VEIL
VAISSEAU FANTÔME (le), opéra allemand, musique de M. Ricliard Wagner ; représenté à Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 6 avril 1872. (Voir Fligende hollander [der], page 296.) Cette nouvelle tentative en faveur du maître de l'avenir, et à vingtneuf ans d'intervalle, ne réussit pas. Malgré les trompettes de la renommée et le luxe de la mise en scène, la nef de M. Wagner est encore venue se briser contre le rocher de l'insensibilité publique, absolument rebelle aux beautés transcendantales émanées de ce génie méconnu. On a remarqué, comme toujours, le chœur des fîleuses et le chœur dialogué des matelots et des femmes. Chanté par Warot, Bryon, d'Orgeval, Mlle Sternberg.
VALERIA, opéra italien, livret de GMslanzoni, musique de M. Vera; représenté au théâtre Vittorio-Emmanuele, à Turin, en février 1870. M'ue Vera-Lerini, femme du compositeur, a chanté le rôle principal dans cet opéra, qui a été bien accueilli.
VALET DE CHAMBRE DE MADAME (le), opérette, musique de M. O. Metra; jouée aux Folies-Bergères, en novembre 1872.
Chantée par Mme stani.
VIRGINIA, tragédie lyrique en trois actes, livret do Cammarano, musique de Mcrcadante ; représentée pour la première fois au théâtre do San-Carlo, de Naples, en mars 18GG. C'est l'un des ouvrages les plus considérables du fécond compositeur, tant par le nombre des morceaux, qui ne s'élève pas à moins de trente-huit, que par l'importance des situations et les aspirations du musicien vers les formes grandioses et les effets les plus dramatiques que l'art puisse atteindre. Je n'affirme pas qu'il ait réussi dans son entreprise -, cependant, aux yeux des connaisseurs, Virginia est un des grands opéras modernes soumis au jugement du public. Plusieurs morceaux se répandront assurément dans tout le monde civilisé. Dans le premier acte, la belle prière de Virginia : Sulle materne ceneri, chantée avec succès par la signera Lotti Délia Santa; le rondoletto : E grande al par d'Icilio, morceau de br.avoure écrit très-haut et d'une exécution fort difficile ;
dans le troisième acte, la scène et le prélude de cor anglais, suivis du duetto de Virginie et Virginia: Sacripeiiati, ah! i'ullimo è forse qnest'. addio! est très-pathétique ; l'allégro qui le termine est violent peut-être, mais il est fort dramatique : E piena è compiuta la sorte funesta.
VALSE ET MENUET, opéra-comique en un acte, paroles de Méry, musique de M. Louis Deffès ; représenté au théâtre de l'Athénée le 16 avril 1670. Cet ouvrage avait déjà été joué au Kursaal d'Ems vers 1865. Quelques changements ont été faits à la pièce pour la représentation française. Le canevas est si léger qu'il no peut intéresser que les désœuvrés d'une ville d'eaux. Un baron arrive à Weimar pour engager une danseuse qui doit figurer dans les divcrtisements qu'il est chargé d'organiser à l'occasion d'une fête à Versailles ; il se trompe et engage une cautatrice; de là quiproquos et dénoûment td quel. M. Louis Deffès est un compositeur d'esprit qui aurait dii n'associer sa musique élégante et très-mélodique qu'à des pièces de quelque valeur littéraire. On a entendu sa musique avec plaisir, mais on n'a pris aucun intérêt à ce livret insipide. Je rappellerai parmi les morceaux les plus goûtés un trio, la leçon de menuet et la valse. Il y a une singularité dans cet ouvrage : c'est que deux personnages y jouent du violon, la prima donna et le baryton ; ce qui en rendra l'exécution assez difficile. Cet opéra-comique a été très-bien chanté par Aubéry, Justin Kée, Laurent et M'i» Singelée.
VANINA D'ORNANO , opéra, livret de M. Léon Halévy, musique de Fr. Haiôry ; ouvrage posthume et inédit.
VEILLEUSE (la.) ou les NUITS DE MILADT
opérette en un acte, paroles de M. Gustave
Lemoine, musique de Mme g. Lcmoine (Loïsa
Puget); jouée au Gymnase en iscs. La scène
se passe àBagnères-de-Bigorre, entre milord,
milady et le docteur Gérard. Il s'agit d'une
leçon de courtoisie conjugale, que se donnent mutuellement les époux en se mettant l'un
l'autre à la porte de leur logis. Le canevas en
est fort léger ; quant à la musique, l'auteur