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sent dans rintdriciir do Toviilc, les grains de pollen pro[)ros à rospèco considérée, qui ont été déposés par le vont, les insectes, etc., sur le stigmate, trouvent là un liquide nourri<*ier propre à leur eutreticu et à leur dévelo}q)einent. C’est ainsi qu’on les voit produire un ou j)lusieurs boyaux pol- 1 i n i (ï U c s (Fie/.) qui s’eutbucciit dans la suhs tan CO du stigmate, puis du style, en écartant ordinairement les ccllulesdont ils sont form é s pour arriver dans la cavité do l’ovaire.

L’extrémité libre ne tar- oT de pas à so mettre en rapport avec le micropyle et periore la Pollen ((irains clrvclopprs de) fnihlft roii- ('l'l\ tubes noll iniques formés

che de tissu »>=■•• gcrnnnHtiou des grains eue ue iissu pollen. — PS, papilles sti^ç-

nuccl taire matiques. — ST, tissu du siigqui rocou- mate), vre habituellement le sac embryonnaire pour so mettre en contact avec ce dornier.

Dès que ce contact est établi, il y a résorption do la membrane poUiuique et de la mciubrano du sac embryonnaire, puis fusionnement d une des cellules males renfermées dans le tube polliniquo avec la cellule femelle du sac ombryonnairo et la fécondation est opérée.

L’œuf formé so fabrique bientôt une membrano propre de cellulose, et aussitôt commence la division do cotte cellule par formation de cloisons successives pour constituer l’embryon.

A partir de ce moment, Tovule devient pou à peu graine^ tandis qœ l’ovaire tout entier devient fruit (Voy. Graine, Fruit). I^cs jardiniers traduisent ces phénomènes d’évolution do l’ovaire et de son contenu en disant que

do rovulo, on aura une graine qui sera sans albumen. Au contraire, cetto graine aura un ou deux albumens, si des substances nutritives viennent s’accumuler dans les cidlules qui auront été respectées parrombryon, soit dans le nucelle (graines à albumen nucollairo), soit dans le sac embryonnaire (graines à albumen embryonnaire), soit ontin à la fois dans le nucolle et dans le sac embryonnaire (graines à deux albumens, /^V//.).

La fécondation nous étant connue dans CO qu’elle a d'csscntiol, voyons maintenant dans quels cas elle sera possible et dans quelles conditions cllo sera le mieux remplie. D’ajjrès ce que nous savons de la sexualité des Heurs, il semble que les tleurs liermaphrodites, où les deux sexes so trouvent réunis, oHViront les meilleures conditions ])our raccomplisscment do l'acte dont nous parlons-

Ainsi dans les Vignes, dans beaucoup do Composées, etc., où la déhiscence des anthères iirécèdc l’épanouissenicnt de la corolle, les Heurs sont fécondées par leur proj)ro jiollcn et il Y a, comiMo ou dit, auto fécondât ion.

i\Iais, d’après les observations do Cil. J)ar\vin, l’autofécondation serait diflicilc et mémo ])arfois impossible dans un grand uomhro do fleurs hermaphrodites, en raison des inégalités fréquentes dans le développement des organes sexuels des Heurs considérées en particulier. 11 y a alors fécondation croisée^ et lo j)ollcn qui fécondera les ovules d’une Heur viendra forcément d’uno autre fleur. C’est la seule fécondation possible pour les plantes mo-

CH

Structure interne de T ovule.

A droite, coupe d’uu ovule auatropc (M, micropyle. — téguments de l’ovule ; au centre, est le sac embryonnaire).

A ^auclie, le sac embryonnaire plus grossi fA, cellule femelle. — SY, N, BAN, autres cellules du sac embryou-

la fleur a noue. naire).

Si l'embryon dans son accroissement prend un assez grand déve- | noïques et dioïques, où toutes les fleurs loppement pour remplir tout l’intérieur ( sont unisexuéos.

Grains de fécule de pomme de terre (Très grossis).

(Très grossis .

(Très grossis).

(Très grossis).

Toutefois il faut bien se garder do confondre cette sorte de fécondation avec celle qui assure le croisement (Voy. Croisement), c’est-à-dire la fécondation d’une variété par une autre variété de meme espèce.

D’après les recherches de Darwin, la fécondation croisée serait une excellente condition pour l’obtention d’individus vigoureux, ce qui n’est point à négliger dans la culture raisonnée des plantes de toutes sortes. Aussi, tandis que dans la nature la fécondation croisée se trouve assurée par les nombreux agents de dissémination du pollen, les courants d’air, les insectes, etc., dans nos serres, où ces conditions sont mal réalisées, voyons-nous une foule de plantes montrer une certaine dégénérescence et devenir plus ou moins stériles. C’est pour pallier à ces inconvénients que dans beaucoup do cas il est nécessaire de pratiquer ce qu’on appelle la fécondation artificielle.

Dans cette opération qui consiste à porter directement le pollen des anthères sur le stigmate des ovaires, il faut savoir reconnaître la place

qu’occupent les papilles stigmatiques sur le style, savoir reconnaître l’époque où le style est arrivé à son évolution complète, etc.

S’il s’agit de pollen pulvérulent, un pinceau oien moelleux et sec frotté d’abord sur des anthères bien ouvertes, puis passé délicatement sur les extrémités stigmatiques, sera suffisant.

Mais pour des pollens à grains agglomérés, appelés improprement pollens solides, comme on en trouve dans la famille des Orchidées, des Asclépiadées, il faut recourir à une pince déliée ou à une simple aiguille pour extraire de l’anthère la masse pollinique et l’insinuer ensuite dans la petite cavité dont le style est ordinairement creusé.

Ajoutons que cette pratique de la fécondation artificielle est indispensable pour Vhybindation, c’est-à-dire pour la fécondation d’une espèce par une autre.

M^éciilc. — On donne le nom de fécule à la matière amylacée renfermée dans les tubercules de la pomme do terre (Fig.), dans les graines do

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