AUCA
trois actes, paroles de Dupaty, musique de Tarchi, représenté au théâtre Feydcau en 1800.
AUBERGE SUPPOSÉE (l'), opcra-coniique en trois actes, paroles de Planard, musique de Carafa, représenté le 86 avril 182<.
AUBERGISTES DE QUALITÉ (les), opéracomiqueen trois actes, paroles de Jouy, musique de Catel, représenté le 17 juin I812. Cet ouvrage renferme des mélodies agréables et d'un goût très-pur.
AUCASSIN ET NICOLETTE , opéra-comique en trois actes, paroles de Sedaine, musique de Grétry , représenté à Versailles le 30 décembre 1779, et à Paris le 3 janvier 1780. Le véritable titre de cet ouvrage est celui-ci : Les Mœurs antiques , ou les Atnours d'Aucassiii et Nicolette. Le sujet est tiré d'un charmant fabliau du xiiie siècle, qui, de oos jours, a été reproduit en manuscrit avec des miniatures admirables par feu Charles Leblanc. Cette série de compositions charmantes et d'une exécution merveilleuse ferait la fortune d'un artiste chroraolithographe, si l'amateur éclairé qui s'en est rendu l'acquéreur consentait à la livrer au public. Ce même fabliau a été tout récemment imprimé avec une élégante traduction de M. Alfred Delvau. Pour revenir à la musique de Grétry, nous dirons que le compositeur a cru devoir employer dans la partition des modulations de plainchant, et les a appropriées aux paroles gothiques qui se trouvent dans le poërae, particulièrement sur cette cantilène : Nicolette, ma douce amie. Mais on goiite peu cet effort plus ou moins archéologique. Lorsque l'ouvrage fut représenté à la cour, on rit aux éclats, dans les endroits que Sedaine et Grétry avaient crus les plus touchants. Ne sachant à quoi attribuer cette déconvenue, l'illustre compositeur formule dans ses Essais l'opinion singulière que voici : « Soyons de bonne foi ; nos tragédies en musique n'ontelles pas produit presque tout leur effet musical après le premier acte? et si l'action du drame ne nous attachait aux actes suivants, peut-être le dégoût s'emparerait-il des auditeurs au point qu'ils désireraient ne plus rien entendre. » Cette « bonne foi • qu'invoque Grétry n'est-elle pas plutôt un manque de foi dans l'art et dans les effets qui lui sont propres ? .\ ce compte , pourquoi ne remplacerait-on pas le dernier acte d'Orphée, le troisième acte de Guillaume Tell, le quatrième des Huguenots ou de la Juive par un dialogue vit et animé?
Cette pièce médiocre peut servir à expli-