PIER
ploiement des chœurs de l'Opéra , la solennité de rorchestre n'ont pas de raison d'être pour un si mince intérêt. Quant à la musique écrite par le maître français, elle porte l'empreinte des qualités qui le distinguent. Les mélodies ont de la grâce, de la franchise. Nous signalerons l'air : Je suis sergent, brave et galant, écrit pour Dahadie ; l'air de Fontanarose : Vous me connaisses tous, chanté par Levasseur ; la barcaroUe à deux voix : Je suis riche, vous êtes belle, d'une facture gracieuse et originale ; et le morceau d'ensemhle du second acte , où les villageoises pressent Guillaume de danser avec elles. Nourrit a joué , avec un naturel parfait , le rôle du villageois naïf. MUe Dorus et Mn»e Damoreau ont chanté tour à tour, avec succès, celui de Thérésine. Les décors, de Cicéri, furent très-appréciés. Cet ouvrage transporté à rOpéra-Comique y fournirait encore une longue carrière.
FHROSINE ET MÉLIDOR, opéra en trois actes, d'Arnault père, musique de Méhul, représenlé à l'Opéra-Comique le 4 mai 1794.
PHYSIONOMIE (la), opéra-comique, musique de Piccinni (.Alexandre), représenté au théâtre des Jeunes-Artistes de la rue de Bondy vers 1804.
PIA DE' TOLOMEI, opéra italien, musique de L. Orsini, représenté au théâtre Alfieri, à Florence, dans l'automne de 1835.
PIA DI TOLOMEI, Opéra italien, musique de Donizetti, représenté à Naples en 1837.
PIANELLA, opérette en un acte, paroles de M>L Octave Féré et Saint- Yves, musique de M. F. de Flottow, représentée au théâtre Déjazet le il mai 1860. C'est la Sena padrona de Goldoni qui a fourni le sujet de la pièce. Elle a été jouée en Allemagne avec succèsau théâtre grand-ducal de Schwerin avant d'être entendue à Paris. PamphUe, Pianella (Zerbine), et Scapin en sont les personnages. La musique est remplie de motifs élégants, d'intentions comiques et de bon goût. L'ou- ">erture, écrite spécialement pour la représentation française, est traitée avec développement; nous rappellerons aussi un boléro fort bien chanté par MUc Géraldine.
PIANETJ BENIGNl (i) \les Heureuses Planètes], opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine) , représenté à Vienne en 1689. C'est un épithalame musical composé à l'occasion du mariage de Charles II, roi d'Espagne, avec Marie-Anne, princesse palatine.
PIANTE DELLA VIRTÙ E DELLA FOR- TUNA (le) [les Plaintes de la vertu et de la fortune], opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), écrit en 1693. Cet ouvrage n'a pas été représenté en public, mais seulement à la cour de Vienne le jour anniversaire de la naissance de Joseph 1er.
PICAROS ET DIEGO OU LA POLLE SOI- RÉE, opéra-comique en un acte , paroles de Dupaty, musique de Dalayrac, représenté au théâtre Feydeau le 3 mai 1803. Il avait été joué le 26 février I802 sous le titre de l'Antichambre ou les Yalets entre eux.
PICCARDA DONATI, opéra italien, musique de Vincenzo Moscazza, représenté à Florence, au théâtre de la Pergola, en mars 1863.
PICCIOL COMPOSITORE DI MUSICA (il) ]le Petit compositeur de niusique], farce italienne, musique de J.-S. Mayer, représentée à San-Mosè, de Venise, en 18O6.
PICTURE OF PARIS (the) [le Tableau de Paris] , pantomime anglaise , musique de Shield, représentée à Covent-Garden en 1790.
PIERRE DE MÉDICIS , Opéra en quatre actes et sept tableaux, paroles de Saint- Georges et Pacini, musique du prince Poniatowski , représenté à l'Académie impériale de musique le 9 mars IS60. La rivalité de deux frères , Julien et Pierre de Médicis , tous deux amoureux de la belle Laura Salviati, nièce du grand inquisiteur Fra Antonio, forme le sujet du poëme. Pierre obtient de Fra Antonio la promesse de la main do Laura; mais celle-ci aime Julien, qui ne voit d'autre moyen que la fuite avec sa maîtresse pour se soustraire à son rival. Son dessein est découvert, et il n'hésite plus alors à tirer l'épée et à se mettre à la tête d'une troupe de conjurés pour renverser Pierre de Médicis. Celui-ci, ne pouvant vaincre la résistance de Laura, l'oblige à se faire religieuse, de concert avec le grand inquisiteur. Un combat a lieu. Pierre, blessé grièvement, veut pardonner à son frère et lui accorder Laura. Il est trop tard, Frà Antonio s'est conformé à son désir ; sa nièce a pris le voilo ; elle appartient au cloître. Il y a de belles situations et des épisodes intéressants dans ce livret. Le jeu de la morra, le ballet mythologique des amours de Diane, la luminara ou l'illumination subite du palais Pitti , au second acte ; au troisième, le tableau du Campo- Santo. La scène la mieux réussie est celle ou Julien demande la main de Laura à son frère.