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TRON

musique de M. Duprato; représenté au théâtre des Folies- Dramatiques en décembre 1871. Dans cette tour du Chien- Vert se passe un mélodrame grotesque entre un certain comte Waldemar, un journaliste, une comtesse et un duc qui veulent s'empoisonner mutuellement, un puisatier et sa femme. On ne comprend pas qu'un musicien habile tel que M. Duprato ait pu perdre son temps et ses idées au profit d'une si pit03'able pièce. On a remarqué le duo du souper, la romance du ténor: Ah! Caroline, quand je pense, et un chœur au deuxième acte. Joué par Milher, Luce, Vautier, Vavasseur, Girardot, MUe Latour.

TOURISTES (les), opéra suisse, musique de Théodore Staufer; représenté à Zurich en avril 1872.

TRACOLLO, intermède italien, musique de Pergoièse; représenté à Rome en 1734. L'air bouffe de TracoUo : .ffceo t7 povero naeollogià viciiio à tracollar, est excellent dans son expression comique. Il a été publié par M. Gevaert.

TRADITION (la), prologue d'ouverture des Bouffes-Parisiens, paroles de H. Dorville, musique de M. Léo Delibes; joué en 1864.

TRE REGNl (l) OU IL BENE E IL BtALE, opéra italien, musiquode Herbin ; l'eprésenté à Naples, au théâtre de la Fenice, en juillet

TRÉSOR DE LA TANTE BÉCHUT (le),

opérette, musique de M. Georges Douay ; représentée à laTertuîia enseptembre 1872.

TRÉSOR DE MATHURIN (le), opérette, musique de M. Offenbach. Cet ouvrage est devenu le Mariage aux lanternes. (Voyez ce mot.)

TROIS CLEFS (les), opérette, paroles et musique de M. Auguste de Pellaert; publiée en 1856 dans le Journal des demoiselles.

TRÔNE D'ECOSSE (le), opéraibou£fe en trois actes, paroles de MM. Hector Crémieux et Adolphe Jaime, musique de M. Hervé, représenté sur le théâtre des Variétés en novembre 1871. Los livrets de ce genre sont imaginés scène par scène sans que les auteurs se préoccupent de faire une œuvre dramatique composée des éléments les plus essentiels. Bah ! c'est leur moindre souci. Il en est de leur métier comme de celui des clowns au Cirque-Olympique ; c'est une série de tours et de culbutes, à pied ou à cheval , avec ou

sans musique, sans antre but que d'amuser les spectateurs et d'exciter leur curiosité par la variété du spectacle. On est en Ecosse où règne la reine Jane; ses sujets conspirent contre elle; ils veulent faire monter sur le trône à sa place un descendant de Robert Bruce. Un certain commis voyageur en vins, nommé Robert Mouton arrive sur ces entrefaites ; les Ecossais conspirateurs trouvent qu'il ressemble à Robert Bruce et le proclament roi ; Robert Mouton, par suite de diverses circonstances, arrive à épouser la reine au palais d'Edimbourg ; l'envoyé du roi de France arrive et signale dans la personne du nouveau roi d'Ecosse son marchand de vins; Jane, désespérée d'être descendue du trône à un comptoir, devient folle. Le chef de la conspiration, Mac-Razor, se livre à toutes les excentricités imaginables ; le véritable descendant de Robert Bruce, Robert XX, sort d'une armoire où il était caché, casse le mariage de la reine et l'épouse à son tour. Il y a aussi dans la pièce un certain Buckingham, dont les bottes vernies fascinent tous les regards et captivent tous les cœurs. On est honteux d'écrire une analyse d'un ouvrage aussi extravagant ; cependant je juge utile de bien établir la nature des œuvres dramatiques qui attiraient la foule, dont tout le monde parlait, dont les auteurs jouissaient d'une popularité incontestable, ainsi que des faveurs et des encouragements de l'administration, avant et après la guerre qui nous a coûté la perte de deux provinces. Ajoutons que le Trône d'Ecosse, qui ne le cède en rien au Petit Faust, a été représenté dans le mois de novembre 1S71, non-seulement l'année même de la guerre, mais presque au lendemain de la Commune. Pour donner une idée du genre de littérature auquel appartient ce livret , il suffit de reproduire cette ballade :

Au sein de la blonde Ecosse, Tout au fond du Lochaber, Je conserve en ronde bosse, La tète du roi Eobert.

Pour secouer notre opprobre.

Son buste s'animera; Robert Bmce reviendra; Il reviendra z'à Pâques Ou le vingt quatre octobre.

Ecossais, hàtfZ-vous, Préparez vos bignoui.

Ce n'est pas l'vingt-quatre août Qu'il apparaît chez nous; Ce n'est pas au Pérou, Ni sur l'mont Canigou, C'est dans nos bois de houx Qu'ici vous l'verrez tous.

Les couplets les plus applaudis sont ceux

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