‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 104 sur 394 · CRI · texte numérisé non relu

CRI

CRO

2® segment : nielles, seigle, blé avorté.

3® segment : blé moyen mélangé do graines étrangères (doit être repassé)

4® segment : gros blé.

5*-* A rextrémité du cylindre sortent les corps volumineux' : hotons et pierres.

Dans les machines à battre à double nettoyage, on préfère employer le crible extensible de l^ennoy, afin do ne pas être obligé de changer les segments perforés suivant la nature de la récolte traitée.

('e crible est formé d’un fil d’acier enroulé en spirale autour de tiges guides, de manière à constituer un cylindre; ces spires no sont pas éipndistantes, mais assez serrées dans une première portion du cylindre, puis moins serrées dans une seconde et une troisième portion, enlin écartées dans la quatrième portion.

laorsquo Ton déplace le plateau compresseur, récarteinent des spires varie à volonté, mais les quatre portions à écartements ilitférents subsistent toujours. Une brosse circulaire nettoie constamment le crible.

11 est composé d’une solide boîte ou embase frottée (/"V^.), dans laqucllo coulisse une grosse créinaillèr(5 portant h sa partie supérieure une tète tournante et il sa partie inférieures une patte que Ton peut intro- (luire sous les fardeaux. Ua crémaillère e^t mise en inouvennont par une manivelle et des engrenages intermédiaires; un cran de sûreté retient la manivelle dès qu’on 1 ’ a b a n d o n ne. —

Chauvet.

€rliilèro. — I-a crinière est formée |>ar les crins qui se développent chez nrio

le cheval, râno et

le mulet, au bord supérieur de Tencolure, de la nuque au garrot. La crinière est plus ou moins longue, plus ou moins touirue suivant les races; quand elle 11 existe encore d'autres types de retombe de chaque côté de 1 encolure,

on dit qu’elle est flouble.

f-'i Chez les chevaux d’atte-

lage, la crinière, par les soins du pansage, est dirigée à droite ou à gauche do rencolure; cela dépend de la place des animaux, s’ils sont attelés en paire; nour les petits chevaux de luxe, les crins sont coupés à quelques centimètres de long^ueur , la c rinière est dite en brosse.

La crinière doit toujours être peignée, tenue très propre, autrement les psoroptes s’y développent et

Crible cylindrique.

cribles, le crible Boby notamment, mais ce sont des appareils à grand rendement destinés surtout à la meunerie.

Travail et prix. — I^e crible Pernollet peut traiter par jour do 20 à 60 hectolitres et coûte 130 à 260 francs.

Le cylindre est incliné de un quinzième de sa longueur et doit faire dix tours j>ar minute. — Charvet.

C'riltloiir* — On donne quelquelois le nom de crvbleur à l’épierreur Josse (Voy. Érierreur).

C'rililcire. — t)n appelle cribhires le déchet des grains passés au crible ou au tarare (Voy. Tarare). On les fait consommer par les volailles; un certain nombre de graines non acceptées doivent être jetées au compost (Voy. Compost) et non au fumier d'où elles iraient infester les cultures.

Cric. — Le cric est un instrument qui sert à soulever de lourds fardeaux.

provoquent à la base une gale appelée ronvieux (Voy. Oale).

— Poils qui garnissent la crinière. On trouve encore des crins au sommet de la tête, ils forment le toupet ; il la queue et à l’extrémité des membres.

C'roc. — Outil à dents recourbées, utilisé en liorticulture pour ameublir le sol ; il efléctue une sorte de bersago

On lait aussi des crocs à dents ]dates que l'on emploie pour retirer le fumier tassé des bergeries (/'ÔV/.).

CrolKCiiieiit. — Opération qui a pour but d’uqir des animaux de genres et de races dilTércnts.

Dans le premier cas, les produits sont généralement inféconds et portent le nom A' hybrides , On en trouve un exemple dans la production des

CRO

CRO

wulels (Voy. Mulet), issus do raccouploment de ràne avec la jument.

IjO croisement de sujets de races différentes se pratique assez couramment. Dans- l’espèce bovine, on tend de la sorte à obtenir des produits plus

aptes à V engraissement ^ d'une conformation plus régulière au point do vue do la boucherie (Voy. Engraissement, Boucherie).

Beaucoup de nos races françaises ont ainsi subi le croisement du durham (Voy. Durham). Le plus souvent, les éleveurs voulant conserver les caractères extérieurs de leur race, se sont bornés a l’introduction d’un premier croisement dont ils ont eu soin de faire disparaître les traces visibles, pour ne conserver qu’une plus grande ampleur et la précocité (Voy. Précocité). Tel est le cas do ramelioration des nivernais, des flamands, des limousins, etc.

Dans l’espèce ovine, la race mérinos a do môme subi l influence du dishleij (Voy. Mérinos, Dishley).

Très souvent le croisement se pratique d’une tout autre façon. On ne cache plus le rôle améliorateur de la race croisante ; au contraire, on le met en évidence pour la production do ce qu’on appelle des métis élevés pour la Vjoucherie. I^e premier produit du

f)ur-sang avec la race croisée forme e demi-sang; le demi-sang avec un pur donne un trois-quarts: le trois quarts de sang avec un pur, un septhuitième de sang ; on dit aussi premier, deuxième et troisième métis. Mais au bout de quatre générations, la race croisante a absorbé la race croisée et tend à s’y substituer. C’est quelquefois le moyen d’améliorer rapidement et

sans trop do frais des animaux défectueux utilisant mal les fourrages qui leur sont distribués. C’est par ce procédé que l’on a formé les darham-manceaux (Voy. Durham-Manceau) et nue le mérinos s’est implanté dans la Champagne. D’opération s’appelle du croisement continu- 11 no faut pas croire que l’on obtient do cette façon des races possédant absolument tous les caractères et les aptitudes de la race croisante, car y hérédité et V atavisme (Voy. HÉRÉDITÉ, Atavisme) sont là pour prouver que le croisement ne lorine pas les races. En outre, pour réussir dans cette opération, il est indispensablo que les produits issus du pur-sang trouvent une nourriture appropriée à leurs exigences; c’est donc le cas de mettre en pratique la maxime suivante : ly amélioration du sol doit précéder celle des animaux.

Au lieu de chercher à supplanter la race croisée par la race croisante, on 80 contente quelquefois d’un premier croisement pour produire des métis susceidibles d'attoindi'c rapidement un fort poids en viande. C’est ce qu’a réalisé le premier M. de Béhague par les métis vSouthdown-bcrrichons [Voy.

SouTiiDOWN et Berrichonne (Rage)].

Dans l’espèce chevaline, le croisement des races entre elles no donne de bons résultats qu’à condition d’unir dos animaux qui no soient pas trop dissemblables; pourquoi on a obtenu de grands échecs quand on a voulu régénérer toutes nos races par l’arabe ou le purs a n (J anglais (Voy. Arabe,

Bur-sang, Anglais).

1^0 croisement ne fournit donc d’effet utile qu’entre les mains d’éleveurs intelligents et expérimentés qui éloignent presque t O U j o U rs les métis de la rep r oduction (Voy. Métissage).

C;roi^sant*

croissant destiné à émonder les arbres et tailler les haies {Fig.). On le munit d’un long manche pour faciliter la manipulation.

Page 1