‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 146 sur 394 · Fleur mâle de nerprun (Coupe · texte numérisé non relu

Fleur mâle de nerprun (Coupe

FLEUR

FLEUR

fois un androcée et un gynécée, et c’est la majorité, reçoivent Tépithète hermaphrodite^^ ^ et les plantes qui ne produisent aue des fleurs ainsi constituées sont elles-mêmes qualifiées d’Aermaphroditefi {Fi(j 7) Cependant un assez grand nombre de plantes ne présentent ]>as de fleurs aussi complètes et on appelle fleurs unisexuées^ celles où l'un des deux verticilles, mâle ou femelle, fait défaut. La fleur est femelle quand elle n’a f>as d’androcée {Fig- mâle, quand le gynécée ne s’est pas développé {Fig. 9).

Ces fleurs umsexuées peuvent présenter des variations dans la manière dont elles sont réparties sur les différents individus. Ainsi certaines plantes, telles que le melon, le noyer, les pins, etc., portent à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles; on les appelle plantes monoïques. D’autres ne présentent jamais qu’un seul sexe sur le même individu, de sorte que deux pieds difl'érents sont nécessaires pour assurer la reproduction ; ce sont les plantes dioîques^ telles que le chanvre, le dattier, les saules, etc.

A propos des plantes dioïques, il est bon de remarquer que, toutes les fois qu’elles sont cultivées spécialement en vue de leurs graines ou do leurs fruits, il sera toujours avantageux de supprimer une forte proportion des pieds mâles, car le pollen d’un seul individu peut suffire â féconder un assez grand nombre de pieds femelles et on favorisera ainsi beaucoup le développement des portegraines. Nous avons un exemple de cette manière de faire dans la culture du dattier.

Knfin il est des plantes comme les érables, les ormes, certaines composées qui portent en même temps des fleurs hermaphrodites, des fleurs mâles et des fleurs femelles, ce sont les plantes polygames. Maintenant, dans un sens plus général, on appelle plantes diclines celles qui possèdent des fleurs unisexuées, qu elles soient d'ailleurs monoïques, dioïques ou polygames.

Ajoutons, pour terminer ce qui a rapport à la sexualité de la fleur, que dans beaucoup de Composées, dans la viorne â feuilles d’ooier ^vulgairement houle de neige')., dans 1 nortensia {Fig, /(?), etc., Tandrocée et le gynécée neuvent s’atrophier également et qu’a- Ijrs la fleur se trouve réduite à son seul périanthe. De semblables fleurs étant incapables de porter fruit, on les qualifie pour cette raison de fleurs rteutres. Alais cette dégénérescence qui s’observe normalement dans quelques fleurs seulement d’un individu

donné peut s'obtenir artificiellement par la culture : c’est ce qu’on observe dans un certain nombre de fleurs dou^ blés. Aussi ne faut-il point perdre de vue que les qualités ornementales tirées de ce principe ne s’obtenant qu’au détriment de la fécondité des plantes, les espèces où cette métamorphose aura été poussée à Textrême limite ne pourront plus se multiplier autrement que par les procédés artificiels tels que bouturage, greffe, etc. Dans cet ordre d'idées, nous ferons la même objection y)our cette autre forme de doublage où l’on vise la régression des étamines et dans certains cas la régression des deux sexes à la fois vers la forme pétale, comme cela s’obtient dans une foule d’espèces cultivées pour l’ornementation, tels que le rosier, le pavot, l’œillet {Fig. // et /j^), la cinéraire {Fig. 1S et /4), etc.

Au contraire, dans le doublage des prétendues fleurs (capitules) dé certaines plantes de la famille des Composées, où l’on cherche â transformer les fleurs tubuleuses du centre en fleurs ligulées, on n’altère en rien la sexualité et on peut par conséquent espérer obtenir des graines, quelque loin qu’on pousse le métamorphisme.

Dans un assez grand nombre de fleurs, le réceptacle porte, outre le périanthe et les organes sexuels, d’autres organes accessoires ayant pour caractère commun de sécréter un liquide plus ou moins odorant, visqueux et sucré : le nectar des anciens auteurs, d’où le nom de nectaires u’ils leur avaient donné. Aujour- ’hui, ces organes variables quant au nombre, à la forme, à la couleur, etc., constituent ce qu’on nomme le disque., et il est vraisemblable qu’ils jouent dans la vie des plantes un rôle considéraVjle en attirant par le liquide qu’ils élaborent les insectes dont l’interven^ tion est si importante pour le transport du pollen (Voy. Fécondation).

Pour se faire une idée exacte de la fleur, il est indispensable de connaître ce qu’en botanique on appelle : son port., son diagramme et sa coupe longi^ tudinale.

Le port d’une fleur est la projection sur un plan vertical des parties qui la composent. C’est en quelque sorte le portrait de cette fleur {Fig. 15).

Le diagramme représente au contraire le plan de la fleur, c’est-à-dire sa projection simplifiée sur un plan horizontal {Fig. 16 et 17). Si la fleur est terminale, il est bien certain que l’orientation de ce plan ne pourra être qu’arbitraire; mais comme une fleur peut être (et c’est le cas de beaucoup le plus fréquent) axillaire' ou latérale

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