OURS
éternelles valses chantées. Les couplets du docteur: Une femme douce et genlitle, qui sont loin de valoir ceux qu'Auber mettait dans ses opéras-comiques, ont lo tour gaulois. Quant au second quatuor : Uti mot, cliève voisine, il ne vaut pats le premier, mais il est très-9cénique et se termine par un allegretto d'une gaieté communicative. Le duo de Jeanne et de Fabrice : D'où vient que maintenaiU près d'elle, est à la fois dune vérité d'expression très-soutenue et d'un charme mélodique incontestable. Bien écrit pour les voix, il prendra place dans le répertoire des chanteurs. Avec la première partie du quatuor du prelîiier acte, c'est le morceau que je trouve le mieux réussi. La fin de l'acte est d'uji effet pittoresque. Une petite symphonie jouée par les instruments à cordes en sourdine est traitée avec goût. Des critiques sévères pourraient reprocher aux auteurs d'avoir abusé dans cet opéra des hors-d'œu vre et d'avoir fait une part trop grande aux épisodes descriptifs. Mais les morceaux sont courts et mélodieux. M. de Flotow a du goût et n'insiste pas comme l'a fait souvent Meyerbeer, qui traçait un grand tableau là oii il aurait fallu un simple croquis. Cette observation m'est suggérée par les couplets si applaudis sur les heures de midi et minuit. Cet andante est fort gracieux ; je crois que le sens voluptueux des paroles, qui flatte le goîit du public de ce temps, a bien un peu contribué au succès de cet intermède.
La romance de Fabrice : Pauvre ange dont la triste vie, n'est qu'une inspiration distinguée. Elle est loin de Tendre tout ce que la situation de Fabrice a de ijoignant. Cette scène m'a fait penser à une «cène analogue dans le Déserteur, et lacantilèœ : Adieu, chère Louise, du \\Qa\ JMonsigny, est bien autrement émouvante. Après un assez joli trio avec effet de cloches sonnant le mariage, et une romance médiocre du docteur, l'opéra se termine par un trio dramatique, dans lequel on peut admirer une phrase largo et belle chantée à l'unisson, et par la reprise finale du chœur des cloches. VOmbre restera nndesjolisouvragcsdu répertoire de l'Opôra- Comique. Les rôles ont été créés par Monjauze, Moillet, Mï'cs Marie Roze et Priola.
OMBRA BIANCA (l'), opéra italien, musique de Miccii; représenté auTeat^-o-Nuovo- Nazionalo, de Naples, en janvier 1872, avec succès.
ONCLE SALOMON (l'), opéra-comique en trois actes, livret de M. de Najac, musique
d'Ajbert Grisar, ouvrage posthume et inédit,
OPRITSCHNIK (l'), opéra russe, musique de Tschatkowski ; représenté au théâtre Marie de Saint-Pétersbourg en 1872.
ORESTE, opéra italien, musique de Carlo All>erti ; représenté à Naples en février 1872.
ORFANELLA, opéra italien, musique de Baraldi ; représenté au théâtre du I^iceo, à Barcelone, en mars 1870. Baraldi a chanté le rôle du baryton dans son ouvrage.
ORFEO, opéra-séria, musique de Haydn.
Cet ouvrage a été composé à l-ondres eu 1793 ou au commenceinent.de 1794, pepdant le second séjour du maître en Angleterre. Gallini, entrepreneur da théâtre de Hay-Market, lui avait demandé cet opéra. Mais des difficultés s'étant élevées au sujet du privilège de ce théâtre, Haydn repartit pour Eisenstadt en emportant onze morceaux de sa partition ; c'est un de ces fragments, l'air de baryton : Il pensier sta negl' oggeltî, que M. Geva«rt a publié dans les Gloires de l'Italie.
ORio SORANZO, opéra italien, musique de M. Gustave Ruiz ; représenté au théârtre de la Fenice, à Venise, en avril 1870. Cet ouvrage n'a été donné qu'une fois.
OURS ET L'AMATEUR BE JARDINS (l'), bouffonnerie musicale en un acte, paroles de MM. W. Busnach et Marquet, musique do M. Isidore Legouix ; représenté au théâtre dos Bouffes-Parisiens le ler septembre 1869. Cette bluette ne se recommande que par son excentricité. Un jeune sculpteur fait poser un ours du Jardin des plantes pour un groupe dont le sujet est la fable de La Fontaine. Cet ours fait son entrée dans un intérieur Tiourgeois oii se débattent diverses affaires matrimoniales. On croit à une farce du prétendu qui aurait trouvé plaisant de s'affubler de la peau de l'animal. De là quiproquos et effroi général lorsqu'on découvre qu'on a affaire à une bête féroce. La musique a passé inaperçue. On n'a remarqué que la chanson des crêpes et un air de chasse. Joué par Désiré, Poirier, "Vautier fils et M'ie Bonelli.
OURS ET LE PACHA (l'), opéra-coHiique en un acte, livret de Scribe et Saintine, musique de M. François Bazin; représenté à rOpéra-Comique en février 1870. La pièce de Scribe a fait le tour du monde ; cette drôlerie fort plaisante, saupoudrée de gros sel, ne pouTait supporter que quelques couplets