BEAU
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pressément scénique, qu'elle ne peut, sans perdre beaucoup de son expression, être détachée du texte sur lequel elle a été imaginée et écrite. Cet ouvrage a moins résisté à l'épreuve de la traduction que la Traviata et Rigoletto du même compositeur,
BANDITO (il), opéra italien, musique de L. Boccaccio, représenté à Savigliano, en février 1872.
BANNIÈRE DU ROI (la), opéra, musique de M. Mermet (Auguste), joué à Versailles eu 1839.
BARBIER DE TROUVILLE (le), opérette en un acte, paroles de M. Henri, musique de M. Charles Lecocq, représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens en novembre 1871.
Henri est le pseudonyme de M. Jaime. Il s'agit dans cette farce d'une demoiselle Caroline, qui a la passion du théâtre et se prépare à débuter dans le Barbier de Trouville, d'un amant jaloux, d'un bourgeois nommé Potard, à la recherche d'une cuisinière qui sache préparer un lapin aux confitures. La musique que nos artistes se donnent la peine d'écrire pour ces scènes burlesques leur est bien supérieure et forme avec elles un contraste bien singulier. M. Lecocq a écrit pour cette opérette une jolie valse et un boléro assez agréable.
BARIGEL (le), opéra-comique, musiquo de M. Aug. de Pellaert, représenté à Bruxelles,
BEATA, opéra en un acte, musique de Moniuszko ; représenté à Varsovie le 7 fév. 1872.
BEAU DUNOIS (le), opérette en un acte, paroles de MM. Chivot et Duru, musique de M. Charles Lecocq; représentée au théâtre des Variétés le 13 avril 1870. Les fables gracieuses et poétiques de la mythologie ne suffisaient pas à l'appétit destructeur de nos faiseurs de pièces. La chevalerie devait avoir son tour, dussent nos gloires nationales s'amoindrir et se ternir ; La Hire se transformer en Jocrisse, La Trémoille en Cassandre, Dunois en Cadet- Roussel ! Après Orphée aux enfers, le Sire de Framhoisy ; après le Sire, Croque fer ou le Dernier des paladins; après Croquefer, les Chevaliers de la Table ronde; après les Chevaliers, les Jeanne d'Arc, les Dunois ; et après toute cette suite de grands noms et de grandes choses, changés en pitres burlesques et en sarabandes grossières, l'étranger envahit notre sol ; on a vu alors par qui les Jeanne d'Arc et les Dunois ont été remplacés.L'ennemi s'est retiré en gardant deux de nos provinces et en nous
emportant cinq milliards. Dans la pièce jouée en 1870, trois mois avant la guerre, le brave La Hire contracte mariage, mais jure de ne le consommer qu'après avoir chassé les Anglais de Montargis. La Trémoille et Xaintrailles sont les témoins de son serment. Il confie la garde de sa femme à Dunois, qui abuse de la confiance de son ami pour faire sa cour. Il est accueilli ; et La Hire, revenant sans avoir expulsé les Anglais, est trop heureux de voir son mariage cassé par le roi. En acceptant de pareils livrets, en les sollicitant ! même avec empressement, les compositeurs n'apprécient pas le tort qu'ils se font à euxmêmes; à moins qu'ils ne recherchent le succès que par le scandale, l'excentricité et la drôlerie des situations, la flagornerie des instincts d'un certain public ; en ce cas, il n'y a rien à leur dire, il n'y a qu'à les plaindre ; mais mieux vaut encore les avertir. M. Charles Lecocq a du talent et il le gaspille sur des pièces ridicules et absolument mauvaises, dont le moindre inconvénient est celui d'entraîner la chute et l'oubli de ses partitions. Cet inconvénient a cependant son importance ; car la musique de M. Lecocq est bien faite, mélodique, spirituelle, écrite avec une rare facilité. Je citerai, dans la partition du Beau Dunois, les couplets du rire, la chanson O mon Lubin ! les couplets de La Hire : Ami, je te la confie, et un trio. Chanté ou plutôt joué par Dupuis, Kopp, Léonce, Mlles Aimée et Lucy Abel.
BLACK CBOOK ( THE ) , opéra-fécrie en quatre actes, musique de M.M. Jacobi et Fr. Clay, représenté à l'Alhambra de Londres en décembre 1872.
BOHÉMIENNE (la). Opéra en quatre actes et un prologue, livret de M. de Saint-Georges, musique de Balfe, représenté au Théâtre-Lyrique le 30 décembre 1870. Cet ouvrage était populaire et avait rendu célèbre le nom de Balfe en Angleterre depuis plus de vingt ans, lorsqu'on se décida à le faire connaître au public français. (Voyez dans le Dictionnaire lyrique la Bohémienne.) Les péripéties nombreuses et serrées de ce drame en décèlent l'origine; c'était primitivement un ballet de MM. de Saint-Georges et Mazillier, la Gipsy, dont MM. Benoist, Thomas et Marliani ont écrit la musique. Le lieu de l'action a été transporté d'Ecosse en Hongrie. Sarah d'Arnheim est une jeune fille qu'un Bohémien, nommé Trousse-Diable, a enlevée tout enfant à son père, riche seigneur hongrois. Elevée au milieu d'aventuriers, elle a inspiré
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