‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 110 sur 394 · DEN · texte numérisé non relu

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fectuer; le terreautage donnera d’excellents résultats.

Ocliisconco. — I^a déhiscence s entend de la manière dont s’ouvrent soit les fVulls pour laisser échapper leurs graines, soit les anf hères pour Ibiirnir le pollen (Voy. Ktamink , Fhuits).

— Voy. Beukue.

Mêlai teiise. — Voy. Beurre.

MclivraiBce. — La" délivrance consiste dans l'expulsion des membranes fœtales après la parturition (Voy. Parturition). Généralement la délivrance se fait naturellement; si elle est trop lento, on peut l’activer par des injections d’eau tiède légèrement phéniquée. Il est aussi facile do suspendre aux membranes qui font saillie hors de la vulve, de la terre renfermée dans un nouet représentant un poids de 500 gr.

Si la délivrance résiste à ces moyens, consulter le vétérinaire,

OencIroiiièÉro. — Le dendromètre est un instrument qui pei'met d’apprécier la liauteur des arbres sur nied.

Le cadre de ce dictionnaire no permet pas de faireladescription dos don-" dromètres de Régnault, de Bouvart, do d’Arbois de Jubainvillo; le lecteur se reportera aux traités spé- Dendromètre.

ciaux. Voici

néanmoins un moyen rapide de mesurer la hauteur d un arbre sur pied.

On fixe deux baguettes égales, d’équerre l’une sur l’autre, puis on interpose l’une d’elles, tenue bien d’aplomb, entre l’œil et la tige de l’arbre duquel on se rapproche ou l’on s’éloigne jusqu’à ce que le regard rasant les extrémités de la baguette verticale atteigne en même temps les extrémités de la tige de l’arbre {Fig.). On peut s’aider d'un fil à plomb ou simplement d’un caillou attacl^ au bout d’une ficelle pour maintenir la baguette bien verticale.

Alors il y a similitude entre la figure formée par les deux baguettes et la figure formée par la hauteur de farbre et la distance à laquelle on s’en trouve. Les deux baguettes étaut égales, la hauteur de la tige d’arbre égale de même la distance. En mesurant la distance qui sépare du pied de l’arbre l’observateur, on obtiendra la hauteur cherchée.

Mais il n’est guère facile do mesurer la circonférence moyenne. On a alors recours aux principes suivants, que rcx])érienco coidirine assez exactement dans la plupart dos cas.

I^a section est prise à 1"\^0 ou 1*",30 au-dessus du sol pour éviter les cannelures et les hanches qui déforment souvent le pied do la tige, et on admet • Que la circoiilérenco moyenne d’un chêne venu dans les conditions normales est les 9/10 de la circonférence mesurée à 1*”,90 du sol.

2® Que si Ton iirend le cylindre qui aurait pour base la section à 1”\20 du sol, le volume de l’arbre est les 80/100, les 75/100 ou les 70/100 de ce cylindre, suivant qu’il s’agit de taillis exploités à moins de vingt-cinq ans d’intervalle, de taillis à plus de vingt-cinq ans ou de futaies pleines.

— I^es dents sont de petits organes formés d’une substance analogue à celle de l'os, implantés dans les mâchoires et qui servent à la préhension des aliments et à la mastication.

D’après leur situation, les dents sont appelées incisives^ canines et molaii'cs .

Généralement les dents manquent au moment de la naissance pour apjiaraître quelque temps après en commençant par les incisives, l^es premières dents surviennent pendant l’allaitement, c’est ce qui leur a fait donner le nom do dents de lait; celles-ci tombent chez les animaux domestiques à partir du milieu ou de la lin do la deuxième année et sont remplacées par d’autres dont l’évolution est complète quand les sujets ont acquis tout leur développement, ce qui les a fait désigner sous le nom de dents d'adulte ou de re7ujdacement.

On distingue, dans une dent, trois parties principales : la couronne ou partie libre, le collet et la raciitc. La racine s’implante dans la mâchoire et dans une cavité appelée alvéole

Au point de vue anatomique, la couronne est formée d’une matière osseuse jilus dure que l’os, appelée ivoh^e., recouverte d'une autre substance encore plus dure et qui porte le nom (ïémaiL Dans la région de la racine, l'ivoire est recouvert d’une matière plus molle appelée cément. Enfin à la partie intérieure se trouve la/ïu/pc dentaire qui reçoit les nerfs et les vaisseaux sanguins.

Il y a chez les ditlércntes espèces domestiques quelques particularités de conformation qu'il importe de connaître, parce que l’appréciation do l’âge se tire de l'examen des dents en se basant sur leur structure et leur forme aux diliérentes époques do la vie. Nous no nous occuperons toutefois que des incisives.

Equidés. — Chez lo cheval, Tâne et le mulot, il existe à chaque mâchoire six incisives désif^nées par les noms do pinces^ 7riitoycn)ies et coins. \jOs crochets no se trouvent que clicz lo mâle {Fig.).

Si l’on vient â scier une incisive dans le sens longitudinal, on rcmartj[uo que rémail externe ou d’encadrement s’infléchit â rintéricur pour former le cornet dentaire ; si Ton olfectuait des sections transversales â ditrérentos hauteurs, on s’apercevrait que leur forme est successivement ovalaire, circulaire, triangulaire, ainsi que nous l’avons expliqué au mot Age.

Bovidés et Ovidés. — Il n’y a plus d’incisives â la mâchoire supérieure; l’inférieure en porto huit. On voit par les figures que chacune des incisives du bœuf a la forme d’une pelle dont la partie libre constitue la table dentaire s’usant jusqu’à la racine (Voy. Age).

UeiitiCioii. — La dentition comprend l’ensemble des modilications qui se produisent au moment de la sortie dos dents. L’évolution de ces organes donne dos indices précieux pour la détermination do l’ago des animaux (Voy. Age, Dent).

Les espèces domestiques (bovines, asines, ovines, etc.) possèdent toutes deux dentitions, la première caractérisée par la sortie des dents de lait^ la deuxième par l’apparition des dents de Vadulte. Voici sommairement quelques caractères de la dentition de nos animaux â l’état adulte.

Espèce chevaline. — La mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure présentent la meme disposition ; on

Mâchoire du cheval (DiÛércntcs sortes de dénis et coupe médiane d’une pince).

rencontre des incisives I, des canines C et dos molaires M, do sorte que la formule dentaire peut s’écrire :

Les femelles n’ont pas de canines.

Espèces bovine et ovine. — La mâchoire supérieure n’a pas d’incisives ;

Mâchoire du bœuf (Diflcrenlcs tK>rtes de dents).

elles sont remplacées par un bourrelet cartilagineux; il n’y a pas de canines. I^a formule dentaire est la suivante :

Espèce porcine. — Chez lo porc, on trouve comme caractéristique 8 petites molaires â chaque mâchoire, de sorte que la formule s’écrit :

l^é|>i€iiia|;;e. — Voy. Battage.

— On appelle ainsi l’opération qui consiste à faire consommer en avril, sur les sols très fertiles, la première pousse des prairies naturelles. Si on a soin de ne pas maintenir trop longtemps les animaux sur la prairie ou sur l'herbage, le déprimage ne nuit jias â la récolte du foin. ^

Mépulpoiir. — J.O dépulpeur est un instrument qui est destiné à réduire les racines en très petits fragments, c’ost-à-dire en pulpe, i)Our la nourriture des animaux de basse-cour.

C'est une sorte do coupc-racines dont les couteau-x sont remplacés par des dents aiguës et très nombreuses.

»cruyuro* — Sillon vide qui sépare deux planches successives dans un terrain labouré en planches.

Wésiofeetion. — f.a désinfection est une mesure des plus importantes qui consiste dans ‘l’emploi de substances désinfectantes, servant â tuer les germes des maladies contagieuses, afin d’en arrêter l’extension "et d’en prévenir le retour.

La loi du 21 juillet 1881 (art. 5, par. 4) prescrit la désinfection des écuries, étables, voitures, etc., et des objets à l’usage des animaux ou qui ont été souillés par eux, dans le cas où ils sont malades ou morts do maladies contagieuses.

Les agents désinrectants sont des plus nombreux; laclurnic en découvre chaque jour. Les plus employés sont Tacide phonique, le crésyl, le lysol, le phénol, etc.; le chlorure de chaux, le STiblimé corrosif (bichlorure de mercure), Tacide sulfureux, Tacido sulfurique, etc.

Le feu est aussi employé comme desinfectant; Teau à la température de 100^ détruit les germes infectieux après plusieurs ébullitions prolongées.

Quand il s'agit de désinfecter un local, des objets ou dès véhicules, les désinfectants dont il vient d’ôtre question seront toujours employés sur les conseils d'un vétérinaire, qui seul est absolument compétent pour indiquer le moyen de les appliquer.

ne^^aloiiicnt» — Lavage du sol qui a pour objet d'enlever le sel ou chlorure de sodium qui le rend infertile. La plupart des terrains qui forment les rivages de la Manche, de l'Océan et de la Méditerranée contiennent naturellement une forte proportion de sel marin et sont impropres à la culture; on les reconnaît à, la végétation caractéristique qu’ils portent :

soude, salicaire, etc., et aux efflorescences salines qui les couvrent pendant l’été. Lorsque la teneur en sel atteint ou dépasse 10 à 50 gr. par kil. de terre, soit 1 à 1 1/5 0/0, les plantes nécessaires à l’alimentation de l'homme et des animaux : céréales, légumineuses, tubercules ou racines, ne peuvent végéter ; il faut de toute nécessité enlever le sel en excès avant de tenter la mise en culture de ces surfaces. Les terres à dessaler peuvent être divisées en trois catégories :

1° Les terres qui sont entièrement salées parce qu’elles proviennent d’anciennes laisses de la mer, de marais salants desséchés, etc. ;le sel se trouve, à toutes les profondeurs, à des doses variables, mais toujours nuisibles à la végétation. De plus, ces terrains sont généralement bas et à faible pente, aussi l’égouttement des eaux de pluie ou de lavage se fait-il mal, à moins d’employer des machines d’épuisement.

2° Les terres formées par des alluvions récentes d’eau douce reposant sur un sous-sol salé ; ces superpositions sont fréquentes dans les vallées du Rhône, de l’Orb, de l’PIérault, de l’Aude, etc., et se rencontrent souvent assez avant dans les terres. Dans ce cas, lorsque les pluies de l’automne ont été très abondantes ou lorsque la submersion employée pour lutter contre le phylloxéra a été trop prolongée, l'eau traverse la couche arable et, atteignant le sous-sol, se charge de

sel; vienne maintenant la sécheresse, le sel remontera par capillarité et par évaporation de l'eau ({ui le tient en dissolution et détruira les végétaux cultivés.

3® Les terres voisines do l’Océan, les deltas dos fleuves qui no contiennent que peu ou point do sel ou dont la salure a été autrefois enlevée par les pluies et q^ui sont accidentellement couvertes d^eau salée j)ar les grandes marées.

Le dessalement des terres de la première catégorie présentant le plus do difficultés, nous allons décrire les divers procédés auxquels on peut avoir recours et nous indiquerons ensuite ceux que l'on peut appliquer dans les deux derniers cas. Mais nous dirons, dès l’abord, que l'on doit, dans toutes les situations, chercher un point bas pour l’écoulement des eaux de lavage, et, si ce point n’existe pas, il faudra employer des machines d’épuisement mues par le vent ou [)ar la vapeur, suivant le cas. Avant d’emplo^^er un moteur, il est toujours prudent de se rendre compte si la plus-value donnée au terrain paiera les frais d’établissement et d’entretien.

D’une manière générale, les terrains argileux sont d’un dessalement lent et difficile ; au contraire, les pluies suffisent souvent seules à dessaler les terrains légers et perméables lorsque leur situation leur assure un égouttement rapide.

A. — Dessalement par les eaux de pluie. — Ce procédé n’entraîne que de faibles dépenses de premier établissement, mais demande souvent plusieurs années avant que la mise en culture soit possible. On entoure le terrain à dessaler de petites digues en terre pour retenir les eaux de pluie jusqu’à ce qu’elles aient dissous une partie du sel, puis on les évacue par des fossés et des canaux ou par des passages. Le dessalement n’est jamais très profond et doit être recommencé de temps en temps.

B. — Dessalement par submersion artificielle^ — I-iO terrain étant entouré de digues, on le submerge avec l’eau fournie par un canal, une rivière ou une machine élévatoire, puis on évacue l’eau chargée de sel comme cidessus. L’opération pouvant être renouvelée aussi souvent qu'on le désire sera plus rapide, mais le dessalement ne sera pas plus profond.

G. — Dessalement par les eaux courantes. — Au lieu de faire une submersion intermittente, on peut la ren dre continue si les eaux dont on dispose sont en quantité suffisante et arrivent à un niveau assez élevé pour

pouvoir r'tro déversées sur la propriété. IjO dossalcniciit sera plus rapide et un ])cu j>lus yirofoiid.

D. — Dessalement par submersion et drainage. — Le terrain, <iivisé en compartiments ])ar do petites dig^ucs ou r)Ourrelcts destinés à retenir les eaux, reçoit, en outre, des drains écartés de 4 à G m., suivant la perméaV>iiité du sol, et placés à des [)rot'ondeurs variant entre 0'’\G0ct 1 m. Ce drainage s’exécute avec des tuyaux en poterie j)our assurer un égouttement rapide des eaux salées (Voy. Dhainagk) ; toutelois chaque collecteur est muni d'une l'ormeturo étanche à son passage d'un comj)artimcnt dans l’autre.

Pour dessahu’ le sol, il suflira de le couvrir d’eau douce et de laisser fonctionner le drainage qui produira un lavage barfait dans toute la couche placée au-aessus du drain ; l’action de l'eau douce se fera sentir avec moins d’intensité, au-dessous dos drains. Puis, au bout do un ou doux ans, lorsque le sel en excès sera éliminé, on pourra commencer la mise en culture; le drainage servira toujours à l’assainissement do la surface ; ce ne sera donc pas une dépense inutile. Si l’on veut cultiver la vigne française, il sera toujours possilile de la préserver des attaques du phylloxéra en pratiquant la submersion " hivernale, les collecteurs étant fermés, puis, au bout de 40 à 00 jours, d’assécher complètement le sol à l'aide du drainage.

E. r— Dessalement par drainage et imbibition du sol. — 8i le collecteur ou le fossé dans lequel viennent aboutir les drains est disposé de telle sorte que l’on puisse à volonté, soit l’assécher pour égoutter le sol, soit au contraire le remplir d'eau jusqu’à ce que cotte eau renue dans les drains et se répande dans la couche de terre, il no sera plus nécessaire de submerger le terrain, mais seulement do l’imbiber d’eau à l’aide des drains en maintenant pendant plusieurs jours le niveau de la nappe souterraine à quelques centimètres au-dessous de la surface du sol.

Lorsque l’on juge que l’eau s’.est suffisammont chargée de sel, on débouche le collecteur et le terrain s'assèche ra}>idcmont.

(’e procédé employé, juir M. d’Andogue de Sériège aux environs de Narbonne, permet la mise en culture des la seconde année et môme dès la première année lorsque les drains sont peu écartés. En outre, il se |)rôto admirablement aux arrosages d'été sans interrompre les travaux do culture, en maintenant le plan d’eau à O"’, 10 au-dessous do la surface du sol pendant deux à trois jours.

Ces deux derniers procédés sont les plus parfaits, mais aussi les i)lus dispendieux : on compte en elî'et sur une dépense de 900 à 1 000 fr. j>ar hectare pour des drains écartés de 4 à G ni. et <ic 1 500 à 1 GOO fr. jiour dos drains écartés de 2 m.

Les terres de la seconde catégorie (voir plus haut) jieuveut être traitées par l’un de ces procédés, mais on se contente souvent <i'anicublir leur surface et de la couvrir do débris de paille ou de roseaux pour emj»ôcher son dessèchement et pai* conséquent l’apparition des efllorcscences salines. Ces opérations sont souvent insuftisantes et doivent d’ailleurs être renouvelées chaque année.

Les terres de la troisième catégorie sont souvent de.ssalées uniquement par les pluies sans travaux d’endig^uement lorsque le séjour des eaux salées a été do ]>eu do durée. — Chahvet.

UCHHéelieiiieiit. — Opération qui a pour but rassèchenieni et l'assainissement des marais et des étangs; les terrains moiiilleux ou humides, mais dont la surfa<-e n'est pas recouverte d’eau, relèvent du drainage (Voy.

Drainage).

Bien que l’assécliement des marais livre à la culture de grandes étendues do terres géin'*raloiucnt fertiles et qu’il rondo habitables et salubres des contrées que les fièvres faisaient déserter auparavant, les cultivateurs ou les propriétaires isolés agirout sagement on s’abstenant d’entreprendre le dessèchement d'une surface quelque peu étendue. Seuls, les syndicats, les sociétés ou l’État peuvent mener à bien de semblables travaux.

Un dcsséclioment est toujours une opération do longue haleine, très coûteuse, très aléatoire et (juo l’on peut voir périr au dernier moment faute de capitaux. Entiii, la législation qui régit la matière est très compliquée, très épineuse et oblige souvent le propriétaire à payer do lourdes indemnités aux riverains.

Projet de dessèchement. — Un projet de dessèchement comprend :

L’étude des causes qui ont donné naissance au marais et qui maintiennent l’eau à son niveau actuel.

I^a détermination du volume d'eau à évacuer lors lio la première mise à sec et de celui qu'il suffira d’enlovor journellement par la suite.

L’évaluation des dépenses de toute nature et du rendement probable de roporation.

L'établissement des plans, le calcul de la section des canaux, le cubage des terrassements, le tracé des chemins, rédilication dos ponts, etc.

DES

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