont la coupe est originale et la mélodie franche et bien accentuée. On entend ensuite un air de faucheur, puis un duo de deux jeunes bergers, enfin une prière en quatuor. La romance du baryton : A /(.' mon remord* te venge de mon fol abandon, est un morceau d'expression dans le caractère de l'air de l'Etoile du Nord : Pour fuir son souvenir ; la mélodie est distinguée, pleine de sentiment et de passion. Le duo qui amène le dénoûmont, ainsi que le finale, est traité avec une science dramatique consommée. Les défauts de cet ouvrage tiennent beaucoup plus du poëme que de la partition; mais le grand compositeur ne doit pas en être plus coniplctement absous que de sa participation au livret de l'Africaine. Le sens littéraire et le goiit n'étaient pas chez lui à la hauteur du génie musical. Les doux rôles principaux, de Dinoi-ah et de Hoël, ont été créés par AI'"'! Cabel et par Faurc; celui de Corentin, par Sainte-Foy. Bareille a dit le chant du chasseur, Warot celui du faucheur. Les rôles accessoires de pâtres, de chevrières, etc., ont été tenus par JJ'les Bélia, Breuillé, Decroix et Dupuy, et par Lemaire et Palianti.
PARENTELA RICONOSCIUTA (l.\) [la Parente reconnue], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Florence en 1785.
PARENTI RIDICOLI (l) [les Parents ridîcu/ci], opéra italien, musique de llaimondi, représenté à Naples vers 1833.
PARENTS D UN JOUR (les), opéra-comique en un acte, paroles d'Amédée do Beauplan, musique de lîcnincori, représenté à Feydeau, le 7 novembre 1815.
PARIA (t.K), opéra italien, musique de Carafa (Michel), représenté à Venise en février
PARIA (il), opéra italien, musique de Donizetti, représenté à Naples en 1829.
PARIA (le) ou LA CHAUMIÈRE IN-
DIENNE, opéra en deux actes, paroles de Dcmousticr, d'après le roman de Bernardin de Saint-Pierre, musique de Gavcaux (Pierre), représenté à Feydeau le 8 octobre 1792.
PARIDE {Paris), opéra italien, paroles et musique de Bontempi, représenté dans le Brandebourg en 1662.
PARIDE, opéra italien, livret de Muazzo, patricien de Venise, musique de Orlandini, représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostomo, à Venise, en 1720.
PARIDE, opéra italien, livret de Muazzo, musique de Casella (Pierre), représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1790.
PARIDE ED ELENA, opéra italien, paroles de Calzabigi, nmsiquc de Gluck, représenté à Vienne en 1769.
PARIDE IN IDA, opéra italien, livret de Mazzari, musique de l\I;mza et de Coletti, représenté sur le théâtre de Sant' Angiolo, à Venise en 170C, repris en 1719 à Padoue et à Bologne , avec une musique arrangée par Mendozzi, sous ce titre : Idue rivait in gara, ossia paride in Ida.
PARISINA, Opéra en trois actes, livret de Romani, musique de Donizetti, représenté . pour la première fois, à Florence, en 1833, et au Théâtre-Italien , de Paris , le 24 février 1838. Le sujet a été emprunté au poëme do lord Byron. Az^o, seigneur de Ferrare, a fait mourir Mathilde, sa première femme, dont il soupçonnait la fidélité. Il a épousé ensuite la jeune et belle Parisina, et il ne tarde pas à acquérir la preuve qu'il ne possède pas son cœur. Un compagnon d'enfance , Hugues est son nom, lui a inspiré de tendres sentiments qu'elle étouffe cependant de son mieux. Hugues s'est distingué dans les combats sous les yeux d'Ernest , général du prince de Ferrare ; il est vainqueur dans un tournoi, et reçoit la couronne des mains de Parisina. La pauvre femme laisse échapper , pendant son sommeil, le nom du bien-aimé. Les deux amants sont arrêtés par l'ordre de Azzo, et condamnés à la mort. Ernest lui révèle alors que Hugues est son propre fils, et que Mathilde en mourant le lui a confié ; mais le père et le fils apprennent un tel secret avec un redoublement de haine l'un contre l'autre. Cette scène est épouvantable, odieuse. Azzo révoque la sentence de mort, et ordonne à Ernest de conduire Hugues loin de Ferrare. Un dernier témoignage do tendresse qu'il surprend met le comble à sa