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TOUR

zèle, promet au chanteur le plus habile la main de sa nièce Molda, avec une belle dot Dans le canton voisin, un autre juge nommé Barnabe a imposé aux garçons le célibat, aux maris la continence dans l'intérêt de la conservation de leur voix. Un transfuge de ce canton, le jeune Millier, aime Molda; mais il a juré d'observer fidèlement les statuts do son canton; il remporte le prix et, ne pouvant se parjurer, il prend la fuite aussitôt. Le lendemain le juge Raab demande compte à Millier de sa conduite à l'égard de .sa nièce. Tout s'explique et il paye la rançon do 3,000 florins qui dégage le jeune chanteur de ses serments et lui permet de consommer son union avec Molda. Voilà à quelles insanités des auteurs sont contraints de descendre lorsqu'au lieu de soumettre au jugement du public une œuvre littéraire personnelle et éclose dans leur imagination, ils prennent pour collaborateurs les vices de ce public, et bornent leur travail à les exposer sur la scène. On peut se rendre compte de ce que sont les détails de la pièce. Certains couplets chantés par Mme Judic et redemandés chaque soir dépassent en crudité les chansons les plus lestes du répertoire de MUe Térésa; en raison de ces couplets si bien accueillis par les amateurs de gravelures, le nom de M™e Judic est devenu célèbre et a brillé en grosses lettres sur les murailles et tous les kiosques de Paris et même des villes de province. Je ne crois pas que de pareils divertissements préparent la revanche, ni que les milliers de gens qui se sont gaudis à ces spectacles sont bien disposés à mourir pour la patrie. Je me suis décidé à aller assister à la cent-douzième représentation de la Timbale d'argent. Je pensais que l'élégance et la valeur de l'œuvre musicale avaient servi de prétexte à la vogue de la pièce; il n'en est rien ; les idées sont peu originales, la mélodie est contournée, l'orchestration bruyante. J'ai remarqué de fréquentes imitations des phrases ascendantes familières au style de M. Gouno^. Les couplets sont même bien inférieurs à ceux des vaudevilles. Au troisième acte, il y a un duo à l'unisson auquel des cris violents ne donnent pas ce qui lui manque; je n'ai remarqué qu'un joli solo de violon avec sourdine au deuxième acte et un chœur bien traité : Bonne nuit, il est minuit. Chanté par Désiré, Mme» Judic et Peschard.

TOUR DU CHIEN-VERT (LA.), Opéra-bOuCfO

en trois actes, paroles de M. Philippe Gille,

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