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Herse à chaînons et à trépieds

HERSE

HÊT

o\i (i'ôtoilos à cinq ou six branches.

Ces iHoih's, montées sur deux ou trois

Herse couleuvre.

arbres parallMes, roulent sur le sol quand les animaux tirent le bâti et bmrs pointes, agissant comme des pioches, vienmuit frap]>er les mottes et les brisent j>lus sûrement (jue les dents de la herse traînante (AVf/.y

Cour le transj>ort sur routc's, la herse est disposée sens dessus dessous; on la retourne pour le travail. lierse

norvégienne coûte do •200 à 'dOO fr. pour ^ in. do largeur.

Herse norvégienne.

nantes valent do 0^,80 à IMO le kilogr. et, attelées de <l(‘ux chevaux, elles hcrscMit de !2 à 1 hectares par jour en (leux passages. — J. T.

— Le hêtre commun {Far/us sylraticu) est un arbre de la famille des (àipulifêros ; on le dc'signe vulgaireïiKMit sous le nom de foyard ou fouteau I êV//.). Il j)ossêde des Heurs monoïques.

Hêtre Port de l’arbre).

•1® Herses glissantes. — Les herses

t glissantes, emjdoj'ëes autrefois dans es Flandres, sont rmnplacées aujourd’hui i)ar la herse américaine « Acmé », introcluite on France vers 1885. Cette herse est forniéo do ^20 à lames d'acier, contournées en forme de versoir, (jui sont Hxées sur deux traverses. Les lames de la traverse arrière jettent la terre à droite et les lames de la traverse avant, intercalées entre les précédentes, jettent la terre à gauche.

Ces lames étant obliques par rapport au sol le découpent en petites bandes et rameublissent en le retournant ; leur pénétration dépend de leur obli4puté, (luc Ton règle avec un levier. La herse Acmé vaut 185 fr.

Conduite de la herse. — Pour un ))on travail, Tallure de la herse traînante doit être assez rapide et la terre ne doit être ni trop sèche, ni trop humide. Lors(pie la herse sautille pendant la marche il faut allonger les traits, et, lorsqu'elle est engorgée, il faut la soulever pour la débarrasser des plantes ot dos racines (ju'elle entraîne.

Travail et prix. — Les herses traî-

les mfiles globuleuses, pendantes ; les feinellos, situées au sommet des ra-

(Fcrinéc) (Ouverte)

Faîne.

meaux, donnent des fruits comestibles appelés faînes. Le fruit a la forme d’une pyramide ; il est enveloppé d’une cupule il quatre parties munies extérieurement de lanières fines et longues

Les feuilles sont nombreuses, coriaces, entières, vert foncé en dessus,luisantes, ciliées; les bourgeons sont caractéristicpies, en forme <le fuseau, longs do 1 à 2 cm. Le tempérament des^

jeunes plants est délicat parce qu'ils croissent dans la nature à Tabri <1*1111 feuillage abondant. L’enracinement du hêtre est traçant; cotte essence s’associe très bien pour cette raison avec le chêne (pii pivote enorménicnt.

Le hêtre aime les sols meubles; c’est un arl>ro des climats tempérés, mais qui s’éh>vo dans les montagnes à une altitude supérieure à celle du chêne; il se mélange alors au sapin et à réiiicéa.

Le port du hêtre est fort joli ; la tige on est droite, cylindrique; la cime, pointue dans le jeune âge, s'arromiit à partir do cinquante ans et devient ensuite jilate.

I^e bois du hêtre n’est pas très propre à la charpente. On en fait des <iuilles de navire, des étaux de boucher, du sabotage. lies tamis, les mesures do capacité, sont aussi on hêtre; enlin il est très utilise en charronnage et en carrosserie.

Comnie bois do cliauflage, il possède une puissance caloritique très élevée, brûle vite en formant un feu clair.

Comme procluits accessoires, il faut signaler les f'aiiies. Los copeaux do hêtre sont employés, suivant la méthode allemancio, pour fabriquer le vinaigre ; c’est sur eux que so développe

Mycodei'ma aceti {\ oy , Vinaigre).

Comme autres variétés, on distinguo :

le hêtre à feuilles laciniées (/^\ asple- 7ii folium) \ le h('*Hro rouge pu7'pu~

7'ca);lo hêtre cuivreux (ê**. cuprea).

— Nom vulgaire du sureau yèblo (Voy. Sureau).

Hile. — On désigne ainsi le point apparent sur l’enveloppe extérieure de la graine (lesta) et qui servait à relier l’oui^/e au/îZace/i^a (Voy. Graine, Ovuue, Placenta).

Hîroiiflelle» — Oiseau de l’ordre dos Passereaux, riiirondollo arrive en Franco avec le printemps dont elle est la mes- T sagère. Elle ro- ’ tourne dans le midi de l’Europe, en Grèce et aussi en Afri- 1,, que quand survient Tautomne.

L h i r o n delle Hirondelle,

est caractérisée

surtout par sa queue fourchue et la longueur de ses ailes dépassant celle du corps ; cette conformation lui procure un vol rapide et permet facilement les changements do direction (Fig.).

La couleur do riiirondelle est noirâtre sur le dos avec la poitrine et le ventre blancs. On observe quelques différences dans les nuances suivant

los espèces, qui sont Vhirondelle de c/te/ninée, ï hirondelle de fend Ire et 1 hi7'07it1elle de i^ivaije.

Chacun connaît lo nid de Thirondplle, maçonné avec art, no présentant qu’une ouverture iioiir lo i)assage do la mère. Ccllc-ci pond 4 â G œufs blancs, qu’elle couve iiondant quinze jours. Il y a souvent deux pontes dans la mémo année. C'est surtout pour élever sa famille que i’hirondelle fait une énorme consommation de moucherons. Le Quatrefages estime qu’elle en détruit un millier chaque jour.

■Iiveriia;;;e. — On se sert de cette expression pour désigner l’association de plusieurs j)lantes semées avant riiiver et dont les produits seront réc<3ltés au printemps. Ainsi on appelle hive7ma(je le mélange do seigle et do vesces d hiver; celui de seigle, do vesces et do icntillon d’hiver; d’autres fois, les vesces sont remplacées j)ar les pois gris d'hiver (Voy.

Vesces et Pois pour la culture).

■■allitiiflaiMe (Itaco). — La race bovine hollandaise est celle que l'on rencontre surtout dans les jirovinces do la Frise et de Groninguo (Hollande

Vache hollandaise.

septentrionale) et aussi sur les terres fertiles des provinces d’Utrecht et do Guoldre (Hollande méridionale). La race hollandaise so distingue nettement par son pelage : il est pie^ noir, blanc, ou rouge, suivant la prédominance des couleurs. La taille est élevée, en moyenne do 1*",35 à 1*”,40, très souvent on remarque une surélévation du sacrum sur lo garrot. La peau est généralement mince, les mamelles très fortement développées, bien conformées, recouvertes <le poils tins et souples avec, on avant, des veines mammaires grosses et ftexueuses annonçant une abondante sécrétion lactée

Les rendements en lait sont en effet considérables : les moyennes pour des vaches de quatre ans vont do 3 500 â 4 000 litres do lait par an ; on cite des bêtes remarquables ayant fourni plus de 6 000 litres.

L’aptitude laitière est du reste la qualité dominante de la vache hollan-

daiso ; à la bouchorio, ollo rond peu do viande nette et do plus cotto viande ost à saveur fado.

IjOS vaches hollandaisos ont ëtô, on Franco et dans d’autres parties do TEuropo, très rocherchéos pour la production laitière. Toutes les importations so!it loin d’avoir donné les résultats q^uo l’on espérait obtenir. C’est cju’il laut remarquer qu*en Hollande, (luns les milieux où cotto race se développe, le sol ost riche, fertile ; do plus, la température ost pou élevée, l’atmosphère très humide ; toutes conditions très favorables ù la sécrétion du lait. Ces différents points doivent être soigneusement examinés quand on veut entretenir le bétail hollandais.

On trouve en Hollande une autre race do petite taille, atteignant 1"',25 environ, présentant les mémos caractères que nous avons énumérés. Il faut attribuer cotto différence au pou do richesse de« sols sablonneux dos provinces do Ilronthe, do Gueldre, do Limbourg, où elle est ontreteniio.

Naturellement, la production du lait a diminué aussi sensiblement; on n’observe plus que des rondomonts de 2(X)0 ù 2 500 litres par tète ot par an.

■loii|c:re« — 1^0 cheval hongre est celui qui a ôté privé do scs attributs sexuels, autrement dit émasculé. Cette opération se pratiq^ue généralement sur le poulain ù la fin do sa première ou au commencement de sa deuxième année. On on retire les avantages suivants.

Le développement dos formes se fait alors régulièrement; il n’y a plus, comme chez le cheval entier, prédominance do l’avaut-main sur l’arrièretrain; les masses musculaires ont partout le môme volume; l’animal a plus d’harmonie.

Mais il est un autre point très important qui concerne son utilisation. Le cheval hongre a perdu le caractère violent ot capricieux de l'animal entier; il est plus docile, il n’y a aucun inconvénient ù le mettre on contact avec les juments. Ces raisons ont prévalu, car dans la pratique, pour la plupart dos services, on a recours toujours au cheval émasculé , l’entier étant surtout affecté plus spécialement à la reproduction .

(Clieval). — Ees chevaux hongrois sont d’origine asiatique; ils ont du rosto avec l'arabe la plus grande analogie et on les améliore en employant l'étalon oriental (Voy.

Arabe). Ils héritent do ce côté-lù d’une vigueur et d’une >enduranco o.xcop

tîonnolles; ce sont des chevaux do guerre accomplis {Fig.).

Cheval hongrois.

(naco)« — La race bovino hongroise se rencontre dans touto la Hongrie. Elle possède une taille élevée, la peau épaisse, dure, de couleur grise ou noirâtre. Los bœufs hongrois ont un tempérament travailleur; leurs cornes, de longueur démesurée, donnent un cachet spécial à l’ensemble de la physionomie {Fig.).

Bœuf hongrois.

Ces animaux sont très durs à l’enraissementet fournissent de la viande e qualité secondaire.

Les vaches ne possèdent qu’une maigre aptitude laitière, mais le lait ost très riche en beurre. Les mauvais soins hygiéniques, l’alimentation défectueuse, le manque de choix dans les reproducteurs sont les causes déprimantes de la race hongroise.

llorticiiltiire. — L’horticulture s’entend de la production des légumes, des fruits, des fleurs ou du tracé des jardins. Elle so subdivise donc d’après cotto définition en quatre branches qui

HOUBLON

HOUBLON

sont : la cAilture potaijère; Xarho-

rïculture; 3® flor 'iculture ; 4® VarchU tccture des jardins.

La culturo dos principales plantes potagères est indiquée à sa place dans ce dictionnaire; il en est de niêriio do Tétudo des arbres fruitiers. Quant à la floriculture, les caractères, le mode de végétation et de reproduction d un grand nombre do fleurs se trouv^ent à leur ordre alphabétiaue. Le tracé dos jardins est cievenu de nos jours une véritable spécialisation , Tart en est du reste assez diffleilo pour occuper utilement rarchitecte-paysagistc.

Hotte. — La hotte est un panier d’osier d’une forme particulière, plus haut que large, se fixant au dos de Touvrier au moyen de courroies partant de la partie supérieure, passant sur les épaules et allant se fixer à la partie intérieure.

Les hottes sont surtout employées par les vignerons; elles servent à transporter la terre, le fumier, la vendange, etc.

Houiilon. — Ce n'est qu’à partir do 1810, que cette culturo a pris en Franco une assez grande extension; elle est surtout répandue de nos jours dans le Nord-Est et s’étend dans le Nord et la Bourgogne.

Caractères. — Le houblon {^Humulxis lupuLus) est une plante de la famille des Urticées, vivace, dioïquo, à tiges annuelles, anguleuses, volubiles s’élevant à 5, 6, 7 et 8 m. de hauteur (/^%.). Elle est indigène on France dans les haies vives établies sur des sols frais et de bonne qualité. Les feuilles sont à trois ou cinq lobes, dentées en scie, échancrées en cœur à la base , pétiolées et opposées; les fleurs mâles sont peu apparentes , s’épanouissent en août et tombent vite {Fig.) \ les fleurs femelles donnent naissance à do petits cônes formés de bractées écailleuses {Fig.) à la base desquelles existe une matière jaune , résineuse , amère et odorante , désignée sous le nom de fupuline et Houblon (l'on qui entre dans la labri- piiiiite).

cation de la bière.

L'accroissement des tiges se produit avec une grande vigueur pendant la belle saison ; on a remarqué par les temps orageux des allongements de O*’™, 14 par jour.

Variétés. — En Franco on cultive trois variétés :

1° Le houblon de Spalt^ qui fournit un produit excc|>tionnel ; les fleurs sont très vertes, tes cônes assez gros, de couleur vert jaunâtre, à maturation précoce.

2® Le houblon rouge ou do Ramber^

(Fleurs mâles) (Fleurs femelles)

Houblon.

rî7Zc?'^,qui ])ossèdo des tiges rougeâtres; les cônes sont plus allongés que dans la variété précédente.

3® Le houblon tardif à tiges vert foncé donnant de petits cônes mûrissant tardivement.

Lorsque les houblonnières sont un peu étendues, il y a avantage à cultiver les trois variétés, la dilférence qui existe dans la maturation permettant réchelonnage de la récolte.

Climature. — C’est une plante rustique des pays tempérés et froids plutôt que chauds. En France, c’est sous le climat vosgien, où la température marche régulièrement sans soubresauts, que le houblon donne les meilleurs résultats.

Terrain. — Il exige des terrains profonds, chargés do matières organiques; les sols réunissant ces conditions et légèrement exposés au midi, â l’abri des vents, sont en situation do donner d'excellents produits. Le voisinage des grands cours d eau, des lacs, des étangs amenant beaucoup de brouillards est une condition défavorable; près des routes poudreuses, les cônes sont quelquefois altérés par la poussière.

Préparation du sol. — Les terrains qui sont destinés à recevoir le houblon sont défoncés â plat, soit en plein, soit partiellement. Le défoiicement complet à 0”',75 de profondeur n'est abso-

HOUBLON

HOUBLON

liirnont iitilo qtio si lo terrain est pou protoiui et lorsqu'il repose sur un soussol peu periuôablo ou très caillouteux.

Dans les autres cas, on ouvro dos iranchéos do 0"',75 à 1 m. do largo, iruno profondeur do 0'”,75 ; elles sont cspacü('s les unes îles autres par un intervallo dèterinino d’après la distance ilo i)lantation; généralement, les interlignes ont uno largeur do r’*,r)0. Ces fossés sont })ratiqués à l’automno ot laissés exposés pendant Thiver aux alternatives do gels et do dégels.

Fertilité. — Le houblon est exigeant sous ce rapport, et indépendamment dos matières fertilisantes que l’on peut fournir au moment do la plantation, i faut apporter chaque année à chaque j)iod 5 à 10 kg. de fumier. I^os boues do ville, lie tannerie, les débris de poissons, la colombino i^lonnent de bons résultats. J^es sols alcalins,* les sols calcaires*, ot surtout lo phosphate do chaux exerc'ent une heureuse action sur le développement du houblon.

Multiplication du houblon. — I^e semis est un ])rocédé pou recommandable, car les variétés peuvent dégénérer et leur ]>roductivité deviendrait des plus incertaines. On propage le houbloïi à l aide do iiousses que Ton détache des j>iods femelles à la lin do rhiver en exécutant l’cjiération do la taille. Ces pousses sont tout simplement des boutures herbacées qui sont aussitôt plantées en pépinière pour être transplantées rannée suivante à demeure.

La mise en place des plants se fait ÙL rautomno ou à. la fin de Thiver ])ar un beau temps. Les fosses sont alors comblées en prenant la précaution de bien placer au centre la terre végétale; ensuite on dispose les ]>lants en quinconce des distances variant de 1*”,50 ù. ‘2 rn. suivant la fertilité du sol et la variété cultivée; il faut donc environ 3 000 à. 1000 pieds pour la plantation d’un hectare.

1^'n mémo temps que l’on procède n la plantation, on entoure les boutures do fumier bien décomposé, do terreau, afin qu’elles prennent l’année môme un assez grand développement ot jiroduisent un abondant chevelu.

11 convient aussi, j)our favoriser en tous points la végétation, do donner, après la plantation, des arrosages au purin si la sécheresse est extrême et des binages à bras dans lo but do maintenir le sol meuble, propre et frais. Pm mai, quand les tiges ont quelques décimètres de iiauteur, on plante des échalas ou dos gaules de 3à. 4 m. de hauteur, auxquels on attache les tiges en attendant qu’elles s’y en- j roulent. Ces soins d’entretien do la •

f)remièro année sont terminés par un )uttage qui préserve les jneds do l’action «les froids.

Dans cette année de plantation, la récolte est nulle ; aussi on a jiroposé avec raison d’utiliser le terrain j>ar des cultures intercalaires de j>omines do terre, do betteraves, de haricots nains, do choux pommés. Kn octobre, on coupe les tiges à O**’, 30 au-dessus du sol; elles servent de combustible, do liens, ou à la l’abrication do paniers.

Taille du houblon. — Chaque année, avant et après l’hiver, on donne des labours, puis on efiertuo en mars et avril, j>ar un beau temps, la taille du houblon. Cette opération consiste, après avoir dégarni lo pied avec précaution au moyen dos mains et de la liouc, à supprimer toutes les pousses inutiles.

Sur chaque pied on no laisse habituollcnicnt (uic les deux ou trois pousses les plus belles et les plus vigoureuses, puis c’est également à ce moment auo l’on répand du fumier sur la souclie, des clutfons de laine, du tourteau additionné de phospliatc do chaux, des débris de poissons. L'apport d’engrais est indisj)ensablo pour obtenir des tiges do é in. do longueur, qui se couvriront alors d’un plus grand nombre do llenrs femelles.

Mise des perches. — Au commencement dq la troisième année, après avoir taillé les souches ot labouré la houblonnière, il faut enfoncer des perches destinées à soutenir les tiges. Ces perches ont uno longueur de 8, 10 et 12 m. ; elles sont en chêne, en sapin ou en épicéa. Il faut les écorcer, les aiguiser et les carboniser à la j)arlie inférieure sur une longueur de l'“,30 à l'»,50. Souvent, si on no dispose que de perches en sapin, on les sulfate pour augmenter leur durée qui peut alors aller jusqu'à dix ans. Ce perchage est très coûteux, car chaque ïorcho revient à 1 fr. environ; c’est donc par hectare une dépense do 3 000 fr. et chaque année après la première période de dix ans, il faut en renouveler environ un dixième. Aussi a-t-on proposé de les remplacer par des fils de fer. Mathieu de Dombaslo avait aussi pensé que le houblon accompli rai t fort bien toutes les phases de sa végétation sur dos fils de fer liorizontaux. L’expérience a ])rouvé le contraire ot jusqu’à ce jour c'est encore aux perches qu'il faut accorder la préférence.

Liage des tiges. — Quand les tiges ont acquis O"’, 00 de longueur, on les ti.xc aux perches à l'aide d’un lien do jpaillc de seigle que l’on a fait tremper dans beau pendant 24 heures; cetto opération est renouvelée deux ou trois

HOUBLON

HOUBLON

fois jusqu’à CO <|uo los tipos enserrent bien le tuteur et ne retombent pas sur le sol.

Kn mai, quand on exécute le premier binage et le lia^e, il faut aussi supprimer les pousses siipi)lémentaircs, qui épuiseraient les pieds. Dans tout le courant de la saison végétative, on bine les lignes à la main et on butte les pieds, puis dans l’interligne on maintient le sol propre et meu])le par des labours effectués avec une charrue légère, suivis do hersages ou do scariliages légers.

Au fur et à mesure que los tiges s'élèvent et tant qu’elles n"ont pas atteint une hauteur de 2 ii ni., on enlève los bourgeons avec un outil bien tranchant, afin d’éviter le détachement par arrachement. A jiartir de 3 m. de liauteur on laisse se développer los ramifications qui formeront des branches fruitières.

Insectes nuisibles. — Le ver blanc et la coiirtilièro peuvent occasionner d’importants dégâts.

Le houblon est attaqué par un puceron {Aphis hu77iuli) qui détruit les feuilles en mai; la larve du pa])illon Hépiale fait périr les vieux pieds; les limaces causent dos dégâts analogues à ceux des pucerons. La destruction de tous ces insectes est difficile.

On constate encore quelquefois une maladie dite inieLlée ou 77iieilat^ consistant en une sécrétion gommeuse des feuilles; la 7'ouille oblitère également les fonctions dos feuilles; d’autres fois, les souches présentent des ctian- C7^es ou do la poin^i'iture, Los chancres proviennent do blessures faites pendant la taille par dos mains inliabilos ; la pourriture tient à l’humidité du sol.

Récolte. — C’est entre la fin do l’été et le commencement do l’automne qu’elle se produit, suivant la latitude et les variétés cultivées. I^a maturité s'annonce par la coloration dos cônes qui deviennent jaunâtres, verts dorés ou verdâtres, d’après la variété. Dans ce cas, la base des écailles constituant les cônes est chargée d’une poussière jaune doré très aromatique. Si on cueille trop tôt, le houblon est peu odorant, la lupulino n’étant pas très abondante ; si on récolte trop tard, la matière résineuse a disparu, les cônes sont sans parfum.

Pour opérer la récolte, il faut procéder au déperchage {Kig.). Préalablement, dos enfants coupent les tiges à ou 0’™',30 du sol, puis trois

ouvriers s’occupent de renlèvoinent des perches. On emploie â cet effet un levier spécial permettant de saisir la perche en même temps qu’on arcboute sur un petit chevalet ; la perche

se soulève et, pour éviter qu’elle no tombe â terre, un ouvrier en reçoit l’extrémité suj)érieure au moyen <i’unc fourclie fixée â un long manclio. Alors des enfants et des feinnies interviennent, coupent les cônes en laissant â chacun d’eux une queue de 1 cm. Au fur et â mesure du détachement, les iruiis .sont mis dans dos paniers et, lorsqu’ils sont pleins, le maître vérifie

Houblon (i)dpcrcliagc du).

le contenu pour s’assurer que des feuilles ou de longs pédicelles n’y ont pas été mêlés.

Cette cueillette se fait â la tâche et une ouvrière active et habile peut ramasser 5 â G hl. de cônes ; elle reçoit pour chacun d’eux. Au fur et â mesure do l’enlèvement des cônes, les perches sont débarrassées des tiges; celles-ci sont brûlées sur place ou bien on les réunit en l’agots qui serviront plus tard de conmustible. A la fin de chaque journée, on a aussi soin de mettre en faisceaux les perches arrachées, au nomlire de 150 ou 200 par chaque faisceau.

Les cônes ramassés sont mis à dessécher dans des séchoirs spéciaux très aérés, mais où le soleil no pénètre pas. Ils sont disposés en couches minces sur dos étagères, on les remue souvent, mais doucement, pour empêcher réchauffement. Les cônes sont socs lorsqu’on les froissant dans les mains les écailles crépitent, et pour atteindre cet état, il faut environ six semaines â deux mois.

Torréfaction. — Après dessiccation à l’air libre, on fait subir dans les étuves spéciales, semblables aux tourailles des brasseries, une dessiccation artificielle pendant douze heures à la température do 22®, puis les cônes sont mis à refroidir dans des chambres d’aération dont l’intérieur est complètement garni de bois, murs et plafonds compris. 3 kg. do cônes frais donnent 1 kg. do cônes secs.

Emballage. — Les cônes ayant re-

HOU

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froîdi pendant cinq à six jours sont soumis à remballage, qui a lieu dans do grandes toiles do '2*", 50 de longueur sur l‘",30 de circonférence. Les balles pèsent 50 Icg.

Le houblon bien desséché contient de 6,15 à 10,^25 0/0 d’humidité.

Durée des houblonnières. — Los houblonnières durent depuis vingtcinq jusqu’à cinquante ans ; en Angleterre, il en existe do plus d’un siècle.

Rendement. — La production oscille entre 200 et 2 000 kg. de cônes par hectare; en France, la moyenne est do 1 000 à 1 200 kg. On no peut compter sur plus d’une bonne récolte tous les deux ou trois ans.

La lupuline, qui communique au houblon ses principales propriétés, existe dans les cônes dans la proportion do 8 à 18 0/0. Les houblons français les plus renommés sont cultivés dans les environs do Lunéville et Hambervillers. Los houblons de Bohème et de Bavière sont également fort estimés; ils se vendent do 1 à 6 fr. le kilogramme.

Le houblon sort à aromatiser la bière; la lupuline donne^ la teinte jaune, le ton, le montant, l’amertume, le capiteux et en facilite la conservation. Dans la fabrication des bonnes bières, elle entre en moyenne pour 1 kg. par hectolitre; malheureusement très souvent on lui substitue le buis ou d’autres matières amères.

Hotifiaii (Volaille de). — Race de volaille française, très jolie et très élégante.

Le coq, d’allure fière et vigoureux, possède une forte hu[>pe, foruiée de plumes longues rejetées en arrière; la crête dentelée simule la forme d’un gobelet. Le bec est noir à extrémité blanche, les barbillons se perdent dans la cravate des plumes du cou.

Le plumage est alterné de noir et de blanc, toutes les plumes doivent être noires ou blanches, formant le cailleté; aucune d’elles ne sera gidse.

Cependant, chez le coq, on tolère sur le dos, la queue et les ailes, un reflet métallique vert; au cou et au camail la couleur jaune paille. Los pattes sont de nuance rose tachées de gris ; on doit y trouver cinq doi^s, trois en avant, deux en arrière {Fig.).

I^a poule possède une huppe j>lus développée que celle du coq ; c’est même un inconvénient par la pluie, parce qu’alors les plumes se collent et se mélangeant de boue retombent sur les yeux, aveuglant les malheureuses volailles. Le plumage est le même que celui du coq avec moins de blanc et peu de reflets métalliques.

La race de Houdan possède l’avan-

tage de se développer rapidement; mais il faut l’entourer de soins, do propreté et lui distribuer une nourriture abondante et variée. Les poussins sont un peu délicats, ils aiment à vaga bouder, l’exercice leur est du reste

Coq de Houdan.

nécessaire pour acquérir un grand développement.

La poule de Houdan est bonne pondeuse ; elle peut donner chaque année 140 œufs du poids de 10 gr. En revanche, elle couve peu; on peut du reste y suppléer en employant les dindes. La chair des Houdan est excellente ; ce sont on outre des sujets précoces, s’engraissant avec facilité.

Four maintenir la race dans toute sa pureté, il faut une sélection attentive sur les formes et le plumage.

■Italie. — La houe ou bineuse est un instrument qui sert à exécuter les binages ou les sarclages (Voy.

Binage). On distingue les houes à bras et les houes à cheval.

Houes à bras. — La houe est formée d’une lame plus ou moins large montée sur un manche avec lequel elle forme un angle de 35^ à 50® {Fig. 5); elle pèse environ 1 kg. La houe sert à ameublir la surface du sol et à détruire les mauvaises herbes. Un ouvrier peut biner environ 15 à 25 ares par jour.

Houes à cheval. — Les houes à cheval sont destinées à effectuer un travail moins lent et moins coûteux que les houes à bras; elles se divisent en houes simples et en houes multiples.

IIouES siMPL.ES. — Elles ne travaillent qu’un interligne, aussi ne sontelles employées que pour les plantes semées à grand écartement. La houe simple, à expansion parallèle, est celle dont les lames sarcleuses latérales sont montées sur des traverses horizontales susceptibles de glisser dans les mor-

HOU

HOU

taises du hâti : le taillant des lames conserve ainsi son inclinaison primitive quoi que soit récartement demandé.

Cette lu)uo est suivie do quekiucs dents et do ([uelques (diaînons do liorse (jui achèvent raineublissornont du sol et rassemblent les mauvaises herbes qui ont été coupées par les lames 0-

Dans la houe à expansion angulaire, l’obliquité des lames latérales varie avec récartement dos longrines articulées qui les portont^Fifj. J). La forme des (hmts do cette houe dépend du travail que Ton veut exécuter : binage ou sarclage; ditl'érents modèles sont adoptés {Fig, ^),

La houe Dilter-Planet est également il expansion angulaire, elle peut être montée en sarcleuso avec trois lames larges aux pieds ^

f)ostérieurs ; elle jiossèdo deux eviers; un jiour récartement des lames et l'autro pour l'entrure dans le sol {Fig. 4).

Cette houe peut servir pour la culture do toutes les plantes en lignes écartées do plus do 0”\3() : le tabac, lo maïs, lo céleri, la pommo de terre, la betterave, la vigne, etc. A cet elict, elle est montée avec plusieurs sortes de lames :

A B C I) plus ou moins lar

tions du sol; elles sont relevées toutes à la fois par les chaînes K h] et lo levier F, ou bien rejetées sur lo côté par lo gouvernail C 1). L’entrure est réglée nar les crémaillères A A et la manivelle B {Fig.).

Houe multiple à trois rangs.

Travail ries houes. — Les houes simples peuvent biner 1 ha. à P*^,50 par jour et, les houes multiples, 4 à 5 ha.

lloulqiie ou llouciiic* — Genre

ges pour biner; K F j>our :1(

sarcler; G H pour butter, chausser ou déchausser les plantes ; I pour chausser les plantes peu écartées ou ouvrir dos rigoles d'arrosage {Fig. G).

IIOUE.S MULTIPLES. —

Elles sont construites pour biner, avec deux ou trois lames dans chaque interligne, les plantes en lignes rapprochées ; comme un seul cheval suffit à la traction de ces instruments, leur travail devient assez économique.

La houo à trois rangs à pieds fixes est montée pour lo binage îles betteraves : toutes les dents sont solidaires et fixées à une traverse postérieure qui est articulée à l'avant-train, afin que l’ouvrier puisse, à Laide dos mancherons, soulever les lames ou les déplacer momentanément à droite ou à gauche quand le besoin s'en fait sentir {Fig.).

La liouo multiple à pieds mobiles est réglée pour le binage des céréales.

Les lames de la houe de Wolnoiigh sont articulées comme des rayonneurs do semoir et guidées par dos lyres qui leur permettent de suivre les ondula-

LJ^j

Houe multiple de Woliiougli.

do plantes do la famille des Graminées. On en distinguo plusieurs espèces. '

1® La houlque laineuse (I/olcus lanatus), velue supérieurement, à panicules rougeâtres ou violacées, olan* chissant à la maturité. Elle émet des tiges de 0*”,50 à 1 m. de hauteur, mais n’acquiert ce grand développement qu’en terres fraîches, riches en humus {Fig.). Ce n’est pas une plante fourragère de premier mérite ; elle paraît cependant devoir jouer un certain rôle dans la création des prairies temporaires. Son foin est toujours un peu poudreux.

2® T^a houlqiio molle {fl. mollis') est stolonifère, les nœuds do la ti^o sont velus, la Heur mi\lo aristc'e.

C’est une* planto nuisihlo dans les prairies, très diflieilo à détruire dans les moissons.

■ — Lo

houx feuilles piquantes { I le x Hf/nifolittf/i) est un petit arhro do la famille îles Ilieinées. 11 atteint 7 à 8 m. de hauteur dans les meilhuiros eond i t i o n s , mais rosto souvent aussi à l’état d’arbrisseau.

î^es feuilles s^nt ]> e r s i s t a n t s , épaisses, fermes, coriaees, épincMises ( A’///.'. 11 re- [)ousse bien de prête

souche, se prèi à la taille, île s

Houlque laineuse.

sorte qu’il peut servir à rétablissement «les haies.

Son bois est dur, homogène ; on en fait des cannes, des manches d outils

Fleur Fruit

Houx.

et de fouets. I..’écorco du houx contient do la f/lutine quo l’on sépare en broyant récorco dans un mortier; on la mettant à, bouillir dans reau jusqu’à consistance suffisante, on obtient la glu avec laquelle on prend les petits oiseaux.

Iliiilo. — hes liiiiles sont des matières grasses, le plus souvent d’origine végétale, qui se rencontrent principalement dans la graine des plantes oléagineuses : colza, chènevis, lin, navette, noix, œillette, sésame, coton, etc. ; j>ar exception, l’huile se trouve dans le péricar{)0 du fruit comme dans l’olive.

L’extraction des huiles alimentaires se fait à froid par la pression. Ou

place pour cola les graines sous dos mouh's (pli agissent par com[)ression (/wr/.); l’huile ainsi retirée est dite do jtretfiièrff exprcssioyi ou huile vierge. (’o (J ni rc‘ste de maiière grasse est (Misuite (extrait sous raction des presses h^yd rail 1 icpu's en faisant agir la vapeur d (*au. Les huiles do dernière pression, appedées huiles tonruautes ou huiles (l'cufer, avant d’être livrées au commerce, doiviMit subir répuration.

Los huih's forment des corps neutres à la t4‘inturc5 do tournesol, (dles taclient le papier d’une façon permanente. Leur coloration est géméralement peu prononcée; riiuilo de ri(Mn est presque

Huile (Meule à).

incolore. Elles sont dépourvues d’odeur, leur saveur est fado ou bien elle rappelle la substance qui lui a donné naissance.

La densité des huiles est inférieure à celle de l’eau.

Celle (le riiuile de colza est (^gale h. 0,aii

— de chènevis — . 0,0^7

— d’œillette — .

— de lin — . 0,935

Sous l’influcnco do la chaleur, les huiles entrent en ébullition ; riuiilc do ricin bout à 200»; celles d’olives et do noix, î\ 3‘20". Mais il est iinnossihlo do pouvoir les distiller, car elles no sont pas volatiles. IMusiours huiles on absorbant l’oxyfïône s’(^iaississent au contact do l'air, et t’orinent une couche insoluble dans les ditl’érents liquides': elles sont dites huiles siccatives. C’est grâce à cette propriété qu’elles sont employées on pointure : telles sont les huiles do lin, do noix, do chènevis.

Avec les bases, potasse, soude, ammo-

HYB

HYD

niaquo, Thuile se saponifie^ lo corps gras se dédouble en glycérine et en acide gras qui se combine à la base pour donner un saron.

Les huiles d’œillette, de noix, de navette, d’olives sont comestibles.

On distingue aussi dos huiles de provenance animale : telles sont celles de poissons, de baleine, etc., elles ont toujours une odeur désagréable.

(Botanioue). — B'hybridation consiste dans la fécondation naturelle ou artificielle entre deux espèces différentes. I^es graines issues de cet acte produiront des individus participant, par leurs caractères, de la plante qui portait l’organe mâle et de celle qui a fourni l’organe femelle :

ce sont des hybrides.

L’hybridation se réalise très bien entre les diverses variétés d’une môme espèce; elle réussit encore assez souvent avec les espèces du meme genre; de genre à genre dilférents les résultats sont très problématiques, et de famille â famille, roi)ération est jusqu’alors irréalisable.

L'hybridation artificielle a doté l’agriculture, la sylviculture, l'horticulture d'un nomijre considérable de variétés de végétaux, appropriées aux exigences des cultures. Voici des indications sommaires sur les moyens de la réaliser.

La fleur mère, destinée à produire des graines, sera préalablement c’est-à-dire débarrassée de ses organes mâles ou étamines, afin que leur pollen n'exerce pas son action fécondante.

Cette privation de sexe devra se faire au moment opportun alors que la déhiscence des anthères ne s’est pas encore opérée. Il est indispensable en outre d’isoler complètement la fleur pour que le vent, les insectes, etc., ne puissent apporter de pollen étranger. On satisfait à cette condition en la renfermant dans un petit sac de mousseline dont rouverturo se coulisse autour de Taxe de la fleur. Quand le stigmate de la fleur à féconder sera visqueux, on apportera lo pollen do la plante choisie comme père; ce pollen sera mis en contact en frottant le stigmate avec les anthères ou en lo répandant avec un pinceau très doux. Après l’opération, la fleur femelle peut rester exposée à l’air libre.

Si la fécondation a réussi, on observe, comme chez toutes les plantes fécondées naturellement, le flétrissement de la corolle d’abord, ensuite le grossissement de l'ovaire. Cependant on ne sera complètement fixé sur la réussite définitive qu'au moment de la maturité des fruits. 11 n’est pas rare d’observer, en effet, que des fécondations artifi-

cielles donnent naissance à do magnifiques fruits ne renfermant pas de

f rames ou des graines non pourvues e faculté germinative.

Quand on a obtenu un hybride, il faut lo désigner par un nom rappelant son origine. Le meilleur moyen consisterait alors à adopter celui do ses père et mère séparés par le signe x.

Cette règle a été adoptée en viticulture pour dénommer la plupart des hybrides franco-américains ou américoaméricains qui rendent tant de services à la reconstitution du vignoble (V oy. Vigne). — J. Tribondeau.

Hybride (Ampelographie). — La définition de ce mot est donnée plus haut en étudiant l’hybridation.

I^a viticulture s’est enrichie d’un nombre considérable d’hybrides créés surtout par MM. Millardet, Grasset, Couderc, Ganzin, etc. Le but poursuivi a été principalement l’obtention de porte-greffes s'adaptant parfaitement aux sols calcaires tout en résistant au phylloxéra.

llylBritlCâ^ (Zootechnie). — Les hybrides animaux sont obtenus par la fécondation entre espèces différentes.

Un seul de ces produits a une importance considérable ; c’est le viulet^ obtenu par l’accouplement de l’âne avec la jument (Voy. Mulet).

Ilycliio. — Champignon de la famille des Hydnacées. L’espèce la plus répandue est l’hydne sinué {Hydnuni repandum)^ vulgairement dit pied de

'{irvVÂ

Hydne (A droite, une coupe).

7nouto7i, comestible. On distingue les hydnes aux pointes insérées sous le chapeau {Fiq.) \ leur chair est ferme, de saveur agréable.

Ilyciroiiiel. — L’hydromel est une boisson fermentée fabriquée avec le miel ; elle est maintenant peu en usage.

L hydrojnel se prépare en ajoutant 50 kg. do miel à 1 hl. d’eau à la température de 50®. On porte ensuite â l'ébullition en agitant et en écumant; le liquide étant diminué du quart, on le refroidit et on le met en tonneaux dans un cellier où commence la fermentation. Celle-ci achevée, on procède au soutirage de la même façon que pour tous les liquides alcooliques.

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