RODE
ROBE
BIVALI GENEROSE (le), Opéra italien, /nusique de E. Paganini, représenté à la Scala, à Milan, en 1809.
RIVALI GENEROSI fi), opéra italien, livret de Apostolo Zeno, musique de Vignati, représenté sur le théâtre de San-Salvatore à Venise en 1697, à Rome, puis repris à Venise sur le théâtre de San-Samuele avec succès.
RIVALI IN PUNTIGLIO (le) [les Rivaux en délicatesse], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Venise dans le carnaval, en 1786.
RIVALI PLACATI (i) [les Rivaux apaisés], opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté en Italie en 17C8.
RIVAUX DON MOMENT (les), opéra eu un acte, paroles de Corsange, musique de Champein (Stanislas), représenté à Feydeau le 30 juin en 1812.
RIVER SPRITE (the) [l'Ondiiw], oçéra. anglais, musique de M. Franck Mori, représenté à. l'Opéra anglais de Covent-Garden, à Londres, en mars 1865.
RIZZIO , opéra allemand en cinq actes, musique de Schliebner, représenté à Prague en avril 1863.
ROB-ROY, opéra anglais, musique de Davy (John), représenté à Hay-Market de Londres en 1803.
ROB-ROY , opéra , paroles de Paul Duport et de Forges, musique de M. de Flottow, représenté à Royaumont chez M. de Bellissen, et au théâtre de l'hôtel de Castellane au mois de mai 1837. Mme de Forges a chanté avec talent le rôle de Diana Vcrnon.
ROBERT BRUCE, Opéra en trois actes, paroles de MM. Alphonse Royer et Gustave Vaëz, musique de Rossini, représenté à l'Académie royale de musique le 30 décembre 1846. Le sujet du poëme a été tiré de l'Histoire de l'Ecosse par Walter Scott. Robert Bruce, roi d'Ecosse, défend sa couronne contre les entreprises d'Edouard II, roi d'Angleterre, Douglas le Noir vient lui offrir le secours de son épée. Il est accompagné de sa fille Marie, qui est aimée d'Arthur, jeune officier anglais. Celui-ci est amené par les circonstances à sauver la vie du roi d'Ecosse. Il est accuse de trahison, et va payer de sa tête l'acte de générosité que sa passion pour la fille de Douglas lui a fait commettre, lorsque celui-ci s'empare du château occupé par Edouard et en expulse les Anglais.
Quatre opéras au moins de Rossini ont servi à composer ce pastiche. Ce sont Zelmira, la Donna del Lago, Torwaldo e Dorliska et Bianca e Faliero. Niedermey cr fut chargé de combiner tous les éléments de cette œuvre singulière. .A.U point de vue de l'art lyrique, on ne saurait se montrer trop difficile et même sévère à l'égard d'entreprises musicales de cette espèce. Il n'appartient qu'au seul compositeur de puiser dans son propre répertoire des morceaux qu'il juge utile pour sa gloire de remettre en lumière, parce qu'il les adapte à leur nouvelle destination en les modifiant presque toujours ; de même qu'un statuaire peut faire d'un Caïn un Vulcain, et même d'une Sapho une Pénélope. L'artiste assume ainsi la responsabilité de son œuvre. Mais, à l'occasion de Robert Bruce, nous n'avons pas le courage de crier au scandale, puisque ce pastiche a eu pour résultat d'enrichir le répertoire français de très-beaux airs tirés d'opéras qu'on ne représente plus. Au lieu d'engager nos lecteurs à se voiler la face, nous préférons les inviter à ouvrir leurs oreilles aux mélodies du chantre de Pesaro. L'air chanté par Douglas : Eh quoi! chez vous la crainte, suivi de l'allégro : Prêts pour la guerre, est d'une ampleur, d'une fermeté harmonique superbes ; il a été tiré de Zelmira ; la barcaroUe chantée par Marie : Calme et pensive plage, est la mélodie charmante de la Donna del Lago: O mattutini albori; le grand air de soprano : 0 saint amour! première flamme, est celui de la Donna del Lago : Oh! quante lagrime. Le finale, qui offrait aux yeux éblouis des spectateurs la foule harmonieuse des bardes revêtus de robes blanches et tenant à la main leur lyre d'or, était d'un effet scénique admirable. La musique de cette scène appartient également à la Donna del Zaço.Nous de vous mentionner aussi la romance de Zelmira, intercalée sur les ^paroles: Anges sur moi pcncAe's, dont la mélodie est suave et l'harmonie pénétrante. Baroilhet a chanté le rôle de Robert Bruce ; Anconi , celui de Douglas; Bettini et Paulin, ceux d'.A.rthur et d'Edouard. Le rôle de Marie n'était pas favorable au talent de M^e Stoltz. Mlle Nau complétait, dans un rôle secondaire, la représentation.