‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 767 sur 773 · UNE · texte numérisé non relu

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rituelle qu'en faveur de comédies vraiment dignes de l'art dramatique ! N'est-il donc pas possible d'amuser les gens autrement que par des tableaux licencieux, des chansons graveleuses et des exhibitions plastiques? Est-ce que le répertoire des opéras-bouffes italiens et des farces napolitaines n'est pas là pour prouver le contraire? Et toutes les pièces et arlequinades des théâtres de la foire Saint-Germain et de la foire Saint-Laurent n'attestent-elles pas que l'esprit gaulois peut s'allier à un certain respect de la décence publique ? En somme, si le livret des 7'urcs me semble de tout point une détestable pièce, la partition est une oeuvre musicale dont la critique peut s'occuper. Le premier acte est le meilleur ; je citerai : Salut grande lumière; le duetto d'Atalide et de Yaya ; la valse de la sultane, la marche turque, la valse des houris. Dans le deuxième acte, il y a un chœur de muets d'un effet original et

fort comique ; ce chœur est d'abord mimé pendant que l'orchestre joue ; les choristes agitent tous les lèvres de la môme manière eten mesure,en accompagnant cette mimique des mêmes gestes; puis ils se mettent ensuite à crier à qui mieux mieux :

Nous sommes muets de naissance, Comme vous pouvez en juger, etc.

Les principaux rôles ont été joués par Milher, "Vavasseur , Marcel , Chaudesaigues, M'ies Devéria, Perret, Latour.

TUTTI IN MASCHERA, Opéra italien, musique de Carlo Pedrotti ; représenté à Vérone en 1856.

TUTORI E LE PUPILLE (i), opéra-bouffe italien, musique de M. Deschamps ; représenté au théâtre de la Pergola, à Florence, en avril 1869.

UNA VENGANZA, Opéra espagnol en quatre ac'ics, livret de D. Mariano Capdepon, musique des frères D. Manuel et D. Tomas Fernandez ; représenté au théâtre de l'Alhambra, à Madrid, le 31 mai 1871. Cet ouvrage ne manque pas de mérite ; mais la médiocritédes chanteurs en a compromis le succès.

UNE ENVIE DE CLARINETTE, opérette en un acte, paroles de M. Paul Avenel, musique de M. Paul Henrion ; représentée au théâtre des Nouveautés, en novembre I87i. Chantée par MUe Martelaer.

UNE FOLIE A ROME, opéra-bouffe en trois actes, paroles de M. Victor Wilder, musique dfc M. Federico Ricci ; représenté au théâtre des Fantaisies-Parisiennes le 30 janvier 1872. Lelibretto italien adapté à la scène française a conservé les qualités et les défauts originels de l'opéra -buffa : la verve, la malice, l'enfantillage dans les scènes comiques, et aussi la faiblesse de l'intrigue, l'absence de toute sensibilité vraie, la longueur des épisodes.Don Pacifico de Bergame arrive à Rome pour épouser Laurence,^eune héritière, qui ne peut jouir de la fortune qui lui a été léguée qu'à la conditionrde se marier avec ce don Pacifico, vieil ami du testateur. Laurence a donné son cœur à Maurice,

et tous deux se concertent avec deux de leurs amis et une suivante, pour berner et dégoûter le pauvre Bergamasque qui tient beaucoup plus à la dot qu'à Laurence. Enfin on imagine une créature millionnaire en faveur de laquelle don Pacifico se désiste de ses projets à l'égard de Laurence. Il a signé une renonciation qui lui est enlevée habilement au milieu d'une mascarade sur la place du Corso, et rien ne s'oppose plus à l'union des deux jeunes gens. La musique de cet ouvrage a de la vivacité et de l'élégance, du brio sans banalité; elle est ingénieuse et toujours scénique ; l'orchestration, qui est la mise en scène de l'idée musicale, est partout soignée et intelligente. Toutefois, cette idée ne brille pas par l'originalité et l'invention. Chaque fois même que le compositeur veut aborder les régions plus hautes de l'art musical, il ne réussit pas. Je ne parle pas de l'ouverture, qui n'a aucun rapport d'expression avec la pièce, parce que ces sortes de morceaux sont quelquefois empruntés à d'autres ouvrages; mais je citerai la fin du premier acte et le duo entre Maurice et Laurence au deuxième acte. En revanche, le trio de femmes: Dans l'ombre et le silence, est fort joli; le trio bouffe qui le suit et le duo entre don Pacifico et Laurence : 0 fleur d'amour, sont

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traités avecesprit et produisent le plus charmant effet. L'air de la Folie est le morceau capital du deuxième acte et de tout l'ouvrage au point de vue du chant. Le troisième acte, qui débute par une gracieuse valse chantée, est le plus chargé de musique ; le quintette de la bonne aventure et un quatuor accompagné par les chœurs doivent être rangés au nombre des meilleures inspirations de M. Federio Ricci. L'interprétation A'Une folie à Rome a été si heureuse que cet opéra a eu un succès de vogue. M' le Marimon a brillamment chanté le rôle à vocalises de Laurence ; les autres rôles ont été chantés par Soto , Arsandaux , Léopold Ketten , Mlle Persini et M™e Decroix.

UNE PABTIE DB DOMINOS, opéra-comique en un acte, paroles de M. Jules Blerzy, musique de M. le marquis Jules d'Aoust ; représenté pour la première fois chez l'auteur, le 8 mars 1863, et joué ensuite dans d'autres salons avec un joli prologue en vers de M. Carmouche. La pièce se passe dans une loge au bal de^'Opéra; elle est spirituelle et amusante ; la musique de M. J. d'Aoust a été bien interprétée pour les premières représentations par Mme Ribault et Mlle de Lapommeraye de l'Opéra, MM. Biéval et Jules Lcfort. On a fait répéter le boléro et un quatuor scéniqne plein de verve; on a distingué aussi un bon trio ; les accompagnements de cet ouvrage ont été traités avec soin, et on y a remarqué des mélodies agréables.

UN CAPRICCIO DI DONNA, opéra italien, musique de Cagnoni ; représenté au théâtre Carlo-Felice, à Gênes, en mars 1870, avec quelque succès.

UN CRIME SOUS LES TOITS, opérette en un acte, paroles et musique de M. Chirac, sous le pseudonyme de Jean des Gaules'; jouée au théâtre des Nouveautés, en novembre

UN CURIOSO ACCIDENTE, Opéra italien, musique de Ricci ; représenté au théâtre Carlo-Felice, à Gênes, en octobre i87i. Ce compositeur est le neveu de Frédéric Ricci, l'auteur de Crispino e la Comare et de beaucoup d'autres ouvrages. On a fait bon accueil à la musique du jeune artiste. Chanté par Montanari et Cesare Ristori, frère de la célèbre tragédienne.

UNE FÊTE A VENISE, opéra-bouffe en quatre actes, paroles de Nuitter et Beaumont, musique de Federico Ricci ; représenté au Théâtre- Lyrique (Athénée), le 15 février 1872. Cet ouvrage avait déjà été joué en Italie sous le titre: Ilmaritoe l'amante. Le sujet n'était pas neuf; car il était emprunté à une pièce d'Etienne et Roger, mise en musique par Fétis et représentée à Feydeau en 1820. (Voyez \' Amant et le mari.) Dans l'opéra dont il est ici question, une comtesse arrive à Venise pour y retrouver son mari, jeune capitaine qui oublie gaiement ses devoirs au milieu des folies du carnaval, en compagnie de son lieutenant et cousin Gustave, lequel va se marier et cependant poursuit de ses assiduités un domino rose. Ce domino, c'est la comtesse qui se venge en encourageant un peu les ardeurs du lieutenant. Le capitaine aide son lieutenant dans sa conquête au point de lui dicter la déclaration qu'il fait à sa femme. Le masque tombe et le mari reste confondu. Le public a eu cette fois le boa goiit de ne pas admettre cette plaisanterie. Le musicien n'a pas contribué à le désarmer; les mélodies sont communes et rebattues , l'orchestration bruyante et dépourvue de toute élégance. Çà et là on retrouve cependant l'auteur d'Une folie à Rome; au premier acte, dans le duo de femmes ; au troisième, un quintette scénique, et au quatrième, l'air de Zanetta. Cet ouvrage a été chanté par Duwast, Aubéry, Odezcnne, Selon, Mmes Ganetti et Douau.

UN MAUVAIS SUJET, opérette, musique de M. J. Uzès ; jouée aux Percherons en février 1872.

UNO ZINGARO RIVALE, farsa, livret de Cammarano, musique de L. Rossi ; représentée sur le théâtre do la Canobbiana, à Milan, le 10 novembre 1867.

UN SAPEUR A LA CLEF, opérette en un acte, paroles de M. Barthélémy, musique de M. Labit, chef de musique au 34e régiment de ligne ; jouée au théâtre de Strasbourg en juin 1870.

UN VOYAGE AUX PYRÉNÉES, Opérette, livret de M. Albert Bornicr, musique de M. Georges Lamothe ; jouée au théâtre des Folies-Bergères, le 28 décembre 1872.

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