‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 11 sur 394 · AGE DU CHEVAL ET DU BŒUF · texte numérisé non relu

AGE DU CHEVAL ET DU BŒUF

7 ans.

0 ans.

Age du cheval.

10 ans.

AGE

AGE

les premières mitoyennes; 8 ans, les deuxièmes mitoyennes ; 0 ans, les coins : la mâchoire est au ras.

Do 10 à il ans, les coins sont complètement nivelés, l’étoile dentaire devient carrée, les dents s'écartent et no constituent plus que des chicots.

L’alimentation choisie des animaux do l’espèce bovine, en les faisant arriver plus vite à l’état ailnlto, a eu pour but do hâter l’apparition des dents do remplacement. C’est ainsi que la plufiart de nos races françaises ont, â quatre ans, toutes leurs dents d’adultes.

Les cornes servent chez le bœuf à compléter les indications fournies par les dents. On so base sur cette observation que chaque année apparaît un sillon bien formé, le premier n’étant toutefois bien appréciable qu’à 3 ans, le deuxième â d ans, etc., do sorte qu’un sujet do 5, 6 et 7 ans aura 3, 4 et 5 sillons, etc.

Age du mouton. — I^a conformation de la dent du mouton dilfère do celle du bœuf; elle n’a pas d’ovale, jiar

iH mois 2 ans 1/-2

3 ans i/2 4 ans 1/2

Age du mouton.

conséquent pas de collet. Les dents do lait tombent vers 18 mois et leur remplacemeiît so fait comme chez le bœuf. Après 5 ans, les indices sont peu certains {Fig.'),

Age du porc. — J^e porc a six incisives à chaque mâchoire, désignées également sous le nom do pinces, mitoyennes et coins, ces derniers un peu isolés. Les canines sont dites crochets ou défenses.

Jusqu’à 6 mois, le porc n’a que dos dents de lait ; à ce moment, les coins font leur apparition aux deux mâ-

choires ; â 1 an, les crochets sont remplacés; à ^20 mois, les pinces d’adullo so montrent à la mâchoire su[)érioure; à 2 ans viennent les mitoyennes à la mâchoire inférieure, et à 30 mois, les pinces inl’ériouros.

Age du chien. — Cet animal {Fig,)

Age du chien.

l. Incisives. 2, (’anincs. 3, Canines.

4, Incisives. 3, Uoïaircs.

a 6 incisives et 2 crochets â chaque mâchoire. Lo chien naît avec ses dents do lait; â 1 an, elles sont toutes remplacées. L’a])préciation do l’âge porte alors sur la tormo do la partie libre, ressemblant â une /leur de hjs :

2 ans, lobes dos pinces rasés.

3 ans, lobes dos mitoyennes rasés.

4 ans, lobes des coins rasés.

r> ans, la mâchoire supérieure qui s’est conservée plus fraîche est aussi complètement rasée ; ensuite les dents noircissent rapidement.

Age des végétaux. — Ifâge des végétaux no s’apprécie pas facilement, rintérct n’on est du reste que secondaire, les produits qu’ils donnent

Age des végétaux : Cliaguc couche successive marque une année.

1, Écorce. 2, Cambium. 3, Aubier. 4, Cœur.

5, Moelle.

s’évaluant d’après le volume. En jeunes taillis, on peut avoir dos données à pou près exactes par lo nombre do

ÂGN

AGN

générations de branches produites, chacune d’elles comi)tant pour une année; le châtaignier donne ainsi jusqu'à dix et douze ans des indices certains. Quand un arbre est abattu, on peut compter sur la section faite à la base le nornlire de couches concentriques que j)résonte le bois (Fif/.); le total, d'après la loi d’accroissement des tiges, (^ioniie le nombre d’années (Voy. Tige). — J. Tiu rondeau.

(Kace). — La race bovine agenaise occupe jirincipalement le département de Lot-et-Garonne. Les caractères saillants en sont les suivants : robe froment avec le mufle et les pauj)ièrcs d’une teinte rosée. La tete est volumineuse, portant des cornes d'un ))lanc jaunâtre; à la partie inférieure do l’encolure existe un large fanon.

Du reste, la peau est partout lâche et abondante, jdissée même sur l’encolure.

Les animaux de race agenaise ont généralement une forte charpente osseuse, à dos infléchi, à épaules fortes et croupe relevée. Leur aptitude prédominante est celle de l’engraissement ; toutefois on en tire un excellent parti comme moteurs. I.a vache ellc-mème travaille ; c’est sans doute une cause de son inlériorité comme bête laitière.

A la V)Oucherie, les bœufs agenais sont très appréciés; ils ont peu de suif et une quantité considérable de graisse infiltrée dans les muscles, donnant ainsi une viande de qualité supérieure.

— Le produit de la brebis est désigné par le nom d'q//ncat4 quand il est mâle, d'cu/yielie s’il est femelle.

Quand on élève des animaux de races précoces, il faut garder les agneaux à la bergerie au moins quinze jours après leur naissance ; avec des races communes, le jeune animal peut suivre plus vite sa mère au pâturage.

Au bout de deux à trois semaines, les agneaux commencent à manger; il ne faut pas les laisser se nourrir des fourrages donnés aux brebis; ils prendraient trop de ventre; la relation nutritive (Voy. Alimentation des animaux) n'étant pas assez élevée. On établit alors des compartiments féciaux dont les communications s’effectuent par des ouvertures étroites donnant simplement passage aux agneaux.

Dans ces compartiments réservés, on distribue dans les crèches d'abord du son, de la farine d’orge à%raison de 150 à 200 gr, par tête et par jour, puis un peu plus tard on y ajoute des fourrages d'excellente qualité, comme des regains de prairies naturelles ou artiffcielles, soit 200 gr. par animal.

Ces quantités seront augmentées au fur et à mesure du développement et de la croissance des animaux.

Quand tous les agneaux sont nés, on pratique l’amputation de la queue, organe inutile se développant aux dépens des autres; de plus, l’animal privé de queue paraît plus régulier.

La castration doit être pratiquée chez le mâle toujours avant le sevrage ; l'opération est moins douloureuse et raliinentation lactée calme l’inflammation. Les agneaux deviennent plus aptes à l’engraissement; c’est donc un avantage d’entreprendre la castration de bonne heure ; tous les bergers savent l’elfectuer et les suites ne sont jamais graves.

Le sevrage a lieu de trois à quatre mois ; il faut disposer à ce moment d'une nourriture riche composée de fjrovende et de fourrages excellents.

Quelquefois, quand on se livre à la spéculation des agneaux gras, obtenus surtout avec des métis Southdown- Berrichons et Dishley-lSIérinos, on choisit ce moment pour la vente.

Si l’agnelage s’est effectué au printemps, les agneaux peuvent être conduits au moment du sevrage sur de bons pâturages ; les herbes qui y croissent conviennent en etfet très bien à l'alimentation des jeunes : elles contiennent de l’eau, des matières nutritives facilement assimilables et renfermant peu de ligneux et de cellulose.

La croissance des agneaux est fort variable avec les races, et dans chacune d’elles avec le sexe, les mâles étant presque toujours plus développés. Avec les animaux ijrécoces et une bonne alimentation, il n’est pas rare de voir des agneaux augmenter de 260 gr. par jour pendant lesquatre premiers mois, et de 140 gr. par jour jusqu’à un an. Dans ces conditions, on obtient des individus de 33 kg. à quatre mois et de 65 à 70 kg. au bout de la première année. Si le cultivateur dispose de ressources fourragères importantes, cette spéculation des agneaux engraissés à un an donne d’excellents résultats ; elle a été plus particulièrement pratiquée par M. de Béhague, à Dampierre (IjOiret).

— Cela s’entend de la mise bas des brebis. Elle s’annonce par des signes extérieurs faciles à saisir, qui sont communs à toutes les femelles domestiques, et elle se produit cinq mois après la fécondation. Avant l’agnelage, il faut avoir soin d’enlever les fumiers et de mettre une litière très propre. Si on vidait les bergeries dans le moment où les naissances se produisent, la température serait subitement refroidie, il pourrait en résulter de la mortalité parmi les agneaux.

Presque toujours, la délivrance s’effectue facileriiefit ; si elle a lieu deliors, au j)ritura|^o, le berger doit envelopper ragneau dans dos couvertures pour le j)rotéger du froid, l^a brebis lèche son petit pour le sécher ; si elle no le fait pas naturellcnient, on doit Vy inviter en le saupoudrant do sel ou do son. Dans le cas où elle refuserait encore, il faudrait y suppléer par dos frictions avec des morceaux d'étoffe. Au premier agnelage, un certain nombre de brel)is refusent do laisser tôter leurs agneaux ; on les tient do force juseju’à ce que Thabitude en soit bien prise.

Les brebis do race commune donnent souvent deux agneaux ; lorsqu'elles sont bonnes laitières et si on

Biberon pour les agneaux (Face et coupc).

f)cut les nourrir abondamment, il faut CS conserver ; sinon on emploiera le biberon (Fif/,).

L’époque de l’agnelage est variable; elle doit être fixée suivant les ressources de rexploitation et la spéculation que l’éleveur adopte. S’il dispose pour riiiver de beaucoup de fourrages, l'agnelage ])cut se faire en décembre et janvier ; les agneaux sont gras fin mars-avril et se vendent facilement.

Autrement, l'agnelage se produira au printemps et en été. Avec les beaux jours et la pousse de l’herbe, les brebis sont bien nourries, elles x>euveiit allaiter convenablement leurs petits.

ilL^çricultiire. — Suivant son étymologie, le mot agriculture qui dérive do agey\ champ, et de colere, cultiver, signifierait purement et siinploniont l’art do cultiver la terre. Mais, aujourd’hui que cette industrie est élevée au niveau des sciences, cotte définition est trop restreinte. Pour être plus complet, on peut dire que l’agriculture est la science qui s’occupe de la production et do Tutilisation des végétaux, on améliorant et fertilisant les terres, afin d’obtenir d'une manière durable la j)lus grande quantité possible de produits.

I/agriculture s’occupe donc de la ])roduction des végétaux; mais, pour mieux l’étudier, on l'a divisée en plusieurs branches : Y horticulture ^ qui traite des légumes et des fleurs ; 2» Y arboriculture, qui s'occupe do la production des arbres fruitiers ; 3® la viticul-

ture^ qui étudie spécialement la vigne ; P liistflvicnllnre, qui s'entend do la production dos forets. L'agriculture })rol>reinent dite no comprend donc plus, suivant les termes de M- Boitel, « (pie les végétaux ])roduits sur do grandes surfaces, et par des procédés (jui exigent l'emploi des machines, mises en mouvement par des animaux et (|Uol(juefois môme ]»ar la vapeur ».

L'agriculture s'apprend par la théorie et par la pratique.

Les anciens auteurs avaient fait do l’agri(*.ulture une vérital)lo encyclopédie : les premiers traités renfermaient avec l’étude dos végétaux, celle des animaux et donnaient dos notions do poche, de chasse, voire mémo d'art culinaire.

Mais au fur et à mesure que cotte science s’est développée, on a reconnu la nécessité do la séparer, j)onr mieux l’approfondir, de la production des animaux. C’est ainsi que l’on a créé des sciences qui s’a])pellent zootechnie, pour l'étude du bétail ; apiculture, j)onr les abeilles ; sériciculture, pour les vers à soie ; aviculture, pour la bassecour; pisciculture, j)our les poissons; ostréiculture, pour les huîtres.

D'autre part, réconomio rurale a pris une telle importance, qu’elle doit aussi faire l’objet d’une étude spéciale.

L’agriculture emprunte également à toutes les sciences : à la botanique, à la géologie, à. la zoologie, à la physique, à la chimie, à la mécanique.

Ce simple aperçu nous montre quelle somme do connaissances variées l’agriculteur doit posséder pour cultiver avec profit.

— On

désigne sous le nom d'agronome celui qui, à l’agriculture proprement dite, joint la connaissance dos sciences agricoles dont rensemble forme ce que l’on est convenu d’appeler Y agronomie.

ül r O n O ni i ci 11 e (Inj^Citiit j • — Ecole nationale supérieure d’agriculture, à Paris (Voyez Enseignement

AGHICOLE EN FhANGE).

— Les

agrostides sontdcs plantes de la famille des Graminées; les espèces en sont assez nombreuses :

1^ L’Agrostis stolonifère {A^stoLonifera) {Fig.)^ commune surtout en prairies fraîches ; elle est résistante au piétinement des animaux et

Agrostis

stoîonifère.

AIG

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