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AELE

garelli, représenté à Naples vers 1815. C'est dans cet ouvrage que se trouve le bel air : Nel silenzio i mesti passi.

AMANTS DE VÉRONE (les), opéra cn quatre actes, musique de Richard Yrvid, pseudonyme de M. le marquis d'Ivry, joué dans les salons, gravé et publié chez l'éditeur Flaxland. Cette partition renferme plusieurs morceaux intéressants. Le livret a été interprété avec goût, et les procédés de composition portent la marque de bonnes études musicales.

AMBASSADE (l'), opérette bouffe, livret de MM. Cornély et Védi, musique de M. Warnecke, représentée au théâtre de Tivoli en mars 1872. Le rôle principal a été chanté par Muie Peretti.

AMLETO, opéra séria, livret de Boito, musique de Faccio, représenté avec un succès médiocre au théâtre de la Scala, à Milan, le 9 février 1871.

AMOUREUX DE PERRETTB (les), Opéra-

comique en un acte, musique de Louis Clapisson, représenté à Bade en 1855, et chanté par Mme Marie Cabel et ses deux beauxfrères.

ANNA ROSA, opéra itahen, musique de M. Bignami, représenté au théâtre Paganini, de Gênes, en novembre 1872.

ARLÉSIENNE (l'), mélodrame en trois actes et cinq tableaux avec symphonies et chœurs, de M. .Alphonse Daudet, musique de M. Georges Bizet, représenté au théâtre du Vaudeville en octobre 1872. La donnée de cette pièce semble avoir été indiquée à l'auteur par la lecture d'un de ces faits divers qui noircissent tristement la troisième page des journaux ; c'est un suicide par amour. Un jeune paysan de la Camargue, Frédéri, est amoureux d'une Arlésienne qu'on dit être fort belle, mais qu'on ne voit pas dans la pièce. Au moment de l'épouser, il apprend qu'elle en est indigne ; des lettres produites par un amant de cette fille achèvent de lui faire perdre la raison. Sa mère veut lui faire épouser une charmante jeune fille qui l'aime. Frédéri repousse durement sa tendresse, et lorsque sa mère, au désespoir, accorde son consentement à son union avec l'Arlésicnne, il refuse et, finalement, va se précipiter du haut d'une tourelle, sous les yeux de sa mère. L'esprit et le sentiment dont l'auteur a fait preuve dans les détails de la pièce et dans le dialogue ont pu seuls faire accepter un fond

BAL

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si pauvre et un dénoùment si peu intéressant. La musique a étù très-appréciée, quoique les morceaux de la partition ne soient pas assez reliés à l'action dramatique et paraissent des hors-d'œuvrc. Les chœurs sont exécutés dans les coulisses ; des mélodies provençales, avec imitation de galoubet et de tambourin, ont fourni les principaux thèmes, entre autres, le noël attribué au roi René, et qu'on appelait dans le comtat d'Avignon la Marche des rois.

La musique, éfritepar M. Georges Bizet, a été aussi exécutée au Concert populaire. Le genre pastoral domine dans ces fragments. On y a remarqué un joli menuet et un adagio bien instrumenté. L'instrumentation se compose de sept premiers violons, de deux altos, cinq violoncelles, deux contre-basses, une Jlvite, un hautbois, un cornet à pistons, deux cors, deux bassons, timbales, harmonium et piano. Les rôles principaux ont été remplis par Abel, Parade, M'ics Fargueil et Bartet.

ARMANDO E MARIA, opéra italien, musique de C. Alberti, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, dans le mois de juin 1SG9. C'était l'ouvrage d'un très-jeune musicien, auquel le public napolitain, très-impressionnable, a fait un accueil d'autant plus enthousiaste qu'il était l'enfant de la maison, le fils de l'imprésario du théâtre. On ne pouvait faire moins que de le rappeler vingt-cinq fois. Depuis que le Napolitain ne produit plus de Cimarosa, que de triomphes sans lendemain 1

ASTOLPO CAVALCANTl , opéra italien , niugique de Bensa, représenté à la Pergola de Florence en avril 1872.

ASTRONOME, DU PONT NEUF (l'), pochade musicale en un acte, paroles M. Jules Moinaux, musique de M. Emile Durand, représentée sur le théâtre des Variétés le 18 février 1809. C'est une pièce à deux personnages. La scène se passe sur le. terre-plein du pont Neuf, devant la statue de Henri IV, Un individu, que l'auteur a appelé Babylone, pour ne pas être reconnu d'un quidam du nom de Maléclos, dont il courtise la femme, prend le chapeau et le carrick de l'astronome ambulant et se met à montrer la lune aux passants. Un colloque s'engage, et tots deux s'aperçoivent qu'ils sont, en ménage, aussi trompés qu'on peut l'être. Le dialogue est si lourd, les coq-à-l'àne si peu spirituels, que le jeu des acteurs Dupuis et Grenier a seul pu rendre cette pièce supportable. Mais la musique en est jolie, gaie et bien écrite. Le compositeur a profilé de l'occasion que le sujet lui offrait pour faire preuve d'habileté en faisant exécuter dans l'ouverture, par les violons, une polka, pendant que les corsjoucnt l'air populaire : Au clair de la lune. Cet arrangement est d'un effet gracieux. Le motif de l'air revient encore dans les couplets de Babylone, et est partout bien traité. Je signalerai encore une valse chantée. Le reste est de la musique de quadrille; le sujet ne comportait guère autre chose.

BABBEO E L INTRIGANTE (il), opéra italien, musique de Sarria, représenté au théâtre Rossini, ;i Naples, en janvier 1S72. Cet ouvrage a réussi.

BACCHANTE (la), opéra-comique, musique de M. Eugène Gautier, représenté au Théâtre-Lyrique en 1858. Cet ouvrage n'eut que trois représentations, et tomba malgré le succès personnel qu'y obtint Mme Marie Cabel.

BAL MASQUÉ (le), opéra en quatre actes, paroles de M. Edouard Duprez, d'après le livret italien de Somma, musique de M. Verdi, représenté au Théâtre-Lyrique en novembre

1869. Il était utile de faire connaître cette œuvre distinguée au public qui ne fréquente pas le Théâtre-Italien, autant toutefois que des chanteurs médiocres pouvaient la faire apprécier. (Voyez il Ballo in jnaschera.) Les morceaux que l'auditoire du Théâtre-Lyrique a le plus goûtés ont été d'abord l'allégro en la bémol, chanté par le duc Richard au premier acte; la ballade, la chanson du second acte ; le duo avec Amalia, le trio et la prière en mi bémol mineur du troisième acte. Distribution : le duc Richard, Massy ; Amalia, M'cc Meillet ; Oscar, M"o Daram ; Ulrica, Mme Borghèse; Renato, Lutz. La musique du Ballo in maschera est si nerveuse, si ex-

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