GRA
(lôvolonpaiit par la j^orniiiuition avec un soûl «'otylc^.lon (AV//. /).
La ll<^ur ost onioriiitW^ <lans doux hractoivs appolôos f/lunicf inutirpn^s ou arist(^t*s, tMiloiirôt's ollos-niôiiios dt' <l('U\ autrt's hraotôos noiiiiiKa^s f/lut/ies, la laHinion do cc's or^anos et ilos fleurs f|u’ils rcMiformont foriiio <’o qifon appelle un rpillet. L’^'pilh't pont ôlr(* UHi/lorc ou pluri/lorc, (• ost-à-diro contenir un<î ou plusieurs fleurs. I^os épillotN sont (jrroupés do diflorontos façons suivant les genres; dans Tavoino ils sont on prappf^s, dans le froment on épi ( AV7. 3)^ et •.
Prost|ue toutes les graniiridos sont horbacdes ; il y en a d’annuelles, de bisannindles, do vivaces. Leurs feuilles sont alternes, linéaires, laneéolé«îs, rubanées, simples, entières, à ^aine fendue.
A la base du limlx^ on trouve un or«.rane situé' tlans le plan do la feuilb', c’est la lujnle ; p<*rpoiidieulairement à la lip'ulo se tléveloppo rorei7/c//c, plus ou moins errande, embrassant (pielquefois la tipre, <-ommo dans for^e {Fuj, f).
La tip:o constituo lo cliaumo, cvlinilritpie, lo plus souv'oiit flstuleux, eiitrocouptî do meinls d*où partent les feuilles(/M7. 5 ). Les racines sont fllireuses, fascieub'cs; chez les pramir.ées vivaces existtmt des stolons <jui reproduisent les plantes.
La famille des Graminées renferme la majeure partie des céréales, dont les g^riiins sont si précieu.x ; beaucoup de plantes des prairies formant un foin il excellcntc qualité sont aussi des graminées. Comme cspèc'os industri(*llcs, il faut citer la canne à suere^ (jui a joué un si grand rôle «lans les Antilles françaises; lV//^«, ulili^éo en Algérie pour la spartenc, la fabrication du papier et dos cartons.
Kn revanche, les plantes ornementales n’abondent i)as : on no roncoiitre
fruèro ciuo les ha/nbons^ le f/yfierinm et a brize.
Les genres principaux do cette imnortantc famille sont étudiés à leuroraro; nous no donnons ici que des caractères g’énôraux. - J. Tuibondkau.
Ci^ratii^e. — Bâtiment fort simple, do forme rectangulaire, c(ui sert â la conservation «les céréales ; sa largeur l varie de G à 9 m. et sa longueur L = -2 / 4- 3*" ,50. La hauteur d’emmagasinage ne doit pas excéder 6 à 8 m.
et déjà avec cos liauteurs il est })rndent de consolider les murs do façade j)ar dos contreforts e.xtéricuirs.
Dans la grange on ménage, pour la circulation des voitures, un passage A de 3*", 50 do largeur fermé j)ar les portes I^P qui ont 3'”,50 do largeur et 1 à 5 m. de hauteur; ces
j)ortes sont â doubles Vc'intau.x ouvrants ou roulants et dans run d’eux 011 menaGTo un portillon de service. Los récoltes sont déposées en BB (Fif/.).
1/aire do la grange est en terre
Grange (Klévatiou et plan).
battue, solide et résistante, surélevée «le 0*”,ir> pour éviter rhumidité.
truand les dimensions <le la grange doivent être plus considérables, on la divise par deux ou plusieurs passages .A.V’ distants do 15 â 20 m. Kn B est la batteuse et en dehors du l)âtimont
se trouve /o manège ou la machine à vapeur (Fif/.).
Le toit do la grange peut être prolongé’; en api>eMtis pour abriter les voitures on cas do pluie.
Le volume do la grange se calcule ainsi : 1 me. reçoit 100 kg. de gerbes non battues qui donneront après battage 30 kg. do blé ou 37^*%5 de blé.
GREFFE
GREFFE
Par conséquent pour loger les gerbes qui iburniront, a]>rcs battage, l hl. <lo blé il faut de grange. — J. T.
f.riiiiit. — Le f/ranit se compose de feldspath orthuse, do quartz et de mit'a avec une structure grenue, quelquefois porphyroïdo })ar suite de la ])résence des "cristaux d’orthose. La couleur est alors rougefitre, ou grise, ou noirâtre
Granit (Morceau tic;.
I^es sols issus des granits sont riches en ])otasse, mais pauvres en acide phosphoriquo (‘t en chaux. Ce sont des terres (|iii pour etre fertiles doivent recevoir en quantité suflisante des fumiers, des amendements calcaires, des engrais chimiques. Les terrains granitiques couvrent de gramles superlicios en Normandie, dans la Bretagne, la Vendée, le Limousin, rAuvergne, les Cévennes, etc. ; ils représentent environ un cinquième de la surface de la France.
Cairiippe. — Voy. Inflohescknce.
CvritHHet. — Voy. Maniements.
t-relfe. — La greffe est une opération qui consiste à prendre une partie do végétal appelée f/ref/'on et à la transporter sur un autre végétal ou partie de végétal appelée sujet.
Conditions de réussite de la greffe.
— Pour que la greffe réusissc, le sujet et le greffon doivent réunir certaines conditions de parenté : ainsi on obtient le succès avec les variétés d’une mémo espèce et presque toujours Topération marche à souhait avec les espèces du môme genre. De genre à genre d’une iiiôme famille, Tunioii devient plus difficile ; elle se réalise cependant pour beaucoup de nos arbres fruitiers :
ainsi le i)oirier se greffe sur lui-meme, sur cognassier ou sur aubépine : le pécher sur p/v/n/cr ou amandier^ etc.
Une autre considération très importante pour la réussite de la greffe, c’est de placer le greffon et le sujet de façon que leurs éléments anatomiques actifs soient aussi rapprochés que possible.
C’est ce que l’on obtient pratiquement en faisant coïncider aussi exactement qu’on peut le faire et sur une assez grande étendue, le cambium ou zone génératrice, le liber et Vécorce du
greffon et du sujet. J^e bois no jouo aucun rôle dans la formation et là réunion des tissus {Fig.).
Greffe (Coupe du bois).
Enfin le siyct et le greffon doivent entrer en végétation à la mômeépocjue; il faut donc observer ce qu’on a apjielé la concordayice des sèves.
Outils du greffeur. — Pour exécuter la greffe, il faut un greffoir^ une serpet te et une égoïne ou scie à main {Fig.).
Le greffoir ne porto qu’une seule lame en acier.
Le manche en corne ou en bois est muni du côté opposé à la lame d’une spatule en ivoire qui sert à soulever l’écorce.
L’égoïne est utile pour couper les branches ou les tiges d’un fort diamètre, les sections sont rafraîchies à la serpette.
Ligatures et englue ments. — Pour faire les ligatures indispensables à la fixation du greffon sur le sujet, on omj)loic le raphia laine filée. V osier fendu., etc.
Les engluements sont nécessaires pour préserver les plaies du contact do l’air. Le meilleur est certainement la préparation connue dans le commerce sous le nom de mastic Lhomme-
Hgoïne.
Lefort. Il s'emploie facilement à froid.
Classification des greffes. — Les greffes sont rangées en trois groupes j)rincipaux : 1® les greffes en approche; "i® les greffes par œil; 3® les greffes par rameau.
Greffe par approche. — Elle s’applique surtout pour regarnir les vides lormés dans la charpente d’un arbre fruitier. C’est dans le courant de l’été qu’il faut opérer. Supposons une branche charpentière de pêcner {Fig.) dénudée au point C. On prend un rameau herbacé D, derrière un œil on enlève la couche génératrice, on opère de même sur la branche au point C. Ensuite on
GREFFE
GREFFE
rapprocha l(vs plaios do façon qu’ollos S(' recouvFout très exactonicnt, puis ou li 3^aturo et on recouvre do mastic à
groflVr. La braucho U no sera sevrt*e qu'au bout d’un an ou deux, après souaurc et reprise complètes.
(thkffk PAU ŒIL. — La plus usitée est la greffe en écusson. b!lb^ s'effocim* à œil poiiMsant ou à œil dortnattf . l>aus lo premier cas, la greife pratiquée en mai ou juin, lo bourgeon se développe imméiliatement : dans lo second c as, rop«'‘ration faite en août, lo bourg^eon no pousse qu’au nrintemps suivant.
L’écusson se clioisit sur un rameau jeune et do moyenne vigueur auquel on enlève pr(‘àlablemcnt toutes les feuilles eu cons(‘rvant aux j>étioles une longueur de 1 cm. Les yeux les meilleurs à écussonner sont générab'immt situes vers le milieu du rameau. Ou les détache do la façon suivante.
Lo rameau est tenu de la main gaucho, le greffoir do la main droite.
Spatule.
On incise l’écorco à 1 cm. environ audessus de l’œil et on le détache avec un lambeau d’écorce. I/écusson est levé. On peut l’évider légèrement pour mettre à nu la couche génératrice et l’écorco , mais il faut bien se garder do l’éôorgner,
Lo sujet est préparé à son tour. On
choisit un endroit lisse où l’on praticpio une incision^, puis à l’aide do la spa-
Comment on place l*écusson.
DICTIONNAIRE d’aG RICULTURE.
tulo du greffoir on soulève l’écorco.
Alors l’insertion du greffon sous récorco tlii sujet se fait lacilement avec la spa- 1 ul(5 ( /'V7. ) ; l’opérai ion se termine par la ligature. Ouand la grolle est soudée, ce (pu arrive dans l’an née nu'inio j)our la grelfcî ù (jcil poussant, au printemps do l’année* suivante s’il s’agit d’œil dormant, la ligature* doit e'ître coupée. Aucun gourmand ne se dévedoppera sur hî rameau g-roll’é, et, ai)rès une année, toute la partie epii surmonte la greffe sera ce:)mplètcm(*ut enle^vée.
(trkkfe par rameau. — 11 faut distinguer la gt'cffc CH frnte simple^ la en fente double^ la greffe en coiirofDte^ la greffe en fente anglaise,
Cireffe en fe)tte smtple, — lOllo s’exécute au printemps.
Les gre*ff()ns ont été conservés à la taille* d’hiver dans une cave et dans le sabkî frais.
Le sujet est scie^ horizontale*me;nt a v e c r (> g O ï n e en e hoisissant un endreiit lisser exemptdoblessuros, la plaie est rafraîchie à la serpette.
Avec cet outil, on P r a t i ej u o ensuite une fente au milieu de la section, on maintient la fente* ouverte au moytmd’un coin do bois et on retire la se'rpet te.
Le greffon doit présenter deux ou trois yeux; au niveau do l’eeil de base, il est taillé en forme de lame, le dos so trouvant au-dessous du dit q>ii.
Le greflbn est ensuite inséré dans la f’entc du sujet, l’œil on dehors, en jjfcnant la précaution do bien faire coïncider les écorces. Lo coin est retiré, il ne reste plus qu’à ligaturer, si c’est nécessaire, et à recouvrir de mastic (/^Ve/.).
La greffe on fente double s’exécute do la mémo fa<,*on ; seulement on insère deux greffons, un à chaque extrémité du diamètre do la fente.
Greffe en couronne, — On la pratique sur des arbres trop gros pour être fendus. Les sujets doivent être bien en sève. Ils sont sciés horizontalement comme dans la greffe en fente. Les greffons se taillent en biseau, ils sont insérés entre le bois et l’écorce, celleci étant fondue longitudinalement au
Greffe en fente simple (A, .Urctfoii. — B, Sujet.
— C, l.igature).