‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 136 sur 394 · FAL · texte numérisé non relu

FAL

FAN

T.o faîsan est Tobjot d’un dlevago important pour peupler les chasses dos riches pro|)riétairos. t)n établit dans CO cas des faisamlerlcs où les

oiseaux sont élevés dans dos i)arquots bien «dos. Comme les faisannos sont rnauv’aisos couveuses et mauvaises élovousos, les amts sont couvés par

des poules. L’incubation dure vingttrois à vingt-six jours , les faisandeaux sont très délicats, on les nourrit d’icufs durs, d’œufs do fourmis, do millet, do laitue hachée. Plus tard on

ir axôau argenté.

fait entrer dans leur alimentation du millet, du petit blé, des vers. I^os îounos faisans craignent beaucoup ï’air humide et les pluies. A cinq ou six mois, ils sont lâchés dans les bois où ils seront chassés.

— Les faluns sont constitu('îs par des coquilles fossiles, friables, le plus souvent brisées; elles sont do couleur lilanche, plus ou moins jaunâtre suivant la quantité d’argile et do fer qu’elles renferment.

On les utilise pour ramendement dos terres.

Les plus importantes faliinières sont situées dans les départements d’Indreet-Loire, Maine-ct-I^oiro , Ille-et-Vilaine et Loire-Inférieure.

Les faluniéres sont exxdoitées comme les marniéres; seulement les carrières rejjosant sur des fonds d'argile, les eaux doivent être enlevées au moyen do pompes.

I^e l'alun s’emploie comme la marne; les coquilles sont disposées sur le sol par j>otits tas laissés à l’air pendant quelque temps; puis on les répand â la pelle et l’enfouissement se fait par un labour.

La proportion à employer dépend do sa composition. Beaucoup de faluns renferment 70 0/0 de carbonate de chaux et dans ces conditions ils peuvent être répandus à raison de 10 rnc.

par hectare, pour une durée de cinq ans. Les faluns agissent à la façon des marnes,* ils possèdent comme elles la propriété do se déliter à l’air, quoique moins rapidement, et do j>rendro dans le sol un grand état de division. L’application est surtout indiquée on terres siliceuses et argileuses.

— Une fois l’herbe coupée (Voy. Fauchag^, il faut la faner, c’est-â-cfiro la transformer en foin au moyen do manœuvres qui ont pour but sa dessiccation. Le fanage est une opération simple, surtout par un beau temps, quand l’air est sec, chaud et légèrement agité. Le fanage s’opère â liras ou â la faneuse ; pour les plantes légumineuses, le fanage exige des précautions spéciales.

Fanage à bras. — Pour les prairies naturelles, on laisse d’abord l’herbe se flétrir en andains pendant un jour ou deux, puis le troisième, quand la rosée du matin est levée, on étend le fourrage sur la prairie. Si la récolte est peu abondante, on réunit dans une surlace restreinte A'B'D'E' le produit à faner et avec le râteau on nettoie les parties ocetmées ar A B C D E le soir, vers quatre heures, on rassemble en chaînes et on met en meulettes ou veillottcs d’environ 50 kg.

. On opère de la meme manière le lendemain ; si le

Fanage (Dispo.sition de riierbc à faner).

temps est beau, deux jours suffisent pour la dessiccation et le foin peut être mis en menions temporaires dans la prairie.

Dans ces menions, on met au moins 500 kg. de foin.

S’il vient do la pluie, l’opération se

FAN

FAN

complique et le fourracro est exposé à des alternatives de pluia et do soleil qui en altèrent sérieusement la qualité, quelquclbis à tel point que le loin no peut être utilisé pour ralimentation.

Fanage des légumineuses. — Le fanag^e des légumineuses demanch' beaucoui^ plus de précautions, car il faut éviter do fairo tomber les feuilles et les Heurs qui constituent les organes les j)lus nutritifs. Ces légumineuses contiennent dans leurs tissus plus d’eau do végétation, et il faut les laisser trois jours en andains après la coupe. Ensuite on retourne ces andains sans les secouer, puis, comme lo soir le fourrage n'est pas bien soc, on mot deux fourchées rime sur l’autro. Le

— On désigne sous ce nom les tiges de pommes do terre, de topinambours, de colza, do haricots. Elles sont utilisées comme litière ou entrent dans la fabrication des composts.

■'tiiieiiMC. -- Tnstrurnent à traction animale destiné à é{)arpiller, secouer et retourner les fourrages coupés, en vue de faciliter leur fanage, c'est-àdire leur séchage sous Taction de Tair et du soleil ; la faneuse rcin])lace le travail lent et coûteux do la fourche à bras et permet de mettre

v\... -«VM

Foin ^Moyettos et moulons de).

lendemain, on déplace à nouveau et, si le soleil favorise, il y a souvent possibilité de mettre en fneulons à la lin de cette journée.

lues légumineuses sont bien fanées quand leurs tiges sont restées vertes et qu'elles présentent des feuilles et des fleurs.

Quand le* temps est mauvais, on emploie un autre procédé, dû à M. Ancelin, qui porte lo nom do méthode des faisceaux. Elle consiste à mettre dcl>out les tiges du fourrage sous forme de petites moyettes ou poupées {Fiy liées à la partie supérieure et que l'on abandonne ainsi à elles-mêmes.

Ces mo^'^ettes peuvent rester huit à dix jours sans trop s’altérer, à moins que la prairie artiflcielle ne repousse très vite ; dans ce cas, il faudrait les changer de place de temps en temps pour empêcher riiumidité de détériorer la partie inférieure. Ce changement do place doit aussi so faire quand la terre est humide. Par ce procédé de fanage, la pluie ne pénètre pas dans le faisceau, la partie extérieure est blanchie, mais l'intérieure reste verte. Quand les tiges sont bien sèches, on les met en menions ou mieux on les rentre directement au grenier. — J. Tribondeau.

iiiécAoiciiie. — Voy.

Faneuse.

V'niiAimoii* — La fanaison comprend le temps pendant lequel s’accomplit la fenaison (Voy. Fenaison).

promptement la récolte à l’abri des intempéries; son emjiloi s'imjiose d'ailleurs après l'introduction des faucheuses dans l’exploitation.

Le.s faneuses so divisent en deux classés :

P Faneuse à mouvement continu. — La faneuse Howard à mouvement continu so compose (Fif/.) d’un bâti en

Faneuse Howard a mouvcuicnt continu.

acier muni do brancards et porté par deux grandes roues de 1”’,‘20 do diamètre. Ij'essieu des roues porteuses est supprimé, pour faire place aux fourches, et, un peu en arrière de la position qu’il devrait occuper, se trouve l'arbre qui porte les fourreaux sur lesquels sont montées les fourches.

L’un des fourreaux est commandé par la roue droite, l’autre par la roue gauche.

Le mouvement continu de rotation de la roue porteuse F {Fig.) est trans-

FAN

FAN

mis ail fourreau et aux fourches par les engrenages B et C qui restent toujours en prise et par le yjignon D

Mécanisme de la faneuse Howard.

qui est monté sur l’un des fourreaux.

Le pignon I), commandé par le levier 3 jjeut occuper trois posi lions did*é rentes : en 1 les fourches tourneront en sens inverse de la roue F; en 3, les fourches seront immobiles, c’est la position do débrayage; enlin en 2, les fourches tourneront dans le mémo sens que la roue F.

La figure représente le mouvement des fourches lorsque le levier est en 1. La vitesse V des fourches s’ajoute

à la vitesse v de translation do la faneuse et V -f- = b"’,! 7 par seconde ;

c’est le fanage accrochant qui secoue énergiquement les plantes et les projette à une grande hauteur au-dessus de la machine.

Ijorsque le levier est en la vitesse v do translation de la faneuse intervient pour diminuer la vitesse V des fourches et V — t) = 3*", 17 par seconde; c’est le fanage décrochant qui no froisse pas les plantes et les soulève à peine.

1^0 fanage accrochant s’apidique aux foins des prairies naturelles fraîchement coupés, et le fanage décrochant s’impose à la seconde opération pour les graminées et dès la i>remièro pour les fourrages de prairies artificielles.

Pour un bon fanage il est important que les deux vitesses que nous venons d’indiquer soient très dilférentes.

Les fourches sont montées à ressort et peuvent se -replier pour le trans- I)ort sur routes ; on les rapproche plus ou moins du sol, suivant la nature du fourrage, à l’aide d’un levier.

La faneuse a une largeur de 2 m.; conduite })ar un fort cheval et un homme, elle se déplace de 1 m. par seconde et peut faner environ 3 ha.

par jour. On compte une faneuse pour une faucheuse ou mieux trois faneuses pour deux faucheuses.

l.a faneuse coûte 450 à 500 fr. et le fanage de 1 ha. peut être évalué à 3*^, 30 environ.

2® Faneuse à mouvement alternatif.

— I^a faneuse à mouvement alternatif est d’invention américaine; elle est composée {Fig.) de six fourches articulées qui sont mises en mouvement par un arbre à vilebrequin . Ces fourches viennent frapper alternativement le sol en rejetant le fourracre en arrière et l’éparpillent plus ou moins parfaitement.

Le travail do cette faneuse ressemble au fanage décrochant do la première.

J ..es dents sont montées sur ressort et, pour les fourrages courts, on emploie des fourches à quatre dents.

Page 1