HER
La transmission du sexe découle bien do rhérédile? individuelle; c*ost ce qui fait (ju'il n'est pas loisible à Téloveur de pouvoir obtenir à volonté un protluit mâle ou un ])roduit feniolle.
l)ans certains cas, c'est le mâle (pii transmet son sexe; dans d’autres, c'est la femelle. On scunble généralement disposé à admettre que rindividii ]i} plus vigoureux au moment de l’accouplement est celui (pii tait hériter son produit do ses attributs sexuels.
Il est d'oliservation, à l’appui de cet énoncé, (pi’un mâle épuisé par la fatif^ucou par râf^e, accouph» avec une femelle jeune et vij^oureusc, engendrera une femelle.
Les (J lia li tés acquises })ar les reprodue tours ^formes et aj>titudes) sous rinlluence dc^s améliorations réalisées sont susceptibles de se transmettre avec plus ou moins de tidélité. Si cette condition so réalise, elle devient tr(*s précieuse, surtout pour le mâle; on dit alors cpi’il possède uihî grande puissffncc hrrêf/itdi re . (pi'il l'ffce birn.
Égalité héréditaire des sexes. — On s’est demandé pendant très longtemps quelle était la part du péri' m celle (le la mère dans la transmission des formes ou des aptitudes. On est généralement disposé à croire (juo le mâle exerce dans ce cas un rôle préjiondérant. Mais il paraît jdus rationnel d’admettre cpi'â jniissancf* firrrditaire les procréateurs possèdent la mémo influence, do sorte que dans la reproduction il est essentiel de tenir compte autant des qualités do la femelle ([ue de celles du mâle.
Atavisme ou hérédité ancestrale. — D'après Beaudement, ratavisme, c'est l’ensemble des puissances héréditaires de la race en opposition avec l’hérédité individuelle. C’est grâce à l’atavisme que les races so conservent et se perpétuent, car la puissance héréditaire de l’individu so confond avec celle de ses ancêtres. Mais il faut remarquer que l’atavisme est plus fort nue l’hérédité individuelle. Cette consiaération explique l’importance qu’il faut attacher aux reproducteurs ayant une longue lignée d’ascendants de mémo race ou do m(3me famille dont l’origine est contrôlée par les livres généalogiques (Voy. IIkhd-book). En outre, on voit encore iju’il faut attacher au moins autant d’importance à un reproducteur dont les formes ne seraient peut-être pas parfaites, mais (pii aurait une longue hérédité ancestrale (du pedigree^ comme disent les Anglais), qu’à un autre de plus grande perfection ne possédant que l’hérédité individuelle.
C’est en vertu de l’atavisme que l’on
voit apparaître chez certains sujets des ('aractères que l’on avait fait. disparaître, (|ui étaient ouliliés, et ne so iiiaii if estent micessairement ({iie ])ar la puissance héréditaire. Seulement, cet atavisme devient fâcheux en ce S(*ns (jvi il ramène des particularités que 1 on avait (diminées. C’est ce (juc les Anglais désignent par l’expression d<^ « rétrogradaticjii », les Allemands nar celle de « coup eu arrière ». Sur la rohe, cet accident est assez fré- (|uent; on voit, de temps à antre, des animaux donner naissanciî à des individus de couleur disseiiihlahle en tout ou partie. C(da vient d(* ce (pic les asc(Midants avaient autrefois possédé les caract(''r(‘s (pii réa[>paraisseiit par hérédi((‘ ancestrale.
— Mammifère insectivore du gonrcî Krhtacrus. Le hérisson d’hhir(3pe (/f. enro])æus) se caractérise par un corps allongé, à tète longue teriiiiiHM» par un mus(‘aii pointu, des or(‘ilh‘s ('onrtes. La queue est brève, lc\s pieds terminés j)ar eiii(| doigts 111 11 n i s d'onglos(/* ’///.).
Coninie )uirticularilé, le hérisson ne poss è d O JJ a s d e })oils; ils sont Hérisson,
remplacés par
des piipiants longs et fournis servant d’arme défensive. Si on veut en effet le saisir, il se roule en boule, avec sa tête et ses pattes à rint<>riciir, ne jirésentant (pi’iine surface extérieure coniplèteuient hérissée {Fig.).
Hérisson roulé en boule.
Le liérisson est un animal très utile; caché dans le jour, il l’ait la nuit une guerre acharnée aux insectes, aux limaces, aux escargots, voire môme aux souris et aux rats. Le hérisson s’engourdit pendant l’iiivcr dans le terrier qu’il s’est creusé ; ce n’est qu’au printemps que reprend son activité et qu’il se reproduit.
Ilereforrf (Ifaco cl’). — Race bovine d’Angleterre, élevée dans les comtés de Glocester et d’ Hereford. Les sujets se reconnaissent à leur robe d’im rouge vif avec la tête blanche;
DICTIONNAIRE D’aGRICULTURE.
HERSE
HERSE
lour aptitude prédominante consiste dans la facilité d’onpraissoinont. Néanmoins, avant do les livrer à la boucliorie, ils erfectuont les travaux agricoles. CO (jiii no les empêche pas d'avoir acquis une grande précocité et de fournir une viande do première qualité.
llcroii. — Oiseau do l’ordre des Échassiers, que Ton distingue à son bec très long avec bords tranchants.
Le plumage du héron coiniiiun est blanc grisâtre, son cou est grêle, la tête est garnie en arrière d’une huppe noirâtre.
J^o héron habite les marais, les lacs, les rivières; il s’y nourrit de mollusques, d’insectes et surtout de poissons.
A CO titre, il est donc nuisible.
Les hérons se réunissent la nuit pour nicher sur les grands arbres; c’est là du reste que la fenicdlo construit son nid où elle dépose quatre à cinq œufs bleuâtres.
Le héron n'émigre pas; c’est un oiseau sédentaire, à l’inverse de ce qui s’observe pour beaucoup d'autres échassiers.
— Le hersage a pour but de rom[)re les crêtes du labour et de niveler le sol, d'ameublir la couche superlîcielle battue par les pluies, de détruire les mauvaises herbes dans les céréales, et les mousses dans les prairies: enfin, d’enterrer les semences et les engrais pulvérulents. Au printemps le hersage est parfois substitué au roulagë pour faire taller les céréales; il sert aussi à éclaircir certaines cultures do Crucifères {raves^ navets).
Le hersage s’etfectue avec la herse (Voy. Hf.hse) et cet instrument est le complément indispensable de la charrue et du rouleau.
— Les inslruments qui servent à exécuter les hersages (Voy.
Hersage) sont appelés herses; on peut les classer en :
1® Herses traînantes ; 2® Herses rotatives; 3® Herses roulantes; 4® Herses glissantes.
1® Herses traînantes. — Les herses traînantes, rigides, articulées ou soûles, sont formées de dents fixées à un âti auquel on attelle les animaux.
Les dents, autrefois en bois, sont actuellement en fer ou en acier ; leur section est variable : rectangulaire, circulaire, elliptique ou losangique elles sont implantées droites \Fig. 3) ou obliques (Fig. /) sur le bâti. Les dents obliques font, en décrochant^ un hersage léger, et, en accî'ochant^ un hersage énergique parce qu’elles tendent à entrer en terre. Cette tendance à entrer dans le sol augmente quand l’angle a devient plus aigu, mais
alors les herbes montent sur la dent et font bourrer la herse ; il est préférable de laisser les dents droites et de courber leur pointe.
11 est indispensable do bien fixer les dents métalliques sur le bâti en bois
(/'Xv' -’)•
Dans toute herse bien construite les dents doivent tracer des sillons distincts et équidistants. Pour les hersages do jachère chaque dent portera un poids de à pour les hersages ordinaires, 1'‘p,25 à et pour
les hersages légers qui suivent le semis, à 1 kg. L’écartement de.s
dents peut être calculé ainsi : autant de centimètres qu’il y a de kilogrammes par dont, plus une constante de trois centimètres.
a. Herse rigide. — I^o type des herses rigides est la herse parallélogramme de Valcourt. Les dents, au nombre de 20 ou 24, sont fixées sur les limons A, B, C, 1) de manière à tracer des sillons équidistants ; les limons sont réunis ]>ar trois traverses E et surmontés de deux barres F qui consolident le bâti et servent de traîneau pendant le transport (Fig. 5 et S).
Le crochet de traction s’attache à la chaîne de la herse : pour toute autre position vers la gauche, l’écartement des sillons varie ainsi que l’énergie du hersage.
Actuellement on préfère avec raison les herses en zigzag, système fIo\^'ard, dans lesquelles les dents sont mieux réparties et mieux groupées par compartiments de deux, trois ou quatre limons suivant les ondulations du sol Ces compartiments, entièrement métalliques, sont accouplés à l’avant et à l’arrière par des anneaux qui leur laissent une certaine liberté (Fig. 7).
b. Herses articulées. — Les herses articulées sont caractérisées par des dents mobiles dans un sens ; le type est la herse de Ransomes {Fig. 6), dont les dents peuvent suivre les ondulations du sol, lorsqu'elles sont déplacées perpendiculairement à la direction du labour.
€. Herses souples. — Les dents des herses souples sont mobiles dans tous les sens ; le type est la herse à chaînons (Fig. 9) qui est formée de trépieds en fonte réunis par des anneaux, ou la herse V couleuvre » de Puzenat /). 38S), dont les trépieds sont formés de lils d’acier enlacés et soudés.
2® Herses rotatives. — Les herses rotatives sont à peu près abandonnées aujourd'hui.
3® Herses roulantes. — Le type de ce genre d'instrument esf la herse norvégienne, dont les pièces travaillantes sont des sortes de molettes
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