SORT
des notes, mais rarement offrent des dessins intéressants. Ce petit ouvrage a été chanté par Geraizer, Barnolt, Mmes Dceroix et Bonelli.
SORCIER (le), opéra-comique en un acte, paroles et musique de Mme Anaïs Marcelli, pseudonyme de Mme p..., représenté au Théâtre-Lyrique le 13 juin 1866. La pièce est amusante. On sent bien qu'il a fallu ji l'auteur quelques efforts pour amener en scène tous ses personnages. Mais une fois arrivés sur le théâtre de l'action, leur dialogue est vif, léger, spirituel, et, jusqu'à la fin de l'acte, l'auditeur est constamment captivé, ce qui est bien quelque chose. La scène se passe dans la montagne où habite un prétendu sorcier, qui dit la bonne aventure à tout venant. Des jeunes filles viennent le consulter sur leurs amours, une comtesse sur les escapades du comte, son mari ; celui-ci sur sa maîtresse. Mais le sorcier est un brigand déguisé qui, pour le moment, met à profit la crédulité de ses visiteurs pour obtenir d'eux des renseignements sur le lieu où se trouve caché un trésor qu'il veut s'approprier. Une jeune batelière arrive à l'ermitage ; c'est la filleule do la châtelaine; elle sait l'endroit de la cachette. Le sorcier fait d'abord semblant de favoriser ses amours avec un maréchal des logis, puis se présente à elle sous son vrai costume de brigand, et, par la terreur qu'il lai cause, l'oblige à lui servir de guide pour exécuter son dessein : mais voilà que le maréchal des logis survient. Le brigand reprend sa robe d'ermite et, pour se débarrasser d'un pareil hôte, le fait boire et lui verse un nar- " cotique qui l'endort. La batelière, témoin du danger que court son amant, parvient à force d'adresse à faire boire au brigand lui-même un verre de ce narcotique , qui le met hors d'état de se défendre contre les soldats dont il devient le prisonnier. Si le livret fait reconnaître dans l'auteur une femme d'esprit, la partition dénote un goût musical assez exercé. M^^ p... est trop connue dans le monde artistique et littéraire pour qu'on s'étonne de retrouver au théâtre les qualités dont elle fait libéralement les honneurs dans ses brillantes réceptions. Mais qu'on nous permette ici une réflexion qui d'ailleurs n"a rien de malicieux. Les femmes, comme les abbés, semblent affectionner de préférence ce qui est contraire à leur sexe et à leur état. Ceux-ci aiment principalement la musique bruyante et guerrière ; s'ils ont à organiser une musique dans leurs séminaires, ils y in-
troduisent des trompettes et des fanfares. Les organistes selon leur cœur sont ceux qui jouent volontiers in tempo allegretto. N'attendez pas de celles-là, dans leurs œuvres lyriques , des Céladons et de tendres Amaryllis ; elles affectent au contraire une certaine crànerie ; elles composent des chœurs de dragons , des chansons bachiques ; tant il est vrai que la nature vit de contrastes. D^ns le petit acte de Mme Anaïs Marcelli, on remarque une introduction fort bien instrumentée, ma foi ; le chœur à l'unisson : Nous sommes les soldats du roi ; des couplets militaires dits avec goût par Fromant; la chanson à boire du sorcier; le trio : Pendu, pendu! et un joli air chanté par la batelière, Mlle Tuai. Wartel a joué avec un vrai talent de comédien le rôle de brigand.
SORCIER PAR HASARD (le), opéra-comique en un acte, paroles et musique de De Pellaert, représenté à Gand en 1819.
SORCIÈRE (la), opéra, musique de Eberl, représenté à Vienne vers 1795.
SORCIÈRE DE PULTAVA (la), opéra allemand, poëme du baron de Auffenberg, musique de Strauss, maître de chapelle de CarLsruhe, représenté dans cette ville en 1846.
SORCIÈRE DU MOULIN (la), opéra-comique allemand, musique de Naumaun, représenté à Berlin en janvier 1862.
SORCIÈRE PAR HASARD (la), opéra-COmique en deux actes, musique de Framery, représenté à la Comédie-Italienne le 3 septembre 1783.
SORCIÈRES DE BÉNÉVENT (les), opéra en deux actes, musique de Balducci, représenté à Naples en 1S37. Cet ouvrage a été écrit pour six voix de femmes.
SORDO (il) [le Sou)'d],opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples vers 1774.
SORDO (il), opéra italien, musique de Girace, représenté en Italie vers la fin du xviiie siècle.
SORELLE RIVALI (le) [les Sœurs rivales], opéra italien, musique de Calegari (Antoine), représenté à Venise en 1784.
SORPRESA (la) [la Surprise], opéra-bouffe italien, musique de Roesler, représenté à Prague vers 1800.
SORT D'ANDROMÈDE (le), opéra, musique de Charpentier (Marc-Antoine) , écrit vers 1670.