‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 543 sur 773 · RIVA · texte numérisé non relu

RIVA

scspoir de l'un d'eux qui devient fou d'amour, et qui ne recouvre la raison qu'après plusieurs péripéties assez invraisemblables. La musique nous a paru peu propre à expliquer le succès de vogue que cet ouvrage a obtenu ;i l'étranger. Dans le premier acte, l'air d'Elise : Bella sorgea la rosa, est assez mélodieux et la fin est jolie. Le long air bouffe de Columella est peu intéressant , et le récit ([u'il fait de ses prouesses est assez plat. L'ottelto final a du mouvement et est bien écrit pour les voix. L'andante chanté par Auréle : Più che non ama un nngelo , est pathétique; l'accompagnèmRnt par les violoncelles rehausse un peu sa valeur. Nous glissons sur le duo entre Aurèle et son amante : Dolente e squalida otnbra me vedi, dont la situation est la même que celle de Marta et de Lionello; c'est une femme qui cherche à rendre la raison à celui qu'elle passe pour avoir trahi. Un autre maître que Fioravanti en aurait fait le morceau capital de sa partition. Il a préféré donner ses soins à la scène des fous. Ces malheureux sortent l'un après l'aude leurs cabanons et organisent un concert grotesque, les uns en r.àclant sur des instruments, les autres en les imitant avec la bouche, ils exécutent ainsi un fragment de l'ouverture de Sémiramis. Il en résulte un charivari lamentable. C'est la marque d'un cerveau malsain de se moquer ainsi de la folie. Le morceau le mieux réussi de la partition, celui dans lequel on trouve enfin la verve comique napolitaine, est le duo bouffe entre Columella et Serpina. La mélodie coule de source comme aussi les épithètes les moins attiques :

Che mirnno li mici fusehi piipilli ?

Sei qui cmpia matfigna

Di Icopardi, imntere e coccodrilli ?

Et plus loin Columella objurgue ainsi la pauvre Serpina :

Lunge muscella barbara

Jo non son più il lito gatlo;

Non mi vedrai sul lelti

Pcr le più far mioja.

Cet ouvrage a été chanté aux Italiens par Scalcse, Mcreuriali, Agnesi, Cresci, Ubaldi, Aairo, M'i^s Vestri et States.

RITORNO DI DON CALANDRINO (il) ,

opéra italien, musique de Piccinni, représente à Naples vers 1773.

RITOBNO DI DON CALANDRINO (il), opéra italien, musique de Cimarosa, repréwjnté à Rome en 1780.

RITORNO DI LONDRA (il), opéra italien, musique de Fischietti, représenté h Naples

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