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ENGRAISSEMENT — 280 — ENGRAISSEMENT

lait 6crëin6 qui pourrait être cmployi^ pour la fabrication du fromapro maigre, par des farines, du riz, do la fécule, du tourteau, de la graine do lin. On dit dans CO cas quo les veaux sont (jodaillés.

Au lieu de les faire boire au baquet, ou utilisera avec succès le biberon Alassonat (Voy. Biberon).

\"oici un exemple de conduite d’engraissement :

I^os quinze premiers jours, le lait de la mère : 4 à 6 lit., v ajouter vers le dixième jour 25 à 30 gr. de farine do maïs cuite et graduollcmont les substances ci-après.

A trois semaines, le veau consomme :

6 lit. do lait pur; 50 gr. graine do lin; 100 gr. farine do maïs; 100 gr. riz; 30 gr. farine de viande ; 10 gr. phosphate précipité.

A un mois, le veau consomme : 7 à 8 lit. lait écrémé ; 50 gr. graine do lin; 100 gr. farine do maïs; 100 gr.

riz; 60 gr. farine de viande; 15 gr.

phosphate précipité.

Après cet âge, le lait et les quantités ci-dessus hxéos sont augmentées suivant l appétit des veaux et d’après les facultés digestives des animaux. On

Î)ourrait faire entrer dans le mélange e tourteau de coprah. Dans le cas de diarrhée, supprimer la graine de lin et, après guérison, l'introduire progressivement. Ba substitution du lait écrémé au lait pur no peut guère avoir lieu avant la tin do la troisième semaine et encore pas sans ménagement, si l’on veut éviter des irritations d’intestins.

Ges mélanges doivent être donnés cuits.

Pour 100 gr. de farine, employer un litre d’eau, faire cuire à. feu doux pendant trois quarts d’heure et mélanger au lait. Donner le tout tiède ; on peut y ajouter un peu de sel.

Ces formules varieront avec le tempérament des animaux; c’est â l’éleveur d'observer.

Engraissement des moutons. — L’engraissement des moutons peut se commencer au pâturage en ayant soin de distribuer en supplément à la bergerie du foin de bonne qualité.

Lorsque les animaux préalablement préparés sont en état^ on peut les soumettre à la stabulation permanente en leur distribuant des aliments concentrés de façon que la relation nutritive soit comme pour le bœuf 1/3,5 à 1/3.

Les quantités de fourrages à distribuer n’ont pour limite que l’appétit des animaux; il est absolument de rigueur de donner les provendes mélangées aux racines dans des crèches bien nettoyées.

L’engraissement du mouton est suftisant quand les reins, la poitrine sont bien pénétrés de graisse, ce qui s’apprécie au toucher. A ce moment, le maniement de la croupe est bien développé ; on le trouve do chaque côté de la base do la queue {Fig,).

Maniement de la croupe du mouton.

If engraissement des agneaux au voisinage des grandes villes procure d’excellents résultats. Dans ce cas, le

F)remier mois, les agneaux reçoivent O lait des mères; le deuxième mois, le lait, plus de la luzerne, du son ou des grains aplatis â discrétion ; on continue de môme les troisième et quatrième mois, époques auxquelles les agneaux sont généralement vendus.

Pour que les brebis ne s’emparent pas des provendes, celles-ci sont données dans un compartiment fermé par des claies et au travers desquelles les agneaux seuls peuvent passer.

Engraissement des porcs. — Les animaux mâles et femelles doivent être castrés quand on les destine à l’engraissement. Du reste, les éleveurs sérieux ont pris l’habitude depuis longtemps de pratiquer l’opération pendant l'allaitement, sur tous les sujets qui ne sont pas gardés comme reproducteurs.

C’est à l’âge do huit â dix mois que l’engraissement commence généralement.

L’alimentation doit être variée de façon â stimuler l’appétit et â faire consommer la plus grande quantité de matières nutritives. I^a base de la ration est formée par la pomme de terre cuite,

La relation nutritive doit osciller entre 1/5 et 1/5,5. Voici une formule type ;

ENSEIGNEMENT

ENSEIGNEMENT

Pommes (le terre cuites .

Farine d’orge 1 500

Petit lait »

Eaux grasses 4 »

Oa peut remplacer une partie do la farine d’orge par du son en augmentant un peu les pommes de terre. A la fin do l’engraissement, la farine de maïs donne (le la fermeté et do la saveur au lard.

Los aliments sont donnés on trois fois dans la journée. L’engraissement se termine, lorsque l’augmentation de poids des animaux ne paie plus la nourriture. On s’en rend compte exactement par la Vjascule.

Engraissement des canards, lapins, oies, poulets. Voy. ces mots.

— On appelle roues d’engrenages les roues dont la jante est armée de dents saillantes ; ces roues sont disposées soit par paires engrenant ensemble, soit par train d’engrenage.

Si deux roues engrènent ensemble, leurs vitesses sont en raison inverse de leurs rayons ou de leurs nombres de dents (le dénombrement des dents est plus facile que l’évaluation du ^ayon).

En$çrcneiise mécanique • —

Mécanisme que l’on ajoute aux batteuses pour régulariser la quantité de paille qui passe sous le batteur.

Un des meilleurs dispositifs est celui de Demoncy-Minelle. La gerbe déliée est prise par un cylindre garni de dents, puis ensuite régularisée par des sortes de râteaux oscillants au moyen de bielles et de manivelles(/'\^.).

Engreneuse mécanique.

On conçoit que, dans ces conditions, il y ait uniformité d’alimentation ; la paille n’engorge plus le batteur, le travail se fait sans secousses et par suite avec économie de travail moteur.

Enrayure. — Voy. Labour.

EmseigneiiiouÉ agricole on Eranco. — On ne comptait avant 1870 qu'un petit nombre d'écoles d’agriculture :

1® Celle de Roville (Lorraine), fondée en 1819 par Mathieu de Dombasle.

Celle de Grignon (Seine-et-Oise), fondée en 1829 par Auguste Bella.

3^ Coll<3 do Grandjouan (I.iOiro-Inférieure), fondée en lè33 par Ricffel.

Celle de la Saulsaie^ fondée en 1840 dans les Dombos (Ain).

5® Quelques fermes-écoles ou fermesmodèles.

L’enseignement donné dans les écoles do Roville, Grignon, Grandjouan et la Saulsaio était à la fois scientifique et pratique; c’est-à-dire (tue l’on faisait aux élèves des cours théoriques relatifs aux sciences dont les applications à l’agriculture peuvent être utiles, et l’on exerçait en meme temps ces jeunes gens à la pratique agricole en leur faisant exécuter des travaux manuels.

Beaucoup de personnes à cette époque partageaient ce déplorable préjugé qui consiste à croire que pour être bon agriculteur, il suffit d’être praticien. La science agronomique était, d’ailleurs, fort peu avancée et l’enseignement théorique no pouvait manquer de rester encore sans grande importance.

En 18 J9, cependant, on fonda à Versailles un Institut agronomique qui devait être, dans la pensée de ses fondateurs, une école vraiment scientifi-

?[ue. Malheureusement, cette école fut ermée en 1852.

Quant aux fermes-écoles destinées plus spécialement à former des praticiens, des contremaîtres, des chefs do culture ou de bons agriculteurs cultivant de leurs mains, elles étaient à la fois pou nombreuses et peu prospères à la fin du second Empire.

L’enseignement agricole à l’heure actuelle . — A cette heure, l’enseignement agricole comprend :

1® Des établissements d’enseignement scientifique destinés à former des directeurs d’entreprises agricoles. desprofesseurs, et à multiplier les recherches, les expériences, c’est-à-dire à étenciro le domaine de la science agronomique.

Ces établissements sont :

1^ L Institut national agronomique, situé à Paris, 16, rue Claude-Bernard.

IjCs écoles nationales d’agriculture établies à Grignon (Seine-et-Oise), à Rennes (Ille-et-Vilaine), à Montpellier (Hérault).

2<^ Des établissements d’ensefgnemont théorique, mais surtout manuel, aestinés à former des agents d’exécution éclairés, tels que les chefs de culture, les contremaîtres agricoles, et à instruire les futurs directeurs des petites ou moyennes exploitations rurales.

ENSEIGNEMENT

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3® Dos écoles spéciales où l’on enseigne (rime façon théorique et surtout inaïuiello ce qui se rapporte à la fabrication du beurre ou des fromages, il Télevago des vers à soie, à la pisciculture, à rélevage des volailles. Ce sont là des écoles d’apprentissage destinées à former des fromagers, des directeurs de laiteries, etc., etc.

4® Des chaires départementales d’agriculture confiées à des professeurs qui sont chargés d'enseigner l’agriculture dans les écoles primaires supérieures et de faire dans les campagnes des conférences sur toutes les questions qui peuvent intéresser les agriculteurs. Le professeur d’agriculture de chaque département est le conseil tout indiqué des agriculteurs et dos propriétaires. Il peut exercer une influence très bienfaisante à ce point de vue et contribuer largement aux progrès agricoles.

5^^ Dos chaires spéciales créées la plupart du temps dans les chefs-lieux d’arrondissement. Ces chaires sont confiées à des professeurs, qui enseignent l’agriculture dans des établissements primaires ou secondaires, et font dos conférences dans les campagnes. Ces professeurs secondent ainsi les professeurs départementaux et peuvent exercer la meme influence bienfaisante sur les progrès agricoles.

6® Des champs d’expériences dirigés par les professeurs départementaux ou spéciaux permettent do mettre sous les yeux des cultivateurs les résultats d’une culture bien conduite, des plantes utiles, etc., etc. Ils servent à l’enseignement pa?' les yeux.

7® Enfin renseignement agricole est encore complété par la fondation de chaires dans nos Facultés des sciences, par la création de stations agronomiques, de laboratoires agricoles, do stations d’essais de machines ou de semences, d’œnologie, de sériciculture, d’aviculture, etc., etc.

Voici, maintenant, quelq^ues détails relatifs aux principaux étaolissements d’enseignement agricole.

Institut national agronomique. — Cette école est située à Paris, 16, rue Claude-Bernard. I^o régime de l’école est l’externat. On y est admis à la suite d’un concours. Les candidats doivent avoir au moins dix-sept ans révolus le P** janvier de l’année où ils se présentent. La durée des études est do deux ans.

Voici les cours professés :

Anatomie et physiologie animales ; zoologie appliquée à l’agriculture. — Anatomie et physiologie végétales; botanique descriptive ; pathologie végétale. — Minéralogie et géologie. —

Microbiologie. — Mathématiques. — Mécanique et hydraulique agricoles.

— Physique et météorologie. — Chimie générale. — Chimie agricole. — Agriculture générale et cultures spéciales. — Agriculture comparée. — Cultures coloniales. — Arboriculture et horticulture. — Viticulture. — Constructions rurales et machines agricoles. — Zootechnie. — Hippologie. — Technologie agricole, — Droit administratif et législation rurale. — Economie politique. — Economie rurale.

— Economie forestière. — Comptabilité agricole. — Hygiène rurale.

L’Institut national agronomique disose, comme annexes, de divers étalissements do recherches et d’expérimentations {Ferme de la Faisanderie^ à Joinville-le-Pont ; station d'essais de semences, station d'essais de machines^ laboratoire do pathologie végétale.^ laboratoire do fermentation, laboratoire de zoologie agricole, station d' entomologie).

Ecoles nationales d’agriculture. — Elles sont au nombre de trois : P Grignon par Plaisir (Scine-et-Oise) ;

2® Rennes ^Ile-et-Vilaine) ; 3*^ Montpellier ( Hérault;. Les écoles de Grignon et Montpellier reçoivent seules des internes. Toutes trois admettent des externes et des auditeurs.

l^our être interne ou externe et pour obtenir le diplôme de fin d’études, il faut subir un concours. Les candidats doivent être âgés au moins de seize ans révolus le P’’ avril de l’année d’admission. La durée des études est do deux ans et demi (cinq semestres) à Grignon et à Montpellier, de deux ans seulement à Rennes.

Ces trois écoles sont pourvues do laboratoires do recherches et d’une surface plus ou moins étendue de terre cultivée sous les yeux des élèves qui prennent part aux travaux. L’école de Grignon, notamment, est située au milieu d’un domaine de 300 ha. (Fig.).

Les principaux cours professés à l’école de Grignon, par exemple, sont les suivants :

Agriculture. — Zoologie et zootechnie. — Physique. — Minéralogie et géologie agricoles. — Botanique. — Sylviculture et viticulture. — Génie rural. — Chimie. — .Technologie et conférences de laiterie . — Économie et législation rurales. — Conférences de comptabilité, d’entomologie, d’arboriculture, de pathologie végétale et ^ ^^ygiêne humaine.

Service militaire. — jLes élèves de V Institut agronomique et des écoles nationales d' agriculture qui ont obtpnu ou qui poursuivent lein's études dans Les écoles en vue d'obtenir le diplôme peu-

ENSEIGNEMENT

283 — enseignement

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École nationale d’Agriculture de Grignon.

vent être renvoyés dans leurs foyers après un an de scj'i^ice 7mlitah'e.

Ecoles pratiques d’agriculture. — Co sont des etablissements agricoles créés en vue do donner aux rils de cultivateurs une instruction très pratique et aussi suftisainment théorique relative aux principales questions rurales.

I^cs écoles pratiques ont leur siège au centre d’une assez vaste exploitation, administrée aux risques et périls d’un directeur subventionné à ce titre seulement par l’Etat. Le y)crsonncl enseignant est également rétribué par l’Etat, le département ayant alors à sa charge les dépenses de construction et d’installation de l’école. Ecs élèves sont admis à partir de quatorze jusqu’à dix-huit ans; le prix de la pension est d’environ d50 tr. ; des bourses sont chaque année mises au concours.

Dans les écoles pratiques, les élèves exécutent tous les travaux du domaine; ils passent alternativement une' demi-journée au travail manuel, l’autre étant réservée aux cours et aux études. La durée des études est de deux ou trois ans. A la sortie, les élèves reconnus aptes reçoivent un diplôme qui leur confère un certain nombre de points pour le concours des écoles nationales ou de l’Institut agronomique.

Les élèves des écoles pratiques classés les premiers se destinent le plus souvent aux écoles supérieures que nous venons de citer ; les autres peuvent devenir de très bons chefs de culture, plus tard des régisseurs, ou cultiver avec profit leur patrimoine en mettant en pratique les excellents conseils qu’ils n’ont cessé de recevoir.

Fermes-écoles. — Les fermes-écoles sont surtout des établissements où la pratique agricole pour le travail manuel est enseignée avec soin. Ces fermes-écoles ont été installées sur <lo grandes exploitations cultivées aux risques et périls du directeur recevant une suV>vcntion de l’Etat à titre do professeur. On y adjoint un corps enseignant qui comprend un professeur d’agriculture , un surveillant, un chef do prati(pio et un jardinier. Un vétérinaire y donne des notions d’h^"giène et de zootechnie.

Ce qui caractérise surtout ces établissements, c’est que tous les travaux indistinctement sont eficctués par les élèves ; les cours et les études n’ont lieu que le matin et le soir. La durée des études est do trois ans ; à la fin, les apprentis reçoivent une rémunération do 300 fr. et un certificat d’instruction.

Les élèves des fermes-écoles deviennent des chefs de culture, des contremaîtres d’exploitations rurales. Les premiers de chaque promotion entrent dans les écoles pratiques ou dans les écoles nationales d'agriculturo et possèdent toujours l’avantage d’avoir acquis des notions de pratique sérieuse. Cependant ces établissements ont beaucoup diminué de nombre depuis la création des écoles pratiques.

Voilà pour renseignement agricole proprement dit ; mais à côté, certaines branches de l’agriculture ayant acquis un développement particulier, l’Etat n’a pas hésité, pour les favoriser davantage, à créer des écoles spéciales :

c’est ainsi que nous possédons une école nationale d'industrie laitière et

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ENSEIGNEMENT

une école nationale des industi'ies agricoles.

Ecole nationale d’industrie laitière.

— l^Mlo a ôté fondèo à Maniirollo (l)oiihs) en 1888. Les élèves doivent être âgés de ilix.-hnil ans l’admission se fait au concours ; les départements et TEtat y entretiennent des bourses.

J.,a durée tles cours est d’une anmSo ; les élèves sont externes. On leur enseigne théorir[ueinent tout ce qui se rattache â l’exploitation et au pratiquement do la vache laitière et. do SOS produits.

Ecole nationale des industries agricoles. — Créée on 1893, elle forme dos élèves capables do conduire des brasseries, des sucreries, des distilleries, etc. Los candidats doivent être âgés do seize ans au moins; le prix de la rétribution scolaire est de bOO fr. ; la durée dos études do deux années.

L’école nationale des industries agricoles peut recevoir comme stagiaires dos élèves diplômés do l’Institut agronomique et des écoles nationales d’agriculture.

Ecoles de laiterie. — l^our l’instruction agricole des t’emmes, on a fondé aussi deux écoles do laiterie â Cootlogou (lllo-ot-Viluine) et à Kerliver (Finistère). Les élèves entrent à quinze ans; le prix do la pension est do 500 fr.; la durée des études, d’une année. On y enseigne tout ce cpii a trait à Tinstruction professionnelle de la femme en agriculture (laiterie, basse-cour, économie domestique, etc.).

Ecole nationale d’horticulture. — L’onsoignoment do l’horticulture n’a pas été non ]>lus oublié; il est donné â l’école nationale d’horticulture do Versailles. Les candidats entrent à seize ans, à la suite d’un concours ; rensoignoment est gratuit ; le régime est l’externat. Les élèv’es re^'oivent des notions théoriques et pratiques sur tout CO qui se rattache à l’iiorliculturo ; la durée dos cours est de trois ans. A la sortie, ceux qui sont ^ugés aptes reçoivent le diplôme do 1 ecole nationale d’horticulture; les premiers sont munis d'un stage d'une année, payé par l’Etat, dans un etablissement horticole.

L’école nationale d’horticulture forme dos jardiniers liabilos, dos chefs do culture pour renseignement horticole, des architectes paysagistes, des professeurs d’horticultiifc, des horticulteurs, des pépiniéristes, etc.

Enseignement agricole dans les écoles normales, les écoles primaires supérieures et les écoles primaires élémentaires. — Cet enseignement n’est réellement donné d’une manière efficace quo depuis la loi du 16 juin 1879.

A l’école normale, les cours sont l’aits par les professeurs départementaux d’ag^ricuiture. Us vont devenir d’une efficacité ceriainc depuis que la circulaire ministérielJe du 11 octobre 1895 prescrit que des questions soient posées à rcxaincn oral des brevets de capacité, du certificat d'aptitude pédagogique et aux é[)reiivcs pratiques do CO dernier examen.

Le professeur départcincutal d’agriculture fait du reste partie obligatoirement, depuis cette époque, des diverses commissions d'examen.

Dans les écoles primaires supérieures et les collèges, l’enseignement est donné par les professeurs spéciaux d’agriculture ou les instituteurs possédant lo certificat d’aptitude à 1 enseignement de l’agriculture.

A l’école primaire élémentaire, l’instituteur doit donner des notions d’agriculture complétées à l’aide d’un champ de démonstrations et do visites aux fermes environnantes afin d’initier et d’intéresser les enfants aux travaux de chaque saison.

Professeurs départementaux d’agriculture. — La loi du 16 juin 1879 a ordonné la création d’une chaire d’agriculture dans chaque département.

Le professeur départemental est nommé au concours. Ses attributions consistent : dans l’enseignement de

l’agriculture à l’école normale d’instituteurs ; dans l’enseignement nomade dans les communes du département par des conférences appuyées de démonstrations pratiques ; 3® dans la création de champs d'expériences et de démonstrations. En outre, le professeur départemental peut collaborer à l’organisation des concours institués par les sociétés agricoles; il est en outre chargé de missions agricoles par radiiiiuistration et la renseigne sur la situation agricole et les besoins des populations rurales.

En France, l’agriculture a fait do grands progrès depuis une dizaine d’années et l’on peut affirmer qu’uno partie do l'honneur peut en revenir au zèle et au dévouement des professeurs départementaux.

Professeurs' spéciaux d’agriculture.

— Dans un grand nombre d’arrondissements SC trouvent des professeurs d'agriculture. Ils sont chargés, d'après l’ordre de service du 31 décembre 1891, de l'enseignement agricole à l’école \)rimaire su\iéricure ou au collège de la localité. Ils doivent faire ep outre des cours d’adultes et des conférences dont le programme est approuvé par le préfet et le sous-préfet de la circonscription. Les professeurs spéciaux d’agriculture sont placés sous l’auto-

ENSILAGE

ensilage

rité directe des préfets et sous-préfets sous le contrôle et l’inspection des professeurs départementaux.

Les professeurs spéciaux, de môme que les professeurs départementaux, sont nommés après concours. Ils se recrutent ordinairement parmi les anciens élèves de l’Institut agronomique ou des écoles nationales d’agriculture.

Stations agronomiques et laboratoi’^ — On se livre dans ces établissements à des recherches scientifiques et Ton y fait des analyses do terre, d’engrais industriels, etc. Ils ont parfois un objet tout spécial; ainsi les stations œnologiques ont été créées pour provoquer des recherches relatives à la fabrication des vins, à leurs ni^aladies. etc.

Observation. — Les programmes d'admission aux écoles d agriculture, les conditions imposées aux candidats, les épreuves d examens pour Tobten lion des chaires départementales et spéciales, bref les renseignements de toute nature sont donnés au ministère de l Agriculture, 78, rue de Varennos, à Paris.

Enseignement de la médecine vétérinaire. — Il est fourni par les écoles nationales vétérinaires établies à Alfort, Lyon et Toulouse.

L’admission a lieu au concours; les jeunes gens munis du diplôme de l’Institut agronomique et des écoles d’agriculture sont admis de droit. Pour être admis à concourir, il faut être âgé de dix-sept ans au I^** octobre de l’année du concours.

Le régime de l’école comporte des internes, des demi-pensionnaires et des externes aux prix respectifs de 600 fr., 400 fr. et 200 fr. par an.

La durée des études est de quatre ans ; les élèves reconnus aptes à l’exercice de la médecine des animaux reçoivent le diplôme de vétérinaire.

EiiiSilagc. — Les procédés d’ensilage, en ce qui concerne les tubercules, les racines et les feuilles de vigne, sont pratiqués depuis très longtemps ; mais, appliqué aux fourrages verts, ce mode üo conservation est de date récente.

C’est à Tautomne de 1861 que M. Reihlem, des environs de Stuttgard, eut ridée de faire l’expérimentation sur une grande quantité de maïs gelé.

En 1870, M. Vilmorin fit paraître dans le Journal d'agriculture pratique l’exposé de la découverte Reihlem : ses silos étaient creusés simplement en terre, à l'air libre. En 1872, M. Grevât, dans l’Ain, faisait maçonneries parois de ses silos, puis M. Goffart, en 1873, après une série de recherches remontant environ vers 1853, était amené

à recommander l’emploi de silos maçonnés et cimentés, dépourvus d’angles et recouverts d’une toiture. M. Goffart recommande le hachage du maïs comme étant une des conditions essentielles pour la réussite de l’opération.

Enfin, en 1883, JM. Cormouls-IIoulès conseille la conservation à l’air libre sans silos.

Ensilage dans les silos en terre. — En sol sain, bien perméable, on établit dos silos en déblai suivant la méthode Reihlem.

Ils sont à section trapézoïdale do 1*",50 de profondeur, présentent 3"", 75 do largeur au niveau du sol et 2"’,86 au fond {Jlg.). Le maïs est accu-

Silo

en terre sèche au moment du chargement.

mulô en le couchant horizontalement, parallèlement à la longueur du silo; à partir du niveau du sol, la largeur est diminuée graduellement do sorte que le tas se termine en forme triangulaire.

Après avoir laissé le maïs subir pendant quelque temps un tassement naturel , on rejette dessus la terre du déblai ; cette terre est bien piétinéo surtout aux points A et B qui sont le plus sujet aux altérations. La hauteur d’empilage est au début do 3”\70 qui

Silo en terre sèche après tassement.

se réduisent après tassement complet à 2*^, 70 ; il faut avoir soin de boucher les fissures qui se produisent sur la surface du silo pour éviter l’introduction de l’air ; l’épaisseur de terre dont M. Reihlem recouvrait son fourrage était au début do 0’",85, puis il l’a réduite à 0’”,75 {Fig .).

Silos superficiels. — Ce moyen de

ENSILAGE

ENSILAGE

conservation du maïs no peut être ado|)té (luo <lans les sols secs, pierreux, bien liltrants; dans les terrains humides on le rcm[)laco juir les silos sans l’ouilles. M. Lecoutoiix a adopté ce système on 1871 sur son ex[)luitation do t.'erçay cm Soloj^no.

Le fourraj^o ii conserver s*(mi tasse alors à la surface du sol et, j)our le recouvrir, on ouvre dos fossés latéraux

Avec beaucoup de précautions, c està-dire en ensilant dos fourrages frais.

Silo en terre humide.

mais non humides, on les entassant rapidement et avec une pression éner giquo, on obtient par ces deux métliodcs do bons résultats. Cependant il y eut des insuccès : c'est ce qui détermina remploi do silos en maçonnerie.

Silos en maçonnerie sans toiture. — Les j>lus siniiilos sont ceux doM. Crevât, dans rAin. Los parois latérales sont seules maçonnées et j^résentent une légère pente ; la largeur est de on haut et ^2 m. en bas; la profondeur atteint ^2'”, 30. M. Crevât estime (|uo 1*011 peut ensiler 600 kg. de mais vert par mètre cube. Sous rintluonco do la |^)rcssion d’une couche do terre do 0'",b0 le volume se réduit do moitié environ.

Silos en maçonnerie avec toiture. — M. Cotfart emploie des silos elliptiques maçonnés avec toiture peut

Silo on maçonnerie avec toiture.

utiliser à cet efTet une ou plusieurs parties do vastes hangars se rencontrant généralement dans les grandes exploitations, l^our réussir, M. Gotfart recommande de suivre la proscription suivante : l® remploi do fourrage frais, n’ayant pas subi un commence-

ment do fanage; 2" remplissage du silo par couches horizontales; 3® le foulage le long dos murs; l'addition à la surface du fourrage d’une couche do menue paille do 1 à 5 cent. d'é[)aisseiir, qu’on recouv^ro de ma<lri(îrs placés suivant la largeur du silo; b* a|)plication sur les ma<lriers de matériaux lourds (brifjues, moellons) de façon à r<'*aliser une pression de 400 à 500 kg. par mètre carré.

L<'i division des fourrages grossiers est à conseiller; le maïs, par exemple, qui jièse entier 315 à 320 kg. nar me., arrive à peser 700 kg. après nachago en fragments do l e. f^o hachago permet donc l’expulsion do Tair.

Pendant longtemps on a considéré

?[uo remplissage dos silos devait se aire rapidement, mais on a reconnu par la pratique que cette opération pouvait fort bien se prolonger pondant huit à dix jours sans nuire à la qualité do la conserve. Cela permet do bien mieux utiliser les constructions, car le vide qui se tonne par le tassement reste bien moins considérable. M. Gotfart a pu obtenir, en opérant ainsi, 0'”,50 do vide seulement sur des silos de 5 m. de profondeur.

Silos à l’air libre. — Enfin M. Cormouls-IIoulôs a signalé un nouveau

Silo à Tafr libre.

procédé d'ensilage dit à l'air libre, (pii a le mérite de s etfectuer sans construction ni terrassement.

On entasse les fourrages à conserver sur une surface plane de façon à former un tas à parois verticales do 3 à 4 m. do largeur On

élève jusqu'à 3 à 4 m. de hauteur en formant des lits successifs puis on termine par un plancher de madriers chargés do 1 000 à 1 200 kg. par mètre carr<5. Avec beaucoup de soin , la méthode peut réussir.

Quels sont les fourrages susceptibles d’être ensilés? — En première ligne, le maïs entier ou haché; le seigle, les Légumineuses annuelles : pois, vesces, trètle incarnat, donnent de bons pro-

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