‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 131 sur 394 · ENT · texte numérisé non relu

ENT

duits ensilés. — Los plantes composant les prairies artificielles : luzerne, sainfoin, trèfle, seules ou mélangées, so prêtent bien à Tensilagc. Enfin, riierbo de prairie naturelle, do première coupe, ou les regains sont employés à cet usage.

Los plantes (luo Ton destine à Tensilago doivent être au moment de Topération à l’état frais; une dessiccation plus ou moins nrolongée p/iraît avoir un effet préjuaiciable. Pour que la conserve soit aussi nutritive (|uo possible, il faut encore que les plantes no soient pas trop avancées en végétation et c’est l'époque do la floraison qu’il faut choisir.

Phénomènes qui se produisent par l’ensilage. — Les matières soumises à l’ensilage sont modifiées physiquement et chimiquement.

Los modifications physiques portent sur la coloration, Todeur, le goût, le volume, le degré do résistance.

I^a couleur est très variable : elle est quelquefois verdâtre, d’autres fois iaunâtre, souvent brune. L’odeur est loin d’être toujours la même. M. Goffart a obtenu dos maïs absolument inodores, mais contractant par leur séjour â l’air une odeur alcoolique concentrée ; dans d’autres cas, on obtient des produits acides dégageant do l’acide butyrique d’une impression très désagréable k l’odorat.

Par l'ensilage, il y a réduction do près de moitié du volume initial et, en outre, perte de poids : 100 kg. so réduisent â 63 kg. En ce qui concerne le degré de résistance, les fourrages deviennent tendres, ils sont ramollis et, pour cette raison, le coefficient de digestibilité doit être x^lus élevé.

Quant aux modifications chimiques, elles sont encore mal connues et c’est ce qui fait que l’on ignore aussi quels sont les meilleurs procédés à omx)loycr pour obtenir la meilleure conservation. Dans l’état actucTl, on arrive à avoir en effet tantôt des produits doux y tantôt des produits acides. Le fourrage ensilé doux paraît le meilleur d’après M. Mer et, pour l’obtenir, il serait nécessaire de laisser les silos deux ou trois jours sans pression jusqu’à ce que la température ait atteint 65®. Si la pression succède sans interruption à l’entassement, il se produit une fermentation acide.

Les effets du maïs ensilé sur les animaux ont donné lieu â des observations bien différentes de la part des agriculteurs qui l’ont employé. Dans certains cas , l’engraissement et le produit en lait ont été augmentés, dans d’autres notablement diminués.

Il n’en reste pas moins acquis que

l’ensilage est un modo efficace do conservation des fourrages verts. Le maïs peut par ce moyen acquérir uhc importance très grande et les regains dos prairies ne peuvent que gagner à être ensilés.

On a voulu aussi substituer l’onsiau fanage. Quoique au jioint do vue alimentairo, les produits ensilés

lage

atteignent une et qu’ils aient bénéficier vert d’une

fins grande valeur, avantage do faire les animaux d’un régime façon permanente, si tous

les fourrages subissaient cette conversion, il est probable qu’elle jetterait une perturbation dans l’exploitation.

Il convient sans doute de développer l’ensilage, de le vulgariser, mais non do le généraliser, — J. Tribondeau.

Katnille. — C’est une incision faite sur les arbres fruitiers en ayant soin d’enlover Vécorce et Vaubie7\ Cette opération , qui so pratique le plus souvent à la serpette au-dessus des branches faibles et audessous des rameaux forts, a pour but do maintenir réquilibro entre les diverses parties do l’arbre {Fig.).

Kntcriie. —

Inflammation de la muqueuse intestinale ; cette maladiepro vient de refroidissements ou de mauvaise nourriture ; elle sera donc peu communo quand les forte).

f)r oser iptions lygiéniciuos seront bien suivies.

Au début, les animaux sont tristes, la conjonctive est injectée; les excréments’ sont durs et coiffés^ puis survient de là diarrliée.

Mettre les individus à la diète; leur donner des boissons tièdes et émollientes (farine d’orge et graine de lin), du foin de bonne qualité.

Entomologie, — Do logos^ discours, et de entomos^ insecte ; rentomologie s’occupe donc de l’étude des insectes. Nous indiquons dans ce dictionnaire, soit à leur place, soit en traitant des cultures, quels sont les insectes nuisibles à l’agriculture et les moyens de les combattre.

Entailles

(A,ciilaillo si4?'ui)c branche trop faible. — B, sur un jeune bourgeon. — C, sous une branche trop

ÉPI

ÉPA

Knfor»o. — C’ost Taccident qui résulte d’une distension des ligaments articulaires. L’entorse guérit par le repos, les bains, les douches; d autres fois, il faut Tapplication do vésicants.

Kiitraineiiieiit. — I^es hinpiâtros so sont tout d’abord servis (le cette expression pour désigner rensoinble des jn*atiques usitées pour préparer les chevaux de courses.

L’entraînement comprend alors Vexercice^ le pansage et la noui'vituve.

Ifexercice est donné par des promenades au pas, puis par des courses au galop, de manière à habituer les poulains à respirer librement et à développer la contraction des muscles.

Le pansage a pour but de sécher la peau, et, par les frictions répétées, d attiror le sang à la périphérie du corps, ce qui fait que les phénomènes do nutrition y sont plus intenses et concourent nécessairement au développement des muscles.

Quant à la nourriture, elle est très alibile sous un petit volume; aussi se compose-t-elle surtout d avoino et d’un pou do foin pour éviter la surcharge des organes digestifs au détriment de la capacité thoracique.

Ainsi qu’on peut s‘en rendre compte

Sar CO court exposé, l’entraînement ien conduit constitue donc l’application de la gymnastique fonctionnelle à l’appareil locomoteur ainsi (ju aux fonctions do la respiration et de la circulation.

EntravcN. — On désigne ainsi des courroies que l’on fixe aux membres antérieurs, ou à deux pieds du môme côté, en les reliant par une courte chaîne. I^es animaux no peuvent alors se livrer à des mouvements violents ou fuir le pâturage, mais ils sont exposés à se blesser. Aussi il faut s^’abstenir d’appliquer les entraves, on ayant soin do clore les surfaces soumises au régime de la dépaissanco.

Éimtiipru^e. — Expression qui sert à désigner l’ébourgeonnement do la vigne, c’est-à-dire la suppression des rameaux inutiles. Il n’y a guère que dans le Midi, où les raisins ont besoin d’etre protégés do l’ardeur du soleil, que l’épamprage n’est pas pratiqué. Dans beaucoup do cas encore, il pourrait être adopté pour favoriser la formation do la charpente des vignes (Voy. Vigne).

B":imrviii. — C’est une tare osseuse qui se développe à la partie interne, inférieure et antérieure du jarret.

L’éparvin ordinaire ou calleux détermine le plus souvent de la boiterio; on ne peut guère en obtenir la guérison que par l’application du feu en pointes pénétrantes.

Ijéparvin sec no se perçoit que dans la marche do l’animal, caractérisée par un mouvement convulsif du jarret et qu’on aj)pello le harper.

L’éjmrvin se rencontre surtout sur les chevaux à jarrets faibles et étroits; pour cette raison, il faut autant que possible éloigner do la rejiroduction les sujets qui présentent cette mauvaise conformation (Voy. Tahe).

Kpofiiitro. — Espèce du genre Triticum (froment), se caractérisant par les grains qui restent vêtus après le battage. Los balles sont enlevées par l’action do moules spéciales (Voy. Froment).

Kpi. — Voy. Inflorescence.

Kpiearpe. — Voy. Fruit.

l":pice«ft. — Arbre résineux de la famille des Abiétincos du genre IHcca.

Il atteint une grande taille et se caractérise par des rameaux verticillés portant des feuilles tétragones, vert clair, persistantes pondant trois ans et donnant par conséquent un couvert assez éj>ais. Los chatons mâles sont à l’extrémité des ramilles do l'année précédente; les chatons femelles, droits sur l’arbre, donnent des cônes renversés.

Les graines sont petites, rougeâtres, entourées d’une aile deux ou trois fois plus grande.

L’épicea croît lentement dans les premières années ; il craint le soleil et redoute la sécheresse. Il se développe à peu près dans les memes conditions

?[uo le sapin argenté (Voy. Abies) et ournit un bois très estirné pour les constructions civiles et maritimes. On l’emploie aussi en menuiserie, en boissellerie, dans la fabrication des allumettes et du papier; on en tire encore des poteaux télégraphiques.

Au genre épicéa, et à côté de l’espèce commune dont nous venons de parler {Picea excelsa), on classe dos espèces ornementales comme les sapinettes (/^ alba, P. cej^ulæa, P. nigra^ P, i^ubi^Uy etc.).

Kpicleriiie. — Voy. Tige.

Kpierrciiiciit. — Travail qui consiste à enlever les pierres du sol, lorsqu’elles sont trop nombreuses et trop volumineuses, car elles gênent alors le développement des plantes et le travail des instruments perfectionnés (semoirs, faucheuses, moissonneuses).

1^‘épierrcment des céréales, des prairies natiirellos et artilîcielles se pratique au printemps ; les pierres recueillies avec des paniers sont déposées en petits tas qui seront ensuite enlevés au tombereau.

En labourant, si lo sol renferme beaucoup do pierres empêchant la charrue do pénétrer, des hommes doi-

ÉPI

ÉPI

vent suivre et les extraire au moyen de pioches ou do barres à mine.

lf:pierreiir. — I^o cribleiir-épierreur .ïosso est un appareil do nettoyage qui classe, suivant leurs densités, en doux catégories seulement, les matières soumises i son action.

Cet appareil se compose {Fig,) d’une

Épierreur.

table triangulaire à, rebords DKOO portée par quatre lames flexibles en Irène encastrées dans un bâti II.

Cette table reçoit un mouvement d’oscillation alternatif j)ar une bielle, une paire d’engrenages et une manivelle, et sa surface est garnie de trois triangles dont les côtés sont inclinés en sens inverse do l’inclinaison des rebords DO et KO.

JjO grain qui est contenu dans la trémie T est remué par la languette a et sort par Torifice t pour tomber sur la table; là, les oscillations rendent parfaitement mobiles les particules qui forment le mélange et bientôt elles se divisent en deux couches : les .pi us lourdes occupant la couche inférieure et les plus légères la couche supérieure. Les corps lourds sont à peine déviés par le mouvement oscillatoire, glissent peu à peu sur la table qui est inclinée vers l’orifico O et sortent par cet orifice. Les corps légers, au contraire, SC heurtent à chaque instant contre les rebords DO et EO et les faces des triangles intérieurs; ils remontent alors peu à peu vers les orifices postérieurs.

Dans cet appareil les pierres (lourdes) sortent par l’orifice O et le blé (léger) sort par les orifices B. En modi-

fiant l’inclinaison do la table et le nombre des oscillations qu’elle subit on pourra faire descendre par l’orifice O le. blé (lourd) et remonter vers les orifices B les balles et les hotons (légers).

E’éi)iorreur Jossc traite 20 â 30 hect.

de grains par jour et coûte 100 à 120fr.

■OpilepNio. — I/éi)ilè|)sio ou mal caduc est une affection toujours grave qui se manifeste par des tremblements, la chute sur le sol suivie de mouvements convulsifs on mémo temps cpie se déclare une grande raideur des membres et que la bouche devient écumeuse. Des attaques d’éjiilepsie ne sont généralement pas longues, quelques minutes, et les symjitômos que nous venons de décrire disparaissent raj^idement . Los crises reviennent ainsi périodiquement, mais non régulièrement après le meme nombre d’heures, de jours, do semaines ou do mois.

L’épile[)sio est une maladie incurable ; elle peut être observée sur tous nos animaux ilomostiques, quoiqu’elle se j>roduiso assez rarement.

— Plante potagère de la famille des Chénopodées {Spinacia oiej'ucea). Ce sont les feuilles do forme sagittée et longuement jiétiolées qui sont comestibles.

Les variétés principales sont : Yéjti- 7ia?'d d' Angletei^re et Véjj inai'd de Hollande (/^V//.), avec sa sous-variété dite éj>inard de Vi r O fl a y â feuilles très am- [)les.

La culture doit être faite sur des terres fertiles et Épinard de Hollande, très bien

préparées. On effectue les semis à l’automne et au printemps.

I^es premiers fournissent des épinards à la fin de l’automne, en hiver et jusqu’au mois do mai. A cette époque, les semis effectués en février et jusqu’en mai suffiront aux approvisionnements do la belle saison. Les épinards d’été ne fournissent qu’une récolte et montent ensuite à graines.

Kpine. — Production ligneuse qui provient parfois du durcissement des oourgeons ; tel est le cas du 'prunier épineux. D’autres fois, les feuilles, en se modifiant, donnent naissance â des épines, ex. : V épine-vinette. Les chardons, les cirses, le houx présentent des fouilles épineuses sur leurs bords, par suite do la transformation du sommet de la nervure en une petite épine.

DICTIONNAIRE d’ AG RIGULTURE.

ÉRA

ÉRA

Kplno-vlnotto. — Arbrisseau do La lamillo des l^orbéridéos {Berberis vulffaris) vulgairement appelé vinetticr. 11 croît en toutfes à tiges nombreuses, couvertes d’épines qui sont des feuilles modifiées. Les fleurs sont petites, en grappes pendantes, jaunes, odorantes; le iruit est une petite baie rouge, acidulée, comestible. Le bois, jaune foncé, e.st utilisé en teinture et en ébénîsteric.

On accuse avec beaucoup do raison répinc-vinette do donner la rouille à nos céréales. La rouille est un champignon poljmiorpho vivant siiccessivement sur répine-vinette, Æcidiuin Bevbey'^idis ^ puis sur les céréales, où il est dénommé Uredo linearis. Les spores de X Æ . BerberUli^ ne peuvent germer que sur les feuilles des céréales, au printemps. Inondant tout Tété, les nombreuses générations ^ Uredo ^ se succèdent sur le blé. A la fin de 1 été apparaissent des spores noires {Puc~ cinia Cfraininis) dont Tunique génération fournit à son tour des spores, lesquelles, disséminées au printcmjis, germent sur les feuilles cio 1 épinevinette pour constituer VÆ . Berberidis.

I^’épine-vinette servant de véhicule à la rouille des céréales, il convient de la détruire sans merci à. jjroximité des cultures.

Kpizooties^. — Les épizooties vSont les maladies contagieuses des animaux domestiques. Afin d’éviter leur propagation et leur développement, le législateur a pris certaines mesures contenues dans la loi du 24 juillet 1881 et le règlement d’administration publique du 22 juin 1882.

#:€|iiiî4étacéos. — Famille de plantes cryptogames, se rencontrant surtout clans les terrains humides jet marécageux. Le type en est la prèle (Voy. Frêle).

— Genre de plantes de la famille des Acérinées, renfermant plusieurs espèces importantes.

Le tvpe est Térablo sj^ comore (A ce?' pseudo'^-platanus) , désigné vulgaire ment sous les noms de grand érable et de faux platane {Fig.^. Il atteint 25 à 28 m. de hauteur. Son écorce est rougeâtre sur les jeunes pousses, les bourgeons sont verts. Les fleurs sont d’un vert jaunâtre, en grappes pendantes se montrant en avril ou mai ; le fruit est formé de deux samares rapprochées en angle aigu; les feuilles sont grandes, longuement pétiolées, discolores, plus pâles et plus poilues en dessous, quinquélobées, dentées en scie.

ITenracinement de Tarbre est plutôt traçant, il repousse bien de souche pendant sa jeunesse. On ne le cultive

pas exclusivement pour former des massifs forestiers, il est mélangé aux autres essences : hetre. chêne, etc.

C’est un fort bel arbre d’ornement pour les parcs et les avenues.

A l’exploitation, son bois est fin, homogène, un peu blanc ; il est recher-

Érable (Port de Tarbre).

ché des ébénistes et des menuisiers, il ne craint pas la vermoulure. Le sycomore est également bon pour le cliauffage.

Uérable plane (-4. platanoides) se distinguo du précédent par les bourgeons rouges, la feuille plus longuement pétiolée à limbe concolore; les fleurs sont en corymbes dressés, le fruit a les ailes ouvertes à 90®. Le tempérament do TarV>rc est plus robuste, le bois plus coloré, do meilleure qualité.

érable champêtre (A. campestré) possède de petits bourgeons rougeâtres ; les feuilles sont aussi peu développées, tri ou quinquélobées, de couleur vert sombre, poilues aux nervures. I^es fleurs sont en corymbe dressé, les samares étalées dans le prolongement Tune de Tautre.

Cet arbre croît lentement, il n’atteint que 15 m. de hauteur. Le bois est très coloré, ne se tourmente pas et est très estimé des charrons, des tourneurs et des luthiers. C’est un combustible do première qualité.

TJ érable de Montpellier (A. A/onspessulanum) est un tout petit arbre, très dur et très coloré. Feuilles trilobées, samares représentant celles du sycomore en miniature.

JJ érable à feuilles d'obier (A. opulifolhim) aàos feuilles épaisses, grandes, très poilues dessous, à cinq ou sept

ÉRl

Page 1